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L'Aubergiste

Elena travaillait comme commerciale. Elle avait l'habitude d'être sur les routes et son job pour cette très grande chaîne hôtelière l'amenait à visiter toute la France et à dormir dans les hôtels prestigieux de la chaîne.

Ce jour-là, rien n'allait dans le bon sens...les rendez-vous professionnels n'avaient pas apportés le succès des partenariats qu'elle souhaitait...Il était plus de 18h, elle était perdu au fin fond de la Bourgogne. En ce mois de novembre, la nuit tombait vite sur les petites routes...comble de malchance, sa voiture se mit à fumer et elle dû s’arrêter sur le bord de la route et bien évidemment le portable ne passait pas dans ce trou perdu.

Après plusieurs minutes d'attente, un break passa dans le coin. Une femme était au volant et Elena se senti soulagée. La femme ne put l'aider mais la déposa à l'Auberge du village à quelques kilomètres. Elena fut accueilli par un charmant cinquantenaire : Étienne, cheveux poivre et sel, sourire charmeur...

Étienne lui donna un téléphone fixe afin qu'Elena puisse prévenir son assurance et faire dépanner sa voiture. L'assurance dit à Elena que le dépanneur ne pourrait récupérer la voiture que le lendemain mais qu'il faisait le nécessaire pour lui envoyer un taxi dès le lendemain matin. Étienne lui proposa de l'installer dans une des petites chambres de son auberge pour la nuit.

Pour lui remonter le moral, Étienne lui déposa un verre de vin rouge sur le comptoir.

Seulement si vous vous joignez à moi, dit Elena

Et ils commencèrent à échanger. L'estomac d'Elena se mit à gargouiller...Elle n'avait pas pris le temps de déjeuner à midi et la faim se faisait sentir. Le bruit fit rire Étienne. Il ne proposait pas de repas le soir, mais il fila dans son appartement attenant à l'auberge pour chercher un morceau de pain, un peu de charcuterie et de fromage pour sustenter son unique hôte de la soirée. Ils continuèrent à échanger et à rire ensemble.

Vers 23h, Elena annonça à Étienne qu'il était temps pour elle d'aller retrouver Morphée. Elle alla pour lui serrer la main mais quand Étienne la saisie, une sorte de décharge parcouru le corps d'Elena. Elle ne pouvait décoller son regard de ses yeux à lui et lui de même.

Elle finit par regagner sa chambre et s'installa en culotte avec un débardeur dans le petit lit une place de la chambre au charme désuet.

Elena avait du mal à trouver le sommeil. Elle repensait à Étienne. Son esprit vacillait. Pour se calmer, Elena sorti prendre une douche sur le palier, là où se trouvaient les douches. En arrivant, près de celle-ci, elle tomba nez à nez avec Étienne.

- Elena, Ça va ? lui dit-il
- Non, j'ai du mal à dormir ...
- Le lit n'est pas confortable ?
- Si si mais...

Elena était hypnotisée par cet homme mature. Il s'approcha d'elle, lui sourit. Caressa son bras. Elle monta sur la pointe des pieds et alla cueillir un petit baiser à ses lèvres. Elle le regarda après ce petit bisou. Il lui sourit de nouveau et l'embrassa à son tour langoureusement. Ses mains à lui, passèrent le long des fesses d'Elena, caressant ses hanches. Ses mains à elle, passèrent sous le polo, ses fesses et son entrejambe à lui.

- Tu es très désirable Elena mais ma mécanique me fait défaut depuis quelques temps.
- Essayons ? lui dit-elle
- Je ne voudrais pas te décevoir...mais je peux te donner du plaisir autrement. Viens...

Étienne emmena Elena dans la petite chambre de l'auberge. Il recommença à l'embrasser. L'allongea sur le lit. Retira son polo, son jean et fit de même avec le débardeur d'Elena. Il découvrit une magnifique poitrine rebondie. L'odeur sucrée et la douceur de la peau d'Elena. Il embrassa chaque centimètre de sa peau, provoquant chez sa belle, de tendres soupirs. Puis, sa main parcouru l'entrecuisse d'Elena, sentant la chaleur et l'humidité de celle-ci.

Il introduisit un doigt

- Non Étienne, arrête, je ne veux pas être la seule à prendre du plaisir.
- Mon plaisir est de te faire plaisir, profite ma belle de cette douce étreinte.

Il reprit les va et viens dans le sexe d'Elena, sentant la chaleur de sa belle et la cyprine qui coulait de son antre. Il la désirait mais son corps ne répondait qu'à moitié à cette envie malgré les tentatives d'Elena. Étienne repoussa la main d'Elena pour se concentrer sur son plaisir à elle. Ses doigts glissaient en elle. Le corps d'Elena ondulait de plaisir et son souffle à elle devint de plus en plus haletant. Puis dans un dernier soupir, il sentit le sexe d'Elena se contracter sur ses doigts en même temps qu'elle inondait de plaisir le petit lit.

Ils s'embrassèrent longuement. Étienne caressant les courbes d'Elena blottit dans ses bras. Quand elle s'endormit contre son torse, il n'osa bouger. Il la regarda s'endormir, apaisée. Il resta contre cette femme encore quelques heures et au petit matin, rentra dans son appartement.

A son réveil, Elena, se souvint de ce merveilleux moment...mais elle ne revit pas Étienne, le matin de son départ...Son aubergiste resta comme un doux rêve...avant de reprendre le chemin de la réalité.