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Épisode 2 : Les lettres du donjon 2/4

Mon très cher Duc,

A peine une semaine s’est écoulée depuis mon dernier courrier et j’ai déjà de bien bonnes nouvelles à vous donner.

Ma première rencontre en tête à tête avec Emma fut surprenante et extraordinaire. C’est vraiment une femme intéressante et que j’affectionne beaucoup. Au fil de nos échanges autour de la littérature agrémentés par ma collection de gravures, l’excitation entre nous était palpable. Je la sentais désireuse et intriguée par l’expérience de la soumission. A ma grande surprise, c’est tout naturellement qu’elle s’est agenouillée lorsque je lui ai demandé, me laissant la déshabiller tout en gardant le regard baissé. J’ai pu user d’elle avec gourmandise, lui demander de me lécher longuement et prendre possession de son con et de son cul. Et sans avoir à la rémunérer à la fin de la journée, ce qui est, pour une trainée, signe que nos ébats n’avaient rien d’un travail.

Depuis nous nous sommes vues tous les jours, plus ou moins longuement, et j’ai pu débuter son éducation pour la préparer à vous. Je n’ai usé d’aucun accessoire sur elle si ce n’est un godemichet, un bandeau et un ruban en satin. Je sais bien que vous aimez avoir le privilège de faire goûter en premier à la morsure du cuir ou à la brûlure de l’acier.

Au fil des jours, sa docilité et son désir de s’abandonner entre mes mains et sous mes coups se sont accrus. J’ai eu le plaisir de faire rougir ses fesses avec mes paumes, tout en investissant son cul. Ses cris de plaisir renforçant grandement la vigueur que je mettais dans mes fessées. Elle garde d’ailleurs des traces imprimés sur sa peau dans un dégradé allant du violacé au jaune. C’est en confiance qu’elle se laisse bander les yeux, se privant ainsi de toute anticipation de mes sévices. C’est spontanément et sans résistance qu’elle place les bras dans le dos pour que je les maintienne avec un ruban me laissant toute possibilité de pincer et d’entortiller ses pointes. Si, au début, ses seins réagissaient grandement aujourd’hui sa tolérance est considérable. Elle m’a même confié prendre grand plaisir à sentir ses tétons douloureux entre deux rencontres. Elle me témoigne respect et dévotion. Elle apprécie grandement les moments où, après l’avoir menée à la jouissance, je prends soin d’elle la câlinant tendrement, ou que je la lave après lui avoir uriné dessus.

Je lui ai, bien évidemment, parlé de vous. Votre charisme et votre autorité naturelle ne l’ont pas laissée indifférente lors de la soirée chez notre ami le Comte et elle ressent une certaine fascination à votre égard. Je la sens désormais prête à vous rencontrer.

Pour attiser pleinement son désir vers vous, je l’ai équipée d’une ceinture de chasteté dont je joins la clef à ma lettre. Je poursuivrai malgré tout son entrainement jusqu’à votre rencontre. La priver des jouissances me semble important et, surtout, cela témoigne encore de sa soumission à mes désirs et par extension aux vôtres. Sachez toutefois que je l’ai rétribuée largement, non pas au titre de rémunération d’une prestation, mais je la prive de son gagne-pain et il me semble légitime de l’entretenir durant ce temps.

Vous n’avez qu’un signe à faire cher ami et je la conduis en votre donjon. Je suis certaine que vous passerez des moments délicieux en sa compagnie.

J’attends donc de vos nouvelles mon cher Antoine,

Votre diabolique amie, Jeanne.

                                                                                                                 ***

Ma chère Marquise, chère Jeanne,

Je viens par cette lettre vous tenir informée des progrès réalisés avec Emma, au sujet de laquelle je ne peux que louer la qualité de votre préparation. Cette putain me fait oublier bien des déconvenues qui l’ont précédée et représente ce qu’il sera désormais convenu de nommer un présent de notre vie libertine. Elle est un diamant, supérieure à bien des égards à tout ce que j’ai pu connaître avant elle, sublimée par les bienfaits que vous lui avez prodiguée avant de me la livrer.

Avant toute chose, sachez combien je regrette que vous n’ayez pu assister personnellement aux scènes que je vais vous narrer, dans l’urgence où vous vous êtes trouvée de devoir vous rendre au chevet de votre bien aimée mère en vos terres de Chevreuse. Ce n’est que partie remise, bien évidemment, et nous pourrons j’espère prendre date quand que vous pourrez répondre à la présente.

Voici donc succinctement ce que j’ai réalisé de votre protégée ces derniers jours.

En premier lieu, sachez que je fus immédiatement subjugué par sa transformation dès l’instant où mon fidèle eunuque l’a ramenée de chez vous. Je me souvenais de la courtisane qui avait enchanté la soirée chez Monsieur le Comte, cette femme libre que tous les libertins enviaient, et me voici face à une esclave. Vous avez remis la putain à sa juste place, au plus bas. Il ne me restait qu’à la prendre par la main pour la relever et en disposer, ou l’humilier davantage.

C’est ce second choix vers lequel ma fantaisie m’a conduit.

Je lui ai posé le collier de cuir et la lourde laisse en fer dès son arrivée chez moi, lui signifiant qu’elle les garderai aussi longtemps qu’elle m’appartiendrait, et qu’elle serait désormais toujours nue, telle une bête. Une bête ne s’habille pas. « Qu’il en soit selon votre volonté, Monsieur le Duc », m’a-t-elle répondu, montrant d’emblée la bonne éducation que vous lui avez prodiguée.

Il n’y avait pas de temps à perdre puisque, vous le savez, j’organisais le soir-même l’orgie lors de laquelle vous auriez dû venir la présenter à notre noble assemblée. C’est mon eunuque qui prit votre place pour l’amener en ma cave de réception où l’attendaient nos amis, au cou duquel je fis porter en collier la clef de la ceinture de chasteté qu’elle avait bien évidemment gardée. Emma suscita immédiatement l’admiration.

J’avais convié mon palefrenier que vous connaissez intimement, celui que l’on a rebaptisé Cheval Noir, en référence au braquemart que vous savez, que si peu de femmes ont pu supporter (vous souvenez-vous de cette petite Elise qui s’était vantée d’être la plus ouverte des putains et qu’il fit pleurer une nuit entière, jusqu’au sang ?)

J’annonçais que, dans un premier temps, la bouche d’Emma serait mise à la disposition de chacun qui souhaiterait s’y faire bander. A cette fin, mon eunuque et Cheval Noir la placèrent au centre de la cave, agenouillée et enchaînée aux gros anneaux du sol. Fait étrange, tous les hommes présents ressentirent le besoin de répondre à l’invitation de la bouche d’Emma, même ceux qui bandaient déjà parfaitement. Tous louèrent la profondeur de sa gorge.

A la suite, j’ordonnai à mon eunuque et Cheval Noir de positionner Emma dans la balançoire en cuir (celle-la même où nous avions pris la virginité de votre petite femme de chambre qui devait partir le lendemain au couvent). Nous défîmes la ceinture de chasteté, d’où dégoulinait un liquide abondant. J’avais fait prendre à la putain un philtre d’abus, qui a pour effet de stimuler pendant une heure la production du liquide intime tout en décuplant son besoin de jouir. J’en expliquai donc l’usage aux libertins présents : « que chacun veuille bien se lubrifier en visitant le con d’Emma, vous n’y ferez qu’un ou deux allers-retours, avant d’utiliser vos vits pour d’autres usages avec vos maîtresses ».

Il en fut ainsi, et Emma finit par crier, demandant qu’on la baisât sérieusement plutôt que de se lubrifier ainsi.

Quand tous les hommes (ils étaient une vingtaine) se furent servi de son con, je fis un signe convenu à Cheval Noir. Ce furent alors d’autres cris qu’Emma poussa, réclamant qu’il arrêtât. Souvent femme varie, c’est tout de même malheureux.

Je la fis taire en lui fourrant ma queue, et il me fut bien agréable de ressentir les puissants coups de rein de Cheval Noir, d’autant plus quand il changea de chemin et ouvrit le cul d’Emma, louant au passage une nouvelle fois la qualité de votre préparation.

Il la baisa une heure durant, sans fatigue pour lui. Il aurait pu continuer bien longtemps mais Emma avait perdu connaissance, et la baiser de force sans ses cris ne représentait plus aucun intérêt.

Nous la disposâmes sur un grand matelas de paille au milieu de la cave et chacun vint se répandre sur elle, le foutre des hommes, les liquides que les femmes pouvaient offrir.

J’attends maintenant votre venue, je l’espère prochaine, pour poursuivre les usages qui peuvent être faits d’Emma. Par respect pour vous, je ne la soumets point hors de votre présence. Quand vous viendrez, vous la trouverez bien installée, à l’écurie, où Cheval Noir lui a aménagé un appartement parmi mes étalons qui, à ses dires, sont très satisfaits de ce voisinage. Je n’y suis pas allé vérifier, les écuries ne sont pas mon domaine.

Dans l’impatience de vous lire,

Votre dévoué,

Antoine Saint-Michel.

 

P.S. : au moment de cacheter cette lettre, on m’apporte votre billet m’annonçant le prompt rétablissement de votre mère, cette sainte femme dont je garde un si précieux souvenir de l’initiation qu’elle me prodigua en nos jeunes années. Votre retour imminent est un bienfait.

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