L'amour en musique...

Une saga de Mysterious - 41 épisode(s)

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Épisode 2 : Me, myself and I... et mon groupe de rock

J’écris depuis que j’ai quinze ans. A la base, il s’agissait purement et simplement d’une thérapie. A la longue, l’écriture est restée un besoin dans mon existence. Je m’en sers pour transformer quelque chose de négatif en positif. J’écrivais à la base des textes de chansons… bien que je ne sache jouer d’aucun instrument. J’écrivais aussi des poèmes. A l’âge de quinze ans, j’écoutais énormément de R&B, et je calquais en quelque sorte ce que faisait M.Pokora et bon nombre de ses confrères. J’aimais Mariah Carey, et je salivais devant la plastique des chanteuses R&B et pop du Nouveau Monde. Avec l’âge, mes influences ont changé. J’ai délaissé le R&B et les histoires où les chanteurs chantent leur amour pour une belle et où ils rêvent de s’unir à elle. Je me suis mis à écouter des groupes comme U2, Queen ou encore Depeche Mode, des artistes solo comme David Bowie, Bruce Springsteen. C’est en écoutant les paroles tourmentées ainsi que les mélodies électroniques de Depeche Mode que l’éclair m’est venu, si je puis dire. Martin Gore est un auteur-compositeur dont les mots et les airs me touchent au plus haut point. De plus, le personnage scénique qu’il incarne est quelque chose qui me parle. Discret sur le devant de la scène, mais qui n’en pense pas moins backstage.

C’est ainsi que je me suis acheté mon premier synthétiseur, un Roland. J’ai collé des notes synthétiques à mes textes. Si Martin était mon nouveau gourou artistique, mes influences littéraires étaient et restent aujourd’hui encore variées: Pétrarque, Ronsard, Ovide, Verlaine ou encore Apollinaire. Je faisais mes gammes et mes classes petit à petit, lentement mais sûrement, dans mon coin. Je continuais aussi d’écrire. J’avais même commencé à publier mes textes sur un blog (que je continue toujours de tenir régulièrement avec amour). C’est ainsi qu’un groupe de rock de la capitale avait pris contact avec moi. C’était un groupe qui chantait en anglais et qui ne jurait apparemment que par ces groupes anglo-saxons des années 1980: U2, The Cure, INXS ou encore… Depeche Mode. Côté mélodies, ils avaient -semble t-il – de la matière et envisageaient d’incorporer un peu d’électronique à leur musique. Mais, ils disaient être confrontés au syndrome connu et universel de la page blanche. Nous avons fait connaissance via e-mail. Ils m’ont proposé de rejoindre leur formation. Ils m’ont chargé d’écrire les paroles de leurs futures chansons.

Thomas est le batteur du groupe. Anthony, le chanteur et guitariste (aussi le musicien aimé de ces filles), Alexandre (Alex pour les intimes), le bassiste. Moi, Benoit, je suis devenu le quatrième trublion de la formation, aux claviers et aux chœurs.

Presque caché derrière mon synthé Moog, je jouais en tant que partie du groupe. Oh… il pouvait m'arriver d’exécuter un solo de temps en temps, en fonction de nos compos. Mais, je n'étais pas du genre à me mettre en avant. Je n'aimais pas ça. Les gars aimaient les sonorités vintage de mon Moog. Elles leur rappelaient les bandes-originales de films genre Orange Mécanique, et autres chansons glam rock et rock progressif des années 1970. Ils étaient tombés dessus à l’occasion d’une répet’ chez moi, un jour. En fait, nous étions en plein dans l’écriture d’une chanson, et c’était la première fois que les gars venaient chez moi. Jusqu’alors, soit ça se fait dans notre local de répétition, ou bien soit chez l’un des trois autres. Jusqu’alors, je jouais avec un synthé Casio. Au cours d’une pause, ils étaient donc tombés sur le Moog, et limite, c’était le plus beau jour de leur vie. Comme s’ils venaient de gagner à l’Euro Millions! Ils n’en revenaient pas. Ils m’ont demandé de jouer un peu de notre compo en travaux sur ce synthé vintage analogique. Et là, c’était le coup de foudre. Il n’y en avait plus que pour ce bon vieux Moog. En contrepartie, je demandai à ce que l’on s’essaie à des chansons dans notre bonne vieille langue de Molière. L’anglais, c’est bien beau. C’est une langue mondiale. Mais, tout le monde ne le comprend et ne le parle pas forcément. Et puis… Le français est une belle langue quand même, non? C’est justement pour l’écriture de ce morceau (un de nos «classiques»: Les chansons pour se dire je t’aime) que les gars ont accepté mon idée.

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Les chansons pour se dire je t’aime

Couplet 1

Dans ton baladeur,

Tout contre ton cœur,

J'ai mis des chansons

Quand tu avais

Le dos tourné,

J'espère que tu les aimeras

Couplet 2

Un slow,

Un tube de l'été chaud,

Tout plein de chansons

Pour te dire,

Pour te redire

Combien je t'aime

Refrain

L'amour en musique,

Il n'y a rien de plus beau,

Quel cadeau magnifique!

C'est la goutte d'eau

Qui fait déborder le vase,

Écoutons ensemble ces chansons qui nous plaisent

Couplet 3

Un rythme lent,

Un tempo entraînant,

Juste des chansons

Que je veux t'offrir

Pour te dire 

Que je t'aime

Couplet 4

Une basse chaloupée

Ou des nappes de synthés,

Que la chanson

Te fasse penser à moi,

Je compte sur toi

Pour me dire que tu aimes

Refrain

Couplet 5

Dans mon baladeur,

Tout contre mon cœur,

Je découvre de nouvelles chansons,

Peu importe la langue

Ou qu'elles soient courtes ou longues,

Tu m'aimes

Refrain

Refrain

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Aujourd’hui encore, nous composons une partie de nos titres en anglais, mais nous tenons aussi à rendre hommage le plus possible à notre chère langue française. Pour les trois autres gars (célibataires… et coureurs de jupons par-dessus le marché), chanter des chansons en français-surtout quand elles parlent d’amour- ça fait chavirer le cœur des filles. Ces chansons sont écrites pour frimer, draguer, flirter ou bien parfois pour faire danser. Et ce sont mes collègues de scène qui récoltent les lauriers, les suffrages, les faveurs d’une partie bien ciblée de notre public. Presque caché derrière mon clavier, et presque gêné par ces longues minutes de «confession» (bien que je ne sois pas à l’avant-scène), je suis loin de provoquer les émois de nos admiratrices. Et pourtant… J’étais bien loin de me douter qu’il pouvait en être autrement...

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