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Le Cadeau

Mon chéri. Mon mari. Me voilà. Rien que pour toi. Soumise pour toi. La peau huileuse et parfumée. Mes stilettos aux pieds. Mon bonnet de Noël sur la tête. Rien que pour toi. Mes seins qui sentent la lavande. Mon sexe épilé et lisse rien que pour toi. Pour t'émoustiller. Tu me le demandais depuis trop longtemps. C’est fait. Touche. Goûte. Pénètre. Mes lèvres maquillées avec ton rouge préféré. Je suis prête. Je suis ton cadeau et tu peux m'essayer comme il te plaît.

Tu peux insérer ton sexe où tu veux, passer ta langue où tu veux, faire courir tes doigts où tu veux. Murmure-moi des choses scabreuses au creux de mon oreille. Dis-moi que je suis une salope, une cochonne comme tu les aimes, une obsédée. Dis-moi que je te fais bander et fais-moi toucher pour me le prouver. Demande-moi de te sucer et j'envelopperai ton sexe de ma bouche pulpeuse. Demande-moi de te branler en coinçant ta queue entre mes deux seins et je le ferai aussi. Couvre ma pensée de mots libidineux et interdits. Ma chatte se mouillera plus rapidement, tu le sais.

Mes orifices sont à toi. "Les trois que les Dieux m'ont donnés", comme le chantait si bien mon cher Gainsbourg dans Love on the beat. Je veux te sentir en moi, mon mari. Je veux que tu prennes plaisir à m'utiliser comme tu le souhaites jusqu'à ce que tu balances la sauce et que tu me contemples le creampie qui dégoulinera de mon sexe chauffé à blanc par ta verge.

Et voilà. Ce sera le signe d’un très beau Noël pour toi. Ce sera mon cadeau pour te rappeler les années où j’étais plus encline à t’amadouer et à te baiser où bon me semblait.

+++

Je m’offre ainsi parce que je me suis offert de la même manière à mon Guillaume et la culpabilité en cette veille de Noël est trop forte à supporter...

Le bureau ferme à midi la veille de Noël. J'en ai parlé à personne parce que Guillaume comptait passer tout l'après-midi avec moi. Le matin, pendant notre dernière réunion de l’année, il s’est à me caresser la cuisse sous la table et a même tenté sa chance de faufiler sa main jusqu’à ma culotte. Après le bureau, nous sommes partis ensemble. Je lui ai servi d’essayeuse pour de la lingerie qu’il a voulu offrir à sa conjointe. Pendant une heure, j’ai fait le mannequin pour lui, glissant mon corps dans tant de tenues affriolantes qu’il a exprimé le désir de me prendre dans la cabine d’essayage.

-Patience, mon chéri. Si tu es sage, tu auras ce que tu voudras à l’hôtel.

Ah oui, l’hôtel… Notre petit réveillon tout personnel avant de rejoindre notre programmation régulière…

Il a acheté un ensemble pour elle… et deux pour moi. Dans la voiture, je lui ai posé des tas de questions qui me chicote depuis le début de notre relation particulière. Entre autres, qu’est-ce qu’un beau jeune homme de 30 ans trouvait de si magnifique chez une « vieille » de 45 ans comme moi.

-Plein de choses, répondit-il en souriant.

En fait, j’ai obtenu ma réponse dans la splendide chambre d’hôtel qu’il avait réservé. Notre repère sulfureux où, tout le reste de l’après-midi, il a pris bien soin de moi.

Dans ce décor épuré et ultra moderne, je le laisse me déshabiller et poser ses lèvres partout sur mon corps.

-Comment aimes-tu ma chatte ? Soigneusement épilée par une copine. Elle s’y connaît. Elle est lesbienne ! Elle te plaît ?

-Je l’adore !

-Et c’est toi qui l’étrennes, pas mon mari…

-Il faut alors fêter ça…

Il me fait m’allonger sur le lit, m’ouvre les jambes et verse du champagne sur ma vulve.

-J’ai soif…

Je le trouve soudainement prévisible dans sa manière de me parler. « J’ai soif… » Son toucher, toutefois… C’est autre chose.

Sans attendre, il déguste mon sexe au champagne. Ses coups de langue sur mes lèvres et mon Mont de Vénus rasé à blanc m’apportent chaleurs et frissons, mais après quelques minutes, j’ai envie d’autre chose que ça aille moins vite.

-Attends, attends une seconde, ça va trop… trop…

Trop vite. Exactement.

-J’ai besoin de prendre mon temps, Guillaume. J’ai besoin de te faire jouir.

J’ai diablement envie de lui. Tout simplement. Ses caresses me plaisent, certes, mais je veux lui faire perdre la tête avant que je chavire d’extase.

Je me plaque derrière lui, déboutonne sa chemise, dézippe son pantalon… À mon tour de prendre la bouteille de Dom Perrignon et d’en faire couler sur son sexe tout dur. À mon tour d’avoir soif de bulles et de bite. Peut-être de sperme. De la jeune semence que je saurai faire couler dans ma gorge…

Guillaume grommèle et soupire. Ce sont mes lèvres, ma langue et ma bouche qui s’exécutent sur sa verge qui perd peu à peu son goût alcoolisé. Je m’attarde sur son gland et lui, parvient à implorer quelques mots.

-Je veux te lécher…

-Le mot magique ?

-S’il vous plaît…

Je fais semblant de ne rien entendre. Je veux que s’écoule son sperme sur moi avant qu’il ne goûte mon sexe. Je m’active plus rapidement, comme si mon temps m’est compté.

Quelques minutes plus tard, j’ai atteint un premier orgasme avec son foutre sur ma joue et mon cou.

+++

Dans un grand bain, je l’ai tenu contre moi, mon grand et fougueux collègue. Je trouve ironique de m’occuper d’un garçon plus jeune que moi. D’être l’obsession d’un joli et fringant jeune homme. Cela m’a rappelé l’université et mon sugar daddy, mon monsieur Le Royer qui s’occupait de financer mes études, d’acheter les livres dont j’avais besoin et de m’offrir un espace pour étudier, à condition que je partage avec lui certains plaisirs. J’étais dans le début de la vingtaine et lui, naviguait au milieu de la quarantaine. Je les aime ainsi, mes hommes : fougueux, intelligents, allumés.

Guillaume a dormi pendant que je lui savonnais le corps. Lorsqu’il reprit ses esprits, nous nous sommes longuement embrassés avant de terminer notre escapade dans le grand lit de la chambre. Je ne me lasse pas de ses coups de langue sur ma chatte, les jambes immobilisés par ses grands bras. Je ne me lasse non plus de chevaucher son sexe et de couvrir son visage de baisers pendant que je contrôle les mouvements et la vitesse de ma cavalcade. Je sais la grande finale pour bientôt. Lorsqu’il se cramponne à mes hanches et qu’il augmente la cadence, cela signifie que Guillaume est sur le point d’exulter.

-En moi, Guillaume ! En moi !

La décharge. Les cris. L’étrenne. Le long et langoureux baiser.

Je pense qu’on s’aime, lui et moi. Des sentiments pour lui ? Mon Dieu, je n’avais pas prévu cela. Je le quitte le cœur gros et résolue à me renseigner sur ce terme qu’est polyamour… En suis-je capable ?

+++

-Je suis de retour, mon mari. Désolé mais il fallait régler tant de dossiers avant le congé des Fêtes que j’en suis tout à fait exténuée. Mais ce soir. Rien que pour toi. Ma peau huilée et parfumée. Mes stilettos aux pieds… 

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