La Bastide

Une saga de Magiczeb - 1 épisode(s)

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Épisode 1 : La Bastide

Ils s’étaient donné rendez-vous dans la Provence profonde, dans une vieille bastide en pierres ocre, qu’ils avaient louée pour le week-end. La maison était ancienne, mais pourvue de tout le confort que l’on souhaitait. Elle était arrivée la première, tôt dans l’après-midi. Succombant à la chaleur torride de cette journée de juillet, elle s’était installée au bord de la piscine. Le domaine offrait une intimité remarquable avec ces haies de cyprès et ses pins maritimes majestueux. Ses pensées vagabondaient d’histoires rocambolesques et parfois osées. Réalisant qu’elle était seule, elle prit le loisir de se mettre entièrement nu. Elle profitait ainsi de tout ce que le soleil pouvait apporter de doré à sa peau déjà bien mate. Elle plongeait de temps en temps dans la fraîcheur de la piscine, ce qui lui donnait des frissons très agréables. Ressentir les ondes d’eau glissées sur ses formes lui procurait un plaisir certain. Elle se prélassait, là sur une chaise longue, depuis un bon moment. Elle somnolait doucement dans ces délicieuses sensations. Sa peau sous l’action des rayons brûlants du soleil était devenue moite et luisante.

Elle naviguait en plein songe, ne sachant pas définir la frontière de la réalité. Elle sentait au plus profond d’elle-même une présence, un regard posé sur elle.

Elle trouvait se songe très osé, vu la nudité de son corps, mais elle s’en délectait.

Subitement, un frisson plus intense la parcourut. Une sensation fraîche irradiait dans son dos et un souffle léger comme une brise caressait sa nuque. Elle ouvrait légèrement les yeux et sans le voir, pouvait sentir sa présence. Un grand soupir coupa sa respiration. Tant attendu, il était enfin là.

Subitement, une pensée gênante traversa son esprit. Elle était totalement nue sur cette chaise longue, ses vêtements étant loin, posés sur un coffre en bois. Avec un sourire espiègle, elle resta à plat ventre à se laisser contempler. Son amant devait admirer ses formes depuis un bon moment. À quoi bon s’en offusquer. Elle refermait les yeux savourant ces instants délicieux, son homme lui laissant tomber des gouttes d’eau fraîche sur l’échine et lui parlant d’une voix douce au creux de l’oreille. Le contraste entre sa peau brûlante et la main froide donnait à ces caresses une tonalité enivrante. Elle ne pouvait plus bouger. Le souffle près de la nuque s’était transformé en baisers légers comme une plume sur sa peau humide. Les frissons n’en finissaient plus d’aller et venir, remontant le long de son échine, descendant le long de ses flancs. Cette fois-ci, elle réalisait que deux mains s’étaient jointes, pour commencer un massage onctueux de sa peau en feu. Il n’y avait pas que sa peau qui commençait à prendre en flammes. Son bas-ventre vibrait aux rythmes des nuées de papillons qui tourbillonnaient en son centre.

Dans sa tête aussi, une tornade se déchaînait lui donnant un tournis vertigineux. Les mains se faisaient de plus en plus présentes, puissantes. Elles massaient, pétrissaient cette peau luisante. Les baisers laissaient place à une langue dont l’humidité tentait de rivaliser celle de la peau. C’est ainsi qu’il parcourait son dos en entier de la pointe de sa langue. Ses longues inspirations en disaient long sur le plaisir qu’il avait de goûter ainsi ce fruit, chaud, mûri par le soleil. Le mélange subtil entre baisers, caresses et léchages n’en finissait pas de faire vibrer son corps au plus profond d’elle-même. Elle commençait, en secret, à ressentir dans son sexe la vague humide du désir. Mais elle voulait que chaque instant dure le plus longtemps possible. Elle se laissait donc aller sous les caresses de son amoureux.

La course folle des mains et de la langue s’aventurait plus au sud, vers les montagnes siamoises et leur vallée profonde. Le délice des mains pétrissant fermement ses fesses lui déclenchait des soupirs puissants et profonds. Pris dans cette transe, elle débutait des mouvements presque incontrôlés de son bassin. La langue parcourait les deux collines par spirales et subitement, tandis que les mains écartaient ces deux monts galbés, disparut dans la vallée se délectant de la puissance humide qui y régnait. La danse du bassin était de plus en plus forte. L’amant enfouit son visage profondément entre ses fesses et laissait sa langue parcourir tout son entrejambe. C’était terriblement osé, mais si délicieux qu’elle en poussait des petits cris entrecoupés de respirations haletantes. Sans y avoir prêté attention, elle réalisait qu’elle était presque à quatre pattes sur cette chaise longue, offrant à son amant sa croupe entière. Il ne se gênait pas pour y fourrer son visage et jouer de la pointe de sa langue sur le petit bouton étoilé de son anus. Le plaisir était immense et elle réalisait que ce n’était que le début. Avec douceur, il lui fit faire volte-face et sans le vouloir elle se retrouvait face à lui exposant sa nudité, ses seins puissants et la toison légère de son mont de Vénus. Heureuse d’être avec lui elle se laissait admirer ainsi, relevant les bras au-dessus de la tête. Finalement, la seule chose qu’elle portait sur elle était un pendentif orné d’une pierre, aux éclats bleu vert, glissant entre ses seins. Les reflets sombres, irisés de la Labradorite tranchaient avec le doré de son buste.

Pendant de longs instants, ils plongeaient tous deux dans le regard de l’autre. Leur communion était bien commencée…

... Se relevant il la prit par la main et l’invitait à se mettre debout. S’éloignant du bord de la piscine, ils allaient tous deux près de la bastide côté ouest. Là se trouvait une magnifique fontaine ombragée. Deux chaises longues les attendaient, mais à la surprise de l’amante, l’homme lui intima de monter sur le large muret. Il fit de même et ne lâchant pas ses mains, les monta au-dessus de sa tête. Notre muse offrait une vue désirable de son corps. Avec précaution, il lui demanda de fermer les yeux et la fit tourner sur elle-même comme une ballerine. Délicatement, ses pieds frôlaient la pierre rêche. Un tour seulement et la vertigineuse danse faisait son effet. Tout en gardant ses bras au-dessus de sa tête, il lui soufflait à l’oreille de ne surtout pas bouger. Elle sentait un doux supplice l’envelopper. Face à elle, il approchait son visage et sans la toucher, la bouche grande ouverte, soufflait sur sa peau moite et respirait son odeur captivante. Il parcourait ainsi son corps au complet, humant les parfums différents de chaque partie. À chaque souffle de son partenaire, elle tressaillait, envoyant un frisson général à tout son être.

Désormais à croupi devant elle il soufflait sur la fine toison de son sexe ce qui lui faisait pousser des petits gémissements. Il passa dans son dos et fit la même chose en remontant. Juste son souffle sur elle inondait son sexe, brûlait son ventre d’un irrésistible brasier. Subitement, ses mains touchaient de nouveau les siennes, toujours hautes, au-dessus de sa tête. Il lui fit subir le même châtiment, mais cette fois-ci, avec en plus, la pulpe de ses doigts. Il glissait donc sur sa peau luisante, de ses mains jusqu’à ces aisselles moites en passant par ses bras. Elle crut prendre mal tellement c’était délicieux. Elle s’imaginait tombante dans la fontaine. Son souffle balayant son dos il continuait la descente de ses mains sur ses flancs passant légèrement à la naissance de ses seins. Elle pouvait sentir tout contre ses fesses la raideur de son amant. Elle aurait aimé qu’il la pénètre là puissamment, mais lui voulait faire durer le délicieux supplice. S’agenouillant en arrière d’elle, admirant ses formes, il déposait un baiser au creux de ses reins. Un premier contact avec ses lèvres laissait présager plus d’action. Non juste un baiser pour la faire un peu chavirer. Ses mains avaient saisi ses hanches, et descendaient maintenant le long de ses jambes ne laissant aucune surface non caressée. Lui intimant de garder ses mains haut dans le ciel, il la fit pivoter prudemment, et fit le voyage dans l’autre sens. Ses jambes, ses cuisses furent caressées, effleurées. Son sexe reçut un léger baiser sur sa toison. Il s’enivrait de l’odeur puissante que diffusait cette petite colline boisée. Il remontait doucement déposant un autre baiser sur son ventre près de son nombril. Arrivées au niveau de ses seins majestueux, les caresses se firent plus puissantes. Les respirations étaient devenues fortes. Il inspirait, captivant les phéromones de son amante. Son sexe était dur et dressé comme un mat. Il déposait un baiser sur chaque aisselle et continuait maintenant avec sa bouche à déposer de légers baisers dans son cou. Leurs sexes étaient l’un contre l’autre. Il pouvait sentir contre sa verge tendue, la douceur humide de la toison du mont de Vénus.

Il la fit descendre, avec précaution, du muret. Lui positionnant les mains face du haut mur de pierre sur le côté de la fontaine, il se plaçât derrière elle. Telle une prisonnière, il lui semblait qu’elle allait subir une fouille au corps. Cette idée coquine la fit frissonner…

… Ses mains se faisaient plus fermes, massant son dos, glissant sur ses flancs, le long de sa peau huileuse. Énergisant tout son être dans cette danse des mains, elle débutait des mouvements du bassin caractéristique du désir charnel. Mettant un genou au sol, il se plaça au niveau de sa croupe, écartant ses deux fesses et soufflant un air frais dans sa profonde vallée. Subitement elle ressentit sa langue voyager de son petit bouton étoilé vers son sexe chaud et humide. Il la pénétrait ainsi, jouant avec son clitoris, sa vulve et son anus. Tout en étant très osée, elle fondait de plaisir. Tout son corps était prêt à le recevoir. Mais un détail la chagrinait. Elle avait passé la journée à boire de l’eau fraîche pour lutter contre la chaleur et maintenant une envie pressante accaparait son esprit. Lui signifiant ce besoin pressant, il lui fit faire volte-face, restant à genoux devant elle. Elle savait ce qu’il voulait. Dans son regard, son amant lui exprimait l’envie de boire à sa source. Lui demandant de fermer les yeux, il soulevait une de ses jambes qu’il posait sur son épaule et baisait son sexe avec vigueur. Son autre main pressait sur son ventre arrondi. Elle se laissait aller à cette folie d’abord doucement, puis n’y tenant plus lâchait sur le visage de son amant, tous ces effluves chauds et dorés. Il la goûtait, la buvait se laissant inonder. Ces instants passés, elle reprit le contrôle, le regardant tout trempé, d’elle, lui parlant tout bas, lui disant combien il était fou, mais qu’en fin de compte c’était délicieux. D’un bon, il se mit debout face à elle et dans un signe de défi lui donnait un baiser profond échangeant ce goût salé. Elle lui prit le visage et lui rendait son baiser jouant de sa langue contre la sienne. Ce fut le coup de tonnerre qui sonnait la charge de leur extase. Relevant de nouveau une de ses jambes, elle se plaquait fermement contre lui et dans une danse parfaitement coordonnée, engloutie sa verge rigide dans son sexe. Il protégeait son dos des rudesses du mur de pierres de chaque coup de reins. Sa poitrine ballottait au rythme de leurs bassins et leurs pubis s’entrechoquaient violemment. La douceur des caresses et des massages s’était transformée en une puissante étreinte. Le sentir ainsi au plus profond d’elle-même était jouissif et tant attendu. Avec ce rythme endiablé, leurs corps étaient recouverts de sueur. Subitement il se retira, la retourna de nouveau et lui penchant délicatement le dos, l’a pris bestialement par derrière.

Pendant qu’il la pénétrait avec force, il jouait avec ses doigts dans sa petite fleur anale. Ce mélange de sensations était délicieux. Il jouait maintenant de plus en plus fort avec ses doigts. Elle voulait plus et elle savait que cela s’en venait. Il se retira de son sexe et inversa les rôles. Il fourrait son sexe profondément dans son petit cul et jouait avec ses doigts dans sa vulve. Elle essayait de se contrôler, car elle voulait que ce plaisir dure le plus longtemps possible, mais avec toutes ses stimulations, elle se laissa aller à l’extase. Elle poussait de petits cris, cambrait fortement ses reins, écrasait puissamment ses seins avec ses deux mains. Une onde vibratoire, frissonnante, parcourut tout son être. Son amant continuait son pilonnage, appréciant avec délice la jouissance de son amante. La belle revenait doucement de cet éclair de plaisir. Sa respiration était encore rapide et puissante, rivalisant avec celle de son homme. Elle voulait lui offrir une jouissance différente. Elle se dégagea de l’étreinte, s’agenouillant devant lui. Sans attendre, elle saisit la hampe de son amant et l’engloutit dans sa bouche.

Elle faisait danser sa bouche autour de cette verge rougie, jouant avec son gland luisant. Elle le goûtait sans tabou. Il ne fallut pas longtemps pour que toutes les sensations de la journée ainsi accumulées, lui déclenchent l’extase. Elle ressentait toute sa puissance dans sa bouche et se délectait de ce goût et de cette texture. Elle restait ainsi quelques instants à profiter de ce don. Lui échangeant un regard espiègle elle avala toute la substantifique moelle ! Se redressant jusqu’au niveau du visage de son amant, à son tour, lui donna un profond baiser échangeant par la même leur goût mélangé.

Chacun avait donné à l’autre quelque chose de profond de lui-même.

Le soleil avait avancé sa courbe descendante. La soirée se voulait encore tant prometteuse...

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