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La Baie des Cochons ou « Castré par Castro»

Rapport préliminaire de la camarade Dominika Mapine du KGB à l’attention du président du Praesidium du Soviet Suprême le camarade Leonid Brejnev, avril 1961 :

Confirmation tentative renversement nouveau régime cubain – stop – certitude implication CIA et armée américaine – stop – Agent américain identifié –stop – cible prioritaire : agent capitaliste Nick Bottom– stop – possibilité de le retourner dans tous les sens du terme – stop – attendons instructions pour suite mission nom de code « Niquons Nixon » -stop –

La nuit tombait dans un embrasement de lumière sur la baie des cochons au nord-ouest de Cuba en ce soir du printemps 1961. Sur le ciel transformé en une toile impressionniste de camaïeux orange ne se dessinaient plus que les ombres d’oiseaux migrateurs partant vers les Everglades, là-bas, au-delà du golfe du Mexique, là-bas chez ces fils de putes d’américains de capitalistes de merde !

«Shlyukha! » (Putain ! En russe) Dominika Mapine se surprit à jurer à haute voix et en russe de surcroit ! Mais elle avait devant elle tout ce qu’elle exécrait ! Car les oiseaux n’étaient finalement pas aussi seuls qu’il y paraissait dans cet azur ocre caribéen. Une aile delta d’un noir de geai s’était mêlée à la formation géométrique et ornithologique, elle planait insidieusement au milieu des volatiles.

« Amerikanskoye der'mo ! Sukin syn » rajouta-t-elle, ce que l’on pourrait traduire approximativement par « Américains de merde ! Fils de pute ! » ou encore plus précisément par « Américains de merde ! Fils de pute ! »

Dominika était en poste à Cuba depuis l’hiver 1959, depuis la prise de pouvoir de Fidel Castro aidé de son non moins fidèle Ernesto Guevara, le Che ! Le KGB l’avait envoyée, elle et deux sous-marins remplis à ras bord d’armes soviétiques dernier cri et accessoirement de vodka russe, pour soutenir la révolution communiste entamée par ce général aux idées pures et lucides !

Brune, le teint basané des plaines de l’Oural, des traits caucasiens, elle avait été choisie, entre autre, pour ses compétences, elle parlait couramment l’anglais, le français et bien sûr l’espagnol mais, il faut bien l’avouer, également pour sa plastique parfaite et l’étendu de ses « talents » !

Toute bonne espionne formée au KGB était entraînée à des techniques aussi variées que la filature mais aussi la fellation, la planification des missions et des missionnaires, le tir à l’arme à feu et le tir un coup dans tous les coins, à l’infiltration et à toutes sortes de pénétrations ! Et autant Dominika avait atteint un niveau correct quant à ses devoirs d’espionne, autant s’était-elle révélée une surdouée pour les formations plus « sportives » et camériste. Disons le sans ambages, Dominika Mapine aimait le cul, elle aimait son nom prédestiné et maniait cette arme de séduction massive avec grand talent et une insatiable gourmandise. Ses amants, généralement des ennemis de la Grande Union Soviétique n’apprenaient en général son surnom que trop tard : la mante religieuse ! Animale mais fatale ! Une amante révolutionnaire … à en perdre la tête !

Mais revenons à cette nuit printanière, voilà donc notre héroïne présentement cachée dans la jungle cubaine, phasme humain et invisible, jumelles collées au visage, en train d’observer celui dont elle connaissait déjà le nom (et la réputation), Nick Bottom. Ce dernier était loin de se douter, quant à lui, qu’une maîtresse espionne, camouflée là juste en dessous de lui, allait infliger aux Etats-Unis d’Amérique un camouflet historique et un scandale aussi retentissant qu’international !

Nick volait dans un ciel limpide, planant de concert avec une escadrille de parulines à collier en formation de chevron. Bien dissimulé au sein de cette flottille animale il approchait des côtes cubaines avec, juste devant lui, son point de mire : La baie des cochons. Il venait de sauter en vol d’un avion de l’US Air Force et s’apprêtait à atterrir dans l’un des endroits les plus inhospitaliers au monde, avec l’URSS, pour un américain. Il appartenait, bien évidemment, à la CIA (Central Intelligence Agency) et avait pour but de préparer l’invasion armée de l’île afin de renverser le nouveau dictateur communiste en place. Nick était beau, sûr de lui, masculin à l’extrême, sportif, surentraîné et nonobstant un amant insatiable. Les femmes de « la Ferme » à Langlay (le siège de l’agence) l’avait surnommé « le colt à six coups » tant il était inépuisable au lit ! Mais voilà que le sol se rapprochait, la longue plage était une piste d’atterrissage idéale, le sable souple amortit ses premiers pas, il ralentit sa course, défit aisément son harnais et se libéra de la petite voilure noire. Debout, humant l’air chaud et humide de cet île paradisiaque, il vérifia la présence de son arme de service dans le holster sous son aisselle, celle de son couteau de combat contre son mollet, il épousseta sa veste, replaça sa mèche auburn sur son visage taillé à la testostérone puis avança d’un pas assuré vers le village le plus proche, Playa Larga en se répétant intérieurement son identité cubaine d’emprunt : « Mi nombre es Pendejo ! Coger Pendejo ! » sur un ton divinement « jamesbondien » mais néanmoins hispanique, hispa Nick Bottom bien sûr !

Dominika, toujours à son poste d’observation, commença de se déshabiller dans la dernière phase d’approche du deltaplane et finit totalement nue pile au moment où le bel agent américain se posait sur le sol cubain. Elle couru vers les eaux chaudes de la mer des Caraïbes pour en ressortir immédiatement, son corps svelte aux seins à la fois lourds et fermes luisant de milliers de gouttelettes d’eau salée. Sa sortie des vagues coïncida parfaitement avec l’avancée de Nick. On eut dit une Vénus soviétique que n’eût certainement pas reniée le camarade Botticellisky en personne !

Le premier rapprochement est-ouest fut explosif ! Atomique ! La bombe russe explosa littéralement à la vue de Nick ! Mais comment ne pas avoir le souffle coupé par cette apparition ? Par cette tornade nucléaire ! Du reste tout sauta en lui à commencer par les plombs tant les fourmillements, telles des décharges d’électricité provenant de sa queue, étaient intenses ! Une dernière pensée lui traversa l’esprit « De toutes les matières c’est les watts que je préfère ! »

La tête vide, le regard happé par les courbes de Dominika, Nick s’arrêta net et suivi la course de cette déesse sortie de l’océan. Poséidon en personne ne put rêver fille dotée de tant de grâce et de sensualité ! Son corps était de la plus belle eau, un diamant pur et sans inclusions, une naïade irréelle et sublime ! La belle espionne russe se réfugia dans ses bras, fondant en larmes, expliquant dans un espagnol parfait, rapide et saccadé, qu’elle avait nagé avec insouciance et que le courant l’avait repoussée loin de sa plage et … de ses habits ! Feignant alors de la façon la plus ingénue qui soit une prise de conscience de sa nudité elle recula d’un pas, tenta maladroitement de cacher sa poitrine opulente en croisant les bras, ce qui ne fit que donner à ces derniers encore plus de relief sous la lumière crue de la pleine lune. Visiblement essoufflée elle fit alors mine de s’écrouler, Nick n’eut que ses réflexes pour accompagner la chute de la belle Amphitrite, le piège se referma sur lui aussi sûrement que les eaux de la mer rouge se rabattirent sur Pharaon et ses troupes.

La nuque de Dominika touchait à peine le sable meuble que son visage se retrouvait à quelques centimètres des lèvres de Nick. A aucun moment ce dernier ne se rendit compte de la supercherie, Cuba était connue pour ses mœurs sexuelles débridées et sa tolérance vis-à-vis du naturisme. Les lèvres soudées à la belle brune incendiaire il sentit les doigts féminins déboutonner sa chemise en même temps qu’ils ôtaient la veste ! Une dernière bribe de lucidité lui fit dégrafer prestement l’attache de son holster pour cacher son arme sous sa veste, la suite fut plus confuse. Il se retrouva en tenu d’Adam sans trop comprendre où étaient passés pantalon, boxer, chaussures, chaussettes et couteau de Navy Seal. Seul comptait pour lui désormais les lèvres ourlées de Dominika qui coulissaient le long de son pieu déjà dur. Il ne sentit même pas la légère hésitation (ce fut la seule) de sa bienfaitrice devant son sexe glabre. Cette cubaine suçait comme une reine !

Dominika pensé « Hum, j’en ai vu des matriochka mais celle-ci est quand même une des plus prometteuses que j’ai jamais vue »

Alternant les coups de langues sur ses couilles et son scrotum, avalant le pieu dans sa longueur et laissant sa salive chaude couler le long de la hampe avant que d’aspirer sa propre écume créant ainsi une fraîcheur à le faire défaillir. La langue était velours autour de son gland totalement décalotté, elle tirait son prépuce à l’extrême, entre douleur et jouissance avant que de le « recalotter », sa peau formant un puits dans lequel elle immisçait sa langue dardée afin de venir taquiner son méat. Dans le même temps cette déesse surgie des mers lui malaxait les bourses ou en agaçait les contours du bout des ongles, un de ses doigts se perdant comme par inadvertance jusqu’à son petit trou sensible. C’est alors que le traitement divin cessa brutalement et que Dominika se renversa sur le dos, les chevilles croisées derrière la nuque, faisant ainsi saillir les lèvres de son sexe trempé ainsi que la pastille brune de l’anus qui pulsait juste en dessous ! La pose était si indécente, la souplesse de cette beauté à la peau de bronze était si incroyable que Nick ne tergiversa pas une seconde, il dirigea sa masculinité dressée vers l’antre rose et velouté et d’un coup de rein masculin pénétra cette grotte empourprée et soyeuse. Sa puissance surpris Dominicka pourtant habituées aux charges de ses amants cosaques ! Son sexe trempé accueilli néanmoins le membre volumineux avec l’aisance d’une amante aguerrie, ondulant du bassin elle donna le tempo à cet amant américain … après tout l’Amérique n’avait pas que des mauvais côtés se dit-elle, ce Nick allait la niquer à merveille elle le sentait. Libérant ses jambes elle ouvrit grand ses cuisses, ses petites lèvres charnues coulissaient le long de la tige sanguine de Nick, son périnée musclé faisait des merveilles, contractant son vagin elle enserrait le membre viril lors de ses vas et vient qui la secouait en tous sens. Le sable mouillé moulait son corps

La dernière danse était proche, parade amoureuse mais de laquelle l’un des deux amants ne se relèveraient pas. L’histoire s’écrit souvent en lettre de sang, celle-ci, bien que secrète, le fut avec un dernier jet de foutre et un ruissellement de cyprine … Dominika invita son amant à un soixante-neuf endiablé, Nick, allongé sur le dos, accueilli cette furie au-dessus de lui. La fleur de Dominika exhalait des parfums d’orient, cumin et iode mêlés, délicates et sensuelles ses nymphes voluptueuses étaient un bonheur à lécher, à embrasser, à aspirer. L’élixir féminin coulait à flot dans la gorge de Nick qui buvait cette ambroisie avec bonheur tandis que les lèvres ourlées de son amante s’enroulaient autour de sa queue prête à exploser. Un dernier élan, la gorge profonde était l’une des spécialités de Dominika, elle avala le long membre viril jusqu’à la garde, Nick suffoqua, c’en était trop ! Il sentit son scrotum se contracter, sa prostate libéra le liquide séminale, les bourses eurent un soubresaut, les spermatozoïdes libérés vinrent se jeter dans le flot de sperme brulant qui déferla dans l’urètre … il gicla puissamment des traits de sperme chaud et sucré au fond de la gorge de cette diablesse de cubaine quand il sentit les cuisses de la belle lui enserrer le cou, l’étreinte se fit de plus en plus forte, étau implacable, la mante religieuse venait de révéler son jeu. Le sexe de Nick perdit de sa superbe en un instant, redevenant une petite algue flasque et sans vie, Dominika avala cette version très particulière du Cuba libre puis planta son regard dans celui de Nick.

« Spassiba camarade Nickisky, son of a bitch ! »

Ce furent les dernières paroles que Nick entendit, il perdit connaissance et sa dernière pensée fut qu’il avait lamentablement échoué dans sa mission. Parfois il y avait une couille qui empêchait un plan de se dérouler sans accrocs, en l’espèce c’est sa queue de cochon qui l’avait perdue, là, sur le sable de cette baie éponyme …

La suite est bien connue, la tentative des USA pour déstabiliser le régime cubain échoua lamentablement mais peu de gens, à par vous désormais, savent la vérité sur cette page de l’histoire moderne et sur le rôle éminent que tint cette espionne fabuleuse que fut Dominika Mapine.

Aux dernières nouvelles Nick Bottom vit toujours à Cuba sous son nom d’emprunt cubain, les sérums de vérité russes lui ayant littéralement liquéfié le cerveau il est néanmoins depuis presque cinquante ans l’un des plus fameux liseurs pour rouleurs de cigares Cohiba au sein de la fabrique El Laguito, la plus prestigieuse maison de cigares de Cuba.

Dominicka Mapine, quant à elle, fut élevée au titre « d’Héroïne de l’Union Soviétique » et décorée de la médaille de l’étoile d’or, la plus haute distinction du temps de l’URSS. Décédée lors d’une mission en 2012 d’un orgasme fulgurant elle est inhumée au cimetière Novodievitchi , si vous vous recueillez un jour sur sa tombe prêtez une attention toute particulière à son épitaphe, vous en goûterez toute la saveur …

« Sa mission menée à terme avec brio, Dominicka Mapine quitta Cuba la tête haute ».

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