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Épisode 1 : Les premières lettres du donjon

Ma chère Marquise,

Cette lettre pour vous remercier à nouveau de votre aide si précieuse pour amener jusqu’à mon donjon des jeunes femmes toujours plus fraîches et a priori sexuellement disponibles. Je suis bien conscient que, sans la confiance que vous établissez avec elles, il me serait malaisé de disposer des soumises dont j’ai besoin.

Je dois toutefois vous confier ma déception au regard des deux dernières. Coïncidence ? Elles ont paniqué, à des moments différents ; la première dès qu’elle est entrée dans le salon de tortures et que je l’ai approchée de la Croix de Saint André, elle a crié le mot d’alerte, à ma grande surprise ; la seconde au lendemain matin de la soirée de prise de contact, quand je suis venu la réveiller et la délivrer de ses fers en son cachot à la cave, elle m’a dit que c’en était déjà trop pour elle alors qu’elle n’avait tâté que des entraves et du fouet et qu’il me restait tant à lui faire subir.

Je ne doute pas, ma chère Marquise, des précautions que vous prenez et avertissements que vous prodiguez à ces jeunes femmes avant de me les confier. Nous avions convenu aussi qu’une formation leur serait prodiguée préalablement, sous votre contrôle, pour éviter ce type de désagrément. Êtes-vous bien sûre de l’efficience de vos méthodes ? N’y aurait-il pas sinon du relâchement, du moins une faille dans vos processus de sélection ?

Je vous laisse juge des actions à entreprendre, vous gardez évidemment toute ma confiance et nous devons poursuivre notre collaboration si fructueuse depuis deux ans maintenant.

J’en viens au sujet qui me préoccupe et pour lequel je sollicite votre aide bienveillante. Vous vous souvenez certainement de la petite prostituée présente au bal de Monsieur le Comte, cette jeune Emma dont les hommes ont disposé à leur guise, en bouche, en con et en cul, autant de fois qu’ils l’ont voulu et finalement à autant de queues à la fois qu’elle pouvait en recevoir. Jalouses du temps excessif qu’elle prenait aux hommes, les femmes aussi ont joué avec cette petite putain et j’ai bien remarqué qu’elle ne vous laissait pas indifférente.

Il me faut Emma, ma chère Marquise, et pour cela je vous donne carte blanche. Prenez le temps qu’il faudra, consacrez le budget nécessaire, et amenez cette prostituée à mon donjon. Et comme elle me semble d’un tempérament de feu, ce qui, j’en conviens, ne présume pas de son appétence à se livrer aux tortures dont j’ai le goût, je ne veux mener seul sa parfaite soumission. Aussi, je vous propose de vous joindre à moi pour imaginer ses futurs châtiments, imaginant que vous ne manquerez point d’idées à cet endroit.

J’espère avoir bientôt de vos bonnes nouvelles et lire dans une prochaine lettre vos avancées avec cette Emma ainsi que vos propositions pour ses futurs traitements en mon donjon, que nous puissions discuter sereinement de tout cela avant de mettre en œuvre conjointement les plans diaboliques que nous aurons arrêtés. Je ne peux vous cacher mon impatience de disposer de cette jeune femme mais je reste conscient qu’il ne faut en rien précipiter les choses et vous confie donc la maîtrise du temps.

Au plaisir de vous lire,

Votre ami reconnaissant,

Antoine Saint-Michel.

                                                                                                               ***

Cher Duc, cher Antoine,

J’apprends par vous le renoncement bien hâtif, et je dois le concéder bien dommageable, de Mathilde et de Maud. Je les avais effectivement senties encore peu sûres d’elles mais j’avais pris le parti de les pousser vers vous, pensant que c’était l’inconnu qui les inhibait. J’ai eu tort et je vous demande, mon cher ami, de me pardonner cet excès d’assurance. Je peux facilement envisager à quelle frustration vous avez été confronté sur le moment.

A cela s’ajoute effectivement un regrettable changement dans ma manière de les préparer à vos traitements. Mon dévoué valet est actuellement absent et c’est entre femmes que se passe l’initiation des jeunes filles que je vous prédestine. Bien certainement que ces pucelles, n’étant plus confrontées à la virilité, prennent peur devant vous, non pas en regard des sévices corporels qui les attendent mais confrontées à la réalité de leur dépucelage par un homme. Mon bras ou mes olisbos ne remplaceront jamais l’impact d’un vit ne serait-ce qu’au niveau symbolique pour une jeune femme.

Je vais donc m’enquérir de trouver un nouvel assistant pour les initier aux hommes en parallèle de mon éducation à la soumission et à la sublimation de la douleur. Il est évident que la poursuite de notre collaboration me tient, plus que jamais, à coeur.

Je reconnais bien les liens qui nous unissent dans notre amitié teintée de perversion lorsque je vous lis au sujet d’Emma. Cette catin attise en moi aussi un désir fou. Les images de cette merveilleuse soirée chez notre ami commun hantent régulièrement mes pensées lorsque je m’adonne à l’onanisme. L’imaginer à genoux, la bouche comblée de votre sexe, moi lui zébrant les fesses m’excite au plus haut point. Mes envies d’user d’elle me paraissent sans limite. Il faut dire qu’elle ne semble pas en avoir beaucoup. Elle est cependant bien consciente de ses charmes et ses désirs semblent plutôt tourner dans le fait de tirer profit de l’autre bien plus que celui de se livrer corps et âme à autrui. Sa réaction lorsque je l’ai fessée, pourtant si délicatement, me laisse aussi penser qu’elle ne goûte que très peu au plaisir masochiste.

Mais vous ne me connaissez que trop bien Antoine pour savoir que tout ceci ne me freine pas, bien au contraire. Le défi que représente le fait de la transformer en notre docile jouet me pousse à déployer toute ma ruse et toutes stratégies pour que nous arrivions à notre fin.

Je l’ai invitée au manoir, prétextant l’envie de lui faire découvrir ma bibliothèque. Vous vous rappelez très certainement qu’en plus d’être odieusement excitante, cette trainée est vive d’esprit et cultivée malgré son rang. Je vais donc déjà essayer d’obtenir sa confiance en partageant avec elle mon amour pour les lectures obscènes. Notre conversation ne pourra que dévier sur la sexualité et sur ses représentations et ses désirs secrets. Je pourrais ainsi mieux mesurer l’ampleur du dressage qu’il nous faudra lui inculquer.

J’espère pouvoir vous faire part de grandes avancées dans mon prochain courrier. Croyez bien que c’est portée par le désir de la faire nôtre que je la rencontrerai, excitée par la projection que nous nous la partagions en face à face, son con et son cul garnis, ses bras retenus par des liens.

N’hésitez pas, mon cher ami, à partager avec moi vos envies envers elle afin que j’adapte mon éducation pour la conduire jusqu’à votre donjon parfaitement préparée à vos sévices.

A vite mon cher Antoine,

Votre dévouée amie Jeanne

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