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Hôtel Myosotis, le prélude

Hier soir, nous sommes sortis

Nous avons bien mangé, peut-être un peu bu.

De retour à l’hôtel, nous nous sommes couché nus, avec l’idée de faire l’amour.

Tu as posé ta tête sur mon épaule droite, tu me caressais les mamelons. Les hommes n’y sont pas insensibles, moins que les femmes, bien sûr.

Je me souviens que ma main dans ton dos te caressait le dos et les reins, sans conviction.

Etait-ce la fatigue d’une journée très chargée ou le vin, probablement les deux, mais nous nous sommes endormis rapidement dans cette position.

Aux premières lueurs de l’aube, ta main sur mes testicules et ma verge en érection m’a réveillé.

Je n’ai pas ouvert les yeux directement.

La caresse était douce, agréable. Il est des réveils matin plus pénibles

Lentement j’ai soulevé la paupière droite, tu me regardais tendrement, laissant ta main explorer chaque centimètre de mon bas-ventre, avec une attraction manifeste pour l’organe turgescent que tu effleurais simplement.

Je referme l’œil mais ma main cette fois, s’empare plus sérieusement de tes fesses et de tes hanches. Je pétris ton dos et tes reins.

Tu te hisses pour me mordiller le cou, c’est excitant. Ma main descend pour mieux empaumer la rondeur de tes fesses, en parcourir la raie.

Tu te hisses encore pour me mordiller le lobe de l’oreille, c’est délirant. Ma main atteint le relief de ta vulve déjà humide.

Tu te mets à genou, légèrement en oblique pour que ta bouche puisse courir de mon oreille à mes seins, c’est fabuleux. Je creuse les reins de plaisir. Ma main atteint maintenant ton clitoris et mon doigt, mouillé de tes sécrétions de plus en plus abondantes, te pénètre un peu plus à chacun de ses passages. Je sens ton bouton turgescent qui durcit, les petites contractions de ton périnée qui apprécie.

Tu te tournes encore plus pour pouvoir parcourir mon corps tout entier depuis mes cuisses jusqu’à mon cou. Les pérégrinations de tes lèvres évitent soigneusement mon sexe gonflé qui n’attend que ta bouche pour apaiser sa tension. Ma main tordue par ta position est remplacée par mon pouce plus gros, qui s’introduit lentement dans ton vagin et y entament un mouvement de va-et-vient avec une pression qui croit à chaque mouvement, mes doigts te caressent doucement l’anus.

Tu réplique en t’emparant goulument de ma verge que tu mastiques comme un chewing-gum.

Je me tortille et abandonne ma caresse intime pour forcer le passage entre tes genoux. Nous sommes maintenant tête bèche.

J’ai le nez dans ton intimité, je te lape la vulve comme un chien, poussant la langue à chaque passage, au plus profond qu’il m’est possible. Tu mouilles comme une source, ton liquide se répand jusque sur mes joues

Mais tu ne veux être en reste. Ta main me tient fermement la verge que ta bouche assistée de ta langue parcourt avec rage.

Nous entamons un duel dont l’enjeu est de faire jouir l’autre.

Soudain avec la souplesse du félin, tu m’abandonnes et pivotes pour t’empaler sur mon pieu, dans la position d’Andromaque. La femme d’Hector, selon la légende et les poètes, aimait à le chevaucher gaiement à un point tel que, « derrière les portes, les esclaves phrygiens se masturbaient chaque fois qu’Andromaque montait à cheval sur Hector ». Comme elle, tu entendais me rappeler qui était aux commandes.

Tu sais déjà ce qui m’excite et tout de suite, tu as commencé ce mouvement qui fait rouler ton bassin d’avant en arrière, ton clitoris appuyé sur mon pubis, massage intime et réciproque qui m’arrache des gémissements.

Pour que je ne puisse faire quoi que ce soit, tu as saisi mes poignets pour les maintenir loin de ton corps.

Tu me défiais du regard, j’étais béat

Cela n’a duré qu’un temps. Un genou fléchi, je t’ai désarçonnée.

Notre attelage s’est désaccouplé un moment

Projetée sur le dos, je suis venu te couvrir dans la position « vanilla ».

Cette fois, c’est moi qui te tiens les poignets de part et d’autre de la tête.

Tu me défies d’un regard allumé.

Je te planque un french kiss appuyé.

Tu replies tes genoux.

Je suis tellement tendu que je n’ai aucune peine à trouver sans aide, le chemin de ton écrin de plaisir, bien humide.

Je te pénètre lentement sans à-coup, au plus profond, avant de commencer l’obsédante caresse de mon va-et-vient que tu accompagnes de ton bassin pour en faire varier l’angle.

Nous restons les yeux dans les yeux, prenant plaisir au plaisir de l’autre.

Je m’arrête, me redresse et te demande

_ Viens, tourne-toi sur les genoux

_ Pourquoi ? On était bien comme ça, c’était bon

_ En levrette, je peux mieux te prendre les hanches et les fesses. J’ai le plaisir de voir ma queue qui te pénètre

_ C’est trop injuste. Vous les garçons, vous pouvez voir. Nous, les filles, on ne voit que quand on vous suce

Tu te retournes lentement, comme à regret. A genoux, penchée en avant, tes fesses viennent à ma rencontre

Une main qui te prend la taille et appuie sur ta hanche, je te tiens fermement. De l’autre main, je guide ma verge vers toi et lui fait parcourir plusieurs fois la fente de ton sexe pour attiser le désir de pénétration

Le gland à découvert, avance doucement. Je le fais jouer à l’entrée du vagin

- Ah oui ! c’est bon comme ça, dis-tu

Je continue la caresse que tu aimes, un moment avant de te fouiller plus profondément et d’entamer ce mouvement de piston qui va conduire à la jouissance. 

Des petits mouvements latéraux de ton bassin, ajoutent des sensations nouvelles

Quand je me retire, je vois tes grandes lèvres qui me font un fourreau pour me retenir plus longtemps

Mes mains sur tes fesses et tes hanches t’accompagnent.

A chaque mouvement, ton anus s’entrouvre légèrement. Doucement, j’y introduit un pouce lubrifié de tes sécrétions. Il se laisse faire avec complaisance  à ma caresse insistante

Aux contractions de ton vagin, je sens ta jouissance qui monte, elle stimule la mienne. Je sens mon sexe qui se gonfle, les spasmes de l’éjaculation qui arrivent.

Tu le sens aussi et me le dis juste avant que notre explosion ne survienne.

Je te pénètre au plus profond pour que tu sentes bien. Ton sexe m’avale.

Notre cri jaillit ensemble

Je reste une éternité sans bouger. Tu ne bouges pas plus, comme si nous voulions arrêter le temps, figer pour toujours le plaisir partagé.

A regret, finalement nos sexes se séparent mais je sens la pression de ta vulve qui proteste et ne le veut pas.

Dans un soupir, nous nous effondrons sur le côté.

Je me mets sur le dos, mon bras autour de tes épaules, t’attire vers moi. Ta tête sur mon épaule, une main dans ma nuque, le coude sur l’autre épaule, couchée sur le côté, tu replies ta jambe sur moi, 

Nous sommes tendrement enlacés