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La rencontre

Reims, août 2017


Ca y est, il est là.

Son profil m'avait plu, et il m'avait ouvert spontanément son album privé sans plus de discussions. Plutôt bel homme, malgré sa quarantaine visible et assumée, j'ai tout de suite eu envie d'en savoir plus. Par échange de bons procédés, je lui avais permis de voir mon visage, et je lui plaisais.  Jusque là tout va bien.

Fabien est un homme plutôt distingué, courtois. Il m'a séduite avec la plume qu'il sait manier. On peut facilement jauger une personne à l'écrit, et les histoires qu'il a publiées sur chuchote-moi.fr ont fini de, pour le moins, m'émoustiller.


Ca y est, il est là,

Il m'attend comme convenu, au bar de l'hotel, en lisant la presse régionale devant une bière. Il m'a reconnue et me fait signe. Qu'est-ce que je vais bien pouvoir lui dire ?

"Salut Natalia! tu bois quelque chose?" Ca y est, on se retrouve comme deux vieux potes alors qu'on ne s'est jamais vu, et que nos échanges se limitent à plusieurs e-mails. Je m'asseois face à lui, je masque mon stress. Il fait comme il avait dit, comme je le souhaitais, est-ce que je lui plaîs ?

"Quel plaisir de se voir enfin en vrai" me dit-il, le pense-t-il vraiment ? Il sourit avec ses yeux, je suis presque conquise.

Alors nous parlons des sites de rencontre, des bonnes et mauvaises surprises qu'il a eu, de ses conseils pour éviter les tricheurs et les lourdingues qui cherchent des coups d'un soir. Ses précédentes rencontres ont du en voir!


Ca y est, j'ai le tournis,

j'aurais dû prendre un soft. Je ris et j'ai envie. Envie de lui.

Il m'a dit que si le feeling passe, il me proposerai de l'accompagner dans sa chambre ; nous dînerions en room-service. Je ne crois pas un seul instant que nous commencerions par dîner.


Ca y est, je le suis vers sa chambre,

nous avons échangé trop de messages pour que j'en reste là, je veux le découvrir, je veux mon moment de vérité, j'en ai besoin, je l'ai voulu.

La chambre est grande, la climatisation poussée à fond me fait frissonner. Il ne fait pas si chaud dehors, et puis je frissonne, tout simplement.


Ca y est, la porte de la chambre s'est refermée.

Il glisse ses mains derrières mes oreilles et pose ses lèvres sur les miennes. Je ne dis rien, je souris, instinctivement. Sa bouche prend ma lèvre inférieure, je l'entoure de mes bras. Il frotte le bout de son nez sur le bout du mien " un bisou d'esquimau" dit-il, ma nuque picote, je le veux.

Alors il pose ses mains sur le haut de ma poitrine décolletée. Sa langue vient chercher la mienne, je plaque ma tête contre le mur.

Ses mains glissent le long de mes bras et les soulèvent, pendant qu'il continue de promener langoureusement ses lèvres dans mon cou, remonte jusqu'à mes oreilles...


(à suivre.)

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