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L'animal infidèle

Il lui parle de sa région bien-aimée et de ses luxurieuses végétations produisant autant de bons fromages que de Présidents. Il proclame son amour pour sa femme, reconnaissant ses piètres qualités de mari mais espérant devenir le meilleur des pères. Il aime le sexe, il l'aime trop, sans scrupules et sans regrets, capable de rouler des kilomètres pour rejoindre un trou à baiser avec lequel il n'a jamais discuté.

Il lui faut de l'intelligence pour bander, dit-il de ses yeux bleus perçants, après avoir énuméré toutes ses frasques où l'étalage de stupre n'a que faire des neurones.

A moitié fou, à moitié révolté par son monde, luttant contre son conformisme, obligé de se plier à l'apparence de la bienséance, il fait preuve d'arrogance et affirme ses qualités d'homme à faire mouiller les salopes. Oui, il est misogyne. C'est pour mieux aimer les femmes selon lui.

- Tu es brillante et intelligente. Si différente des autres. Dis-moi, est-ce qu'on t'a déjà dit que ta bouche est faite pour sucer des belles queues ?

Amusée par sa flagornerie, elle le repousse doucement avec ses fines mains blanches pour tester sa patience. Il a très faim ce soir, il brisera ses fausses résistances sans vergogne en peu de temps. Elle est comme toutes les autres, il lui suffit de la faire se sentir unique pour qu'elle donne tout.

Après quelques vains discours sur leur vision du monde entrecoupés de flatteries bien placées, considérant qu'il s'est suffisamment écouté parler, les choses sérieuses n'ont que trop tardé.

Il l'attrape par le cou, l'obligeant à se pencher. Il ouvre sa braguette.

- Voilà les 20 cm que tu veux !

Il l'enfourne profondément, sans ménagement, activant son bassin tandis qu'il lui maintient la tête pour baiser sa bouche sans lui laisser la possibilité de respirer. Elle hoquète, elle a des haut-le-cœur mais ne se débat pas et continue l'œuvre. C'est qu'elle aime être traitée en bonne salope. Devant cette bite si tendue, elle se sent si désirée et si belle.

Dans sa brusquerie, il lui caresse tout de même ses cheveux blonds qui tombent en cascade telle une auréole autour de son sexe et lui fournit des sensations de douceur infinie sur ses cuisses poilues.

- Putain oui, ta bouche est vraiment faite pour sucer, lâche-t-il dans un soupir de contentement.

Ce compliment la fait grogner de plaisir et elle redouble d'ardeur pour lui montrer à quel point elle vaut le coup d'être baisée. Elle l'astique, encore et encore, encore et longtemps, à pleine gorge, laissant de longs jets de salive s'écouler depuis ses lèvres pulpeuses pour installer leur tiédeur mouillée sur les couilles de l'animal.

Il retire la tête blonde de sa verge et commence à pétrir avec envie les gros seins laiteux sur lesquels il n'a cessé de loucher depuis qu'il l'a vu, faisant fi de ses vêtements.

D'ailleurs, les morceaux de tissu s'évaporent assez rapidement devant l'excitation qui monte d'un cran de part et d'autre. Les respirations deviennent plus courtes, saccadées, bruyantes mais les gestes restent terriblement précis et volontaires. Il n'y a plus de retour en arrière possible maintenant. Ça va baiser et c'est heureux car c'est pour cette raison qu'ils se sont rencontrés.

Il pense à sa femme qu'il ne peut décidément pas rabaisser. Il pense à son sourire plein de bienveillance et son regard empli de principes moraux dictés par la société. Il pense à ce corps divin qui le fait bander et qu'il souhaiterait posséder totalement mais qu'il ne peut combler comme il le souhaiterait. Il pense à tout ce qu'il aimerait lui donner mais qu'elle n'acceptera jamais.

Ivre de cette frustration, il éteint sa dernière parcelle de conscience et ne voit plus que cet amas de chair qui remue sous son nez.

Un doigt, deux doigts, trois doigts dans la chatte qui la fait japper de plaisir. Il n'est plus qu'instinct primitif qui ne cherche qu'à combler son désir primal. Elle jouit bruyamment une première fois. Il la veut chienne. Elle n'hésite même pas un instant. Sans se poser de questions, elle lui offre son cul rebondi, se cambrant autant qu'elle peut, la fièvre se noyant dans ses yeux clairs. Elle mouille tellement qu'il glisse en un instant à l'intérieur d'elle. Sans même chercher à savourer la chaleur dans laquelle il s'est engouffré, il la ramone durement et sauvagement, agrippant son bassin avec fermeté pour accentuer ses coups de butoir.

- Putain, t'es vraiment une bonne salope !

Il continue à la prendre en bougeant de façon frénétique, submergé par cette violente pénétration, oubliant totalement sa morale et le respect. Réduite à l'état de chose, elle ne se sent que plus vivante. Plus rien d'autre ne compte que cet instant où les codes de la convenance ont totalement disparus. Hors du temps et de la norme, à l'abri des jugements et des médisances, ils se donnent ce qu'ils ont accepté de se donner : un corps qui jouit intensément.

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