L'amour en musique...

Une saga de Mysterious - 26 épisode(s)

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Épisode 16 : Se toucher et se découvrir...

-«Hmmm… J’aime m’occuper de toi… Tu le vois? Tu t’en rends compte? Et là… C’est toi qui veux s’occuper de moi, il semblerait… Oh B****t! Je savais que tu n’étais pas si lisse. Je savais que tu cachais des choses. Que tu étais mystérieux. T’ai-je libéré? Je… suis… à… toi.»

-«Tu… es… à… moi. Tu… me… plais.» (Je ponctue chaque mot d’un baiser ou d’un mouvement de la langue.)

Possession de Sarah McLachlan: je pars, à mon tour, à la découverte de cette âme que je ne connais presque pas, et de ce corps qui m’est encore bien inconnu. Je ne savais pas qu’il existait, sur Terre, des femmes comme Laura: des femmes curieuses, libérées, des femmes qui n’ont pas froid aux yeux. Et moi, ça me rend… curieux. Je savais que je n’avais pas d’expérience. Pas d’expérience comparable. Passer la nuit avec une fille, chastement, en tout bien tout honneur, sans la toucher, sans faire l’amour avec elle, c’est une chose. Me retrouver seul avec une fille qui a craqué pour moi et à qui j’avais l’air de plaire, une fille qui m’a masturbé et sucé, et dont je connaissais à présent les intentions, ça en était une autre.

Et si j’avais un geste déplacé? Et si j’avais une parole qui ne me ressemble pas, et… pire! Une parole qui lui couperait toute envie? Non! Je n’en avais pas envie. Pas maintenant. D’habitude, c’est plutôt un homme qui prend les devants, et la femme répond davantage aux assauts de son partenaire. Là, les rôles étaient inversés. Il fallait que je m’en remette à ma «petite» rousse.

Timidement, j’ai pris possession de sa bouche. Lentement, d’abord. J’ai posé une main sur son cou, et la deuxième sur l’une de ses hanches. Dans un premier temps, j’ai posé légèrement mes lèvres sur les siennes, et je lui ai donné un premier baiser. Tout simple. Chaste. Elle a émit un tout petit bruit, comme de plaisir, de contentement. Comme pour me faire comprendre qu’elle approuvait et que ça lui plaisait. J’ai délaissé sa calanque rose et cerise, le temps d’un regard. Je voulais me rassurer, être rassuré, qu’elle me rassure. Plonger mes yeux dans les siens, et y trouver son assentiment. Je voulais savoir si elle aimait que je l’embrasse et que je m’approprie sa bouche. Si je m’y prenais «bien»…

Laura glissa sa main dans mes cheveux, comme pour m’encourager à continuer. Dans ses yeux, je pus lire que ça lui plaisait que je prenne une ou deux initiatives. Ça lui plaisait que je commence à prendre mes responsabilités. Que je (lui) montre, un tant soit peu, que j’aie envie d’elle autant qu’elle ait envie de moi.

Le temps d’un regard, j’avais pu lire la confiance, l’envie et le désir dans ses yeux. Exactement comme elle avait pu le faire, quand elle m’avait pris dans sa bouche. Je lui donnais un autre baiser mais, cette fois, je pris son visage entre mes mains, un peu comme pour savourer l’instant. Pour lui faire comprendre, à ma façon, que c’était elle et pas une autre.

Et… Alors que je l’embrassais… Elle me prit les deux mains.

-«B****t… Continue… Encore! J’aime ça. Oui! Continue… J’aime que tu m’embrasses comme tu le fais, simplement… Il n’y a pas que ta bouche que je veux sentir. Laisse-toi faire, et… laisse-moi faire. Je veux sentir tes mains sur moi. Il est temps que je te laisse me découvrir… Ne prends pas ton air innocent… Voyons! Je suis sûre que tu aimes quand je te parle comme ça. Je me trompe?»

Pendant que je continuais de l’embrasser, mais sans envahir sa bouche, elle dirige mes mains et les laisse se déployer sur son corps : sur son cou, sur sa gorge, sur la naissance de sa poitrine, sur son cœur, sur le bas de ses reins, sur ses fesses.

-«B****t… Tu les sens partout, tes mains sur moi, pendant que tu m’embrasses? Je veux que tu aies confiance, parce que moi, j’ai confiance en toi. Rien que de sentir tes mains sur moi, c’est… déjà plus que je ne l’imaginais, même quand je m’en donnais à cœur joie, seule, dans mon lit.»

Je ne répondis pas, mais ses paroles m’excitèrent encore plus. Mes mains prirent possession de son cul et s’arrimèrent à ses douces «petites» fesses. Je n’en pensais pas moins…

Elle fit remonter mes mains. J’étais donc pour le moment, encore, sa marionnette… Elle dosait mon désir, à bon escient. Un trop plein d’envie, et ma sauce aurait giclé plus tôt que prévu. Et ça, à mes yeux, ce n’était pas envisageable du tout. Même pas en rêve!

Elle autorisa ma langue à glisser dans sa bouche. Vu que je n’avais pas d’expérience, je ne savais pas trop quoi faire, pas comment me comporter. Ce n’est qu’au moment où je sentis le bout de sa petite «langue» toucher la mienne que je me décidai à larguer les amarres. Et quand nos deux langues se mirent à fricoter entre elles, c’était déjà faire l’amour. Moi qui avais rêvé pendant des années d’une «petite» langue capable de me faire frémir et de me procurer des frissons, capable même de me faire bander… A côté de mes rêves et de mes fantasmes, la réalité ressemblait à un feu d’artifice. Laura a laissé ma langue pénétrer dans sa bouche, mais je n’ai pas envahi sa ravissante calanque au bon goût de cerise. Au contraire… nos langues firent juste l’amour entre elles. Elles se découvrirent. Elles firent connaissance. Elles se jaugèrent. Je commençais tout juste à apprécier sa langue, cette langue qui m’avait léché, baisé et donné beaucoup de plaisir, un peu plus tôt dans la soirée.

Come Undone de Duran Duran…

Laura relâcha quelque peu notre étreinte, et reprit mes mains pour les diriger ailleurs que sur ses fesses. Elle les fit remonter vers le nord. Et moi… je perdais de plus en plus le nord à mesure que nous devenions de plus en plus intimes.

-«B****t. Je t’ai dit toute à l’heure que tu me faisais vibrer. Eh bien… Tu as pu t'en rendre compte quand on était dans ma voiture à quel point j’étais mouillée quand je t’ai laissé me toucher pendant que j’avais ta belle queue dans ma main… C’est toujours le cas. Je meurs… non! Je crève d’envie que tu me caresses comme j’en ai souvent rêvé. Et quand tu poseras ta bouche sur moi… Quand tu me lécheras et quand ta langue me baisera… Non! Je préfère ne pas imaginer… Je VEUX le vivre! Je VEUX en jouir déjà!

Toutes sortes de pensées se bousculèrent à cet instant dans ma tête, mais il n’y avait pas de cohérence entre elles. Ce qui était par contre certain, c’était que Laura avait toujours un voire deux coups d’avance. Elle me parlait avec aisance, et sans complexe de ses désirs. Ses désirs qui étaient, pour la plupart, les miens.

Nos mains remontèrent lentement plus haut. J’étais toujours sa marionnette. Je sentais que ça lui tenait à cœur que mes mains découvrent (presque) tout son corps, que je commence tout juste à le découvrir, et à l’aimer…

A ce moment précis, résonna dans la pièce Touch My Body de Mariah Carey. C’est à cet instant précis que Laura fit poser nos mains jointes sur sa poitrine...

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