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Lettres classiques

A nouveau, un récit à deux voix… mais celui-ci est un souvenir entièrement personnel. J'espère que les dames trouveront que j'ai bien fait "parler" leur consœur. N'hésitez pas à donner votre avis !

Elle est enseignante, prof de Lettres classiques. Dans le cocktail mondain où nous sommes invités, je me suis dirigé vers elle – l’une des rares femmes non accompagnées.

Il a entamé la conversation agréablement, il paraît qu’il est médecin – il a l’air bien jeune ! Ah, c’est vrai qu’il vient seulement de passer son doctorat, mais il n’a pas dû flâner en route… Il est brun, assez grand, plutôt joli garçon – évidemment, sous le soleil antillais, le bronzage est flatteur. Mais enfin, il a bien dix ans de moins que moi, au moins !

Elle est charmante, quoique discrète. Blonde, cheveux courts, portant bien un âge sans doute supérieur au mien – mais quelle importance ? Par bonne fortune, j’ai en poche deux places pour une pièce de théâtre, luxe rare sur notre île. Je lui propose de m’accompagner, comment pourrait-elle refuser ?

J’ai accepté sans hésitation… C’est vrai qu’après tout, je suis professeur de Lettres et une prof de Lettres, ça ne refuse pas d’aller au théâtre, voir… quoi donc ? Ah oui, une adaptation du Petit Prince. Si si. Mais bien sûr, ça ne m’engage à rien. Je suis une digne mère de famille – divorcée, d’accord, et je n’ai pas de compagnon depuis un certain temps, mais quand même – je ne vais pas me toquer d’un jeune homme guère plus âgé que mes Terminales… Que dirait Brigitte ? Brigitte, ma coiffeuse, copine et confidente. Elle se moquerait de moi, à coup sûr !

La pièce est bien sympathique… Ensuite – on ne va pas se quitter comme ça… Je l’emmène dîner au restaurant d’un grand hôtel au bord de la mer.

Bon, un restaurant au bord de la mer, dans une île, il y en a beaucoup. Celui-ci n’est pas mal du tout, un beau balcon donnant sur la Mer des Antilles, qui vient battre les rochers dans une crique à quelques dizaines de mètres du rez-de chaussée de l’hôtel.

Après le café, nous descendons vers la crique, où un promontoire en béton s’avance dans l’eau. Envahi dans la journée de baigneurs, de bronzeurs et de plongeurs préparant leur matériel, il est désert à cette heure tardive. Nous nous asseyons sur le bord, au-dessus des vagues qui viennent lécher le béton.

L’alizé souffle doucement, je n’ai pas envie de rentrer à la maison… J’ai volontiers accepté de descendre jusqu’au bord de l’eau. Sous la lune, l’endroit est délicieusement charmant. Comme ce jeune homme, décidément…

La douceur de l’air, le scintillement des étoiles, le léger bruit du ressac… Sans rien avoir prémédité de spécial, je ne serais pas un homme, enfin un humain de sexe mâle, si je ne passais pas un bras protecteur sur ses épaules…

Qu’est-ce que je fais ? Je m’écarte dignement ? Je n’ai pas envie de le vexer… Et d’ailleurs, je n’ai pas vraiment envie de m’écarter. Je tourne la tête vers lui…

Elle se tourne vers moi, je sens son souffle près de mes lèvres… Alors je l’embrasse, d’abord doucement, puis tendrement, puis très tendrement.

Il m’embrasse, je ne le repousse pas… Enfin, on s’embrasse… Enfin, qui embrasse qui ? Ah oui, ça dépend : dans quelle bouche sont les langues ? Dans… Ah, finalement, c’est moi qui l’embrasse, là… Et à présent c’est lui… Et… C’est bon dans les deux cas…

Au bout d’un long et délicieux moment, nous remontons vers le petit parking sous les arbres, où nos voitures nous attendent. Là, elle me regarde, elle approche sa bouche tout près de mon oreille et elle chuchote, son souffle me faisant frissonner autant que ses mots : « Tu as envie de moi ? »

Pourquoi lui ai-je dit une chose pareille ? Peut-être parce que je continue de le trouver si jeune… Mais ses baisers ne sont pas des aumônes à une pauvre vieille, il y a pris plaisir (ou sinon, c’était très bien imité !).

Enthousiasmé, je la serre dans mes bras et je l’embrasse très, très tendrement.

Ma question était peut-être idiote, mais sa réponse est très bien. Sa bouche me donne un baiser brûlant… Et puis, à travers ma robe légère et son pantalon, son corps dit au mien de la façon la plus claire que oui ! La tendre dureté que je sens contre moi montre qu’il a envie de moi, très envie !

J’ai le souffle court, ah oui, j’ai envie d’elle !

Un peu coquine, je prolonge notre baiser. Je prends plaisir à son émotion… et à la mienne ! Je suis appuyée sur l’aile d’une de nos voitures, s’il le voulait, il pourrait me prendre là, sur le capot… Je suis folle ! Mais c’est bon.

Nous filons jusque chez elle – par bonheur, elle n’habite pas loin, car nous ne sommes pas vraiment en état de conduire.

Et nous voilà chez moi. Nous entrons sur la pointe des pieds (j’ai deux enfants qui dorment !). Automatiquement, en bonne maîtresse de maison, je lui propose de boire quelque chose, mais je crois qu’il ne m’entend pas (je me souviens qu’à cet âge, dans ces circonstances, on cesse de voir et d’entendre tout ce qui n’est pas sexuel…). Alors, je l’entraîne vers ma chambre.

L’un des bons côtés des Tropiques, c’est qu’on a peu de chose à enlever pour se déshabiller. Une fois dans sa chambre, nous sommes en quelques instants nus l’un contre l’autre.

Il m’a enlevé ma robe, j’avais défait ses rares attaches… et nous voici nus dans la pénombre. Je crois que j’ai rougi, mais ça ne se voit pas. Je me retourne entre ses bras. Pudeur, ou… ? En tout cas, me voici dos à lui. Et aussitôt, je sens ses mains sur ma poitrine !

Mes mains caressent ses seins, tout mon corps est plaqué derrière le sien !

Mes seins se dressent sous ses doigts, mes mamelons durcissent… et mes fesses… caressent son sexe, long et dur entre elles.

Mon souffle caresse sa nuque. Je l’embrasse, juste à la base de la nuque, sur la saillie de l’axis, que les Japonais considèrent comme un point très érogène… Elle aussi, visiblement.

Ah, il m’embrasse sur la nuque… J’adore ça, comment le sait-il ? Ah, c’est bon. Je vais jusqu’au lit, il est collé à moi, sa bouche sur ma nuque, c’est insupportablement bon ! Je suis trempée… Je me penche sur le lit…

Elle écarte les jambes. Comme de lui-même, mon sexe plonge dans sa fente, elle pousse un long gémissement et s’écroule sur le ventre au milieu du lit.

Il est en moi, profondément en moi… Et il s’allonge sur mon dos, et, oh, il continue, il m’embrasse et me mord la base de sa nuque.

Elle émet de petits cris de plaisir. Je mordille d’autant plus, je la sens vibrer…

Ah, je pourrais jouir rien qu’avec des baisers à cet endroit ! Et, oh ! Je l’ai dit tout fort… Et cette fois, il a bien entendu !

Ah oui, elle aime, elle me l’a dit… et cela me donne d’autant plus d’énergie ! Je m’enfonce de mon mieux en elle, je me retire, puis un coup de reins… et après chaque coup de reins, je l’embrasse sur la nuque, je la mords et je recommence ! Bientôt je réussis à combiner les aller-retour de mon sexe avec les baisers sur sa nuque.

Ah, il s’enfonce… et il me mord et il s’enfonce et… Je gémis encore, plus fort et plus fort, mon corps s’arque, je jouis, je jouis encore, ah…

Enfin je jouis moi aussi. Je râle… Puis mon corps se détend sur le sien, nous palpitons encore de plaisir…

Lentement, nos corps s’apaisent. Je réussis à maîtriser les battements de mon cœur, je reprends mon souffle. Je me retourne, cette fois c’est moi qui le prends dans mes bras…

Je couvre son visage de baisers légers, puis son cou. Très lentement, mes baisers descendent…

Nous sommes allongés, face à face, sur le lit. Il m’embrasse, c’est très doux, très agréable. Ma main trouve le chemin de son ventre, puis plus bas… Oh, il y a là un… petit animal, tout petit, tout timide… Je le croyais plus imposant… Ah mais tiens, quand je le caresse, il se fait moins timide. Oh, comme c’est charmant, voilà que ce petit animal grandit à vue d’œil ! C’est vrai qu’il est jeune et… dynamique, mon nouvel amant !

Sous ses caresses précises et attentionnées, mon corps se réveille… Et je continue mes baisers. Ses seins sont doux, et bientôt mes lèvres se posent sur un mamelon, puis sur l’autre… et je vais de l’un à l’autre…

Son petit animal n’est plus petit du tout, maintenant ! Mais ma main ne le lâche pas, au contraire ! Sa bouche sur mes seins me donne des idées… D’un coup, je le couche sur le dos, puis je m’installe à cheval sur lui. Ah, qui commande à présent ?

Elle n’a pas lâché mon sexe, et elle l’introduit en elle de façon experte. Elle est encore plus brûlante que tout à l’heure !

Je l’enfonce en moi, avant de commencer à le chevaucher ! Allez, mon jeune amant-cheval, galope pour mon plaisir, pour ma jouissance !

Mon sexe brûle, planté en elle jusqu’à la garde, tandis qu’elle me chevauche avec énergie. Je pousse des gémissements qu’elle n’entend pas, ou plutôt qui ne font que lui donner plus d’ardeur. J’explose sous ses secousses… La nuit sera trop courte.

La nuit sera trop courte. Le lendemain, je confesserai tout à ma chère coiffeuse et copine. Elle me donnera son absolution, à la fois pour avoir couché le premier soir et pour avoir couché avec un homme de dix ans plus jeune. « C’est bien, dira-t-elle, ça décongestionne ! »

Nous nous reverrons, pour d’autres baisers, d’autres jouissances… Mais si, aujourd’hui, elle est restée dans ma mémoire, c’est pour ces cinq petits mots qui me ravissent encore : « Tu as envie de moi ? »

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