L'amour en musique...

Une saga de Mysterious - 41 épisode(s)

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Épisode 41 : Sensualité...

Sensualité d’Axelle Red, chanteuse belge… aux longs cheveux roux, comme Laura.

Mes yeux interrogeaient ceux de Laura, et espéraient trouver une réponse à ma question «Où, Laura ?». Je voulais savoir… Je voulais qu’elle me dise… qu’elle me guide. Son corps recèle de tant de petits recoins que je ne voulais pas faire tout et n’importe quoi. Et pour éviter cela… il fallait que je sache.

Je ne quittais pas la jeune femme des yeux, et je n’allais pas lâcher l’affaire. J’étais temporairement en train de ronger mon frein mais j’étais déterminé à ne pas lâcher prise, pas tant qu’elle ne m’avait pas guidé comme il se doit.

– Benoit…

Je me noyais, encore et toujours, dans ses yeux, parce que je voulais savoir… Il fallait que je sache. Je ne pensais qu’à court-terme. Déjà que c’était vraiment inattendu qu’une femme m’aborde… En plus, elle m’avait charmé et elle m’avait taillé une pipe que je n’étais pas près d’oublier de sitôt… Et, en plus, la soirée et la nuit avaient pris une tout autre tournure depuis qu’on avait roulé dans Montpellier et qu’on s’était arrêté rue de Saragosse et qu’on était chez ses amis, depuis, à nous donner en ébats.

Elle était venue dans notre loge, backstage, à la fin de notre gig. Elle m’avait parlé. Elle m’avait convaincu de passer la nuit avec elle. Elle m’avait masturbé et elle m’avait fait une fellation. Elle m’avait entraîné chez la maison de sa copine et de son mec, là. On s’était déshabillé, on était quasiment à poil, tous les deux. Et maintenant, elle ne voulait pas… ou elle n’osait pas me dire où elle désirait que je la caresse ? Ça n’avait aucun sens !

No Ordinary Love de Sade…

A moins que ce ne soit le plaisir du moment qui l’empêchait, à ce moment-là, de formuler une réponse cohérente…

– Benoit… Benoit...

Laura me parlait, et elle me regardait avec des yeux… comme si elle me suppliait. Elle n’attendait que ça… Enfin… A force… Je ne savais pas ce qu’elle voulait PRÉCISÉMENT, moi !

Moi, je voulais qu’elle se sente bien.

Je voulais qu’elle s’exprime.

Elle était la première femme que je serrais dans mes bras, enfin, quoi ! Jusque-là, bien sûr que les filles avaient été dans un coin de ma tête. Mais, aucune ne s’était donnée la peine de forer ce qu’il y avait de plus profond en moi. Elles s’arrêtaient à ce qu’il y avait à la surface, et puis basta.

Laura, telle une jeune chatte en quête de caresses, m’avait abordé et m’avait entraîné, loin de mes partenaires de scène, loin du café des Amours mortes.

Il fallait donc, du moins, ça, c’était ce que je pensais, qu’elle assume et qu’elle ait conscience de tout ce qu’elle avait fait jusque-là pour que je rende les armes.

Elle devait assumer son désir, jusqu’au bout, jusqu’à la moelle : ce désir qui avait pris possession d’elle, et je n’attendais plus qu’une chose. Qu’elle l’exprime sans retenue. D’ailleurs… En y réfléchissant… ça m’étonnerait un peu, à ce moment-là, vu le comportement de Laura, notamment un peu plus tôt dans la soirée, qu’elle ait pu avoir moins d’aisance à laisser son désir… ses désirs… éclater au grand jour.

Hero de Mariah Carey…

– Benoit… Benoit… J’ai… envie… de… toi...

Au moment où elle a prononcé ces mots, j’étais toujours en train de la regarder, droit dans les yeux, et j’ai pu remarquer qu’elle se mordait l’une de ses lèvres. Le désir la rongeait en fait jusqu’à la moelle, et j’avais le sentiment, en la regardant, qu’elle ne pouvait plus y faire grand-chose.

– Benoit… Benoit… J’ai envie de toi… Je suis bien avec toi...

Je ne la quittais pas des yeux.

– Benoit… Benoit… Benoit… J’ai… envie… de… toi. Maintenant ! Mon Benoit ! J’ai envie de toi...

Against All Odds de Phil Collins...

Je regardais encore et toujours Laura, et je ne la quittais pas des yeux. Sa lèvre qu’elle mordait… Ses yeux mi-clos… Son corps contre le mien… Ses paroles… Ses initiatives et ses instants d’audace, depuis notre rencontre… J’avais eu en partie faux sur toute la ligne. Laura, en fait, m’exprimait depuis un petit moment, maintenant, son désir le plus cher : que je lui fasse l’amour. Elle n’attendait plus que ça… Elle n’attendait plus que moi.

Il n’allait plus être question de parler chiffons avec Laura. Peut-être que nous étions en train de perdre du temps précieux, à ce moment-là, elle et moi… Nous avions envie l’un de l’autre. Ça, c’était la seule chose qui comptait.

Et, tout d’un coup, tel un volcan qui explose et qui entre en éruption…

– Viens là, Benoit !

Elle venait de me prendre par la main, et nous nous étions rapprochés du lit. Pour la petite histoire, Laura venait de reprendre l’initiative.

Et là, face à moi, tout près de moi, sous mes yeux, elle posa ses deux mains sur la dentelle de son sous-vêtement. Dessous. Et, en me regardant d’un air coquin, qui plus est, elle commença à l’ôter de son entrejambe. Là, le morceau de dentelle ne représentait plus l’armure qui cachait son intimité, et à présent, la moiteur de son sexe était visible à la face du monde, juste sous mes yeux. Impossible de regarder ailleurs, inutile de le préciser. Tout en continuant de me regarder dans les yeux, toujours avec cet air mi-mutin mi-coquin, elle faisait coulisser le tanga bleu poudre le long de ses jambes finement musclées, juste comme il faut.

I Belong to You de Lenny Kravitz...

Arrivé enfin à ses pieds, elle ôta le sous-vêtement et me le jeta. Ni une, ni deux, j’en humais le parfum salé de son minou qui en avait imprégné le tissu. Hmmm… Son abricot a très bon goût. Hmmm… J’avais envie, à ce moment-là, de…

J’avais envie de me remettre à la lécher…

– Allez, Benoit ! A ton tour !

Tel un strip-teaser, j’en ai fait de même avec mon boxer, et une fois que j’ai retiré mon sous-vêtement, je l’ai jeté je-ne-sais où dans la chambre.

– Viens ici, mon Benoit !

Laura venait de s’allonger sur le lit, et elle avait écarté les jambes. Son message était clair. Quant à moi, je continuais de bander comme ce n’était pas permis...

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