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Lettre à Dame-Oiselle

Chère Dame-oiselle, Ici, lendemain de Votre départ

Depuis Votre départ, je n'ai eu de cesse de penser à Vous.

Hier, je suis allé jusqu'à notre « petit Paradis », l'anse de sable fin témoin de nos ébats.

J'ai tenté d'y retrouver les sensations indicibles que Vous m'y aviez procurées.

Nu, Vous suivant à quatre pattes, tiré par la laisse, les yeux à la hauteur de Votre adorable fessier :

Vous aviez gardé le bas du maillot mais, m'aviez ordonné la nudité.

Je n'avais jusqu'alors jamais vécu cela. Être dirigé par une Femme. Et quelle Femme : vous !!

Mais les sensations sont fugaces, je n'ai eu de cesse d'essayer de retrouver l'état dans lequel Votre

seule volonté m'avait transporté.

Mon ventre tenaillé par la peur de n'être point à la hauteur, de ne pas Vous mériter...

Mon sexe flasque et ridicule ballottant entre mes cuisses.

Jusque-là j'avais eu du mal à contenir l’érection logée dans mon maillot.

Dés Votre injonction à me dévêtir et à Vous présenter le cou pour que Vous y posiez le collier de

chien, relié à la laisse et m'intimant de Vous suivre tel un animal, l'énergie déployant ma verge s'est

dissipée.

Par contre je coulais...

Le cyprin (j'aime bien ce mot sorti de vos lèvres) retraçant notre escapade d'une trace baveuse.

J'étais le chien suivant sa Maîtresse et un gastéropode baveux. C'était bon...

Mais mon cerveau pour qui ces jeux étaient nouveaux avait du mal à tout assimiler.

Vous Vous êtes allongée. Votre culotte, ôtée...

Vous m'avez ordonné de venir, le visage entre Vos cuisses.

Tiré par les cheveux, Vous avez forcé ma face à l'intersection de Votre entrejambe.

Et j'ai dû Vous lécher et Vous lécher, Vous agacer le clitoris jusqu'à l'extase ultime.

Quel bonheur d'être devenu l'objet de Votre jouissance...

Mon sexe s'était retendu, assez proche d'une explosion libératrice, mais je n'y ai pas eu droit, c'était

encore Votre volonté et j'ai dû m'y plier.

Vous m'avez indiqué l'océan :

« Vas faire trempette, ça te calmera... à quatre patte, mon chien chien. »

Déçu mais attentif à Vous obéir, je suis allé me tremper. Ma verge a repris l'aspect larvaire malgré

mes questionnements.

Au retour j'ai buté contre du solide. Une coquille vide. Je l'ai ramenée à vos pieds (Hum, Vos

pieds...) et Vous l'ai présentée.

« C'est bien. Voila que tu rapportes maintenant. Tu vois, tu as compris où est ta place... »

Je n'ai rien dit, mais j'ai vu à Votre regard l'intérêt que j'avais suscité en Vous.

« Un vrai vagin. Rosé et doux... Caresses-toi, fais-toi grandir. »

J'ai empoigné mon sexe et coulissé mes doigts, intrigué par Votre sourire.

Lorsque gorgé par le flux sanguin, il Vous a semblé de taille raisonnable, Vous avez craché dans la

coquille et présenté celle-ci à la hauteur de mon phallus.

« Tu vas jouir... dans ce coquillage. Imagines simplement qu'il s'agit de moi... »

Dés que j'ai pénétré l'objet, Vous lui avez imprimé un mouvement de va et viens.

J'ai fermé les yeux,Vous imaginant le sexe tendu vers mon ventre. J'y suis parvenu et ai éjaculé dans

une explosion de reconnaissance.

Vous êtes repartie hier soir, me laissant seul. Juste un numéro de téléphone griffonné à la hâte sur un

bout de papier déchiré :

« Je dois y aller, J'ai d'autres chiens à fouetter...»

J'ai emporté la coquille aujourd'hui...

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