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Juste une fois

Nous sommes ici dans une soirée que tu as organisée pour l'inauguration de ta nouvelle boutique, comme d'habitude une majorité de tes amis se sont rassemblés pour te féliciter et profiter de cet évènement « happy », je me dis que cela va être difficile de pouvoir te voir ce soir.

Pourtant, malgré la foule d'artistes et les riches clients qui ont répondu présents en s'entassant devant chaque nouveauté, on ne voit que toi déambuler entre les gens.

Ici, tout te représente, tu mélanges parfaitement tous les styles et brise tous les codes, de l'exposition d'art moderne, à la décoration d'intérieur et au dj deep house qui mixe pour ta soirée. Chaque nouveau pavillon que tu dois vendre, ou tout ce linge de maison qui orne ton comptoir de bar affirme ton ascension comme marchande de bien, ce qui laisse admiratif chacun de tes invités.

Tu portes une salopette noire à dos nu, la beauté de tes reins absorbe la majorité des regards. Les femmes t'envient d'oser porter de telles coutures et les hommes luttent avec leur propre désir.

Faussement distant, je te regarde serrer chaque main, échanger chaque bise, offrir ton sourire à toutes ces personnes qui te font leur petite courbette pour te séduire.

Malgré le monde, la musique et toutes les attentions, nous arrivons tous les deux à jouer à notre jeu préféré, se séduire à distance, pour faire monter le plaisir de jouir du désir.

A mon approche, tu lances une discussion à demi-secrète devant mon ami présent ce soir.

《Bonsoir.

- Bonsoir, ta soirée se passe comme tu le veux ?

- Oui, je suis contente, il y a du monde. A voir maintenant si les retours seront bons.

- As-tu vu les travaux finis dans l'appartement ? Je t’emmène faire un tour ?

- Avec plaisir. »

Tu me devances sur le chemin de tes quartiers où dans ce petit escalier en colimaçon, je peux observer les courbes de ton dos se contracter à chaque marche foulée.

Du haut de ton épaule, tu m'aperçois hypnotisé par ton déhanché.

Nous rentrons dans ta partie privée, ici c'est une prolongation de ta boutique, le décor est à ton image, des espaces clairs, rangés, bien décorés, rien ne doit déborder. Tu ouvres une porte coulissante qui donne sur ta chambre.

《Regarde, c'est ici que je me suis fait plaisir, je tenais absolument à avoir une baignoire dans ma chambre 》

En prolongation de ton lit se trouve une structure moderne en bois accueillant une baignoire en béton ciré, elle est composée de trois petites marches permettant de s'immerger dans ce bain relaxant juste en face de ton lit et en butée d'une immense baie vitrée.

《Ah oui !!! pas mal du tout.》

Dès mon entrée, j'entends le roulement de la porte se refermer derrière moi. Tu es là, le dos appuyé sur la poignée.

Je te regarde et te souris, le brouhaha de tes invités raisonne sous nos pieds.

Je m'assieds face à toi sur l'une des marches de ton nouveau jouet, le noir te va si bien que je ne sais pas où poser mon regard....

《Alors ? Te dis-je》

Dans un silence absolu, tu t'approches de moi en me fixant du regard, tu poses tes genoux de part et d'autre de mes cuisses. Je ne te quitte pas des yeux, tes doigts glissent sur moi et redessinent le contour de ma bouche. Je te voie jubiler de cette position d'emprise que tu prends sur moi

Lentement tu fais glisser tes bretelles libérant ainsi ton buste nu devant moi.

Tes seins jaillissent comme les dunes d'un désert à l'aurore, leurs courbes pleines de douceur se mettent à frissonner.

Tes mains entourent ma nuque pour me guider jusqu'à toi, à mon approche ton souffle s'entrecoupe à l'ouverture de ma bouche. Je t'abandonne un moment du regard pour porter toute mon attention sur le goût de ta peau.

A demi-souffle, j'embrasse le bout de ton sein qui frissonne comme jamais, ma langue vient titiller tes mamelons excités, pendant que mes mains remontent de tes cuisses sur tes fesses.

Tes jambes se crispent et se serrent sur moi. Par gourmandise j'avale ton sein puis le lèche, le mordille et le caresse de ma bouche affamée. Il rougit vite au passage de ma barbe douce, son voisin m'exprime son désir. Te libérant un moment pour venir le savourer, je sens ta tête basculer sur l'arrière, tes cuisses s'ouvrent et se ferment te faisant monter et descendre sur moi.

Mon érection vient butter sur ce tissu qui nous sépare encore un moment.

Tes mains enfouies dans mes cheveux se crispent pour me griffer, je libère mon étreinte pour venir réchauffer ton cou de ma bouche suave, un frisson se propage alors jusqu'à ton cou, je prends un malin plaisir à venir te rendre dingue en mordillant ton oreille.

Pendant ce moment, j'aperçois un regard observateur entre la porte et la charnière, je reconnais rapidement le bleu de ses yeux, c'est mon ami qui m'a accompagné pour la soirée, il devait me chercher et ne me voyant pas il a dû explorer l'étage de ta demeure. Je prends le temps de le fixer du regard pour avoir une idée. Entre deux murmures je te demande si tu as envie de moi, ce que tu m'affirmes volontiers, j'insiste sur ton appétit du soir, ce qui te surprend un peu avant de prononcer que tu en as une folle envie.

Discrètement je lui fais signe d'entrer, à la fermeture de la porte tu prends conscience qu'il y a maintenant une autre personne dans cette

chambre, surprise et un peu terrorisée tu n'oses te retourner.

Je te dis : « Fais-moi confiance. »

Déroutée, tu ne bouges pas, et Jean se met à côté de nous tout en restant debout, te voilà quasi encerclée.

Il retire son tee-shirt pour libérer son jeune corps.

D'abord gênée puis rapidement excitée par ta propre imagination qui explose en toi, tu prends le temps de parcourir ce corps musclé du bout de tes doigts. Ta main lui caresse lentement le buste, son ventre tendu, son sexe légèrement contracté comme pour lire chacun de ses traits. Sa peau douce et à peine velue provoque en toi un moment de tendresse.

Pour le moment tu n’oses encore le regarder, ton regard le fuit comme pour l’ignorer, pourtant ta main ne sait se contrôler et ouvre son pantalon juste posté de profil à toi.

D’une main légère tu le prends entre tes doigts, cette sensation de puissance électrise ton corps jusqu’au plus profond de toi. Ton cœur frappe alors si fort que ta main semble affolée sur ton pouls déchaîné, elle ne sait se canaliser. De nouveau elle repart enregistrer chaque courbe qui vient de lui être dévoilée.

D’un regard paniqué tu plonges en moi, je ne peux m’empêcher de succomber à ta bouche tellement désirée.

Doucement je me rapproche de toi comme pour la première fois, tes lèvres sont sucrées, douces à souhait, j’infiltre lentement et tendrement ma langue en toi. Ce premier baiser semble te renverser et libère un souffle épais qui raisonne sur toi. Enlacé par ton bras, je libère mon sexe sous toi pour que tu puisses venir enfin me caresser.

Une main sur chacun je sens une dominance t’envahir, troublée par cette sensation tu ne sais qui regarder, lui, moi, eux, tu reprends alors notre jeu, pour m’exciter de ton regard.

Pris entre tes mains, nous sommes subjugués par l'image de te voir entrouvrir ta bouche pour venir le sucer. Cela me rend fou et je crois que ma stupeur t’excite. A demi jaloux, je te regarde savourer lentement son sexe au lieu du mien. Frustré, je m'agrippe à tes fesses pour te soulever. Jean ne tente pas de te toucher de ses mains, car il est là par mon accord, il joue la statue de marbre chaud qui sera mon reflet et m'aidera à te combler sans jamais entreprendre quoi que ce soit.

Surprise de ma réaction, ta bouche délaisse son sexe quelques instants pour venir se coller à moi. Comme pour me réconforter tu me souris. Enlacés l'un contre l'autre, je te prends dans mes bras pour t'allonger sur ce lit derrière toi, je fais glisser avec mes doigts cette salopette qui te sépare de moi, Jean prend soin de se dévêtir à coté de toi. Ta petite culotte roule en un seul mouvement pour m'ouvrir tes cuisses, afin d'assouvir mon appétit de toi.

Tout en te regardant je prends le temps pour un baiser timide, puis j’entrouvre tes lèvres de ma langue humide.

Mon dieu comme j’aime ce mets, il me suffit de quelques coups de langue en toi pour t’entendre sur le chemin de la joie. Jean, une fois nu, s’allonge tout près et à mon tour je me déshabille pour venir me coller à toi. Prise par notre désir tu t’abandonnes en te laissant caresser par nos mains entremêlées. Pendant que je te suçote la langue tout en torturant ton clitoris du bout de mes doigts, Jean te baise les seins pour te faire frissonner.

On entend ton cœur résonner sous cette peau subtilement effleurée, tes mains ne savent plus comment batifoler, elles caressent scrupuleusement nos épaules, glissent le long de nos flancs, s’agrippent et masturbent nos sexes simultanément, ta bouche ouverte laisse sortir de toi le plaisir de nous avoir rien que pour toi. Tels des jouets avec lesquels tu vas t’amuser, sans savoir par où tu vas commencer.

Tu te tournes alors vers moi, pour m’enlacer une nouvelle fois. Nos baisers sont plus intenses que jamais. Ta jambe posée au-dessus de ma cuisse pour me laisser enfin entrer en toi, tu viens fermement saisir dans ta main le sexe de Jean que tu entreprends de masturber. La pression exercée est si forte que tu peux sentir sous tes doigts chaque partie de lui qui ne bande que pour toi.

Envoûté par ce que tu lui fais, il ne peut s’empêcher de venir t’embrasser dans le cou pour te faire comprendre qu’il ne pourra se contrôler.

Ta main libère alors son sexe pour venir se raccrocher à son fessier. Lentement il se présente à toi avec son gland lubrifié. Il entre de manière

douce et directe à la fois, cette double pénétration te laisse sans voix.

Nous sommes là au plus profond de toi, immobilisé à attendre un signe de toi pour recommencer à bouger, tu me regardes, me colle à toi, tourne ta tête pour l’embrasser et m’offre ton cou à dîner. Nous voilà partis en toi, dans des mouvements de bassin courts et irréguliers. Ta tête ne cesse de se tourner pour nous embrasser autant que possible, entre deux baisers tu cherches alors ton souffle qui commence à être saccadé au gré de l’orgasme tant convoité. Ton sexe est si trempé que j’entre en toi avec une facilité qui pourrait me dérouter, tu n’es pas excitée mais plutôt survoltée, tu soupires, nous griffes, me mords comme jamais. Jean essaie tendrement de t’immobiliser la tête par tes cheveux tirés. Nos corps recouverts de sueur, entre-boités ne forment plus qu’un.

Je me retire pour venir m’asseoir au bout de toi et t’offrir mon sexe, Jean reste collé à toi tout en changeant d’endroit, il entre et sort le plus rapidement possible, tu captures mes bourses et m’avales en toi.

Cette fois c’est nous qui jouons avec toi, ton corps rebondit entre nous et d’un geste sec, tu lui fais comprendre de reculer et viens t’asseoir sur moi, tu n’es rien qu'à moi, nos sexes viennent se frotter en redéfinissant tes extrémités. Jean se rapproche de toi pour que ta bouche vienne le faire succomber.

La percussion de nos corps reflète le rythme effréné de notre désir, Jean est paralysé par ta gourmandise. Nos corps sont brûlants et transpirent de plaisir.... Mon sexe se contracte si fort qu'il me fait mal.

L'orgasme s'affole en nous, tes jambes trempées glissent sur mon corps contracté, tes fesses posées font résonner l'étreinte déchaînée.

Tack, tack, tack….!

Un froid saisissant nous empare d’un seul coup, tes joues rouges sont zébrées de tes cheveux collés sur ton visage, de la vapeur s'échappe de nos corps, plus aucun de nous n’ose bouger ou même respirer. Je t’observe au plus profond de toi.

D’une voix posée tu demandes ce que c'est....

Il est trop tard pour nous, impossible de continuer, noyés dans nos regards on sait que ce moment ne se reproduira plus jamais….

Une voix derrière la porte exprime :

« Des clients te demandent en bas ! »

Paniqués et gênés nous te laissons tranquillement te rhabiller en partant les premiers.

Quant au moment où je passe la porte, j'entends ta voix, qui me dit d'un ton tout bas.

« On n'en a pas fini tous les deux ».

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