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Je t'écris ce soir


Nina,

Nous avons été séparés bien trop longtemps, tout ce temps sans te voir, sans pouvoir te toucher... quel gâchis.

Je t'écris ce soir pour te dire que je te veux encore si fort, je n'en peux plus d'avoir envie de toi à ce point.

Cela fait longtemps mais je n'ai jamais cessé de penser à toi, à nous. À nos corps à corps passionnés, à ta peau contre la mienne et comme nous nous frottions si fort l'un contre l'autre qu'on aurait pu foutre le feu à la chambre, et ne pas le remarquer, et nous frotter encore. Ton corps contre le mien, glissant de nos sueurs mêlées, ta bouche à mon oreille qui me chuchote l'ici et le maintenant, et l'oubli du monde; ta bouche à ma bouche, ma bouche à tes lèvres et nos mains emmêlées, et te faire oublier que tu n'es pas mienne; et être à toi sans réserve.

Je me souviens de tout, de chacune de nos rencontres; je peux fermer les yeux et te revoir, nue et animale, entre les draps, sous la douche; au restaurant face à moi souriant de ma frustration de ne pouvoir faire valser la table et tes vêtements; à la gare pour un baiser volé, un au-revoir, un à bientôt, un reviens vite; et ces milliers de messages échangés, empressés, banals ou torrides, les confessions et les engueulades; et les réconciliations sur l’oreiller.

C’est la tête dans l’oreiller que tu me pardonnes tout, ma connerie et mes errances, ma sale tête et mes silences. C’est ma tête entre tes cuisses que tu soupires que je te manque quand elle n’y est pas, c’est ma tête entre les cuisses que tu me dis « que faire sans toi ». C’est mon sexe dans le tien que tu me dis « je suis bien ». C’est la tête dans l’oreiller que je te fais crier encore, encore, toujours, à jamais. C’est la bouche contre ta nuque que je te dis viens mon amour, viens, rejoins moi.

C’est entre les draps qu’on se retrouve toi et moi.

Baiser fort, baiser encore, baiser jusqu’à plus soif, et la soif qui ne s’éteint pas, boire à ton calice et renaître, croquer ton sein et prendre goût au péché. Parcourir de mes mains ta peau comme une ronde et me retrouver au garde à vous. Repartir à l’assaut de ton corps, de ton désir, la rage de vivre qui nous tenaille et nous cheville l’un à l’autre. Jusqu’a ce que l’on doive se décoller, m’arracher la peau de la tienne comme un pansement, dans un déchirement, jusqu’à la prochaine fois.

Je me souviens de tout et quand je rembobine toute la bande, je sais maintenant précisément à quel moment j’ai basculé sans retour possible. Il faisait sombre et tu m'attendais, je venais de courir vers toi sans te connaître encore, ton regard s'est levé vers moi et alors je t'ai vue pour la première fois. Je ne le savais pas encore, mais à partir de ce moment je n’allais plus pouvoir me passer de toi, je devenais accroc à ton cul, drogué à ta peau, et chaque moment depuis celui ci n’a fait que renforcer mon addiction. Répétition des rituels depuis ce moment parfait du premier shoot : te coller serré dans l’ascenseur sitôt la porte refermée; t’embrasser contre le mur de la chambre et coller mon bassin contre le tien; m’agenouiller pour baisser ta culotte et tendre ma langue pour la communion; jeter mes vêtements par terre et te basculer sur le lit.

Ce soir encore le désir me ronge et me démange, alors je t’écris, encore une fois, combien j’ai envie de faire coulisser encore ma queue entre tes cuisses, entre tes fesses, te sentir moite. Même si tu le sais déjà, même si je te l’ai dit mille fois. Tu sais qu’il n’y a qu’une façon de me faire taire, c’est d’enrouler tes jambes autour de mon cou et de me bâillonner avec ton sexe pour que j’arrête d’écrire ces conneries et que j’use ma salive à meilleur escient, que je tourne sept fois ma langue entre tes lèvres.

Ce soir tu dors nue, près de moi, et je me mords les lèvres pour ne pas te réveiller et te prendre, à nouveau. Cela faisait longtemps, bien trop longtemps, que je ne t’avais pas baisée, et je suis loin d’être rassasié. Reposes toi. Quand tu ouvriras les yeux, tu me trouveras en embuscade, à te regarder dormir, prêt à te sauter dessus pour le prochain round.

Je regarde tes fesses et ma main me démange, elles me font de l’oeil et réclament la fessée, et je me vengerai sur elles de tout ce temps sans pouvoir les toucher. Tu vas me tendre ta croupe, te cambrer, et me provoquer pour que je leur offre quelques belles claques pour les réchauffer. Pour m’échauffer aussi, à chaque claque je t’entendrai pousser un petit cri, pour m’exciter et m’encourager. Et à chaque claque tu ouvriras un peu plus les cuisses, jusqu’à m’offrir également ton sexe pour que je l’empoigne enfin, à pleine main, le possède et le masse à son tour. Je te ferai jouir comme ça d’abord, avec mes doigts, avec ma main et ensuite je...

Tiens, tu ouvres un oeil, tu souris, tu sais à quoi je pense.

Viens par là.

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