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Juste pour voir (Julien dans les yeux d'Audrey)

Cette jolie histoire d'amour (mais pas seulement, bien sûr) et de complicité, elle a été écrite par PeterCedoree. Le fait que j'aime la manière dont il parlait des sentiments de cet homme, Julien, pour sa compagne, Audrey, m'a fort émue. J'ai fait part de cette émotion à l'auteur qui m'a proposé d'écrire une version dans laquelle ce serait Audrey qui s'exprime. Cette Audrey, je l'ai voulue curieuse, respectueuse, pleine d'élans pour le plaisir, aimante, aussi. Pour connaître la suite de l'histoire, allez donc faire un tour par là : https://chuchote-moi.fr/saga/audrey-a-travers-les-yeux-de-julien


« Dis, Julien, j’ai vu qu’un club libertin vient de s’ouvrir pas loin. On irait bien… »

Je regardais mon compagnon en souriant. Cela me tentait assez, en fait, par curiosité, oui, mais pas que. Notre vie intime était plutôt installée dans un train- train très agréable, certes, mais sans grande originalité. Le truc, c’était que nous habitions dans une petite ville et que comme par ici, les gens jasent… Si nous y avions croisé l’une ou l’autre connaissance, cela nous aurait vraiment gênés.

L’occasion se représenta quelques années plus tard. Nos enfants étaient chez leurs grands- parents parce que nous étions en WE en amoureux et lors d’une de nos balades, nous remarquâmes un de ces clubs pour adultes. Julien, en boutade, me proposa de nous y rendre et moi, sans hésiter, j’acquiesçai ! Non, nous n’avions aucunement l’échangisme en tête mais… l’idée nous excitait tout de même fortement.

Un petit tour sur le site de l’établissement nous apprit que le club ouvrait le vendredi soir pour « des soirées découvertes aux couples débutants et curieux ». Comme nous étions vendredi, cela tombait plutôt bien. Nous avions prévu d’aller au restaurant et j’encourageai Julien à nous y rendre ensuite. Je reconnaissais cette petite pointe d’excitation et de curiosité qui commençait de s’installer tranquillement dans mon ventre. On dînerait, et puis, on se mettrait en route pour l’endroit…

Je vous passe les détails : notre hôtesse qui veut nous faire part d’un endroit que nous devrions absolument visiter, l’heure qui tourne, parce qu’elle est bavarde comme pas possible, notre arrivée tardive au resto alors que nous avions réservé pour 20h… Nous nous étions dépêchés, tout de même, de regagner nos chambres pour nous changer, cependant…

J’avais revêtu une robe noire, moulante, tellement, d’ailleurs, que sous l’étoffe, il était aisé de distinguer la dentelle de la lingerie. Julien l’adorait, cette petite chose, et quand il me vit dedans, ses yeux se mirent à pétiller : « Tu vas porter.. ça ?

- Mais, oui, je sais que tu l’aimes. Et puis, si je me sens belle pour toi, les autres le sentiront, tu ne penses pas… »

Ce n’est pas que je veuille à tout prix faire mon aguicheuse mais vêtue de la sorte, je savais que je me sentirais bien, que j’aurais envie que les regards des « autres » parcourent mon dos nu, que cela leur donne des envies, comme on dit.

Julien, quant à lui, classe mais détendu, portait un pantalon clair, une chemise bleue marine et… une cravate. J’aurais préféré qu’il n’en ait pas, afin qu’il puisse largement ouvrir sa chemise mais bon… je parviendrais peut- être à la lui faire ôter. Et puis, il faut se rappeler que nous allions manger avant…

Le repas fut agréable. Nous étions pressés tous les deux. Entre sourires, taquineries de doigts et de mots, nous passâmes un moment très agréable. C’était teinté d’excitation, d’envies retenues… Et après le café qui conclut le dîner, alors que Julien payait la note, je me précipitai aux toilettes… Je me sentais réellement d’humeur légère et c’est nue sous ma robe que je rejoignis mon mari… Le rouge me monta aux joues, ce qui, déjà, lui mit la puce à l’oreille. Il me regarda mieux et … me fit un sourire entendu : il n’avait pas fallu longtemps pour qu’il remarque l’absence de mes dessous. Il me chuchota un truc du genre « T’as pas peur d’avoir froid ? ». A quoi je répondis que non, et que ça m’aurait tentée, un rapprochement dans un coin isolé, à l’abri des regards, pour me réchauffer, si c’était nécessaire. Non, je ne suis pas exhibitionniste. Julien non plus, d’ailleurs. Mais la situation était, il faut bien l’avouer, assez excitante : se rendre dans un club de cette sorte, cul nu pour moi… Nous avions bu un apéritif et aussi du vin. L’excitation était palpable même si Julien ne m’avait pas encore touchée : sans doute ce que nous avions en tête et la douce chaleur de l’alcool. Une bosse déformait son pantalon clair…

Il n’y avait pas que lui, d’ailleurs, qui était excité. De mon côté, c’était pareil. Nous étions incapables de parler. Nous arrivâmes sur le parking de l’endroit. Il était pratiquement désert. Nous nous regardâmes en silence : avions- nous vraiment envie de … cela, finalement. Mais oui, bien sûr. Il est clair que nous n’étions pas vraiment rassurés mais je suppose qu’en tant que nouvelle expérience, cela nous aurait vraiment été loin d’abandonner l’affaire, comme on dit. C’est donc souriants et complices que Julien et moi entrâmes dans l’endroit.

A l’entrée, il y avait un vigile qui me demanda d’ouvrir mon sac à main. Il eut la bonne idée de ne pas faire quoi que ce soit comme commentaire en y découvrant ma lingerie roulée en boule. Il se contenta de sourire en disant « Amusez- vous bien… »

Ma première impression quand nous entrâmes dans l’endroit, fut qu’il n’y avait rien de spécial. On aurait dit une discothèque tout à fait quelconque… Une des seules différences, et encore, cela devenait par les temps qui courraient « habituel », c’était les barres de pole dance. Pour le moment, personne ne s’y accrochait. Un présentoir mettait des masques vénitiens à disposition des clients. Cela me rappela de jolis souvenirs… C’était un rien provocateur : garder l’anonymat nous encouragerait certainement à des fantaisies plus osées. Cela n’en était que plus excitant ! Nous nous « accrochâmes » donc les jolis masques mutuellement et nous dirigeâmes vers le bar où un autre couple était déjà installé.

« C’est votre… première fois ? »

Julien et moi échangeâmes un regard un peu gêné.

« ça se voit tant que ça ?

- Non non, c’est simplement que les débutants, ils arrivent tôt. A mon avis, pour se donner la possibilité et le temps de repartir s’ils ne sentent pas le truc…

- C’est assez calme, non ?

- Oui, toujours à cette heure- ci. Mais ça va se remplir d’ici une heure ou deux. Vous devriez vous installer à une table tant qu’il y en a de disponibles »

Nous fixâmes notre choix sur une table proche de celle d’autres couples. Nous nous regardions un peu curieux…

Alors que nous étions en train de siroter nos cocktails, un des couples à notre gauche entama une étreinte plus qu’enflammée… Elle, les seins opulents complètement à l’air profitait des caresses passionnées de son compagnon qui semblait s’en délecter…

C’était le seul couple qui ne portait pas de masques. Le spectacle nous excitait terriblement, pas uniquement Julien et moi, non. Je parle aussi des deux autres couples. L’homme et la femme les plus proches de nous se masturbaient mutuellement sous la table. Le monsieur du couple exhibitionniste avait à présent le sexe complètement embouché par sa partenaire qui s’en occupait goulument. Nous étions incapables de faire autre chose que « mater ». Je me demandais même si je serais capable de me laisser pénétrer par un sexe aussi important…

Et puis, les choses s’annoncèrent vraiment. Le couple exhibitionniste se leva. Madame se pencha, les seins complètement aplatis contre leur table tandis que monsieur la prenait en levrette. C’est à ce moment que le dernier couple de spectateurs s’approcha de nous en demandant si cela nous dérangeait qu’ils se joignent à nous.

Pour ma part, j’aurais accepté sans beaucoup de manière. Mais je voyais Julien indécis… Peut- être se posait- il des questions concernant MES envies. Je déplaçai mon sac à main pour permettre au couple de s’asseoir. Il prit place en face de nous.

Ils devaient avoir notre âge. Lui, il était pas mal. Il ne ressemblait pas à Julien mais il avait un petit quelque chose. Brun, athlétique, grand, les cheveux courts. Il était habillé élégamment. Elle, perchée sur des talons vertigineux, portait une robe écarlate, décolletée et fendue sur la cuisse. Ses longs cheveux châtain et bouclés tombaient en cascade sur sa poitrine généreuse…

« C’est votre première fois en club ?

- Oui. Et vous ?

- On est déjà allés ailleurs, dans d’autres clubs, mais ici oui, c’est la première fois.

- Et, c’est toujours comme ça ? demandais-je en montrant discrètement le couple qui batifolait bruyamment à quelques mètres de nous.

- Non… Il y en a qui sont clairement exhibitionnistes. C’est ça qui les excite. Ils aiment se donner en spectacle devant des couples novices… On ne peut pas dire qu’ils soient timides

- C’est le moins qu’on puisse dire, soupira Julien dans un sourire »

Nous continuâmes d’échanger avec le couple. Pareille discussion aurait pu avoir lieu dans n’importe quel endroit. Nous ne nous étions pas rendu compte que la salle s’était remplie petit à petit tant la conversation était agréable et prenante. Nous étions détendus, sans doute parce que nous nous sentions protégés par ces masques et aussi du fait de l’éclairage diffus qui créait un climat propice aux échanges intimes.

L’homme s’appelait Antoine. Son amie, Stéphanie. Ils étaient amenés, de par leur boulot de commerciaux, à de fréquents déplacements et leurs séparations, parfois, duraient plusieurs semaines. Cela les avait contraints à se tourner vers d’autres « plaisirs » : couple libre, d’abord, échangisme, ensuite…

Julien et Antoine étaient allés chercher un deuxième verre pour tout le monde au bar. Quand ils nous rejoignirent, nous étions assises Stéphanie et moi côte à côte sur la grande banquette. J’étais touchée par sa facilité à me raconter leurs premières expériences. D’un côté, c’était tout de même un sujet « grave » (pas triste, non, mais important) mais la jeune femme était légère dans son discours, semblant très sûre d’elle et de la manière dont son couple vivait la chose.

« Moi, je pense que … je n’aurais jamais pu, dis- je.

- Vous avez eu beaucoup de partenaires ? demanda Stéphanie

- Julien, quelques unes, oui, moi, juste 2.

- C’est normal, alors que ça te semble bizarre.

- Je ne dirais pas bizarre, juste … impossible pour moi

- Tu peux me croire, dit Stéphanie, rien n’est impossible. Il faut y aller doucement, se laisser aller et…

- Je n’oserais jamais…

- C’est parce que tu te fais un monde de la chose. J’étais comme toi, au début. Vois la situation avec légèreté… »

Antoine et Julien nous regardaient. Ils buvaient nos paroles. Visiblement, notre échange les excitait. Le meilleur « restait à venir »

Stéphanie se leva pour se rendre aux toilettes. Sans hésiter, je lui emboîtai le pas.

« Alors, prête pour le grand saut ?

- Je suis toujours sur la réserve, tu sais.

- Même si je te parle de ce que ça a apporté à notre couple à nous et à moi personnellement ?

- Vas- y… »

Stéphanie se lança alors dans des explications très détaillées. Que depuis leurs premières rencontres, ils avaient gagné chacun en confiance en eux, qu’ils étaient plus tolérants au sein de leur couple mais aussi vis-à-vis des autres gens. Ils avaient découvert d’autres plaisirs, des pratiques dont ils n’avaient pas l’habitude. Et au final, le regard que chacun portait sur l’autre l’avait fait grandir.

Quand Stéphanie et moi rejoignîment Antoine et Julien et c’est, tout sourire, que Stéphanie annonça d’un ton un peu pompeux que je serais tentée, si Julien me le permettait, de faire une branlette à Antoine.

Antoine, les yeux brillant, anticipait déjà l’affaire mais Stéphanie le retint :

« je n’ai pas fini : Julien doit d’abord donner son accord…

- Et bien…. Oui… Si elle en a envie, pourquoi m’y opposer ?

- Parfait. Bien sûr, tu ne vois pas d’objection à ce qu’Audrey me laisse t’offrir la même chose ?

- EUhhhh… non…

- Très bien. Alors Audrey et toi, échangez vos places. »

J’avais senti un peu de réticences du côté de mon compagnon. Cependant, comme il voyait que moi, j’en avais vraiment envie, que cela m’excitait autant (il n’y avait qu’à regarder mes yeux briller pour en être au courant…), que je ne me sentais pas honteuse de ce qui allait se passer, il voulut tout de même s’assurer que j’étais entièrement partante… Il y avait aussi pas mal de curiosité dans l’histoire.

« Si tu veux arrêter, tu arrêtes, d’accord ?

- Oui oui, je te le promets… »

Stéphanie rejoignit Julien tandis qu’Antoine et moi nous retrouvions l’un à côté de l’autre. Chacun avait son partenaire habituel en face de lui…

Stéphanie commença par embrasser mon mari… Celui- ci, cependant ne détachait pas les yeux de moi. Les « histoires » de Stéphanie m’avaient prodigieusement chauffée. Je n’avais qu’une envie : m’occuper du sexe de son mari et s’il ne m’avait retenue en m’embrassant, je l’aurais déjà sorti de son pantalon pour le caresser… Ses lèvres étaient douces mais passionnées et cela ne fit que m’encourager à continuer ma manœuvre.

Julien me regardait avec un petit air de « qu’est- ce qu’elle est belle, excitante et je suis fier qu’elle soit ma femme ». Stéphanie s’arrêta de l’embrasser, lui chuchota quelque chose à l’oreille qu’évidemment, je n’entendis pas et ensuite, je me reconcentrai sur Antoine qui était vraiment réellement très séduisant.

Je plongeai la main dans sa braguette, en sortis son sexe à demi- bandé, pas vraiment plus long que celui de mon mari mais beaucoup plus large, et entourai celui- ci de mes doigts alors que nous nous embrassions toujours. Je jetai un coup à Julien. Celui- ci semblait tétanisé. Il me fixait… Je lui proposai d’arrêter mais il me dit que non, qu’il voulait juste profiter de la scène. Je trouvais ça un peu étrange pace que moi- même, je peux me prendre des « trips » d’exclusivité. Et je ne sais honnêtement pas très bien comment j’aurais réagi si lui s’était adonné à des gestes aussi passionnés pour une autre femme que moi…

Mais là, je me sentais bien. Les œillades mi- jalouses, mi- remplies de fierté de Julien m’excitaient, me donnaient des ailes. Comme il me regardait toujours, Antoine proposa à Stéphanie de sucer mon mari « pour qu’il ne perde pas une miette de ce que je lui faisais ». ça peut paraître étrange mais Julien ne donnait pas l’impression d’avoir du plaisir de ce que Stéphanie lui prodiguait. Il semblait plus attentif à ce qui se passait pour moi…. C’était flatteur mais un peu étouffant. Pas que j’aie l’impression d’être surveillée, mais tout de même : même si toute cette situation m’excitait, je trouvais dommage que Julien ne puisse pas en profiter comme moi, aussi intensément. Je donnai mon accord à Stéphanie pour qu’elle embouche Julien. Des lèvres de celui- ci sortit un petit « tu es magnifique, je t’aime » auquel je répondis que moi aussi, je l’aimais.

J’avais repris en main de sexe très dur d’Antoine, qui se dressait, fièrement. Stéphanie s’était mise à genoux et commençait de s’occuper de mon mari. Pendant ce temps, la main d’Antoine plongea dans mon décolleté et hmmm…. Comme la sensation était délicate mais électrique.

J’avais envie de lui montrer mes seins. Je ne portais plus de sous- vêtements. Il était donc très facile de faire descendre ma robe pour qu’il puisse les voir. Ils n’étaient certes pas gros et je les trouvais un peu abîmés par mes grossesses et la suite mais bon… là, ils étaient érigés, sensibles : ils attendaient la caresse ou la morsure d’Antoine. J’avais le cœur battant, la bouche sèche et puis, toute cette envie de cet homme qu’il y a à peine deux heures, je n’avais jamais vu.

Julien, par contre, ne me semblait pas aussi excité. Si, bien sûr, il était dur mais je me demandais réellement si c’étaient les caresses de Stéphanie qui avaient cet effet- là sur lui ou si c’était ce qu’il voyait de moi avec Antoine…

J’ai toujours été convaincue de l’amour qu’il me portait, de cette complicité qu’il y avait entre nous qui nous donnait une force particulière à chacun et qui rendait notre couple solide, aussi. Il est vrai que là, même si j’étais avec ce beau brun et lui avec cette femme appétissante, mes sentiments pour lui n’avaient pas changé… Et je pense que lui, du moins, ce que je ressentais, c’était qu’il était comme entre deux chaises, vous voyez ? Une fesse dans cette situation excitante avec Stéphanie mais dont l’effet est décuplé à cause de ce qu’il voit de moi. L’autre fesse dans cet amour qu’il me porte, dans cette espèce de jalousie qu’il éprouve en me regardant même s’il se dit : combien elle est belle et excitante même si elle est dans les bras (et pas que) d’un autre et combien je l’aime.

J’avais envie de prendre Antoine en bouche mais me ravisai. Il me fit m’allonger sur la banquette. Je n’étais pas trop certaine de la manière dont je souhaitais que les choses se passent et ce fut, comme dans un rêve que je remontai ma robe sur mon bas- ventre, offrant mon intimité à Antoine. Les caresses qu’il m’offrait étaient vraiment tout ce que j’aimais, tout ce que j’attendais… : Il commença par toucher mon sexe dont les lèvres étaient épilées avec soin, son pouce se colla à mon clitoris et ses autres doigts touchèrent délicatement l’intérieur de mes cuisses. Ce fut comme une onde électrique qui me parcourut des pieds à la tête. Il plongea ensuite un doigt en moi : je me sentais me liquéfier. C’était…. Délicieux.

Stéphanie avait beau s’occuper de mon mari avec énormément de savoir- faire, cela n’avait pas l’air de vraiment l’exciter. C’était plutôt le plaisir qu’Antoine me donnait qui le titillait. Celui- ci avait introduit un deuxième doigt en moi et, chose que nous n’avions jamais pratiquée entre nous, les retira et me les fit lécher… Goût doux un peu sucré que je lui repartageai. Bien évidemment, c’est lui qui les prit en bouche ensuite, comme pour les nettoyer mais… je compris que c’était plutôt pour les humidifier de sa salive. D’ailleurs, il les réintroduisit en moi… et entama de lents va- et- vient, le pouce toujours en contact avec mon clitoris… J’exultais : c’était vraiment ce que j’aimais. J’étais très discrète mais mes yeux en disaient long.

A présent, ce dont j’avais envie, c’était de sucer Antoine. Hmmm, ce que c’était bon : je le branlais avec ma bouche pendant que je jouais avec ses bourses. Il continuait de me caresser le visage tendrement. Il fit signe à son épouse et celle- ci, arrêtant son embouchage du sexe de Julien, lui fila un préservatif qui était dans son sac à main. Il l’enfila

Et puis, tout s’accéléra. Stéphanie nous rejoignit, avec l’accord de Julien, bien sûr, « relégué » au rôle d’observateur. De toute manière, il paraissait tellement démuni dans la situation que, tant qu’à faire, il valait bien mieux qu’il profite du spectacle plutôt que de se sentir obligé de s’occuper de la jeune femme. Mon Julien n’avait d’autre regard que pour moi. Il n’avait sans doute jamais imaginé que je me retrouverais de cette manière devant lui, avec le sexe d’un « étranger » en bouche. Mais ici, de surcroit, Stéphanie était entre mes jambes et… sa bouche, douce, tendre, exigeante, aussi, me suçait avec volupté.

Ce fut Antoine qui demanda à mon compagnon de pénétrer sa femme. Il ajouta « avec un préservatif » d’un ton un peu brusque qui n’eut pas l’air de plaire à Julien. Mais celui- ci s’exécuta, comme s’il était à ses ordres.

Aussi étrange que cela puisse paraître, c’est pratiquement ensemble que nous jouîmes. Quelques va- et- vient de mon ami en Stéphanie. Je jouis. Le sexe d’Antoine que je faisais coulisser de plus en plus vite et fort et c’est lui qui jouit.

Et puis, ce fut comme si tout regagnait sa place, se réordonnait. Julien me rejoignit au bord de la banquette, et lui arrachant le préservatif, je le pris en bouche. Il ne fallut pas longtemps pour qu’il explose. Il m’aspergea les seins généreusement. Je pense que tous ces moments précédant son orgasme ont vraiment porté celui- ci à son maximum. Cette excitation en me regardant prendre mon pied avec le couple, en m’occupant du sexe d’Antoine, les caresses qu’il me prodiguait…

Stéphanie, quant à elle, nettoyait à présent le sexe de son compagnon après l’avoir débarrassé de sa capote. Elle ne disait rien mais je sentais qu’elle était lésée… M’avoir convaincue, embarquée dans ces jeux et ces étreintes et au final, ne pas avoir eu vraiment de plaisir était, en effet, assez désappointant…

Je me sentais légère, heureuse. J’avais découvert une liberté et un plaisir dont je ne soupçonnais pas l’existence. Je souris, sans m’en rendre vraiment compte.

Non, je ne m’attendais pas à cela. Non, ce n’était pas compliqué. Et oui, c’était si intense et je m’en souviendrais longtemps. Je remerciai Antoine et Stéphanie.

« A ton service…. »

Nous nous rhabillâmes Julien et moi. Stéphanie s’occupait à nouveau du sexe d’Antoine. Nous n’étions pas gênés, ne nous sentions pas coupables. C’est donc assez détendus que nous prîmes un dernier verre avant de nous séparer du couple.

Nos amis nous proposèrent de nous revoir mais Julien et moi devions en discuter d’abord entre nous. De retour au gîte, sous la douche puis au creux des draps, nous parlâmes de la possibilité d’une prochaine rencontre.

La carte de visite qu’Antoine nous avait remise trônait sur la table de chevet. Nous la regardions, indécis mais très enclins à arranger un autre RV avec le couple.

Nous sentions que quelque chose s’était ouvert à nous, quelque chose que nous ne soupçonnions pas, dont nous aurions tout à apprendre. Quelque chose qui était à la fois excitant, intriguant, pouvant générer de la jalousie mais aussi renforcer cette complicité qui nous unissait depuis si longtemps. Peut- être était- il temps de « passer à autre chose »….



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