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Les boules... De Geisha

— Chérie, le taxi ne va plus tarder maintenant, tu devrais aller t’habiller. Je t’ai laissé un petit cadeau dans le tiroir de la salle d’eau.

— J’y vais de ce pas, réponds-je en déposant un baiser sur le coin de ses lèvres en souriant de toutes mes dents.

Ce soir, Ben m’emmène dans un des restaurants les plus chics de la ville. Quatre étoiles, ce n’est tout de même pas rien ! Il a prévu une surprise pour moi et je sais que ses cadeaux sont toujours « excitants ».

Je m’engouffre rapidement dans notre salle de bain et dépose ma tenue sur le meuble près du lavabo. Avant de m’habiller, j’ouvre le tiroir du bas et en sors une sacoche en velours rouge, un objet précieux m’attend à l’intérieur. Je souris en ouvrant mon paquet, j’en frissonne d’envie.

Je les mouille avec la langue puis introduit en moi, mes nouvelles boules de geisha. La sensation ne se fait pas ressentir au début, c’est lorsqu’on se met en mouvement que le jeu commence…

J’ai opté pour une robe en satin noire qui m’arrive à mi-cuisse, je ne porterai pas de sous-vêtement ce soir. Une paire d’escarpins à talons rouges, un collier de perles avec des boucles d'oreilles assorties et le tour est joué, je rejoins mon mari après m’être parfumée de Monoï, je suis prête pour notre dîner.

Avant de sortir, j’enfile un trench-coat de couleur crème et empoigne le bras de ben. Nous avançons jusqu’à la voiture qui nous conduira au « Sommet » tandis que les boules se mettent en action. Lorsque je marche, elles bougent à l’intérieur de moi en me massant au rythme de mes pas.

— C’est agréable ? Me demande-t-il en posant sa main sur le haut de ma cuisse.

— Tu n’as même pas idée, réponds-je en sentant mes joues s’empourprer.

— Je suis content qu’elles te plaisent, dit-il, le regard malicieux en déplaçant sa main vers mon sexe déjà humide.

Le trajet fut tellement stimulant qu’il me tarde de pouvoir m’asseoir à notre table. Malgré la réservation de Ben, nous devons attendre qu’elle se libère, car nous sommes en avance. Alors, nous attendons, debout... Au bout de quelques minutes insoutenables, un serveur nous y escorte, tire une chaise et m’invite à prendre place.

Contre toute attente, être assise ne calme pas la tension de mon bas-ventre, au contraire, j’ai tendance à me trémousser pour augmenter le plaisir que je ressens. C’est alors que je m’éclipse aux toilettes.

— Je dois les enlever avant de jouir devant tous ces gens, dis-je en chuchotant, les joues brûlantes d’envie.

— Je t’attends, fais-toi plaisir.

Ben entrelace ses doigts avant de poser ses mains croisées sous son menton, les yeux brillants, un sourire endiablé sur ses lèvres mouillées.

Je me lève en souriant malicieusement et commence à faire de petit pas rapide en direction des toilettes tandis que les boules dans mon vagin s’entrechoquent et me font gémir à haute voix. Une femme qui attend près d’une porte se tourne vers moi, je le regarde d’un air désolé et fais semblant de toussoter en entrant dans mon refuge.

Je m’engouffre à l’intérieur d’une cabine après avoir vérifié que j’étais seule à l’intérieur. Mes seins se dressent et je mouille de plus en plus. Une fine ligne de cyprine coule le long de ma cuisse dénudée. Je presse mes jambes l’une contre l’autre, je sautille sur place, je m’agenouille et me relève. Les sensations sont délicieuses, je gémis bruyamment tandis qu’une douce chaleur se répand dans mon corps.

Je danse littéralement d’un pied sur l’autre pour augmenter le massage et ainsi, me libérer du poids de l’orgasme qui monte en moi. Une boule de feu énorme est prête à exploser à n’importe quel moment. Je remonte ma robe afin de caresser mon clitoris gonflé. Je pose à peine l’index dessus que la porte des toilettes s’ouvre avec force.

— Chérie, ouvre-moi, tout de suite.

Ben…

J’ouvre rapidement la porte et l’embrasse à pleine bouche en le tirant à l’intérieur de ma cabine. Je bave de désir, nos dents s’entrechoquent dans ce baiser violent.

J’attrape nerveusement ses mains et les pose sur mes seins à peine couverts du tissu de ma robe légère tandis que j’empoigne son sexe déjà très ferme. Je gémis entre ses lèvres pleines quand son genou se pose doucement entre mes cuisses, faisant une pression incroyable sur mon bouton d’Or.

Fébrile, je fais glisser son pantalon et son boxer en bas de ses jambes pour libérer son sexe, je m’agenouille pour le lubrifier avec ma langue. Je lèche son gland en tournant tout autour puis, j’exerce des grands coups de langue de bas en haut en suivant la ligne de son frein.

Son gland lisse et chaud palpite sur ma langue, les veines saillantes de son membre cognent contre ma paume.

Ben passe ses mains sous mes aisselles pour me faire remonter à sa hauteur et m’embrasse voracement. Nous laissons nos langues entamées une danse endiablée tandis que sa main se fraie un chemin vers ma féminité.

Une-à-une, il retire les boules de Geisha et a chacune, un son étouffé sort de mes lèvres. Me procurant une douce série de spasmes délicieux.

Sans plus attendre, Ben empoigne fermement son sexe en posant ma jambe droite sur son flanc.

Il fait glisser son gland le long de ma fente en caressant mon clitoris au passage puis s’introduit finalement en moi très lentement. Je relâche tout l’air que j’ai emmagasiné sans m’en rendre compte, soulagée.

— On va se dépêcher, rappelles-toi où nous sommes, dit-il entre deux soupirs.

J’acquiesce en plantant mes doigts dans la chaire de ses fesses et en cambrant davantage mon corps pour épouser le sien, allant à la rencontre de ses coups de boutoir incessants et gratifiants.

— Je te baiserai mieux que ça ce soir, j’irai partout en toi, dit-il en couvrant mon cou de baiser.

Il accélère encore le rythme de ses puissants va et viens avant d’exploser dans un cri bestial en me collant à lui un instant, le visage crispé, les yeux fermés, la respiration saccadée avant de reprendre un rythme effréné.

De son doigt, il exerce une fine pression sur mon clitoris pour que je jouisse à mon tour sur sa verge. Je me raidis, le corps parcouru de spasmes puissants, transpirante, essoufflée, repu de plaisir. Mon vagin se tend encore autour de son gland tandis qu’il jouit une deuxième fois en moi.

J’ignore combien de temps nous sommes restés enlacés dans ces toilettes, j’ignore si des gens nous ont entendus et je m’en fiche.

Benoît range tranquillement les boules de Geisha dans la poche de son pantalon pendant que je réajuste ma tenue et mes cheveux. On se sourit comme des adolescents en s’embrassant une dernière dois avant de se séparer.

Il sort le premier des toilettes après s’être assuré que personne n’était là. Dix secondes plus tard, je sors à mon tour et le rejoins à notre table.

Nous dînons nos huîtres en silence, en se bouffant littéralement du regard, nos pieds se frôlant sous la table. Complices à tout jamais.

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