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Humidité au soleil

L’après-midi commençait de la plus belle façon qu’il soit. Installé sous les arbres, position presque allongé dans un fauteuil/relax en toile, tenue d’été (boxer et t-shirt) j’avais décidé d’entamer mon « après déjeuner » avec une sieste réparatrice avant d’aller goûter l’eau de la piscine. Je te regardais t’affairer doucement non loin de moi. Dans ta petite robe d’été, tu passais et repassais devant moi et je remerciais le soleil et la légèreté de ta tenue qui m’offrait un contrejour des plus agréable. Les contours de ta silhouette se dessinaient devant mes yeux, laissant mon imagination faire le reste. Il y avait peu à faire de ce côté-là, je savais ce qu’il y avait dessous, ou plutôt ce qu’il n’y avait plus. Juste avant le déjeuner, je t’avais rejoint dans la cuisine et alors que, légèrement penchée sur le plan de travail, tu finissais de préparer la salade, je t’avais débarrassé de ta petite culotte avant de te faire jouir avec mes doigts.

Je m’étais agenouillé derrière toi avant de remonter ta robe, découvrant une petite culotte blanche qui semblait me faire de l’œil. Je plongeais sur elle, inspirant à fond, me délectant des senteurs enivrantes qui se dégageaient de cet endroit, mélanges de ton corps et de l’adoucissant. Agrippant l’ourlet de part et d’autre, j’avais fait glisser cette étoffe de satin tout en parsemant tes rondeurs jumelles de milles baisers agrémenté de quelques coups de langue. Une fois débarrassé du bout de tissu encombrant, j’avais fait prendre à ma langue le chemin de ta raie et tu cambras le dos, t’offrant encore plus à mes caresses linguales. A ce stade, tu avais laissé tomber la préparation de la salade, va savoir pourquoi…

Puis je me suis redressé et mes doigts remplacèrent ma langue.

J’avais caressé tes lèvres intimes, les laissant se lubrifier d’eux-mêmes avant de me faufiler entre elles pour débusquer ton clitoris, le malaxant doucement, faisant tourner mes doigts avec dextérité. Tu t’étais encore plus penché sur le plan de travail, cambrant ton dos et écartant les jambes, m’invitant à une exploration plus approfondie. Là, la respiration accentué de petits soupirs et gémissement, tu attendais, offerte à mon bon vouloir. Je ne t’ai pas fait attendre. Lorsque je t’ai sentie prête, sans ménagement, j’ai plongé deux doigts en toi, te faisant sursauter, et entrepris de masser la paroi antérieure de ta grotte intime. Les coudes à présent posés sur le plan de travail, tu avais changé tes gémissements en grognements et je vis que ta jouissance n’était pas loin. Je connaissais tes points faibles, j’en avais un sous mon majeur et mon annulaire. Quelques secondes plus tard tu t’effondrais en avant dans un râle de plaisir tandis que ta liqueur intime ruisselait entre mes doigts dessinant des sillons humides le long de tes cuisses. Doucement je dégageais mes doigts avant de les porter à ma bouche, me régalant de ce cadeau divin. Puis, sans autre forme de procès, je rabattis ta robe sur ta nudité partielle et retournais vaquer à mes occupations. Tu m’avais lancé un simple « A charge de revanche » d’une voix semi-éteinte et je comptais bien là-dessus.

Maintenant, tranquillement installé à l’ombre, j’attendais. Ce n’est que lorsque tu vins te poster devant moi que je compris que le moment était arrivé. La dernière chose que je vis avant de fermer les yeux ce fût toi, avançant à quatre pattes, les yeux emplis de lubricité. Je devinais la proximité de ton corps et bientôt celle de tes mains qui firent subir à mon boxer le même sort qu’avait subi ta petite culotte. Tu dégageas ainsi mon membre qui commençait à donner des signes de vigueur, attendant que tu t’occupes de lui. Tu le pris en main, sans serrer plus que cela et fit coulisser le prépuce vers le bas, tout doucement m’en faisant ressentir tous les effets. Mon gland mis à nu fut mis au supplice par ton souffle léger avant que ta langue ne vienne le léchouiller. Ta main resserra son emprise à la base de ma hampe maintenant bien réveillé (et érigée !), j’étais à ta merci. Avec ta langue tu fis le tour du gland, t’attardant sur cette petite zone hyper sensible que tes dents avaient l’habitude de venir gratter. Les sensations s’enchaînaient, m’arrachant des grognements de plaisir et des envies de te posséder sauvagement, là, à quatre pattes sur l’herbe. Mais c’était toi qui était aux commandes, je n’avais qu’à subir. Ma queue se retrouva bientôt entièrement entourée par ta bouche, enfouie au plus profond de ta bouche, ta langue et tes lèvres faisant pression à l’instar de ta main tout en bas. Ton autre main ne demeurait pas inactive, elle avait saisi mes bourses et les malaxait doucement, comme pour tenter d’en activer la production de ce que ta bouche tenter d’extraire de mon corps. Je pouvais tenir assez longtemps sous ce traitement, mais tu en avais décidé autrement semble-t-il. Subitement ta bouche se concentra uniquement sur le haut de mon sexe en une succion intense, tandis que ta main emprisonnant le reste de mon membre s’activait en un va-et-vient frénétique. Ta langue venait titiller ma petite fente, comme pour ordonner à ma semence de sortir au plus vite. Ce qu’elle fit. En un grognement d’extase je m’épanchais dans ta bouche et te sentis déglutir avant que ta langue ne revienne à la charge sur mon sexe hyper sensible, quémandant une dose supplémentaire. En vain. J’ouvris les yeux, tu me regardais, regard toujours avide de plaisir et de débauche. Lorsque tu compris que tu ne tirerais plus aucune substance de mon corps, tu abandonnas. Quelque peu dépitée, tu laissas de côté mon sexe devenu inutile pour toi et, te redressant au-dessus de moi, laissa tomber à tes pieds ta robe, apparaissant dans toute ta magnifique nudité. Là, les jambes écartées, à moins de cinquante centimètre de moi, j’avais une vue sur ton intimité d’où perlaient quelques gouttes, me prouvant l’état dans lequel tu étais. Toujours debout, à cheval sur moi, tu te rapprochas de ma bouche et, ta fente s’écartant du fait de ta posture, tu me livras les détails les plus intimes de ton anatomie féminine. Arrêtée à un petit centimètre de moi, je n’eus qu’à tirer la langue pour recueillir les gouttes salées de ton plaisir. Tu achevas ta course en écrasant ton sexe sur ma bouche et ma langue se concentra alors sur le petit bouton turgescent qui palpitait au rythme des battements de ton cœur. Mes mains vinrent se poser sur tes fesses que j’écartais au maximum. Tu cambras alors ton dos, poussant ton bassin plus en avant, ton clitoris venant alors s’écraser sur mon nez tandis que ma bouche de refermait autour du reste de ton intimité qui commençait à ruisseler. Humidifiant mes doigts par un passage entre tes cuisses, je te portais alors l’estocade de façon vicieuse. Mon pouce s’introduit sournoisement en toi par derrière. Il n’en fallut pas plus pour qu’un torrent se déverse alors de ton sexe, se répande dans ma bouche qui n’attendait que ça. Comme toi quelques minutes auparavant, j’avalais encore et encore ce nectar que tu m’offrais, allant chercher les dernières gouttes, tétant tes petites lèvres avidement. Une fois le flot tari, tu glissas doucement sur moi, dessinant sur mon t-shirt un chemin humide. Une fois ton bassin calé sur le mien, ta bouche se posa sur la mienne et nos langues se mêlèrent en un baiser intime et chaleureux. Mon sexe à présent revigoré chercha instinctivement l’entrée du tien et j’entrais en toi sans attendre, prolongeant ton plaisir par une pénétration en bonne et due forme. Sans lâcher ma bouche, tu pivotas du bassin cherchant la position qui te permettait de m’accueillir le plus possible en toi. A cheval sur moi, ta langue entremêlée à la mienne, ton sexe autour du mien, se contractant au fur et à mesure que l’orgasme te reprenait, tu étais plaisir à l’état pur. Les pointes de tes seins frottaient contre le tissu de mon t-shirt augmentant les sensations dans ta poitrine et sa sensibilité. Je me relevais suffisamment pour me débarrasser de ce dernier vêtement avant de replonger en toi. Tu devançais mes mouvements, coulissant le long de mon sexe, le laissant aller à l’orée de ta grotte avant de le faire buter au plus profond de toi, tout cela dans une lenteur insoutenable. Ce n’est pas comme cela que je te voulais et tu le savais. Mais tu avais l’intention de te jouer de moi, de m’avoir à l’usure, tu voulais que je craque avant toi. C’était hors de question.

D’un petit mouvement transversal, je fis basculer notre fauteuil sur le côté et j’en profitais pour échapper à ton emprise. Et, alors que tu tentais de te redresser, je te saisis par derrière au niveau des hanches et me collais à toi, faisant cogner mon sexe contre ton sillon humide. Avide de désir, tu te laissas faire et retombais en avant, coudes posés au sol, tête sur le côté et la joue contre le gazon. Je pris un instant pour admirer cette croupe que tu tendais vers moi, croupe dont je connaissais la moindre courbe, la douceur de sa peau et ses effluves inimitables. Mes mains caressèrent le galbe de tes fesses descendant jusqu’à mi-cuisse que je remontais en griffant, laissant derrière mois des sillons rougeoyants. D’instinct tu écartas les jambes et j’entrevis ta fente de laquelle perla un filet de cyprine que je recueillis avant de l’étaler autour de ton anus. Je me penchais et léchais le tout, te faisant lâcher un soupir d’extase. Puis sans prévenir, te pénétrais d’un coup, butant au plus profond de ton corps, t’arrachant un hoquet de surprise. L’angle que tu m’offrais rendait la pénétration la plus profonde possible et je ne doutais pas de tes gémissements, mélange de douleur et de plaisir. Je m’acharnais contre toi, sachant qu’au fur et à mesure de mes poussées, ta douleur virait au plaisir, plaisir qui enflait de plus en plus en toi. Persuadé que je ne tiendrais pas longtemps, j’appuyais mon pouce contre la douce et lisse corolle qui palpitait devant mes yeux et, profitant d’un de tes coups de reins, la pénétrait jusqu’à la garde. Un râle jaillit de ta gorge tandis que dans un orgasme puissant tu éjaculais une deuxième fois, nous inondant tous deux de ton nectar. Je finissais en une dernière poussée, me collant à toi, sentant ton jet saccadé me tremper les bourses tandis que je déversais ma semence en toi. Des étoiles dansèrent devant mes yeux sous la puissance de l’orgasme et je m’effondrais sur toi, me retenant à peine pour ne pas t’écraser.

Je ne sais combien de temps nous restâmes ainsi avant de basculer sur le côté, dans l’herbe rendue humide par l’exaltation orgasmique de nos deux corps, dans un état catatonique partagé. Seuls résonnaient le chant des oiseaux, voyeurs pervers de nos ébats en pleine nature.

Un petit grognement de plaisir et de contentement s’échappa de ta gorge auquel je répondis en faisant de même. Tu posas ta tête sur mon épaule. Je ne bougeais plus.

C’était maintenant l’heure de la sieste. Chut…

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