L'amour en musique...

Une saga de Mysterious - 49 épisode(s)

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Épisode 46 : "Toi"

On était allongé sur le lit. Moi, j’étais couché sur elle. Nous étions corps-à-corps : nos deux corps faisaient plus ample connaissance. Ils se découvraient. Se connaissaient et se reconnaissaient. Se caressaient. Nous étions à fleur de peau, à proprement parler, au sens propre et physique du terme, non au sens figuré et littéral.

On the Beach de Chris Rea…

J’étais couché sur Laura et je l’embrassais, tantôt tendrement, tantôt avec fougue. Elle, elle me répondait en passant ses bras autour de mon cou ou bien ses mains sur mes fesses. Ainsi, elle semblait m’encourager à lui faire sentir le poids de mon corps sur le sien. À ce que je me frotte langoureusement contre elle pour que l’on continue à s’exciter.

Don’t Stop the Dance de Bryan Ferry…

Nous étions dans le feu de l’action. On ne calculait rien du tout. On écoutait juste le désir qui brûlait et pulsait en nous, ce désir que nous avions, l’un pour l’autre, et qui avait pris possession de nous. Ça avait été notre rencontre. C’était à présent notre nuit. Notre première nuit. Notre toute première fois.

I Took a Pill in Ibiza (version remix) de Mike Posner…

Petite touche par petite touche, elle me laissait prendre l’initiative. À vrai dire, ça lui plaisait. Elle, elle ne voulait pas seulement coucher avec moi… Elle désirait, plus que tout, découvrir ce que je pouvais bien cacher sous mes airs de musicien maudit.

Lessons in Love du groupe britannique Level 42…

Elle a posé ses mains sur mes fesses, et elle les a saisies. Elle me collait à elle, contre elle. Ainsi… elle voulait sentir et ressentir mon corps sur le sien ? Très bien. Si c’était ce dont elle avait envie, ce qu’elle désirait, plus que tout… Ses désirs étaient des ordres, et son plaisir, ma priorité.

Stripped de Depeche Mode…

Nous étions tous les deux nus, en tenues d’Ève et d’Adam. J’étais allongé sur elle, et je me frottais contre elle. Le contact de nos peaux était tout simplement agréable. Délicieux. Savoureux. Excitant. On se frottait, l’un à l’autre. L’un contre l’autre. Mon membre était tantôt collé à son ventre, tantôt il coulissait et exerçait des mouvements relativement réguliers de va-et-vient sur sa vulve excitée, gonflée de désir et de plaisir, trempée. Si ça n’avait tenu qu’à moi et ce malgré mon inexpérience, j’y aurai plongé et noyé ma verge à l’intérieur, dans ses profondeurs.

Private Eyes de Hall and Oates...

En me saisissant tantôt les fesses, et en posant tantôt ses mains sur le bas de mes reins, Laura savait ce qu’elle voulait : elle voulait, plus que tout, sentir ma peau contre la sienne, quand j’étais allongé sur elle. Nous nous embrassions. Nous nous roulions des pelles. Baiser chaste… Baiser mouillé… Baiser profond… French kiss… Des myriades de baisers… C’est tout pour elle. Rien que pour elle.

Eternal Flame de The Bangles...

Laura était allongée sur le lit, et elle était belle. De là où j’étais, au-dessus d’elle, je l’embrassais et le seul objet de ma concentration ET de mon attention, de mes attentions, c’était elle, cette petite coquine de Laura. Pourtant, j’arrivais à apercevoir, par intermittence, quelques mèches de sa chevelure auburn sur l’oreiller où elle avait posé sa tête. C’était beau. Mais, que c’était… beau. Laura était très agréable à regarder, à admirer. Un délice. Oh oui…

Strangelove de Depeche Mode…

Mes yeux continuaient de se poser sur ma partenaire. Je la regardais attentivement, tantôt avec tendresse et douceur, avec émotion, tantôt avec intensité. Elle, elle en faisait de même. La tableau pour lequel on posait, dans l’intimité, en toute intimité, dans le plus grand secret, était beau. Émouvant. Pour un peu, nous aurions aimé faire comme un arrêt sur image, et immortaliser cet instant sous la forme d’un cliché. Ça aurait été une très belle image, j’en suis sûr. À la limite de la perfection. Nous l’aurions fait… si nous n’étions pas autant et intensément rongés de l’intérieur par le désir. Il n’y avait plus rien à faire. Les dégâts étaient perpétrés depuis longtemps.

He’s the Greatest Dancer de Sister Sledge…

Elle avait envie de moi. Elle avait hâte. Elle était impatiente. Son souffle était court. Elle n’arrêtait pas de se tortiller sous mon corps. Elle ne parvenait pas à se tenir tranquille : le désir brûlait si fort en elle que c’était tout simplement impossible pour Laura de se calmer, à présent. Pour être tout à fait honnête… c’était la même chose pour moi : j’étais puceau mais j’étais au seuil de la perte de ma virginité et j’avais plus que hâte, désormais, d’introduire mon membre dans le sexe de ma partenaire. Oh… oui…

In Demand du groupe écossais de rock Texas…

– Benoit… Benoit… J’ai envie de toi...

Laura haletait. Elle soupirait quand elle me parlait. Elle avait des difficultés à articuler convenablement, à présent, à mesure qu’elle n’était plus qu’une boule de désir. Et moi, j’avais fait d’elle une boule de plaisir, insatiable. Elle en avait fait de même avec moi : elle, elle m’avait fait tomber dans son piège d’amour et de sexe. Et pourtant… Là, c’était moi qu’elle était en train de supplier : elle mourait d’envie que je la prenne. Elle n’attendait plus que ça. Ça faisait depuis trop longtemps qu’elle rêvait de ça et surtout qu’elle en fantasmait. Là, Laura avait tout simplement envie de réaliser ses fantasmes avec moi. Le reste n’avait pas d’importance.

Lady Marmelade (Voulez-vous coucher avec toi, ce soir) de Patti Labelle...

– Benoit...

Elle prononçait mon prénom comme si elle me suppliait. J’étais presque allongé sur elle et elle, elle avait glissé l’une de ses mains dans mes cheveux. Elle me les caressait tendrement.

Jusqu’alors, je m’arrangeais pour que ma verge, que je sentais lubrifiée par la cyprine de Laura et par un tout petit peu de liquide séminal qui s’écoulait de mon méat, se collait tantôt à son ventre et à son bas-ventre, et se frottait et coulissait tantôt contre son sexe mouillé, éclos. J’aimais ça, et, ELLE aimait ça, elle aussi. Cependant, à un moment donné, alors que je croyais que je continuais mes va-et-vient et que je faisais coulisser mon sexe sur le minou délicieusement juteux de Laura, j’ai justement remarqué que nos deux sexes ne se touchaient plus. J’étais à présent en train de faire ces va-et-vient dans le vide. Le temps d’un instant, je me suis senti idiot.

– Ne t’inquiètes pas, Benoit ! J’aime ce que tu fais…

Elle soupira aussitôt qu’elle dit ça.

– Tu me donnes beaucoup de plaisir, tu sais ? J’aime ça. Continue… Tu prends ton temps pour t’occuper de moi. Quand je te disais tout à l’heure que tu n’es pas comme ces mecs qui se prennent pour des acteurs porno… C’était ce que tu as dit tout à l’heure… Tu croyais que tu n’allais pas être incapable de t’occuper de moi et de me donner du plaisir… Ne mens pas ! Tu n’es pas comme eux, et moi, c’est toi… C’est toi que je veux et pas un autre, Benoit.

C’était intense, comme moment. Une fois qu’elle a prononcé ces mots, Laura avait les yeux braqués droit dans les miens, et je m’y noyais.

– Oui, Benoit. C’est toi. Pas un autre que je veux, mais toi. Et ce, même si les autres tournent autour de moi...

Ces mots, ils étaient tirés de la chanson Toi de la chanteuse Vitaa, l’une de mes chansons préférées, d’ailleurs. Et… visiblement… c’était une chanson que Laura semblait apprécier, elle aussi.

Les yeux de Laura étaient brillants. Elle était émue.

Elle tendit une main dans la direction. Lentement. Doucement. Tendrement, vers mon visage. Cette main, douce, aimante, rose et qui ne portait pas encore les marques du temps qui passe, Laura la posa sur ma joue. Elle me caressa la joue.

Got to Be Real de Cheryl Lynn…

– Dis-moi, Benoit...

– Hmmm, Laura...

– Tu es encore tout dur ! C’est moi qui t’excites autant comme ça ? Réponds-moi !

– C’est toi qui me fais bander, Laura. Hmmmm… Et… C’est toi que je veux. Je te veux autant que tu me veux, Laura. J’ai envie de toi. Corps et âme.

La jeune femme gloussa en entendant ces mots, sortis de ma bouche.

– Hmmmm… Moi aussi, j’en ai envie, Benoit. Mon bel homme mystérieux. Tu es à moi ! Et moi aussi, j’ai envie de toi…

Je ne lui ai passé laissé un mot de plus à dire : j’ai penché mon visage vers le sien, et j’ai posé mes lèvres sur les siennes. D’abord, ça a été un tout petit baiser. Simple. Délicat. Juste nos lèvres qui se touchaient. Puis deux, puis trois, puis… des baisers en cascade, en voulait-elle, en voilà. Je me suis mis à embrasser la belle rousse fougueusement.

Laura, elle, passa ses bras autour de mon cou. À son tour, elle m’embrassa fougueusement. Presque sauvagement. C’est qu’elle avait envie de faire l’amour, elle aussi ! Une vraie tigresse ! De nouveau je fis frotter mon érection langoureusement contre son ventre.

Puis, je me suis détaché de ses lèvres pour pouvoir regarder, avec tendresse mais aussi avec intensité, ma coquine de partenaire. On se regardait, les yeux dans les yeux. Pendant ce moment, on ne se disait pas un mot. On se contentait de se parler avec les yeux. On se mangeait des yeux. On se bouffait des yeux, je dirais même. Ça ne faisait pas l’ombre d’un doute.

Shake Shake Shake de KC and the Sunshine Band…

– Benoit… Tu bandes encore dur pour moi, et moi, je continue de couler, entre mes cuisses, pour toi. Et… nous avons toute la nuit devant nous… Profitons-en…

De sa voix qui me rappelait ce que aurait pu être le chant des sirènes de Ulysse, Laura cherchait à faire en sorte que je succombe définitivement à la tentation. Elle n’en avait pas besoin : j’y avais déjà succombé. Depuis longtemps...

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