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Le myosotis aime l’eau

Depuis que tu m’as confié les sésames de ton logis, nous avons renoncé aux chambres d’hôtel.

Je suis vraiment entré, en pointillé, mais de plain-pied dans ta vie.


Je suis dans la chambre, je me déshabille.

J’ai envie de toi,

J’ai une folle envie de toi

Cela faisait trop longtemps.

J’ai envie de toi, ta bouche sur ma bouche, nos langues emmêlées en un duel sans vainqueur ni vaincu

J’ai envie de toi, tes seins contre mon torse, ta peau contre ma peau.

J’ai envie de toi, la chaleur de ton bas-ventre contre mon ventre.

J’ai envie de toi, ma verge dans ton écrin de velours qui me sert et me tient

J’ai envie de toi, de ce va-et-vient merveilleux qui nous transporte au-delà des nuages, au paradis des amoureux.


J’entends le bruit de la douche dans la salle de bain, je m’y faufile

Ta nudité hâlée est magnifique, irisée par les perles d’eau qui ruissèlent.

Tu ne m’as pas vu, le dos tourné, tu te savonnes consciencieusement

Je m’approche.

Tu sursautes et te retournes lorsque je te propose

_  Veux-tu que je te fasse le dos ?

Tu contemples ma nudité des pieds à la tête, tu souris, tes yeux brillent. Tu es belle et encore plus désirable.

Tu me tends le savon et me présente ton dos, il est bien dégagé par tes cheveux attachés en pelote au sommet de la tête,

Je le fais glisser en tournant doucement sur ta nuque et les épaules, je descends doucement sur le dos que tu arrondis, j’aborde les fesses et m’insinue dans le pli, vers ton intimité.

Je m’approche de plus en plus car ma main savonneuse s’égare, parcourt les hanches pour atteindre le ventre.

Je suis maintenant collé contre toi. L’eau qui coule, chaude, nous enrobe.

Le savon m’échappe des mains mais il n’était que prétexte.

Mes mains te font deux bonnets à tes seins. Je les caresse de bas en haut, les remontant tout doucement, mes doigts font frissonner les mamelons.

Je passe doucement dans la vallée de ta poitrine, j'en contourne les formes, je remonte vers les aisselles, je malaxe doucement, délicatement le prolongement des reliefs, je passe à l’intérieur des bras. Je sais maintenant que tu aimes car tu ouvres un peu les épaules pour laisser plus d’aisance à la caresse.

Tout ton corps frétille. Je monte et descend sur le cou, la main largement ouverte. L’autre main abandonne tes seins pour descendre très lentement avec des va et vient latéraux. J’arrive sur le mont de Vénus et glisse sur la cuisse. La main ouverte fait de lents mouvements d’ascenseur mais se rapproche imperceptiblement de l’intérieur de la cuisse.

Maintenant, intimement collé à toi, tu dois ressentir mon désir presque insistant entre tes fesses. Tu es tellement désirable.

Ma bouche explore chaque centimètre de ta nuque et des épaules.

Ma seconde main s’est échappée et entame un mouvement symétrique sur l’autre cuisse.

Elles vont atteindre l’entrejambe.

Tu te retournes brusquement, l’œil allumé,  et me plaques contre la cloison.

A ton tour, tu veux m’infliger la douce souffrance des caresses auxquelles on ne peut répondre. Tu t’accroupis, ma verge d’une main savante est guidée vers tes lèvres qui lentement, avec des mouvements de succion, avalent le gland sur lequel elles s’acharnent, aidées par la langue qui explore chaque repli du frein et du sillon. Ta main me caresse lentement de bas en haut.

Mes jambes flageolent, j’éructe quelques gémissements étouffés.

La torture est horriblement bonne, tu te venges avec des délices des caresses que je t’ai infligée sans pouvoir y répondre.

Chaque fois que je me penche vers toi, ton autre main me repousse contre le mur. Je dois subir, c’est ta loi.

Je sens le plaisir qui monte. Je ne le savourerai pas en égoïste.

Je te relève par les bras, te fais pivoter, une main sur ton ventre pour te bloquer, l’autre dans ton dos pour t’obliger à te pencher.

Au Kâma-Sûtra, il paraît que c’est la position de l’émeu.

Tu te laisses faire sans protester. L’eau dégouline sur nous.

Ma verge dans la main, je la fais glisser d’arrière en avant sur ta vulve qui lentement se fait complaisante. Je te pénètre délicatement, doucement. Je sens la sublime caresse de l’écrin qui s’ouvre. Le Paradis ouvre ses portes