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Liquide

Voilà qu'Alice s'étire au creux de draps humides

De délices, souvenir des jeux de doigts avides,

De ma louve qui coule au son de son plaisir

Puis se love, tremblant du don de l'élixir,

Apeurée d'avoir joui, dans mes bras impavides.


J'ai été tortionnaire et puis consolateur,

Le gardien tutélaire de l'éclosion d'une fleur.

J'ai bu dans le calice la rosée matinale.

Oui, j'ai goûté Alice d'un regard animal.

Enrichir son bestiaire, de cela j'ai eu l'heur !