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Les 5 bouches (pendant féminin du texte d'Arturo, La chambre des cinq bouches )

Il m’a promis quelque chose de surprenant. C’était notre deuxième rendez-vous. Surprise, je l’avais été la première fois. J’attendais la seconde avec beaucoup de curiosité. Il m’a demandé « prête à tout ? ». « A tout ! » Lui dis-je. Ma poitrine se soulevait d’enthousiasme.

Nous sommes entrés dans cet hôtel élégant. Au premier étage, un long couloir. Chaque chambre, au lieu d’être numérotée, se signale par un chiffre suivi d'un nom. Nous nous sommes arrêtés devant celle qui se nomme « 5 bouches ».

Déjà, il ouvre la porte et il me fait pénétrer à l’intérieur.

À peine entrée, il me saisit par les épaules et quelqu’un me pose un bandeau sur les yeux. Je n’ai pas le temps de réagir. Des mains me dépouillent : mon sac, ma veste. On me tient les poignets. Je sens bien que ce sont deux personnes différentes qui me tiennent les mains. Et une troisième déboutonne mon chemisier. Il va vite. Prestement, on le retire. 

Je suis en soutien-gorge devant je ne sais qui, combien sont-ils ? Trois, quatre ? Mon amant où es-tu ? Je ne dis rien cependant. Je tremble. J’ai un peu peur. Voilà sa main sur mon épaule. Il a perçu mon trouble. Il caresse ma nuque. Je me détends.

L’offensive reprend. On dégrafe mon corsage. On attache mes mains dans le dos. Ma jupe est dézippée, elle tombe à mes pieds. Je sens les regards sur moi. La jarretière et le string fendu. Ils apprécient. Ma poitrine en rosit de plaisir. Mon amant, je suis sûre que c’est lui, flatte ma croupe. 

Une langue sur un mamelon. Aussitôt une autre langue sur l’autre mamelon. Je frémis. Chacune va à son rythme. Je me sens livrée. Comme un objet. Un objet de désir. Ça m’excite. Une langue touche le téton comme un point et descend en virgule, tourne autour et recommence en cycle. L’autre langue, rapidement, devient une bouche qui tête, aspire, avale. Elle joue des dents. Agace ma pointe. Je deviens folle.

Du chaud sur mon sexe. Une langue en prend possession. Elle monte, elle descend. Monte. Descend.Je vacille. Des mains me saisissent. On m’allonge sur du moelleux. Je suis leur chose.

Les bouches reviennent sur les seins - les mêmes ? - Elles me dévorent. Une langue sur mon sexe - la même ? - elle est plus vive, elle va droit au but. Des doigts dans mon humidité. J’explose en vague.

Ce n’est pas fini. On me replie les cuisses. On lèche l’anus. Je suis tellement mouillée, il est moite déjà. Mais il y a deux langues. L’autre saisit mon mont de vénus. Et les seins sont toujours possédés par des bouches de merveilles.

Je suis prise, appropriée, je ne m’appartiens plus, je crie de jouissance.

Ma bouche ouverte reçoit une langue, la langue de mon amant. Un baiser goulu. Au même moment, mon anus est pénétré par un membre puissant qui s’enfonce jusqu’à la garde et j’en veux, j’en veux, j’en veux.

Et dans ma bouche, je reconnais le sexe fort de mon amant.

Entre mes seins, un sexe dur. Des mains prennent ma poitrine pour la ramasser autour de ce membre qui bouge pour son plaisir et le mien.

Je ne vois rien, mais je sens et ressens et encore et encore. Je suis une ville ouverte et pleine, remplie et j’adore.

Je resserre ma bouche pour sucer mieux. Je serre l’anus pour sentir fort. Et il serre mes seins pour servir son étendard.

Des doigts viennent écarter, exposer, titiller les petites lèvres, le clitoris. Ce sont des petits doigts, de nombreux petits doigts qui fouillent, mais combien sont-ils ? Sont-elles ? Cinq bouches, cela me revient ! Cinq bouches et de moi, ils et elles font une bouchée.

J’explose de volupté au moment même où de trois sexes jaillissent des geysers d’orgasme.

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