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Épisode 2 : Grand bien te fesses

La lumière du jour décline doucement à l'horizon, et colore l'azur de couleurs enchanteresses. A peine enivrée,  je descends avec délicatesse de mon tabouret et pars me préparer pour le repas du soir.

Traversant le jardin tropical pour rejoindre notre bungalow je sens un regard animal se poser sur ma nuque. 

Ce même regard se pose sur moi lorsque je sors de la salle d'eau, vêtue uniquement de ma nouvelle paire de boucle d'oreille.

"Es-tu prête à me régler ta dette?" Il arbore déjà un sourire cruel.

Ce sourire je le connais par coeur et je sais alors qu'il faut que je renonce à mon libre-arbitre et que je me soumets à ses moindres volontés.

À la lumière de la fin du jour qui filtre à travers notre fenêtre je  lui offre une réponse sans la moindre parole. 

Un sourire gourmand au coin des lèvres je ne peux que constater le désir de toute puissance qu'il a pour moi.

M'accroupissant à ses pieds, je lui offre ma queue de cheval avec laquelle il aime tant jouer, et libère une magnifique érection de son pantalon.

J'aime prendre mon temps, ne pas lui offrir ce qu'il désire sur le champ, je prends donc le temps de lui saisir les cuisses, lui masser les fesses et de l'embrasser au creux de l'aine. 

Mes mains passent sur son ventre et lui arrachent sans mal un premier soupir. Ma bouche explore maintenant le flanc de sa verge qu'elle parsème de baisers avant de souffler un vent chaud plein de délicieuses promesses sur son fruit à moitié caché dans un écrin de velour.

Mes doigts froids se posent délicatement sur ses bourses et viennent délivrer d'une habile caresse la Baie tant désirée. 

Je sens, dans mes cheveux, son impatience croître quand du bout de ma langue je parcours sa tête couronnée. 

Arme toi de patience,  tu auras bientôt ta pitance.

J'aime l'explorer dans les moindres recoins de son intimité, passer ma langue sur son frein, le tirailler doucement de mes dents, jouer avec sa couronne perlée ou encore parcourir l'intégralité de son gland avant de me saisir entièrement de lui.

Je m'arrête un instant, observe le sang pulser dans ses veines et sa verge se mouvoir afin se s'ériger un peu plus encore.

Consolatrice, je l'embrasse de nouveau, lui fait visiter l'intégralité  de mon palais dans une valse folle. 

Ses soupirs se font de plus en plus expressifs m'invitant à accélérer la cadence.

Bientôt sa libération sera mienne.

Brusquement il cesse mon mouvement.

"Tu ne croyais quand même pas que cela serait si simple".

Le monstre ne se contentera pas de ce cadeau, et soudain une crainte profonde m'envahit. 

Je me relève, le sonde d'un regard plein de gravité: ces boucles vont me coûter cher. 

Lui s'amuse de mon désarroi, tire sur mes cheveux afin de s'offrir ma gorge et m'embrasse dans le cou. 

La bataille pour mon lâcher-prise va être longue. 

Nous n'avons guère de tabou avec Alexis, avons fait bon nombre de découvertes lui et moi et bien qu'ayant perdue ma virginité bien avant notre relation il y avait une partie de mon anatomie qui, il y a quelques mois encore, était restée inexplorée (mais cela est une autre histoire). 

Voici donc l'objet de sa convoitise et même si je sais que cela lui procure des sensations divines je lui avais fait promettre de ne pas rouvrir Pandore avant un bon moment.

Il m'invite à m’asseoir sur le lit face à lui, j'en profite pour tenter une échappée en attirant le fruit défendu jusqu'à moi. 

Il me connaît sur le bout des doigts et m'oblige à m'allonger avant que je puisse me saisir de lui puis s'agenouille entre mes cuisses afin de parcourir Mont et merveilles... 

Il a toujours était un parfait amant mais j'ai beaucoup de mal ce soir à profiter de l'étendu de ses talents tant je suis angoissée par ce qui m'attend. Mais... le jeu est lancé et je ne peux pas me défausser. 

Cajoleur, il grimpe sur le lit, m'envahit de tendresse et de sensualité, se fait douceur en comblant un écrin à peine trop petit pour l'accueillir. 

Les va et vient mêlés au bruit du ressac s'accompagnent de caresses généreuses sur mon orchidée dont le miel abonde déjà. 

J'en oublie tout le reste, la chaleur, la faim et la peur. J'ondule  avec frénésie à la recherche de son apogée et de la mienne. J'ai encore un espoir.

J'ai toujours été une très mauvaise manipulatrice voyez-vous et cette fois encore mon partenaire ne tarde pas à lire dans mes pensées. 

Il se retire alors doucement de moi et transforme mon envie en cruelle frustration. 

Il lui faut rester tendre et attentionné afin d'arriver à  ses fins,  et me tournant sur le côté il vient se lover tout contre moi. 

Je sens son érection se durcir de plus belle au contact de mes fesses. 

De ses doigts il m'offre quelques caresses et poursuit ses hardiesses. 

Il est maintenant Là, plein de désir, tout contre moi. Mon corps s'immobilise, mon souffle se coupe, toute mon énergie se concentre sur le relâchement de mes muscles et l'acceptation de la douleur qui va suivre. 

Mes yeux se ferment et se crispent lorsqu'il me pénètre, j'essaye de me détendre, de lui faire de la place, de lâcher-prise...

A ce jeu j'ai autant de pouvoir que lui, j'en ai conscience et je sais qu'un seul mot réduira à néant ses ardeurs. Pourtant je n'en ferai rien.

Les soupirs de mon partenaire m'aident à me détendre d'avantage et la douleur laisse progressivement place à d'étranges sensations fortes, puissantes, au goût aigre-doux de peur et de plaisir. 

Je le prie d'aboutir tant cet exercice d'abandon m'épuise. Mon souhait ne tarde pas à se réaliser et c'est dans une dernière étreinte que je le sens s'abandonner à son tour.

Nous voilà, lovés l'un contre l'autre, sa main remettant avec délicatesse une mèche derrière mon oreille et la boucle qui la pare. 

"Dans de telles conditions des boucles comme ça je t'en offrirai tous les jours" 

Je lui lance un regard réprobateur et pars me rafraîchir, un zébu Rossini nous attend sous le Faré de l'hôtel.