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Le cours de dessin

Il m'arrive de temps en temps de prendre des cours de dessins. Depuis quelques semaines, je me rend régulièrement dans un petit musée parisien du neuvième arrondissement pour un cours collectif.

Nous sommes une petite quinzaine d'élèves, des jeunes et des beaucoup moins jeunes, rassemblés autour du professeur, du maître.

Paul-Baptiste est jeune, la petite trentaine, mais n'en a pas moins l'expérience du dessin. Physiquement il a un style très arty. Toujours avec une sorte de pantalon de toile ou de velours côtelé à revers avec des chaussettes de couleur qui tranchent. Petit t-shirt ajusté sur son corps fin et musclé. On le sent prendre soin de son apparence mais dans un style détaché.

Il a le cheveux fou et les mèches anarchiques, une petite moustache et une petite barbe très 19e siècle.

J'aime bien son style, mais surtout j'aime beaucoup le son de sa voix. Sa façon posée d'expliquer les mouvements du dessin, de détailler la dynamique des traits, l'importance du papier et de la couleur.

Il a un petit côté Edouard Bear, qui ne se prend pas 100% au sérieux.

Cette fois-ci je suis vraiment sous le charme du timbre de sa voix, doux, chaud et un poil ironique sans être tranchant ou moqueur.

Je le regarde différemment et me viennent des idées coquines.

Pendant qu'il parle de lumière, de poser les ombres, bercée par le doux son de sa voix, je m'imagine nue devant lui...

Je lui aurais demandé un cours particulier par exemple. Pourquoi pas ? Il faut bien progresser. Et en contrepartie, je poserai pour lui.

Je m'imagine nue, et lui, tournant autour de moi. J'aurais du mal à cacher mon trouble et une tension sexuelle reignerait dans l'atelier.

Je l'imagine me touchant pour modifier ma position. Et d'un échange de regard, il comprendrait qu'il peut aller plus loin... il me caresserait la poitrine, doucement, sensuellement. Et j'approcherais mes lèvres des siennes.

Plus aucun doute ne serait possible.

Juste l'évidence de nos corps entremêlés.

Je l'imagine me renverser et écarter mes cuisses pour me lécher et me doigter. Il maintiendrait fermement mes hanches par moment pour m'immobiliser. Je sentirais sa moustache contre mon pubis et mes lèvres. Cela m'exciterait énormément.

J'attraperais sa folle chevelure et plaquerais son visage très fort contre mon sexe.

Puis, dans un élan incontrôlable, il se dégagerait brusquement de moi, ferait tomber son pantalon et son caleçon, découvrant son sexe magnifique, tendu et gonflé par le desir.

Il me prendrait sans autre forme de préliminaire, sauvagement. Sa queue s'enfonçant aisément dans ma chatte humide et chaude. Je sentirais ses baisers brûlant sur ma poitrine et mon ventre, ainsi que les griffures de sa moustache. Je l'imagine plein de fougue et d'ardeur, me baisant profondément en une cadence effrainée.

Et là, je prendrai mon pied comme jamais en lâchant un cri de jouissance parti du plus profond de mon ventre...

Je retrouve mes esprits, la leçon se poursuit.

Lui est assis au sol, jambes en tailleur, avec son matériel de dessin devant lui. Il croque un animal, un tigre, pour nous montrer. Nous, les élèves, sommes en cercle autour de lui sur de petits tabourets.

Aujourd'hui je suis en jupe, il fait chaud, et je suis toute excitée par mon petit fantasme que je viens d'imaginer.

Je prends un malin plaisir à croiser et décrouser les jambes quand il regarde dans ma direction.

Lui qui se trouve en contrebas, entrevoit-il ma petite culotte que je sens toute trempée ?

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