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Le lecteur

Tout a commencé lorsque je lui ai parlé télévision.

Ou plutôt lecture, que télévision.

Il y a deux ou trois semaines, je lui ai offert un livre.

Monsieur Tanner dans le titre. Le thème, le chantier de la maison de l'auteur.

Un désarroi inonde l'auteur lorsque les différent corps de métiers interviennent.

Je suis artisan, elle est ma cliente. J'ai refait la cuisine et la salle de bains, plomberie, carrelage, etc.

Je dois lui poser la prise télé dans le salon.

Lorsque je lui demande si elle a commencé la lecture du livre, sa réponse est :

-« Non, je rentre crevée du boulot, je me douche,je mange et m'écroule devant la télé. »

Étonnamment (j'en ai été surpris plus tard), je lui propose de lui en faire la lecture, un soir.

- « Pourquoi pas ? » me répond-elle, un sourire aux lèvres ; elle a souvent le sourire, un beau, qui irradie du fond des yeux.

- « Ce soir ? » ajoute t-elle enjouée.

Le sourire est amusé, légèrement pervers. De la ruse dans le regard, je ne saisis cela que plus tard.

- « Je sors faire quelques courses, à tout à l'heure... mon lecteur... »

J'ai terminé le nettoyage du chantier. Elle revient alors que je me douche.

Elle me surprend en ouvrant la porte de la salle de bains ; son regard remonte lentement de mes chevilles aux cuisses, au sexe, sur lequel elle s'attarde, au ventre, au torse et aux épaules, qu'elle fixe plus longuement que mon sexe, me semble t-il, pour arriver aux yeux, satisfaite.

- « Je vous pose une serviette et un peignoir, là. » dit-elle, déposant un paquet prés du lavabo, se saisissant de mes vêtements de travail, posés sur une chaise.

Pas le temps de réagir, elle enchaîne :

- « Il y a des coquilles Saint Jacques prés de l'évier, j'ai mis des patates à cuire. Quand vous serez douché, nous prendrons un verre, j'ai de la bière, du jus d'orange et peut être un fond de rhum...Nous trinquerons, puis j'irai me laver pendant que vous cuisinerez. »

- « J'aimerai, euh....un rhum. »

Le son passe difficilement ma gorge, nouée. J'ai du mal à articuler un « S'il vous plaît ».

Ma respiration s'emballe, je rougis et j’aperçois sur son visage, un sourire prédateur, dents carnassières avant de baisser le regard.

D'un ton mal assuré, j'ajoute un « Sans glaçons » inaudible.

- « Bien, mon lecteur, c'est comme si c'était prêt. »

Le paquet contient une minuscule serviette noire ainsi qu'un peignoir, noir lui aussi, raccourci aux ciseaux. Je m'en rends compte lorsque je l'enfile. L'ourlet du bas est manquant. Le tissu atteint tout juste le haut de mes cuisses.

Un pas et mon sexe apparaît.

À cet instant, je revois ses sourires espiègles, pervers.

Indécis, je ne sais que faire. De plus, malgré moi la situation m'excite, je commence à bander.

La porte s'ouvre de nouveau. Elle est là, me tendant un verre, satisfaite de la tournure des événements.

- « Trinquons...à mon lecteur qui n'a plus trop l'air sur de lui. » Rires « Tchin... »

Elle lève son verre.

Je bredouille un « À votre lecteur » les yeux fuyants.

Attrapant le cordon du peignoir, elle m’entraîne à sa suite dans le salon.

- « Nous serons mieux ici.»

Et elle s'étend sur le canapé, me laissant pour seul siège le coussin posé au sol, à coté de la table basse, aux pieds du canapé.

Je pose mon verre et tente de m'asseoir en masquant ma nudité.

D'un pied chaussé d'escarpin noir qu'elle tend vers mon visage, elle me caresse une joue. Le contact du cuir m'électrise. Mon sexe se dresse.

- « Je vous ai enfin tout à moi. Tout pour moi. Je commençais à être jalouse de vos tubes, de vos carrelages et du reste... » Rires « Ce soir, vous m'appartenez et malgré votre bedaine naissante, je vous trouve plutôt séduisant. » et, lissant de la pointe de sa chaussure mon sexe totalement découvert « Et puis, ça, ça me ravie. » Rires « Mais vous êtes ici pour me faire lecture, non ? Le bouquin est là-bas, sous la télé... » Elle me l'indique en tendant le pied cambré vers le téléviseur. Son pied est juste sous mon nez et je ne peux m’empêcher de porter les lèvres sur le cuir brillant.

- « Stop, me dit-elle. C'est moi qui décide. »

De la pointe du talon effilé elle me griffe légèrement le visage, puis me repousse sèchement, me faisant basculer en arrière. Je suis confus, étalé aux pieds de cette pythie enjouée.

- « Lecture, donc ! Et à ma manière. Vous n’êtes qu'une bouche à dire et une bite bandante tout à mon service.» Rires...

Je me relève, tentant de cacher ma nudité pourtant déjà exhibée et vais chercher le livre. Je ne sais où placer mes mains, chaque pas découvrant mon pénis en érection (la situation, pour incongrue qu'elle est, m'excite énormément), laissant paraître mes fesses et mes couilles légèrement pendantes.

Je suis sa proie, son spectacle vivant. De la télé-réalité à domicile.

Je saisis le livre, accroupi, ventre à l'air, sexe dressé fixé par ma cliente, punaisé comme une photo sexy par son regard perçant. Image de chair congestionnée, rouge et suintante dont je distingue presque le reflet dans ses pupilles dilatées.

Elle se caresse l'entrejambe au travers de l’étoffe de sa jupe. De la pointe d'un escarpin, elle déchausse un pied puis l'autre, du bout des orteils aux ongles incarnats légèrement atténués par la maille plus épaisse du renfort du bas.

Elle porte des bas, les petits plis aux chevilles et derrière les genoux ne trompent pas.

- « C'est quoi le titre, déjà ? »

Je n'ose la fixer, la sachant spectatrice du strip-tease qu'elle a décidé et que, malgré ma gêne (et mon excitation), je lui procure.

- « Vous plaisantez, monsieur Tanner » je répond, les yeux au sol.

- « Venez vous asseoir, vous semblez empoté »

Je m'approche du coussin et m'assied à ses pieds.

Je n’ai pas le temps de saisir mon verre que ses pieds enlacent ma verge et jouent avec. Je pousse un cri de surprise.

- « Chut, mon lecteur, les voisins...je vais juste vous branler un peu, sentir votre verge palpitante sous mes pieds. Vous continuerez vous même en me faisant la lecture. J'ai toujours fantasmé sur l'inconnu qui se masturberait à mes pieds. Vous allez me permettre de vivre ce rêve. Un homme, à ma merci qui éjacule pour moi lorsque je le lui ordonne et qui lèche ses sécrétions étalées sur mes petits petons. Si vous saviez comme j'en mouille...Vous le verrez d'ailleurs car, après votre jouissance, vous me lécherez le cul. Pas la chatte, je m'en occupe seule, avec ça – elle me montre un phallus de latex noir de belle taille- mais vous passerez votre langue sur mon petit trou du cul. Il palpite déjà à l'idée d’être léchée, pénétrée par votre langue dardée, raide et caressante... De votre bite, je ne veux que la sauce, sur mes pieds...Compris ?  Vous pouvez commencer. »

Ses pieds, gaînés de la maille arachnéenne enserrent maintenant ma verge, me décalottent puis remontent, couvrant le gland avec le prépuce, redescendent, étirant la peau, blanchissant le frein totalement tendu, remontent, en serrant davantage.

Je suinte, tachant les pieds d'une mouille transparente et filamenteuse.

Je m’éclaircis la voix en me raclant la gorge et commence la lecture.

- « Mise en garde ; les événements ici rapportés se sont déroulés... »

Je l'entends qui soupire. Je lève un peu le livre et regardant au dessus, je vois sa main droite frotter son sexe. Elle a relevée sa jupe et ses doigts lissent le fin tissu de la culotte, assombrie d'humidité. J'ai stoppé la lecture.

- « Tss Tss, continuez... »

Je reprends, le souffle court. Elle continue nos masturbations. La sienne du bout des doigts, la mienne, coulissant ses pieds le long de ma bite trempée, découvrant le gland rouge vif, le faisant disparaître entre ses pieds voilés de nylon noir. Rouge, noir, rouge, noir. Va et vient infernal.

- « Regardez, cher lecteur comme vous faites briller mes bas. Ça vous excites, regardez comme moi aussi je suis trempée. » et écartant sa culotte, elle fait apparaître, noyées dans une toison blonde soigneusement taillée, deux lèvres brunes, charnues et luisantes surmontées d'un clitoris dardé qu'elle s'empresse, frissonnante de caresser de son index tendu.

- « Branlez vous, maintenant. Je jouis déjà à l'idée de vous voir éjaculer sur mes petons... Mais juste quand je vous l'ordonnerais. OK ? »

- « Oui, madame. » Ma voix est sourde.

J'entends le son de l'ersatz de phallus qu'elle met en marche. Ronronnement de plus en plus rapide, bientôt couvert par ses petits cris de jouissance. Je continue de lire le souffle court, me masturbant d'une main ferme, tendu par ses râles de plaisir, déconcerté par cette femme qui a fini par me placer à sa disposition.

Je suis son jouet sexuel, son fantasme de chair, objet d'une mise en scène sortie de ses rêves les plus humides.

Je lis quelques chapitres, ils sont courts. Tout comme le souffle de la femme qui ne semble plus m'entendre, occupée qu'elle est à se donner le plaisir. Je la regarde par en dessous, elle se pince, se tord les tétons d'une main, son bassin ondule, le haut de ses cuisses se tend. Au dessus de la lisière sombre des bas, j'entrevois les muscles qui se nouent sous la peau perlée de sueur, le triangle intime est ruisselant de cyprine, les grandes lèvres ont gonflé, innervées. Le sexe factice entre et sort à un rythme très rapide. La vibration est intense. L'index quitte le sein, énerve le clitoris tendu à exploser, son halètement se fait plus rapide, je la vois se tendre et se tordre, puis elle retombe sur le canapé, un sourire extatique aux lèvres, les joues rougies et les yeux pétillants soulignés de légers cernes.

Reprenant son souffle, elle pousse un long soupir de satisfaction, puis :

- « Remettez moi mes escarpins, ce sera plus facile... »

Je m’exécute, tremblant. Soutenant le mollet d'une main et saisissant le plus légèrement possible malgré ma fébrilité le pied fin qu'elle me tend, cambré, j'enfile son écrin de cuir, puis réitère l'opération avec l'autre, y posant mes lèvres un instant.

- « Tss...Tss...Pas de ça. Approchez vous, plutôt. ».

Elle se bascule en arrière, m'offrant la vision de ses petites fesses fermes, les écarte de ses mains et :

- « Vous voyez mon petit trou du cul ? Vous allez y placer votre langue doucement, la tendre et me forcer l'anus, mais le plus tendrement possible, même si je vous sens tendu...J'aime ça vous sentir tendu... Par moi, pour moi... Il n'est pas joli, mon petit cul, il n'est pas tentant ? Allez, installez vous.»

Agenouillé, j'approche mon visage, langue tendue vers la rosette brune et commence à fouiller l'extrémité de ses entrailles. Elle pose ses chaussures sur mes épaules, y calant ses pieds à l'aide des talons, m'éraflant , ce faisant légèrement le long des clavicules. Elle se relâche, mais, tenant son sex-toy des deux mains, le fait vibrer dans sa chatte ruisselante. Je lape le jus qui s'écoule tout en pénétrant le trou du cul offert. Elle vibre, de tout son corps, feule comme une panthère affamée. Ses talons me blessent encore plus, mais je ne peux m’arrêter de tendre ma langue, de dilater ses chairs. Son plaisir est le mien, nos plaisirs se fondent. J'ai lâché ma verge qui dégouline, obnubilé par ce corps secoué de tremblements de jouissance. Je vise ce trou, langue dardée, le visage ruisselant de cyprine. Je m'en étouffe. Ses secrétions me rentre dans le nez. Je me noie dans son plaisir. Je sens la femme tendue à l’extrême, au bord d'une explosion qui finit par arriver. Un dernier spasme et elle s'effondre, repue, agonisante d'un plaisir ultime.

- « Waou, quel pied, merci mon plombier...euh , mon lecteur... C'est fou, je plane. »

Elle en est encore frissonnante, évaporée lorsqu'elle m'ordonne :

- « A vous maintenant. Visez bien mes pieds. Je veux que vous souilliez mes beaux bas de votre trace blanchâtre...Maintenant ! »

Alors, reprenant mon sexe tendu, après quelques mouvements du poignet, dans un effort libératoire, râlant, je jouis. Mon sperme se répand sur les pieds gaînés, y traçant des îles improbables, petites flaques nacrées qui ornent le nylon noir jusqu'aux fines chevilles.

Je suis fourbu. Elle semble heureuse, rayonnante. Mais, sèchement :

« Il faut me nettoyer tout ça maintenant. Allez y ,mon lecteur, comme un bon toutou, léchez ! »

Je n’obtempère pas dans l'instant alors elle me gifle.

- « Léchez, Vite !»

Surpris mais obéissant comme un chien, je m'approche du pied tendu et je lèche. Je lèche et relèche. Je frotte mon visage sur ce pied, mêlant sa cyprine à mon foutre, la langue douloureuse mais efficace. Ensuite, elle me tend l'autre pied. Je l'embrasse comme un fou vénérant une idole et je lèche, lèche et relèche. Je cherche son regard et le croise, fier, conquérant, un large sourire irradie son visage.

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