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Le temps d'un weekend

Un grondement sourd monta de la vallée, s'amplifia jusqu'à faire trembler les murs de la maison. Richard lança un regard rapide vers la baie vitrée puis sur la silhouette emmitouflée sur le canapé. La tempête faisait rage depuis près de vingt minutes. Les éclairs et le tonnerre se succédaient à un rythme effréné et le vent s’en donnait à cœur joie, faisant ployer la cime des arbres, menaçant de les casser. Immobile, fixant le spectacle devant elle, Judith ne bougeait pas d’un pouce depuis le début. Il sourit. Ils se ressemblaient sur ce point-là. Cette même passion pour les éléments déchainés, cette puissance à l’état brute qui vous fait ressentir un sentiment d’humilité et qui vous rappelle que vous ne maîtrisez pas tout.

Ils avaient loué la maison pour un weekend, une envie de se retrouver isolés, loin de leurs vies quotidiennes si bien organisées et rangées. Envie de se déconnecter totalement, de ne plus penser qu’à soi-même, qu’à l’autre, oublier le monde extérieur et devenir égoïste. Le temps d’un weekend. Arrivés la veille, ils avaient fait connaissance rapidement avec la maison. Deux chambres (une seule servirait !), un grand séjour salon avec cuisine ouverte, une salle de bains avec baignoire d’angle et une vaste douche à l’italienne (Judith avait crié de joie ne la découvrant) et, comble de joie, une grande baie vitrée avec terrasse. La maison était bâtie à flanc de colline, la terrasse dominait la vallée et offrait une vue magnifique et surtout sans vis-à-vis. La pente naturelle du terrain était telle qu’aucune personne ne pouvait voir l’intérieur de la maison. Ceci expliquait certainement l’absence de rideaux ce qui, de toute façon, aurait gâché la vue. Tout naturellement, mais surtout sur l’insistance de sa compagne, ils n’avaient pas déballés leurs affaires et avaient de suite essayé la douche. Après les deux heures de route Richard avait apprécié l’eau chaude sur ses épaules mais encore plus, le corps de Judith se collant contre son dos et le contact de ses mains. Ils s’étaient savonnés mutuellement, risquant quelques caresses sournoises, s’aguichant mutuellement, mais respectant la promesse qu’ils s’étaient faits. « Pas le premier soir ».

Ils tenaient à savourer ces deux jours et à ne pas précipiter les choses. Un coup rapide dès le premier soir, qui aurait dissipé toute tension certes, mais aurait calmé leurs envies. Et puis l’endroit ne se prêtait pas forcément à toutes les positions. Une glissade malencontreuse sur le sol humide était si vite arrivée ! Ne pas précipiter les choses. L’envie de Richard était bien là, Judith le constatait visuellement et physiquement, sa main s’activant depuis quelques minutes, et il lui rendait bien. Soudain, il s’écarta d’elle et, la retournant, la força à se plaquer contre la paroi de la douche, caressant son corps enduit de mousse. Elle se laissa faire sans rechigner, guettant la suite avec envie. Richard se rapprocha d’elle, se collant à son dos et se mit à lécher sa nuque et son cou tandis que son membre dressé se frayait un chemin entre ses cuisses. Judith descendit une main à sa rencontre et le cueillit par devant puis, sans le lâcher, entreprit de le frotter contre son intimité, veillant bien à ne pas engager la pénétration. Ils flirtèrent ainsi avec l’interdit pendant une bonne minute avant que Richard , sentant qu’ils risquaient de perdre prise, ne se dégage complètement et alla se poser contre la paroi opposée de la douche. Avec un grognement de rage, Judith se retourna et esquissa un mouvement vers lui, mais il l’arrêta d’un geste.

- Stop ! On avait dit « non »

Elle le regarda interloquée et surprise. Elle avait tant espérée et qu’il décide de s’arrêter si brusquement la laissait… en manque. Elle fit mine de s’avancer mais il posa sa main sur le mitigeur de la douche.

- Encore un pas et je règle la douche sur « froid ». J’en ai autant envie de que toi mais là, je suis au bord de l’explosion. Et on avait dit pas le premier soir.

Immobile sous le jet d’eau chaude, elle ruminait, hésitait entre obéir et avancer. Le perspective d’une douche glacée l’emporta sur son envie, surtout qu’elle pouvait voir l’érection de Richard retomber, preuve qu’il réussissait à se maîtriser. Affichant un air hautain, ne désirant pas perdre la face, elle passa devant lui sans lui accorder un regard et sortit de la douche. Attrapant une serviette, elle se drapa dedans et s’échappa vers le séjour, non sans lui avoir lancé d’un ton glacial :

- Tout compte fait, prendre deux chambres n’était pas si superflu que ça.

Il avait souri, regardant son corps à peine caché par la serviette qui lui descendait juste en dessous des fesses. Même si elle était prompt à s’emporter, surtout sous le coup de la frustration qu’il venait de lui faire subir, cela ne durerait pas. Et, effectivement, une heure plus tard ils préparaient le dîner côte à côte, lui seulement vêtu d’un boxer et d’un T shirt et elle toujours drapée dans sa serviette. Il savait qu’elle était resté ainsi vêtue simplement pour l’aguicher et il ne pouvait s’empêcher de loucher sur le bas de la serviette qui dévoilait un peu plus ses fesses à chaque fois qu’elle faisait mine de se pencher. Ils avaient tenus bon pourtant. La nuit avait calme, ils s’étaient endormis dans les bras l’un de l’autre dans un sommeil réparateur.

Le programme de la journée avait été chargé. Une fois le petit déjeuner avalé, lui toujours en boxer et elle en nuisette (la bleue, celle qu’il préférait) ils avaient rangés leurs affaires, non sans se provoquer encore, se frôlant dans le couloir, contre l’évier de le cuisine, une main caressant l’autre lorsqu’ils se croisaient. Le contact était bref, fugace mais ô combien intense et nécessaire. A croire qu’ils ne pouvaient se passer de se toucher plus de quelques minutes. A regret ils s’étaient habillés pour sortir. Le village du coin présentait son marché hivernal et ils flânèrent tout au long des allées, main dans la main, y allant de quelques commentaires devant les étalages des vendeurs locaux. Pour déjeuner ils avaient déniché une petite auberge et après avoir fait le plein d’énergie, s’en était suivie une longue promenade dans les chemins environnants. Ils auraient pût y rester des heures entières, mais une menace de tempête les avait contraints à rentrer. Malgré leur prévoyance, ce fut sous des trombes d’eau qu’ils arrivèrent à la voiture, riant comme des enfants. Une fois rentrés, Richard laissa Judith prendre une douche en premier, se débarrassa de ses vêtements mouillés, alla chercher un boxer et T shirt de rechange et, dénichant une couverture il la disposa sur le canapé. Lorsqu’elle émergea de la salle de bains, parée de sa nuisette, il se pencha sur elle et l’embrassa avant de désigner le canapé.

- Je t’ai préparé un petit nid douillet en attendant.

Judith pressa sa main contre son torse, l’entourant de l’autre et l’attira vers lui pour l’embrasser à nouveau, passionnément. Finalement elle le repoussa.

- Dépêche-toi alors, sinon je commence sans toi.

Cette simple phrase éveilla en lui une envie qui se traduisit par une manifestation physique qu’elle ne manqua pas de remarquer. Elle posa la main dessus.

- Seulement si tu es sage.

Elle acheva de le repousser et partit s’installer sous la couverture, se perdant dans le spectacle de la tempête au dehors. Avec un soupir contenu, il prit le chemin de la douche. Moins de dix minutes plus tard, il était de retour dans le salon, au moment où un éclair zébrait le ciel. La foudre venait de tomber tout près. Sortant de sa contemplation, il s’approcha du canapé.

- Tu me fais une place ?

Judith leva la tête, le détaillant de la tête au pied.

- Pourquoi ?

- Nous abordons le deuxième soir il me semble.

Avec un sourire, elle écarta un pan de la couverture, l’invitant à la rejoindre.

Il sembla hésiter un instant, se ravisa et repartit vers la cuisine. Surprise, elle se demanda un instant si il ne recommençait pas à jouer avec elle mais, l’entendant s’affairer elle comprit alors qu’il leur préparait de quoi se restaurer. Moins de cinq minutes plus tard Richard se représenta devant elle, un plateau garnis dans les mains qu’il posa sur la table basse devant le canapé. Un assortiment de fromages et de fruits ornait le plateau, le tout complété par deux verres de vin. Juste de quoi se détendre. D’un haussement de sourcils il réitéra sa demande à laquelle elle répondit par le même geste, se découvrant par la même occasion. Il s'allongea derrière elle, rabattant la couverture sur eux, sa main droite négligemment posée sur sa hanche tandis que la tête de Judith reposait sur son autre bras. Elle ressentait la chaleur de son corps et lui avait le nez plongé dans ses cheveux, respirant son odeur si caractéristique. Au dehors la tempête avait redoublée de force et le vent mugissait autour de la maison. Ils étaient plongés dans la pénombre que seuls les éclairs venaient anéantir de façon sporadique. La pluie tambourinait contre la baie vitrée. Ils étaient là, seuls, au calme alors qu’autour d’eux se déchaînaient les éléments.

Richard dégagea la tête de la chevelure de sa compagne, inspira profondément et posa ses lèvres à la base du cou offert. Une légère contraction lui fit comprendre qu’il l’avait surprise aussi lui laissa-t-il une petite seconde le temps de s’habituer, avant de progresser doucement vers son épaule. En passant, il attrapa la bretelle de la nuisette entre ses dents et la fit glisser le long de son bras, découvrant un peu plus sa peau. Il entreprit de repartir en sens inverse, mais en traçant derrière lui un sillon humide avec sa langue. Les yeux mi-clos, Judith pencha la tête, s’offrant à la caresse de sa bouche, un léger gémissement s’échappant de ses lèvres, arquant les riens, se collant à son amant, sentant par là-même l’excitation qui l’habitait. Arrivé à destination, il lui mordilla l’oreille avant de retourner sur son cou. Elle frotta ses jambes l’une contre l’autre et les écarta légèrement comme pour l’inviter. Il ne se fit pas prier. Sa main droite descendit de sa hanche, lentement, et s’incurva pour suivre le profil de son corps, se faufilant entre ses cuisses. Il entreprit de la caresser, là, au travers du satin de la nuisette, savourant le fait qu’elle ne portait rien en dessous. Sous ses doigts il pouvait sentir le moindre relief de son intimité alors qu’elle écartait encore plus les jambes, soupirant sous ses doigts experts. Il aimait cela, la désirer et l’éveiller au travers de ce petit morceau de tissu, utilisant le vêtement pour exacerber les sensations, dessinant de ses doigts le sillon bien réel de ses lèvres intimes. Il allait jusqu’à l’ourlet de la nuisette puis remontait, s’interdisant le moindre contact physique peau contre peau, pour le moment du moins. Judith laissait échapper quelques gémissements calqués sur le rythme de ses doigts et bientôt Richard pût sentir une humidité poindre au travers du satin. Bloquant la nuisette de la paume de sa main, il fit remonter le bas du vêtement pour dégager son entrejambe. Son majeur appuya sur le sexe gonflé de désir de sa partenaire et, sous le mouvement de celle-ci, les lèvres intimes s’entrouvrirent et son doigt inquisiteur glissa tout naturellement entre elles, son extrémité s’arrêtant à l’entrée de sa grotte secrète. Richard marqua un temps d’arrêt, faisant suivre à sa main les mouvements de sa compagne. Puis, remontant lentement, glissant aisément dans cette humidité, il alla débusquer son petit bouton et recourba son doigt dessus. L’effet fut instantané, les gémissements cessèrent et furent remplacer par un râle de contentement. Judith accentua ses déhanchements, cherchant à se frotter contre cet intrus qui lui apportait tant de plaisir. Il la laissa faire pendant quelques secondes avant de retirer totalement sa main. Un cri de frustration répondit à son geste.

- Non, reviens !

- Attends, je n’ai pas terminé. Nous avons tout notre temps.

Il se dégagea de la couverture et se mit à genoux devant le canapé, l’enjoignant à changer de position. Avec un sourire malicieux, elle lui fit face en position assise, adossée au canapé. Sans attendre, avec impatience, elle remonta les jambes sur l’assise, suffisamment profonde pour le permettre et, faisant glisser son bassin vers l’avant, offrit à Richard son mets préféré. Elle. Judith écarta les jambes lentement, le laissant savourer le spectacle qu’elle lui offrait dans la pénombre de la pièce. Quelques éclairs judicieusement apparus lui autorisèrent une vue détaillée de l’intimité de sa partenaire qui n’attendait plus que sa bouche. Il se pencha en avant, détaillant un peu plus à chaque éclair ce qui s’offrait à lui. Les grandes lèvres, ouvertes totalement, laissaient apparaitre leurs petites sœurs qui elles, restaient entrouvertes. Tout en haut, un renflement significatif trahissait la position du clitoris gorgé de sang, caché sous son repli de chair, attendant que l’on vienne le chercher. Richard glissa sa langue dans la fissure humide et vivante, mêlant l’humidité de sa bouche à celle de son amante. Un grognement de satisfaction s’échappa de sa gorge tandis qu’il goutait aux saveurs intimes et iodés de son sexe. La tête renversée, les yeux clos, Judith se laissait aller totalement à l’outrage qu’elle subissait. A l’instar de son doigt inquisiteur, la langue de Richard remonta lentement entres les petites lèvres jusqu’au point le plus sensible, débusquant sous son capuchon le petit bouton de chair ultra sensible. Il entreprit de le faire rouler avec sa langue, arrachant des gémissements de plaisir à sa partenaire, s’arrêtant de temps en temps pour le sucer tel un bonbon acidulé. Judith se retenait pur ne pas poser ses mains sur la tête fichée entre ses cuisses et la plaquer contre son intimité à présent ruisselante de plaisir. Elle pouvait partir, atteindre l’orgasme rapidement mais tenait à savourer et faire durer ce moment. Elle regrettait presque de ne pas avoir les mains attachée pour ne pas être tentée d’intervenir. Se sentir à la merci de son partenaire, en toute sécurité, était parfois grisant et augmentait le degré d’excitation. Une autre fois peut être. Elle se focalisa sur les sensations qui émanaient de son entrejambe, retraçant dans sa tête le parcours de la langue de Richard sur son intimité. Elle ne tiendrait plus longtemps. Il l’acheva d’un coup sec, sans prévenir, pénétrant de deux doigts son intimité et les recourbant, venant gratter la paroi supérieur de son vagin en mouvements successifs, tout en suçant son clitoris de façon presque acharnée. Il fallut moins de cinq secondes de ce traitement à Judith pour se mettre à hurler de plaisir avant de s’arquer convulsivement puis de retomber, inerte, son corps comme parcouru de micro décharge électriques. Richard s’écarta légèrement et la contempla, satisfait de lui-même et de la réaction de sa partenaire, avisant le sourire de béatitude qu’elle affichait. Il se redressa et alla embrasser sa bouche, cherchant sa langue qu’elle aspira voracement, comme pour se venger de ce qu’il venait de lui faire subir. Elle reconnue le goût salée de son intimité dans sa bouche et cela refit partir son excitation aussitôt. Elle le repoussa sur le canapé et, encore sous le coup de son orgasme, lentement, remonta sur lui. Il lui sourit d’un air entendu.

- Fin du premier round Chérie ?

- Si on veut. A mon tour maintenant.

Richard se laissa aller en arrière, s’allongeant après s’être délesté de son T-shirt, ne gardant que son boxer. Les yeux fermés, il se concentrait sur les bruits environnants, la tempête qui faisait rage au dehors, le corps enveloppé de satin qui se glissait au-dessus du sien. Il était bien, il attendait. Judith, elle, prenait son temps. Elle avait carte blanche, elle le savait que trop bien. Il lui faisait suffisamment confiance pour lui permettre toutes les fantaisies, toutes les envies qui lui passaient par la tête. Et elle aimait cela. La sensation d’être aux commandes, d’avoir les pleins pouvoirs sur le corps de son amant, cela la grisait. Elle devenait quelqu’un d’autre. Elle n’était plus celle qui subissait et quémandait les assauts, elle les dirigeait. Elle commença par déposer de petits baisers sur son torse, de façon aléatoire, utilisant parfois sa langue pour y déposer une trace humide, preuve de son passage. Elle descendit encore plus bas, lentement, savourant les grognements qu’elle déclenchait au fur et à mesure de sa progression. Arrivé à la lisière du boxer, elle s’en saisit avec les dents, frottant son menton sur le membre dressé sous le tissu, l’excitant un peu plus. Elle releva la tête, libérant ainsi le sexe dressé de son partenaire qui ne demandait que cela. Elle resta un moment à le contempler telle une chatte devant une souris prise au piège, à sa merci. Elle fit glisser le boxer le long des cuisses de Richard , achevant de le dénuder complètement et il l’aida, se soulevant et se contorsionnant comme il le pouvait. Une fois ce travail effectué, elle prit le temps de le regarder entièrement tandis qu’il avait les yeux fixés sur elle, malicieusement.

- Et toi, tu restes habillée ?

- Chut ! Toi, tu te tais et tu ne bouges plus. Tu es à moi maintenant.

Il sourit et se laissa de nouveau aller en arrière, fermant les yeux, résigné à la laisser faire. Elle ne se fit pas prier. Judith commença par caresser du bout des doigts le sexe dressé devant elle. Comme mu par une force invisible, il semblait palpiter et réagir au contact de ses doigts, implorant qu’on le touche, qu’on le malaxe, qu’on l’embrasse peut être ? Elle fit aller sa main de bas en haut, sans l’enserrer, juste en laissant un simple contact se faire. Puis arrivé tout en haut, elle marqua une pause avant de faire coulisser le prépuce vers le bas, découvrant le gland, partie sensible de la chose qui vivait en sa main. Instinctivement sa langue passa sur ses lèvres, les humectant, comme un réflexe inné. Elle fit deux ou trois aller retours de haut en bas avant d’en effectuer un quatrième en serrant un peu plus la main. Une goutte généreuse de liquide clair apparut tout en haut. Elle se pencha en avant et referma ses lèvres à la base du gland tandis que sa langue venait cueillir cette petite offrande. Elle se délecta de sa saveur légèrement sucrée, en appréciant aussi la chaleur. Cette goutte venait du corps de son amant, elle reflétait sa température et son état. Lui-même tout à l’heure lui avait volé de son humidité avec sa langue, elle lui rendait la pareille.

Sans changer de position, elle refit un mouvement de va et vient, relâchant la pression en allant en bas puis, resserrant sa poigne elle remontait jusqu’à rencontrer sa bouche. Elle fut récompensée par une nouvelle offrande dont elle se saisit adroitement de sa langue, savourant la texture et la chaleur qui l’accompagnait. Elle pouvait faire ça toute la nuit, accompagnée comme elle l’était des éclairs et de la pluie, à l’image de l’excitation qui bouillonnait en elle ? Si elle ne se retenait pas, elle se jetterait sur ce sexe et l’enfouirait au plus profond d’elle-même, appréciant d’être remplie et comblée de l’intérieur. Mais non, elle voulait faire durer le plaisir, ce moment où elle était reine et maîtresse de la situation. Sans plus se servir de sa main, ce fut avec sa langue et ses lèvres qu’elle continua le supplice. Elle coulissa doucement jusqu’en bas, humectant au passage la hampe qu’elle avalait, sa langue la pressant de toute part. Elle s’arrêta au moment où le gland venait rencontrer le fond de sa bouche, le garda un moment en cet endroit avant de bouger et de le guider vers ses dents. Elle entama un mouvement inverse, resserrant ses lèvres autour du membre jusqu’à son retour au point initial ? Là, elle fit jouer sa langue tout autour du gland, accentuant la pression sur la zone la plus délicate, l’aspirant en même temps, forçant le sang à affluer en masse, rendant les tissus encore plus sensibles au toucher. Au son du souffle court de son amant, elle savait qu’il n’en menait pas large et qu’il craquerait bientôt. Elle reprit le mouvement de va et vient, de haut en bas, mais cette fois en serrant bien fort le sexe durci entre ses doigts. La respiration de Richard s’accéléra au rythme du va et vient qu’il subissait, son bassin se soulevant, cherchant à faire pénétrer plus en avant son sexe dans cette bouche qui le dévorait. Alors qu’il atteignait le point culminant de son plaisir, elle l’abandonna totalement, le lâchant et s’écartant tandis qu’un rugissement de dépit s’échappait de sa gorge. Décontenancé, il regardait sa maîtresse au-dessus de lui, drapée de satin, ne comprenant pas ce qu’il lui prenait.

- Bon sang ! Tu fais quoi ? Tu n’as pas le droit de…

- J’ai tous les droits répliqua-t-elle. C’est à MON tour de jouer. C’est moi qui décide. Toi, tu subis ! Ouvre la bouche.

Résigné, reconnaissant là le ton sans appel de son côté dominateur, il s’allongea de nouveau en obéissant, la suppliant du regard de reprendre là où elle s’était arrêté. D’un air distrait, presque nonchalamment, elle se saisit de son sexe toujours turgescent et, faisant coulisser le prépuce sur le gland, fit jaillir une quantité suffisante de liquide séminal qu’elle recueillit de son index avant de le porter à sa bouche. Là, sous le regard interdit de Richard , elle le déposa sur sa langue qu’elle garda posée sur sa lèvre inférieure. Elle remonta sa nuisette et enfouissant son autre main entre ses jambes, allant fouiller en son intimité, puis la ramena, chargée de ses secrétions intimes. Il la regarda lécher ses doigts sans le quitter des yeux, le défiant de bouger. Elle se pencha alors vers lui et il comprit alors ce qu’elle voulait faire. Il accueillit dans sa bouche la langue garnie de sa compagne, acceptant le partage qu’elle lui offrait, le mélange le plus intime de leurs deux corps, de leurs fluides intimes, plus qu’une symbiose, une communion parfaite. Il téta avidement la langue chargé de saveurs, à la fois iodées et sucrées, comme s’il avait sa propre langue enfoui en elle, cherchant à aller de plus en plus profondément. A bout de souffle elle se redressa, le laissant pantois devant ce qu’elle venait de faire mais qu’il avait ô combien apprécié. Puis sans prévenir elle fondit sur son sexe, le reprit en bouche et en main en même temps, reprenant le rythme effréné qu’elle avait abandonné quelques minutes auparavant. Sous l’effet de ces émotions, il arqua le dos en gémissant, incapable de se retenir d’avantage, crispant les mains sur le revêtement en velours du canapé. Judith sentit la pression monter en lui et s’activa d’avantage de sa main sur le membre bien dur, sa langue ne demeurant pas inactive pour autant. Puis, soudain, dans un rugissement il explosa en elle, se répandant sans retenue, elle sentit sa bouche se remplir et le liquide, symbole de sa jouissance, exploser jusqu’au fond de de sa gorge, chargeant ses papilles se sa saveur légèrement âcre. Excitée comme elle l’était, elle déglutit et avala goulument tout ce qu’elle pouvait tirer du corps de son amant, preuve de son amour pour elle, preuve de ce qu’elle pouvait faire ressentir à son compagnon d’armes. Elle finit de le nettoyer tandis que le membre perdait peu à peu de sa vigueur, lui-même n’étant plus qu’une poupée de chiffon inerte, étendu là, incapable de bouger. Puis, satisfaite de ce qu’elle venait de faire, elle se dénuda à son tour et s’étendit contre lui, se lovant contre son corps. Ils échangèrent un regard complice avant de s’embrasser passionnément. Les yeux clos, caressant son dos de ses doigts, il chuchota.

- Troisième round ?

Elle partit dans un rire contenu, chaleureux, chargé d’envie.

- Chiche !

Le bras de Richard calé derrière le dos de Judith s’abaissa doucement, sa main suivant les contours de son dos, jouant avec les reliefs de sa colonne vertébrale, avant d’aller taquiner le bas de son dos. Instinctivement, elle cambra le dos, venant à la rencontre de cette main caressante. Il continua un peu plus bas, faisant courir ses doigts entre ses fesses, remontant puis redescendant, encore et encore, effleurant son épiderme déjà sensible. Il ne lui fallut pas longtemps avant qu’elle ne commence à s’ouvrir, passant une jambe par-dessus celles de son partenaire, offrant à ses doigts un passage plus ouvert sur son corps. Sans se faire prier et sans se presser non plus, il fit glisser ses doigts entre ses cuisses, savourant le frisson qui se dégageait d’elle. Elle était encore parfaitement humide, résumé du traitement qu’elle avait subi tout à l’heure et, tout naturellement, il entama un mouvement de va-et-vient entre les lèvres intimes, délaissant son clitoris pour repartir en sens inverse, jusqu’en haut du sillon de son postérieur. Ce faisant, il traçait un chemin humide entre les fesses de Judith qui, toute fébrile, commençait à respirer de façon saccadée. L’autre bras de Richard s’était recourbé sur un de ses seins qu’il entreprit de masser doucement au début puis, de plus en plus fermement, s’arrêtant de temps en temps pour saisir le téton érigé entre ses doigts pour le malaxer et l’étirer encore plus. Sous le coup de ce double traitement Judith commença à perdre pied, l’envie de sentir son amant en elle grandissant de façon exponentielle. Elle chercha à changer de position, voulant le chevaucher sans attendre mais il la garda plaqué contre elle et, pour être sûr de la garder presque immobile, la pénétra de ses doigts très lentement. Le souffle de Judith s’arrêta brusquement tandis qu’elle sentait la progression en elle, dilatant juste ce qu’il fallait son vagin pour lui faire ressentir un plaisir intense.

Il tourna la tête vers elle, croisant son regard, y lisant le plaisir qu’il lui prodiguait, sa supplication d’y mettre un terme rapidement. Peine perdue pour elle, il avait bien l’intention de se venger. Leurs bouches se rencontrèrent et leurs langues se mêlèrent avec fougue, elle se plaquant contre lui encore plus tandis qu’il la fouillait au plus profond d’elle-même, écrasant son téton entre ses doigts. Judith gémit de façon prolongée, le cri à moitié étouffé par leur baiser intense. Elle se saisit alors de son sexe en érection qu’elle entreprit de branler fermement et de façon énergique, cherchant à reprendre le contrôle de la situation. Bientôt leur deux corps se mirent à donner des coups de reins dans le vide, mimant l’acte sexuel dans son plus bel effet, acte virtuel entre deux corps à la passion pourtant bien réelle.

Puis soudain, il la serra encore plus, emprisonnant leur deux corps, rendant tout mouvement impossible. Il la renversa sur le dos, l’obligeant à le lâcher et libérant son intimité de l’emprise de sa main. A présent à genoux entre ses cuisses qu’elle avait tout naturellement écartées, il resta un instant à contempler son corps ainsi offert. Il entreprit de sucer ses doigts un à un, lentement sans la quitter du regard, s’amusant du désir et de l’excitation qu’il voyait croître en elle. Elle plissa légèrement les yeux, signe qu’elle désirait autre chose, et il sût qu’elle se préparait à contre attaquer.

Judith glissa sa main vers le bas, lentement, sans le quitter des yeux et entreprit de se caresser devant lui, sans se pénétrer, laissant ses doigts s’imprégner de son humidité, imaginant que c’était ses propres doigts à elle qu’il suçait. Elle fit le contour du clitoris, vu son degré d’excitation elle préférait le laisser tranquille dans l’immédiat. Un orgasme était si vite arrivé… Richard l’imita, se masturbant et calquant son rythme sur le sien et bientôt leur souffle se fit commun. Séparé de quelques centimètres, ils ne faisaient déjà plus qu’un. Puis il se pencha sur elle, s’appuyant sur ses bras, laissant son sexe venir effleurer la main de sa compagne. Elle s’en saisit et, le décalottant, s’en servit pour se caresser à la place de ses doigts, le faisant aller et venir le long du sillon humide de son sexe. Il acheva de se pencher sur elle, lui donnant ainsi plus de liberté de mouvement et l’embrassa langoureusement, explorant chaque recoin de sa bouche avec sa langue. La sensibilité accrue de leurs corps s’en trouva décuplée et la tentation d’aller plus loin, tout de suite de finir brutalement ce qu’ils avaient commencé était très fort. Judith mit fin à ce premier supplice et, fuyant vers le bas, remplaça la langue de son amant par son sexe. Une pression adroitement exercée de sa main fit jaillir quelques gouttes précieuses qu’elle savoura, se délectant du mélange de leurs fluides respectifs. Elle fit rouler sa langue autour du gland avant de la ramener sur le bout et recommença l’opération plusieurs fois en prenant son temps, sa main pressant et relâchant alternativement le sexe érigé, augmentant les sensations sur toute sa longueur. Richard ne bougeait pas, la laissant diriger les opérations, se contentant de subir et d’assimiler toutes les informations que ses terminaisons nerveuses lui faisaient parvenir. Comme à son habitude, elle se débrouillait de façon divine et il aimait ça. A deux doigts de perdre le contrôle il s’échappa de l’écrin de velours dans lequel il se trouvait et se remis à genoux, prenant une grande inspiration. Judith le regardait d’un air amusé.

- Et bien mon cher, un petit problème de self control ?

Il rit de bon cœur en la repoussant sur le dos et plongea la tête entre ses cuisses. Elle lâcha un soupir de contentement en sentant sa bouche s’écraser sur son sexe et une langue commencer à fouiller entre ses lèvres intimes. Une fois ce premier passage effectué, il suça les lèvres, cherchant à les mordiller. Il savait pertinemment où arrêter la pression de ses dents pour ne pas lui faire mal, flirtant avec son seuil de tolérance. Il laissa le reste de son intimité de côté exprès, la frustrant des caresses tant attendues. Elle chercha néanmoins par des mouvements de bassin à aller à la rencontre de cette bouche qui dévorait ses replis de chairs, désirant qu’elle s’attaque maintenant aux endroits plus sensibles de son intimité. Il finit par céder à ses désirs et, utilisant ses deux mains, écarta son sexe pour en dévoiler tous les secrets. Tout en haut, son clitoris semblait palpiter tandis que plus bas le vagin ruisselant laissait entrevoir sa flore, avide de recevoir son offrande. Mis à nu, partiellement étiré, le petit bouton de chair turgescent qui pointait tout en haut était à sa merci. Il souffla légèrement dessus et Judith expira un cri discret en ressentant les effets du courant d’air froid sur son clitoris devenu hyper sensible. Il sourit devant sa réaction et de sa langue il lécha le moindre petit endroit de chair, mêlant sa salive à l’humidité qui y régnait, la récoltant et la redéposant à chaque passage. Il fit honneur à sa grotte secrète en la visitant de sa langue du plus profond qu’il pût, tâchant de la faire pénétrer avant d’engager une rotation linguale, déclenchant chez elle un long gémissement. Il remonta et alla cueillir le clitoris directement entre ses dents et s’immobilisa, l’obligeant à faire de même. Le moindre mouvement de sa part étirait le petit bouton de chair, déclenchant ainsi une petite décharge électrique tout au long de sa colonne vertébrale. Elle était tentée de bouger au rythme de son plaisir, cherchant les caresses buccales de son amant et mais au risque de libérer une explosion de sensations intenses, sentant les prémices de son orgasme se répandre entre ses jambes. Richard ne s’y trompait pas tant l’humidité entre ses cuisses avait augmenté, il savait qu’elle était sur le point de céder. Il se décida à porter l’estocade en mordillant subitement le bouton de chair tout en le suçant, tout en la pénétrant simultanément de deux doigts. Judith arqua le dos, plaquant son sexe trempé contre la bouche de son partenaire, faisant pénétrer ses doigts au plus profond d’elle-même, lâcha un long cri d’agonie sous le plaisir qui l’envahissait et resta ainsi suspendue entre deux mondes, avant de s’écrouler, le corps agité de petits tremblements, serrant les cuisses, son corps hyper sensible fuyant tout contact physique avec son partenaire.

Richard se redressa, satisfait. Plus que d’avoir du plaisir, il aimait en donner à sa partenaire et surtout la voir anéantit de plaisir. Il revint se frotter contre elle, s’allongeant à ses côtés, lui arrachant quelque frémissement au passage. Se saisissant de la couverture il recouvrit leur deux corps, la prenant dans ses bras. Judith restait les yeux clos, ronronnant comme une chatte contre le corps de Richard.

- Tricheur, murmura-t-elle, tu ne joues pas selon les règles.

- Ah bon, parce qu’il est censé y en avoir ?

- Si tu passes ton temps à me faire jouir, comment veux-tu que je puisse m’occuper de toi ?

- Ah ça, si tu es trop vieille pour tenir le coup, je vais devoir arrêter.

Elle grogna de désapprobation et se serra encore plus contre lui.

- Je t’interdis d’arrêter. Si je dois mourir, que ce soit de plaisir, sous tes doigts et ta langue.

- Promis.

En se contorsionnant elle réussit à passer ses bras autour de lui et entreprit de lui griffer le dos doucement, laissant ses ongles tracer des sillons écarlates sur sa peau. Elle savait qu’il aimait ça, sa résistance à la douleur étant surprenante, il pouvait la transformer en plaisir à conditions que ça n’aille pas trop loin. Elle avait trouvé cela étrange au début puis, s’en servant comme moyen de se venger de ce qu’il lui faisait parfois subir, elle y avait pris goût. Un peu sadique avec lui, elle jouait avec ses sens sans se faire prier, devenant sa maîtresse à part entière, portant ses sensations à l’extrême avant de le faire retomber. Puis elle recommençait. C’est ce qu’elle entreprit de faire tout de suite, le sentant se cambrer à chaque passage de ses ongles dans le bas de son dos, plaquant son corps contre elle, lui faisant sentir que son plaisir était toujours là, bien présent, son sexe battant contre sa toison entretenue. Le fait d’être maitresse de la situation ravivait son désir, la chatte en elle se transformant de plus en plus en chienne, désirant punir celui qui l’avait terrassée de plaisir quelques minutes auparavant. Et il se laissait faire.

Elle faisait varier la pression de ses doigts, le chemin qu’elle leur faisait prendre, tentant de le surprendre et de ne laisser aucune parcelle de peau à vif. Elle appuya encore un peu plus, allant à la limite de la résistance de son épiderme et il grogna, ouvrant la bouche, un chien enragé n’aurait pas fait mieux. Elle n’avait pas peur, enfin plus peur en tout cas. La première fois qu’il avait fait ça, elle avait eu peur qu’il ne la morde mais il l’avait rassuré, lui disant que jamais il ne lui ferait de mal. Elle le tenait en laisse par la douleur mêlée de plaisir qu’elle lui dispensait, elle le contrôlait. Profitant qu’il se cambrait elle alla cueillir un de ses tétons entre ses dents et le mordilla doucement, le faisant haleter un peu plus. A présent remise de ses émotions, de nouveau en pleine possession de ses moyens, elle ne se fit pas prier pour continuer.

Délaissant le téton bien malmené, elle continua sa progression vers le bas et commença à le sucer tout en faisant subir à ses fesses le même sort qu’à son dos. Ses coups de bassin projetait son sexe au fond de sa gorge tandis qu’elle se crispait un peu plus sur les parties charnues de son amant. Elle se contrôlait et voulait le contrôler aussi. Ce n’était plus dans sa gorge qu’elle voulait qu’il s’épande à nouveau, mais en elle. Tout au fond d’elle.

Elle le lâcha et, tout en se frottant contre lui, remonta dans sa position initiale et l’embrassa langoureusement avant de le supplier.

- Prends-moi, tout de suite.

Avec un rugissement de plaisir il la bascula sur le dos.

Surprise par sa réaction elle resta immobile, interdite par la soudaineté de son acte. Le visage rayonnant, elle attendait. Richard commença par la pénétrer de deux doigts, lentement, la laissant apprécier l’avancée de ses doigts le long de son vagin. Judith respirait par à-coups, attendant qu’il se lâche. Une fois ses phalanges complètement introduites il poussa encore jusqu’à effleurer le fond de son intimité qu’il entreprit de caresser doucement. Judith arqua les reins sous la sensation qui se distillait en elle, accentuant le frottement des doigts de Richard contre les parois de son intimité. Il continua ainsi une bonne dizaine de secondes avant de replier brusquement les deux premières phalanges, lui arrachant un petit cri de surprise. Puis, lentement il entreprit de sortir ses doigts de la gangue dont ils étaient prisonniers, grattant au passage la paroi supérieure de son vagin. Arrivé à la partie plus sensible, Judith retint son souffle, presque incapable de gérer toutes les sensations qui traversaient son corps. Puis enfin il la libéra tandis que son bassin retombait sur le canapé. Haletante, elle le regarda porter ses doigts englués de ses propres secrétions à sa bouche et les nettoyer tout en la dévorant des yeux. Incapable de se maîtriser elle se jeta sur lui et dévora sa bouche sauvagement tout en se saisissant de son sexe érigé. Elle se mis à le branler furieusement, sa langue calquant son rythme sur sa main. Sur le point de jouir il se libéra de son emprise avant le point de non-retour. Elle se retourna, se mettant à quatre pattes sur le canapé, lui présentant sa croupe. Ainsi positionnée, elle offrait à lui à la fois son sexe baillant et ses fesses écartées. La vue de ses deux orifices fit monter l’excitation de Richard et, recueillant du fluide sur celui du bas, entreprit de caresser celui plus haut, doucement pour commencer puis insistant de plus en plus jusqu’à tenter la pénétration. Aidé par la lubrification son pouce entra doucement dans le nid douillet. Il n’alla pas plus loin que la première phalange tandis qu’il faisait pénétrer à leur tour, dans son vagin cette fois, l’index et la majeur de la même main. Une fois en place, il forma une pince avec ces trois doigts, les faisant frotter l’un contre l’autre à travers les parois de ses deux conduits intimes. Judith se contorsionna d’avant en arrière, lentement, épousant les mouvements des doigts intrusifs, gémissant de plus belle. La sentant à bout de self contrôle, il la libéra brusquement, la faisant gémir de plus belle. S’approchant d’elle, son sexe en main, il hésita un court moment sur la direction à lui faire prendre. Quelques centimètres seulement séparaient les deux possibilités qui s’offraient à lui, la tentation était grande. Finalement il se décida pour une pénétration classique prit la direction du bas. Mais il la pénétra d’un coup, d’un seul, jusqu’à la garde, ses cuisses claquant contre ses fesses. Devant l’œillet sombre lubrifié qui s’étalait devant ses yeux, il ne put résister à l’envie d’y enfoncer son pouce, sentant au passage la présence de son membre à travers la paroi du conduit. Judith émit comme un raclement de gorge sous le coup de la surprise mais elle se laissa faire, d’autant plus que Richard entama un lent mouvement de va-et-vient tout en maintenant une certaine pression de son pouce contre son sexe. Puis il accentua le rythme, allant de plus en plus vite, cessant de la ménager, si tant est qu’il le faisait. Il sortait entièrement d’elle avant d’y replonger d’une traite, son sexe cognant contre le fond de son vagin. Judith gémissait sans retenue et il pouvait sentir les contractions de son orifice autour de son sexe, comme cherchant à le retenir à chaque fois qu’il faisait mine de sortir. Judith plongea en avant, relevant sa croupe au maximum, lui offrant un angle de pénétration maximal qu’il utilisa pour aller encore plus profondément en elle. La tête enfouie dans les coussins du canapé, elle n’était plus que gémissements, toute retenue envolée, son plaisir coulant entre ses cuisses. Il maintient le rythme pendant une bonne minute au bout de laquelle il sentit qu’il allait bientôt lâcher prise. C’est à ce moment-là que Judith eut son orgasme le plus fort. Son vagin se resserra autour du sexe de Richard et celui –ci eut l’impression que c’était la main de sa partenaire qui le serrait, comme pour l’encourager à en finir. Dans un rugissement il se fondit en elle une dernière fois et, se plaquant contre le sexe ruisselant de sa compagne, se vida au plus profond d’elle, incapable de faire un geste de plus. Judith le sentit se répandre et un sourire se peignit sur son visage. Elle était enfin comblée. Ils restèrent ainsi un long moment, victimes de leur plaisir, tétanisés, ne formant qu’un seul être, symbole de l’extase.

Finalement Richard se détacha de Judith, lentement du fait de l’hyper sensibilité de leur corps et, tandis qu’elle roulait sur le côté, il s’allongea contre elle, la prenant dans ses bras. Elle fit de même en se blottissant contre son torse et il enfouit sa tête dans ses cheveux, respirant son odeur. Elle bougea légèrement la tête en grommelant

- Cette fois ça y est, je suis morte. Grâce à toi.

- Alors nous pouvons appeler ça un suicide mutuel. On refait ça quand tu veux.

Elle émit un petit rire et releva la tête pour le regarder.

- Il va falloir attendre un jour ou deux je pense.

- Notre weekend s’arrête dans 48h00.

Alors ne perdons pas de temps, dormons un peu, je veux recommencer dès que possible.

Il l’embrassa tendrement, leur baiser dura un long moment et, un instant, il crut ressentir un regain d’énergie le traverser. Mais ce n’était qu’illusion, après le marathon qu’ils venaient de se faire subir l’un à l’autre, leurs corps n’aspiraient qu’à se reposer. Leurs bouches se séparèrent finalement dans un soupir, Richard se saisit de la couverture qui gisait au sol et les recouvrit. Se calant confortablement l’un contre l’autre, laissant la tempête passer au-dessus d’eux, ils sombrèrent dans un sommeil réparateur.