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Le myosotis se cueille aussi la nuit

Pour la première fois, je vais passer la nuit chez toi.

Tu m’as donné les codes et la clé au cas où tu aurais été retenue

Tu m’as convaincu car mon avion arrivait tard.

Je m’étais gentiment moqué de toi, rappelant ton propos sur les hommes en déplacement qui cherchaient toujours un lit douillet et là, c’est toi qui m’y incitait.


22 heures à peine passées, j’ai pu pénétrer sans encombre, tout est calme.

Une petite lueur éclaire ta chambre, je passe une tête par la porte entrouverte.

Etonnamment, tu es déjà endormie, toi qui m’envoies des messages parfois à une, voire deux heures du matin.

 Je bats en retraite pour ne pas t’éveiller et me réfugie dans la salle de bain, une douche rapide, bien chaude pour que le contact de mon corps ne t’éveille pas brutalement.

Je m’habille de rien car un rien m’habille.


J’entrouvre la porte de la chambre et profite enfin du spectacle.

Tu es allongée, sur le côté, le dos tourné vers moi, le bras allongé vers ton éternelle tablette que tu n’atteins pas, une jambe repliée

Tes cheveux blonds s'étaient mis en un éventail qui cachait ta joue.

Tu portes un déshabillé diaphane qui te fait un corps à la David Hamilton.

Le tissu retroussé faisait une couronne à tes fesses dénudées.

Le tableau évoque le « Jeune Italienne à demi nue » de Fragonard.

Cette vision onirique me met aussitôt en érection

Je me glisse doucement près de toi, pour que le creux de mes cuisses et de mon ventre s’emboite au relief de tes fesses.

Je refoule ma verge encombrante qui glisse entre le pli de tes fesses

Tu tressailles, inquiète peut-être, d’une sodomie non préparée, non souhaitée mais le gland se glisse plus loin, et se loge au centre du périnée, juste à l’entrée de la vulve.

Blotti là, à chacun de nos mouvements, tu sens son effleurement, caresse sans insistance de l’organe qui demande l’entrée du temple.

Eveillée, je sais maintenant que tu fais semblant de dormir

Tes épaules dénudées n’attendent que mes mains. Je les pose à la base du cou et malaxe doucement le relief du muscle pendant que mes pouces te caressent la nuque. Le mouvement est lent mais gentiment appuyé. Tu inclines la tête

J’écarte progressivement tes cheveux et remonte lentement vers leurs racines. Tu frissonnes légèrement

Mes doigts passent derrière le lobe de l’oreille que ta position a laissé libre. Entre pouce et index, je t’en masse le lobe. Tu tressailles doucement.

Je me contorsionne pour prendre ton oreille entre mes lèvres. Ma langue en parcourt les plis, mes doigts te massent doucement la tempe et le front. Ta respiration s’accélère

Ton dos et mon torse sont accolés. Nos chaleurs se confondent

Mes lèvres descendent dans ton cou. Je mordille tendrement le relief du muscle à la base du cou. Tu t’agites un peu

Ma main descend doucement et s’attarde maintenant à l’intérieur du bras, dans le creux de l’aisselle. Le tissu me barre l’accès de ton sein.

Elle passera donc par le dessous du vêtement.

Je ne peux m’empêcher d’empoigner ta hanche et la presser un peu, je la fais rouler dans ma paume avant de refouler le vêtement.

Je parviens au creux du bras, je remonte sur l’épaule, descend vers le sein mais ne l’atteins pas. Je veux faire attendre la caresse, la main remonte. A chaque va-et-vient, elle descend plus bas.

Enfin je l’atteins, tu te tends pour que le galbe s’inscrive dans la courbe de ma main qui l’empaume. Je le presse doucement. Tu gémis à peine. Mes doigts agiles passent d’un sein à l’autre, caressant les cuberdons rosés, friandises qui m'excitent les sens.

Lentement ma main entame une descente, renouvelant ce mouvement d’ascenseur qui s’arrête d’abord au nombril, brièvement, remontant à tes seins qu’il ne faut pas laisser refroidir.

Chaque mouvement me rapproche du Mont de Vénus que, finalement, j’atteins

Les doigts bien à plat, lentement, par des petits mouvements tournants, progressent vers le creux. Tu déplaces la jambe doucement et ton bassin se tourne pour mieux s’offrir. Je sens la pression du bassin qui veut venir à la rencontre de ma main.

Je me dérobe et caresse maintenant l’intérieur des cuisses, remontant lentement du genou vers le pli de l’aine. Ma main qui remonte est accompagnée d’un doux soupir gémissant, ta respiration s’arrête lorsqu’elle redescend.

Même si tu mimes toujours le sommeil, sans trop bouger, je ressens de plus en plus la douce torture de ton attente.

Cette fois, mon doigt atteint le pli de l’aine et remonte pour saluer le clitoris.

Tu te tournes alors sur le dos, pour mieux offrir ton entrejambe à ma main qui l’empoigne, deux doigts en pince autour de la vulve et l’index qui glisse tout le long du sillon des grandes lèvres accolées . La paume de la main caresse le pubis pendant que les doigts affolent ta vulve.

Lorsque la pression se relâche, les lèvres s’entrouvrent et laissent percevoir l’humidité croissante de ton excitation.

Le vagin s’ouvre doucement comme une tulipe en fleur.

Mon doigt te pénètre avec délicatesse d’abord, cherchant la petite rugosité protubérante du point G.

Tu es maintenant franchement mouillée et mon doigt se fait de plus vif et rapide. A chaque intromission, ma paume applaudit à ton plaisir en battant la mesure sur ton pubis.

Ton vagin s’offre de plus en plus, tu es haletante et tu me demandes dans un souffle

« Je vais jouir, prend moi avec ton sexe »

Je te réponds en plaquant ma bouche sur tes lèvres en un fougueux baiser.

Tu me repousses avec force et me mets sur le dos.

Avec une souplesse de panthère, tu m’enfourches et t’empales sur ma verge dressée, que ta main guide avec précision. Le fourreau m'accueille dans un écrin de velours et s'empare de l'organe

Arquée, le torse bombé, les seins pointées, les reins creusés, tu entames une chevauchée effrénée