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La recherche et la rencontre

Je suis avec mon compagnon depuis plusieurs années. Il est drôle, beau, sérieux bien fait de sa personne, et avec une bonne situation. Il y a juste un petit détail, et pourtant important. Les relations sexuelles sont très bien, mais, il n’aime pas l’anal. Et moi je fantasme.

Au mois de juin, mon petit ami partit en déplacement militaire de plusieurs mois. Au bout de quelques semaines, je regardais tous les soirs des films pornos.

Un samedi soir, je craquai. Je postai une annonce sur un site de rencontres libertines très connu.

« Bonjour,

J’ai 25 ans, je suis brune aux longs cheveux. Je mesure 1m69 pour 57 kg, je rentre dans un 36.

Pour mes mensurations, c’est 87-66-89. Je recherche un homme, un vrai, avec des fantasmes bien particuliers, que je ne préciserais pas ici. Messieurs vous devez être dans la tranche 27 à 45 ans maximum. Soyez-vous même si vous ne correspondez pas, ce n’est pas grave vous plairez à quelqu’un d’autre. Merci »

Je savais exactement ce que je recherchais, un homme avec un intense fétichisme sur l’anal. Les candidatures furent nombreuses, mais comment deviner les fantasmes des hommes venant me parler ? Pour le savoir, j’utilisai une série de questions discrètes dispersées dans la conversation.

Si les fantasmes de mon interlocuteur tournaient autour de l’anal, alors je m’arrêtais sur la candidature.Je regardais le physique. Je passai tous les soirs suivants connectée sur ce site à discuter avec différentes personnes.

Puis je rencontrai « Timideducoin », son orthographe était parfaite. Toutes les réponses correspondaient. Il était poli, drôle. Je passai plusieurs heures un vendredi soir à discuter avec lui.

De plus il habitait dans une petite ville côtière proche de chez moi.

En plein milieu de la conversation, il me demanda ce que je pensais de l’anal, je lui dis alors je j’adorerai essayer. Je lui dis alors que je n’avais pas eu l’occasion d’expérimenter. Il parut satisfait.

Il me donna rendez-vous le dimanche qui suivait, dans sa ville.

Samedi, j’allai chez mon esthéticienne pour me sentir plus femme qu'ours. La journée passa dans l’attente du rendez-vous du lendemain. Dimanche après-midi je me lavai, me coiffa d’une queue-de-cheval.

Je m’habillai d’une petite robe rose poudrée légère. Je mis mes boucles d’oreilles avec des plumes roses et la parure qui allait avec. Je choisis des escarpins blancs qui allaient très bien avec mon blazer blanc et mon sac.

Mon maquillage était léger. J’avais la chance d’avoir un beau visage avec une belle peau. Un peu d’anticerne, du blush, un fard à paupière délicat, un trait d’eye-liner pour des yeux de chat, du mascara habillaient mon visage. Pour les lèvres, un simple baume suffirait.

Je pris la voiture et me rendis au rendez-vous. À15h sur la terrasse du café du port. Le soleil était au rendez-vous, le serveur était agréable. Le clapotis de l’eau sur les pierres du quai ajoutait une beauté à ce moment. Les mouettes chantaient et se disputaient les rares morceaux de pain du trottoir.

Soudain je le vis. Il était grand, autour du 1m90, de 40 ans environ. Ses épaules musclées étaient mise en valeur par un débardeur blanc. Je me levai, il me vit, me sourit et s’assit à ma table.

Sa mâchoire était carrée, ornée d’une barbe soignée. Il ressemblait à la photo mais en mieux.

Au fond de moi, mon ventre émit un frissonnement.

Il me dévisagea des pieds à la tête. Ses yeux verts me pétrifiaient.

« Hum tu es belle » me dit-il d’un air appréciateur

Nous commençâmes à discuter, d’abord du temps, puis de la ville. Ensuite de nous, il me précisa qu’il était divorcé depuis un an, sans enfant, qu’il recherchait pour le moment des moments complices. Son vrai nom était Ivan.Je lui avouai que j’étais en couple depuis plusieurs années et que j’avais en tête une relation discrète.

Ivan travaillait comme gérant d’un complexe sportif comprenant une piscine olympique dans la grande ville voisine. Son travail ne lui laissait pas beaucoup de temps pour s’amuser.

Nous nous levâmes et nous entamâmes une balade autour du port. Puis nous allâmes visiter les remparts.

Le dimanche aucun commerce, à part les bars sur les ports, n’étaient ouverts. Et les remparts, peu instructifs, étaient désertés le dimanche par les touristes.

Nous parlâmes pendant des heures, puis il me raconta une blague et j’éclatai de rire. Il m’agrippa la tête et m’embrassa.Je passai mes mains autour de son cou.

Mon ventre frissonnait de plaisir. Sa bouche était douce, intrusive.

Ivan posa ses mains chaudes sur mes hanches. Il m’appuya le dos contre le rempart.

Nous cessâmes de nous embrasser pour nous regarder dans les yeux.

«  Tu embrasses bien, tu m’excites » me dis-il

Une bosse déformait son jean. J’essayai de frotter mon bassin contre lui mais il me saisit les mains durement et m’éloigna de lui. Il me menotta les poignets d’une main et m’embrassa.

Ces paumes étaient rugueuses. Je gémis d’excitation.

« Laisse-moi faire »

De la seconde main, cet homme remonta ma robe et écarta mon string. Il passa les doigts sur ma vulve.

« Tu es déjà mouillée ! »

« C’est de ta faute » répondis-je

Ivan m’entraina d’une main vers une échauguette du rempart, donnant un semblant d’intimité.

Il sortit une bande de tissu de sa poche. Il m’attacha les poignets dans le dos, j’essayai de résister mais il était clairement plus fort.

« Tu ne veux pas ? » me demanda-il « non, je joue le jeu simplement » rigolait- je

Il rit et m’embrassa, puis descendit mon string sur mes chevilles. Il se mit à genoux, souleva ma robe, posa sa bouche sur ma vulve. Il aspira mon clitoris, et un éclair me traversa le corps.

Il me mangea, roula mes petites lèvres, tandis que je soufflais mon plaisir.

Deux doigts s’introduisirent au fond de mon ventre. Rapidement les mouvements de ces doigts me déclenchèrent une envie d’uriner. Je me décontractai et laissai passer l’envie. Soudain un gros coup de chaud me montait à la tête, je hurlai.

J’eut envie que tout se s’arrête mais en même temps pour rien au monde je ne l’aurais voulu. Je goutais à l’orgasme, le vrai, pour la première fois. Je ne sus pas combien de temps cela dura. Lorsqu’il me lâcha, je tombai à genoux, prise d’un fou rire incontrôlable.

« C’était bon ? »

« Ahh. Oui ! » répondis- je

Une sonnerie retentit, il prit son portable de sa poche, jura et répondit.

« Allo oui Patrick, oui ça va et toi . » Silence « Y A une fuite ? Où ? » Silence « Dans le hammam? Bordel Patrick, on avait dit pas aujourd’hui ! Bon j’arrive ! »

Il raccrocha, me regarda, sourit, m’embrassa et me détacha.

« On remet ça à la semaine prochaine . J’ai adoré quand tu jouis » rigola-t-il

« Ohhh. Je suis désolée pour toi. J’ai envie de terminer ce qu’on vient de commencer, mais j’attendrai » dis-je déçue

Il m’embrassa profondément, avec douceur, il me regarda dans les yeux, se leva.

Il me remit debout, me détacha et remonta mon string humide. D’un air désolé, Ivan m’embrassa une dernière fois.

« Aller j’y vais ! Je t’appelle ma belle coquine »

Puis s’éloigna à pas rapide.


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