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La peau grise

C'était un de ces soirs où je me disais que j'aurais vraiment mieux fait de rester chez moi. J'étais censé être en rencard depuis trente minutes déjà. Ça devait juste être un rendez vous banal, avec Cloé, cette fille avec qui l'on a matché sur l'une de ces application de rencontre, qui pullulent maintenant dans les smartphones. Je regardai mon téléphone: elle ne m'avait toujours pas contacté. J'étais donc la, seul, a finir un fond de bière dans mon café préféré, l'Authentique. Un petit café-bar méconnu du 2eme arrondissement, mais son ambiance réussissait toujours a m'apaiser. J'essayais toujours de le proposer comme lieu de premier rendez vous aux filles que je rencontre. Enfin, pour le coup on m'avait de toute évidence posé un lapin. Je réglai l'addition pour les deux bières puis sorti en prenant le chemin menant a mon domicile.

A peine une minute de marche entamée et mon téléphone vibra. C'était un message Tinder de la part de Cloé. Elle m'y expliquait qu'elle avait eu un gros problème et qu'elle ne pourrait pas être la avant moins d'une heure. Je lui répondis que ce n'était pas si grave tant qu'elle allait bien et qu'on pourrait remettre ça a un autre jour. Tout de suite elle se répandit en excuse, en insistant sur le fait qu'elle voulait vraiment qu'on se voie aujourd'hui et proposa une solution alternative. Elle me dit qu'elle pourrait faire au plus vite si je l'attendais directement chez elle et qu'elle m'expliquerai tout en détail là bas. Ma nature méfiante s'éveilla et j’hésitai quelques instant, a répondre à sa requête par la positive. Je me demandais s'il ne s'agissait pas d'une quelconque arnaque élaboré. D'un autre coté, au cours de nos échanges, j'avais été charmé par la personnalité de Cloé et j'étais vraiment curieux de la voir en personne. Au final j’acceptai, sans regret. De tout façon je n'avais rien sur moi qui ne mériterait que quelqu'un fomente une si complexe fraude a mon encontre. Réjouit, elle m'envoya donc toutes les informations nécessaires, à commencer par son adresse. Je m'empressai alors d'appeler un chauffeur Uber pour m'y rendre sans attendre.

Le chauffeur me déposa juste devant la grande porte de sa résidence. La façade de celle-ci était dans la plus pure tradition architectural des nombreux immeubles que l'on trouve a Paris. En examinant le bâtiment je reçus quelques gouttes sur le front, il commençait a pleuvoir. Je rentrai alors rapidement le code que Cloé m'avait donné. La porte s'ouvrit sans problème et je me retrouvai dans la cour. Je cherchai la roche de forme ovoïde sous laquelle elle m'avait dit avoir dissimulé une clé de rechange, de façon un peu cliché. Je la trouvais comme prévu, à proximité du plant d'orchidée. Pour finir il ne me restait plus qu'a trouver l'appartement a son nom. Après quelques secondes je tombai sur l'appartement de Cloé Charlene, j’apprenais son nom de famille par cette occasion. Je tournai la clé dans la serrure, poussai la porte puis rentrai.

Quand je passai le pallier, je sentis une agréable odeur de jasmin. En un seul regard on pouvait confirmer qu'il s'agissait de l'appartement d'une jeune femme. Je regardai ma montre, j'avais fait vite. Cloé ne devait pas arriver avant une vingtaine de minutes encore. Je retirai la clé de la serrure, comme elle me l'avait ordonné. Me retournai puis posai ma veste sur le porte manteau en m’apprêtant a examiner son appartement quand j'entendis la serrure se faire pénétrer. C'était un timing assez curieux, mais dans le doute je m'apprêtai a accueillir Cloé. Passant la porte, apparu dans la lumière, la silhouette d'une élégante et bien portante femme..

-Salut Cloé, tu as fait ass…

J’interrompis mes salutation a la réalisation de la vision qui s'offrait a mes yeux. La jeune femme qui avait ouvert la porte avait les mains et le visage gris tandis que ses cheveux et ses yeux étaient couleur blanc neige . Le reste de son corps était dissimulé par le large imperméable qu'elle portait. Je fis deux pas en arrière, dans une réaction étant un mélange de peur, de surprise et dégoût. Elle entra et ferma la porte a clé derrière elle. Inconsciemment, je cherchai déjà du regard, une arme improvisé pour me défendre en cas d'attaque de la créature. Un nombre astronomique de pensés qui ne faisaient pas grand sens me vinrent alors a l'esprit. Je ne pus balbutier que quelques mots en tremblotant :

- Qui es tu, qu'a tu fais de Cloé?

La créature avança alors vers moi d'un pas tellement léger que s'en était effrayant.

- N'avance plus où alors j'appelle les secours, avais-je crié en brandissant mon portable dans ma main.

Elle s’arrêta alors là où elle se trouvait puis pointa son index contre sa poitrine.

- Cloé, dit-elle d'une voix semblable a l'écoulement d'une cascade.

- Qu'est ce que tu raconte, tu n'a rien à voir avec Cloé.

En effet, même si on lui enlevait son teint gris métal, son visage était au antipode de celui de la photo de Cloé. La créature avait un nez fin, des fossettes marqués et un menton qui paraissait raffiné. A y regarder de plus près, il est vrai qu'elle était fort jolie malgré ces couleurs perturbantes et un visage affichant une expression imperturbable. Mais en aucun cas n'était elle similaire a la fille sur la photo.

- Moi Cloé. Nous sexe, dit elle en pointant tout a tour sa personne puis moi même.

Elle ouvrit alors alors son imperméable et le laissa tomber au sol. Ce qui dévoila un justaucorps en dentelle noir recouvrant une partie de son corps gris argenté. Ses seins gris paraissaient vouloir s'échapper de cet habit si serré. Elle fit alors un pas en avant.

- N'approche plus je t'ai dis, laisse moi juste partir ! Peu importe ce que ça concerne, mais je ne veut pas y être mêlé. Il n'y a pas moyen que tu sois Cloé !

Elle s’arrêta de nouveau puis prit un moment comme si elle paraissait réfléchir et déclama :

- Pas attendre qu’événement vienne comme tu souhaites. Décide vouloir ce qui arrive et toi heureux.

Je fus frappé par ces paroles comme par un éclair qui aurait négligé un paratonnerre pour s’abattre sur le toit d'une maison. Bien que la grammaire ait été passé a la hache, c'était ma citation préférée d’Épictète. Je lui avait sorti ça au bout d'une semaine pour tenté de l’impressionner. Ce a quoi elle avait répondu :

- « Est heureux qui crois l’être.» Cloé c'est donc vraiment toi ?

Elle hocha la tête en guise de réponse. Serait ce donc possible que j'avais réellement devant moi la fille avait laquelle j'avais dialogué et qui m'avais tant plu ? J'avais encore mes doutes. Par messages elle était éloquente et exubérante dans son choix de mots alors qu'ici sa syntaxe était horrible. Elle avait meme du mal a aligner deux mots. En me plongeant dans les deux boules de neiges qui lui faisaient office d'yeux je ne pouvais détecter aucun trace de mensonge. Quelque part ça me rassura grandement de savoir cette personne devant moi était capable de penser complexe. Je m'approchai alors d'elle puis déclamai :

- J'ai tellement de question pour toi. Pourquoi ne m'a tu ri…

Elle m’interrompit en posant son index sa mes lèvres puis me demanda :

-Nous, sexe, OK ? Réponses, après.

Elle semblait vraiment vouloir coucher avec moi pour une quelconque raison. En réfléchissant en dehors du curieux phénomène de décoloration, elle était très excitante. Elle avait de belles courbes fournies malgré le fait qu'elle soit svelte et son attitude impassible avait son charme. Je trouvais toujours ça un peu louche mais après une telle montée d’adrénaline, je me sentais excité comme jamais. Au final, je hochai la tête pour lui signifier ma réponse. Elle poussa un délicat ricanement de satisfaction marquant sa victoire morale.

Elle prit tout de suite les devants en m’arrachant violemment la chemise rayé que je portais, faisant sauter quelques boutons au passage. Quand a moi, mes mains parcouraient déjà son sublime corps de haut en bas. La texture de sa peau était particulière, légèrement moite tout en restant incroyablement lisse au touché. Elle paraissait vibrer a chaque effleurement. J'embrassai son cou tandis qu'elle me débarrassait de la ceinture de mon pantalon. Cloé avait une odeur qui me rappelait étrangement celle du baume de tigre, en moins marquée. Cette odeur me rappela mon enfance et me mit en confiance. Je fourrai alors ma langue dans sa bouche et a ma grande surprise elle possédait une fine langue bifide. Elle était peut être une de ces amatrice de modification corporel, ce qui expliquerai son apparence. Chassant ces pensées futiles, de mon esprit, je me concentrai sur le ballet qu'effectuai nos langues. Tout ce que je lui donnai, elle me le rendit au quintuple. Je pouvait sentir son désir comme s'il se matérialisait contre ma peau. Ma ceinture céda, je saisi une capote se trouvant dans ma poche arrière et me débarrassai de mon futal. Alors que je commençais a ouvrir la protection, elle tapa sur ma main de manière caractérielle et fit chuter le préservatif, au sol. Qu'a cela ne tienne, peut être ne voulait elle pas que ça nous encombre durant les préliminaires. Elle saisit ensuite immédiatement mon paquet et commença a masser ma queue déjà à moitié dur, à travers mon caleçon. Elle savait exactement comment passer y ses doigts, où appuyer, c'était une pro. Alors que mon plaisir personnel augmentait, j'écartai les bretelles de son justaucorps les déplaçant de ses épaules, à ses bras. Se révélèrent alors des tétons pointu d'une coloration bleuâtre. En y approchant mes doigts j'ai découvert à mes dépends qu'ils étaient rêches, a la limite tranchant. Cloé saisit alors son sein gauche en pointant son téton vers moi et demandant :

- Lèche ?

Le tout accompagné d'un rire moqueur et un regard espiègle. Elle savait sans doute que je me serais coupé la langue si j'avais essayé. C'est alors elle qui prit les devant, de nouveau et utilisa sa langue modifié pour me stimuler les tétons. Ils devinrent dur en a peine quelques instants.

Elle continuait toujours de masser mon manche, maintenant pleinement érigé. Le plaisir montait et je n'en pouvais plus : je voulais être en elle immédiatement. Brisant notre étreinte, j'enlevai mon caleçon pour laisser mon mat flotter au vent. Retirant alors son justaucorps, je touchai son entrejambe et une nouvelle surprise s'imposa a moi. Il n'y a avait rien. Ni orifice vaginal, ni appendices, rien de rien. Je n'avais jamais rien vu de pareil. Mais qui cette femme était elle vraiment ? S'en suivit un léger moment de panique de ma part, ne savant pas du tout quoi faire. Cloé venant a ma détresse, agita son index de gauche a droite pour signifier un non. Elle se mit a genoux, saisit fermement ma bite et se mit a la tâter comme si elle vérifiait qu'un fruit était bien mûr . C'est alors qu'elle fit sortir une espèce d'aiguille, de cinq centimètre de long, du bout de son index. Elle saisi ma bite fermement puis leva mon gland vers le ciel.

-Non, ne fait pas…

Je n’eus pas le temps de protester, qu'elle planta l'aiguille dans la zone pénis et testicules se rejoignent. Étonnement cela se fit complètement sans douleur. Elle se leva alors et je commençais a sentir un sentiment étrange m'envahir, quelque chose changeait dans mes organes sexuels. Mon pénis déjà dur se rigidifia davantage, mes testicule gonflèrent de volume. Suite a cela je me sentais, béat, euphorique et excité comme après une privation d'un an. Elle me regarda comme si les choses ne faisait que commencer maintenant. D'un coup de pied elle me poussa dans le fauteuil se trouvant derrière moi, puis se mit a genoux de nouveaux.

Dans un spectacle envoûtant, Cloé sorti lentement sa langue fourchu de sa bouche. Son appendice buccal était beaucoup plus long que celui de la moyenne des gens. Elle l'entoura autour de mon mon gland à vif. Il semblait que sa salive rendait mon membre entier plus sensible. Elle se mit alors a frotter délicatement mon extrémité avec les bouts de sa langue, à coup de petits mouvements concentrique. Puis alors que je pensais déjà avoir subit le summum de son art buccale, elle déroula sa langue davantage. Celle ci ne semblait ne pas finir, a la manière de ces chiffons que les magiciens sortent de leurs chapeaux. Lorsqu'elle estima que la longueur était suffisante, elle utilisa ce lasso de plaisir pour agripper mon pénis dans son entièreté. Elle fit deux tours autour de ma queue, pour finir par un nœud délicatement placer autour de mes testicules. C'est alors qu'elle resserra son mécanisme complexe, de façon si virulente qu'elle rendit visible la quasi totalité des veines de mon engin. Dans son élan elle se mit à faire des va et vient linguales sur l’entièreté de ma bite, tout en stimulant mes boules, de ses deux bouts de langues. Un plaisir intense m'habita alors en un instant, tandis que l’être étrange utilisait sa langue pour me branler.

Mes ongles plantés dans les accoudoirs au fauteuil, je dus me concentrer fortement pour ne pas gicler au travers de cette spirale de muqueuse divine. Sur le moment je savais déjà que c'était, et resterait sans doute, la meilleure fellation que l'on ne m’aie jamais faite. Entre deux plaisir incomparable, j'examinais le visage de la soit disant Cloé. Elle n'affichait plus une expression stoïque comme auparavant. Ses joues grises avaient bleui, ses pupilles étaient légèrement révulsées et sa bouche laissait échapper des filets de salive venant s'écraser contre mon bas ventre et mon pénis. Elle agissait de manière bestiale et on pouvait tout de suite deviner qu'elle prenait plaisir a ce qu'elle faisait.

Plus on avançait plus elle accélérait le rythme. Entrecoupé par mes propres gémissements de plaisir je lui annonçai:

- S… Si tu va si vite je ne pourrait pas me retenir, très lon… Très longtemps.

- Viens à moi.

Malgré son langage approximatif, j'avais parfaitement compris l'idée qu'elle voulait communiquer. De nouveau elle accéléra la cadence. J'étais au bord de mon siège et sentais déjà venir la jouissance ultime quand soudain, elle me prit au dépourvu une nouvelle fois. D'un coup elle resserra son nœud autour de mes testicules et laissa l'extrémité liant le tout, stimuler mon anus. Mon pénis se mit a trembler, comme un geyser prêt a évacuer toute la pression. Tout en poursuivant la masturbation linguale, elle saisit mon membre, de ses deux mains et le plaça dans sa bouche. Elle continua de me stimuler dans cette lyrique branlette à trois mains, pour un court instant. Mais le plaisir était devenu incommensurable et je giclai mon ambroisie blanche directement dans la gorge de cette déesse de la pipe. Mon sperme se déversa en continue, pendant ce qui parut être une éternité. A chaque giclé, Cloé avait des spasmes de plaisir intenses. Lorsque le flot de sperme cessa, elle se laissa soudainement tomber en arrière. Elle semblait convulser et avait maintenant les yeux totalement révulser. Je m’inquiétai un instant, jusqu’à ce qu'elle commença a pousser des cris de plaisir allant crescendo. Elle termina quelques seconde plus tard avec un cri strident qui s'accompagna d'une convulsion finale parut rendre son corps encore plus raide que la roche. Elle ne bougeait plus du tout, mais je l'entendais respirer.

Malgré le peu de mouvement de ma part, il semblait que cette éjaculation intense m'avais épuisé. Je restai assis dans mon fauteuil comme un roi bedonnant, à qui l'on avait annoncé qu'il avait gagné la bataille, alors qu'il n'y avait jamais vraiment prit part. J'observai cet être étrange, avec ses yeux sans pupille et sa peau similaire au ciel d'hiver. J’étais, là attendre son réveille, espérant candidement que l'on puisse discuter de qui elle était vraiment. Il lui fallut bien cinq minutes pour reprendre conscience tandis qu'il ne m'en fallut que trois pour récupérer entièrement mon souffle. Son temps écoulé, elle se leva affichant le même visage glaciale qu'elle avait lorsqu'elle entra dans la pièce. Se dirigeant vers moi elle posa sa main sur mon visage pour me donner un tendre baiser. Puis avant même que je puisse ouvrir la bouche, elle m'injecta une substance dans le cou a l'aide de l'épine de son index. Je me sentais plonger dans un profond sommeil. La dernière chose que je vis fut un sourire révélant des dents s'accordant parfaitement avec la couleur de ses yeux.

Je me réveilla par terre a 4h47 du matin, dans un parc, mais a l'abri de la pluie. Encore un peu secoué par l’expérience que je venais de vivre, je rentrai chez moi, hagard.

Depuis, j'ai évidemment essayé de la revoir, mais son profil Tinder s'était bien entendu envolé. Il s’avère que la vraie Cloé Charlene, celle a qui appartenait réellement les photos de profils ainsi que l'appartement, était en vacances depuis un mois, le jour ou cela s'est passé. Et ce n'est évidemment pas elle qui a créer le profil. Impossible de trouver quoi que ce soit sur une fille a la peau grise sur le net sans que ce soit une maladie.

J'ai demandé a un ami qui s'y connaît en informatique d'essayer de retracer ses données a partir de Tinder. J'ai placé des caméra devant l'appartement de la vraie Cloé dans l'espoir de la revoir. Rien y fait : aucun résultats.

Encore aujourd'hui, je ne sais pas qui ni ce qu'elle était vraiment. Mais elle était réelle, j'en suis persuadé, je peux encore sentir la sensation sa langue sur mon gland. En tout cas une chose est sur : cette peau grise m’obsède toujours autant.

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