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Épisode 2 : Mon premier

Chaque bouton enlevé était un chiffre. Une année.

Je me demandais depuis combien de temps il n’avait pas fait l’amour.

Je lui souriais toujours, avec chaleur. Je sentais la flamme dans mon regard.

Il voyait mon ventre se dénuder, tout doucement.

Mes mains derrière mon dos, le haut enlevé, je devenais plus passionnée. J’avais hâte qu’il me voit. La chaleur de nos deux sexes montait en moi. Je savais qu’il aimait les soutien-gorges noirs, en fine dentelle. Je portais naturellement le string assorti, acheté pour lui, il y a longtemps. J’espérais alors en nos baisers. En couple avec un autre, je ne le remettais plus.

Il ravala sa salive et mon soutien gorge glissa sur lui.

- J’ai chaud…

- Attends encore.

Je frissonnais lorsqu’il tendit les mains vers moi.

- Attends te dis-je. Je veux te faire du bien.

Je me redressais, courbant le dos vers l’arrière, relevant la pointe de mes seins. Mon chignon dénoué se répandit en vagues fines. Je jouais de ma douce crinière, répandue dans mon dos et jusqu’à mes seins. J’aurais pu me voir dans ses pupilles. Mes yeux au contour lilas, aux cils naturellement longs. Mes lèvres, roses ou rouges, au goût de fraise.

Rassurée, je m’offris un moment à sa vue, à moitié nue, en bas noirs et courte jupe. Sur lui.

Depuis le début, il devait sentir l’écoulement de mon sexe à travers les tissus. N’y résistant plus, il survola mon cou, mes épaules, mes tétons, mon ventre, du bout des doigts. Je suffoquais en gémissant un remerciement, la gorge au ciel. Mon coeur criait.

Exaltée, je réunis ses mains dans les miennes, pour les embrasser, les yeux dans les yeux. Puis, je me mis debout sur son lit, au-dessus de lui. Jusque là très dur, il se mit à haleter. Je fis tomber ma jupe sur ses jambes nues.

Nos corps électriques, mes vêtements dispersés... j'étais étendue dessus. Il dû m’aider pour défaire les bas. Ses gestes, lourds, à la fois doux et saccadés, prenaient position sur moi. Entre mes cuisses, allongée sous lui, il me les enleva.

Il m’effleura pour me retourner, sur le ventre, satisfait de ma dernière dentelle.

- Enlève-le.

Mes fesses, mes petites pleines, nue ou presque vues… Il s’en délectait.


Nue ainsi que lui, je sentais la vie en moi. Ses immenses sauts.

Je lui caressais la joue, la bouche ouverte, en extase. Mes yeux parcouraient son visage et il me laissait faire, agréablement. Tout en moi était « je t’aime », avec et par-delà les mots.

Je m’écoulais, transie. J’avais envie de lui, de son sexe en moi, sur ma langue. Je voulais par-dessus tout lui faire du bien.

Revenue sur lui, je lui massai le corps de ma langue. Je l’emmitouflai d’amour et de tendresses trop peu connues. J’explorai sans ordre, son nombril, son duvet, la chaleur de ses aisselles. Ses tétons surtout, pour qu’il en gémisse.

Il fit un geste pour m’arrêter, un semblant d’acte pour m’embrasser. Je savais qu’il en avait envie, qu’il m’avait comprise. Son sexe, un peu humide du mien, du bout des doigts.

Je voulais lui faire sentir les tremblements du jouir.

Je soignerai son gland, après si longtemps.

Tendre et douce, je le pris dans ma bouche. Il était bien gonflé et je le pressai contre mon palais. Il gémi, aigu et long.

Enhardie, je continuai en le retournant, en le pressant contre ma joue, assez fort pour qu’il en tremble. Une première fois, très salée.

Amoureusement, je lui fis sentir les joies de la pénétration. Il fut dans ma bouche, très humide, comme dans un vagin. Plus hésitante par delà ce stade, il se mit à bouger de lui-même en moi, sans y réfléchir. Je l’adorais plus que de raison. Nous nous offrions l’un à l’autre.

Heureuse, j’appris vite à l’orienter en moi, pour mon plus grand bien. Je gémissais et le prévenais lorsqu’il allait trop profond. Il s’en excusait, prenant soin de moi et moi de lui.

Je gémissais de plaisir, serrant ses fesses de mes mains, ses cuisses de mes bras, ses jambes de mes cuisses. Je m’aventurais vers un testicule. Il en gémissait un peu plus. Vers son anus...

D’un doigt découvreur, je cherchais sa prostate, quand il se mit à crier plus fort, à trembler de tous ses membres. Son pénis s’est soudainement raidi dans ma bouche et, sans qu’il puisse se réprimer ni m’écarter, il éjacula…

La caresse, bien que minutieuse, n’avait duré que quelques minutes.

- Mon Dieu… pardon… excuse-moi… Pardonne-moi…

J’étais un peu sonnée, son liquide sur et en moi, imprégnant les draps... Je ne m’y attendais pas.

Il me fallu peu de temps pour m’en remettre. Le plaisir d’aimer, la joie de l’avoir fait, et son inquiétude me remirent d’aplomb.

- Je vais bien, ce n’est pas grave. Tu m’a rendue heureuse. Ce n’est vraiment pas grave...

Je me suis blottie et il m’a serrée un peu, épuisé.

Puis, il m’essuya avec un gant de toilette, remit quelques vêtements et déposa une couverture sur mon corps nu.

A suivre...

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