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Mails, Skype et pfuittt

Mails, Skype et pffuitt. (1)

Début 2020. Vente de ma maison, j’y habite depuis 10 ans donc tri. C’est fou tout ce qu’on amasse. Des courriers, des photos, des souvenirs divers incarnés en objets poussiéreux emplis d’une affection obsolète, d’émotions périmées, . Je dissémine tout ça chez des ami-e-s, des Emmaüs, certains remplissent des sacs de déchetterie. Pas facile d’organiser un tri raisonnable...

Et une série de lettres d’une ancienne amoureuse... Quelques photos d’elle, aussi.

Elle est belle...

Sur un coup de tête et d’émotions, je lui écris une lettre.

––- J’ai signé le compromis de vente la maison et j’y fait un tri drastique.

En rangeant un bout de tout ça, je suis retombé sur des lettres de toi.

Et des photos…Ça m’a ramené dix ans en arrière, non pas que je t’avais

oubliée, je pense à toi très souvent.

Toi une des plus belle femme que j’ai connues. Quand je dis belle, c’est dehors mais aussi dedans. Le corps, le cœur et la cervelle…

Avec toi j’ai vécu des moments merveilleux, je peux même écrire (l’écrit, ça reste) fabuleux .

Je t’ai aimée comme on aime une princesse, une reine, adorée comme une Maîtresse (dans le langage du petit théâtre du Sado-Maso).

Et c’est tout de même dans tes bras que j’ai connu le ‘’septième ciel’’ . Des instant gravés dans la mémoire : c’était chez toi dans la chambre, je m’en souviens comme si c’était hier.

Je n’ai depuis jamais revécu cet instant merveilleux.

Je t’ai embarquée vers des contrées pas faciles. Tu rechignais mais prenais sur toi, tu essayais puis t’appropriais les situations : un jour je t’avais demandé de te voir pisser dehors, derrière la grange. Comme souvent tu devais te dire :

« Il est malade ce mec... ». J’ai insisté et tu l’as fait. Tu as même été fière, et de l’avoir fait et de m’avoir excité : «C’était pas si dur et c’était même plaisant... je suis trempée et y'a pas que ma pisse. Viens lécher...», dixit toi.

La cravache, ah, la cravache. J’ai une photo de toi assise sur un fauteuil dehors sur la future terrasse. Tu y étais vêtue d’un joli short gris en velours à fines côtes et de … bas et d'escarpins noir et rouge aux longs talons fins. (Waoutch !!!!!, La femme Fatale). Tu regardais un chat en le caressant du bout de la cravache avec ton beau sourire...Tu semblais te dire : « Ah Ah, une cravache...».

Tu as été vraiment La seule qui aurait pu accepter un être libre prêt à déposer sa liberté à tes pieds, le genre de truc qui fait peur à la majorité des femmes que j’ai rencontrées.

Quelques unes se sont prises au jeu, ont même accepté que je les ‘’formes’’ aux jeux ‘’SM’’, leur laissant rapidement le pouvoir mais ça n'a pas été bien loin.

J’ai même porté une cage de chasteté cadenassée qui emprisonne le sexe et dont ma compagne de l’époque détenait la clé. Pendant deux, trois heures c’est inconfortable puis tu t’habitues. T’es obligé de pisser assis et c’est pas con, tu retrouves ta part de féminité et c’est fou comme l’attitude change, le cerveau se détend mais le corps lui, se tend. En tous cas au début...

Je devenais énormément plus prévenant, plus attentif, plus serviable et plus bien d’autres choses encore... La gestion de mon sexe revenant à la femme que j’accompagnais...

Quand tu poses une cage à ton homme, tu fermes le cadenas, le clic résonne dans ta tête et dans la sienne. Tu as tout pouvoir sur lui et il est tout attentif à toi.

Il n’a pas d’autre choix que de s’occuper de sa dame, en espérant...

Le mec, un peu désarçonné puis dans l’attente de la libération qui dure , qui dure...

Il finit par s'habituer à ces longues périodes de chasteté.

Quand tu l’excites, il mouille. Tu veux t’en servir, sa langue officie.

C’est toi qui décides du laps de temps durant lequel il sera chaste, trois jours, une semaine, un mois… plus... Tu as envie de faire l’amour avec son sexe, tu décadenasses…

Quand on était ensemble, je ne connaissais pas l’existence de ces cages. Sinon je t’en aurai offert une...

J’aurai pu subir avec délice ton autorité naturelle...

Je te laisse mon mail, sait-on jamais…

Tendrement. O.»

Je regarde mes mails plusieurs fois par jour. Quelques jours plus tard une réponse :

de C.mail...à O.mail...

––– « J’ai lu ton courrier avec intérêt. Ça m’a rappelé certains souvenirs… et donné des idées. Si ta flamme est encore là, préviens moi. »

J’ai posté ma réponse dans la foulée.

De O.mail...à C.mail...

––– « Quel bonheur de savoir que j’ai compté pour toi. Oui la flamme est là. J’ai maintenu les braises. Tes lettres et les photos de toi ont ravivés le feu, c’est un brasier ardent. Tendresse.»

Une longue semaine plus tard :

de C.mail... à O.mail...

–––  « Je te propose un truc mais il faut que tu m’aide. Transmets moi quelques adresses de sites, j’aimerais en savoir un peu plus. Parles moi de toi ce que tu es devenu et de tes fantasmes...»

17h14, je poste ça :

de O.mail...à C.mail...

----- « Hyperhereux de ton décision. Les site : 'mâle-encagé.fr, slavemen.gb''. Tenfresse. O. »

Je clique, message envoyé, j'y rejette un œil. Plein de fautes, faut dire que je suis tout énervé. Du coup, dans la foulée :

de O. mail...à C.mail...

----- “ Excuse moi, j'ai fait trop vite ; c'est vrai que je suis un peu énervé mais dans le bon sens. Les sites, il y a aussi « dures-maîtresses .com » et un site où tu pourras t'informer, ils ont une rubrique conseils : ''sclave.fr''. Voila. Te souhaite plein de bonnes choses. Baisers passion. ton O. PS : C'est bon de t'appartenir. Baisers passionnés.”

Je suis tous les jours sur l'ordi à attendre mes mails. À attendre UN mail, LE mail... J'y passe mes journées...


Mails, skype et pfuitt (2 et fin)

17 jours plus tard :

 

de C.mail...à O.mail...

 

------ “Pas eu de temps pour moi ces jours-ci. J'ai vu tes sites. C'est bizarre cette profusion de sex-toys, de poupée en plastique et d'objets pour faire mal. J'ai vu ce qu'est une cage de chasteté. J'ai beaucoup réfléchi et j'en ai acheté une, tu seras pas déçu. Tu la recevra chez toi. Tu n'ouvre pas le colis. Tu me préviens quand tu l'as reçu. Te recontacte plus tard. Ps : abonnes toi à skype.”

 

Waouh, la joie. Je suis tout fou. J'ouvre la bouteille de rhum de la réserve... je trinque à la belle et à ma veine. Je finis complètement cassé au pied du lavabo, allongé sur le tapis de bain. Réveil difficile, mal au crâne, gueule de bois.

 

Deux jours plus tard : J'attends la factrice dés 7h30 (elle passe vers 8h). 8h15, la factrice se déleste de son stock de courriers, factures... Et elle me tend un paquet. Je rentre, me réchauffe un café que je bois debout une clope à la main. J'ai posé le paquet sur la table. Je tourne autour sans l'ouvrir.

Je poste un mail :

 

de O.mail...à C.mail...

-----“Colis arrivé. Attends ton ordre pour l'ouvrir. Me suis abonné à skype. Baisers brûlants.”

Et j'attends...

Je regarde mes mails tous les jours, cinq ou six fois dans la journée.

Dix jours plus tard :

 

de C.mai...à O.mail...

 

----” Branche toi sur skype à 19h.”

de O.mail... à C.mail...

 

---- '' Ok Maîtresse, à tout à l'heure. Je suis tout excité.''

 

de C. mail... à O.mail...

 

---- ''Calmes-toi. J'ai aussi commandé des cuissardes, Talons aiguilles pour entrer dans le personnage. Ça c'est à ta charge ; 230€ Tu m'envoies un chèque. As-tu retrouvé la cravache ?''

 

de O. mail... à C.mail...

 

----''Je bande comme un cheval.merci Maîtresse. Je cherche Ta cravache, je crois savoir où elle est...''

 

de C. mail... à O.mail...

 

----''Je m'appelle Catherine. Maîtresse, on verra ça plus tard...'''

 

de O. mail...à C.mail...

 

----''Oui Catherine, excuses-moi, je m'emporte. Tu viens quand ?''

 

de C. mail...à O.mail...

 

----''Sans doute le week-end du 4. je te confirme ça plus tard.''

 

de O. mail...à C.mail...

----''C'est loin.Je suis tellement impatient''

 

de C. mail... à O.mail...

 

----''Ta gueule, je n'ai pas à apparaître selon tes envies. De nous deux c'est MOI qui orchestre le jeu.''

 

de O. mail...à C.mail...

 

----''Ok mais c'est long..''

 

de C. mail...à O.mail...

 

----''Tu connais le truc ; plus c'est long plus c'est bon. Je te laisse (tiens, bonne idée, une laisse pour mon chienchien...), j'ai du boulot. 19h pétantes. Et je te veux à poil.''

 

de O. mail...à C.mail...

 

----''Être ton toutou. J'adore...''

 

18h30, je branche skype pour être sûr que tout fonctionne. J’ôte mes vêtements et positionne le tabouret face à la caméra. Mon sexe bande et suinte comme jamais... j'ai posé le petit paquet bien visible.

 

19h, Catherine apparaît. Elle lève une jambe et me montre une superbe cuissarde. Elle a mis des bas, un porte-jarretelles et j'entrevoie son sexe nu.

Je suis fou. Elle l'a fait...

 

--''Jolies, hein ? Alors, comment tu te sens ?''

--''Sous ton emprise et c'est bon...'''

--''Tu as le paquet, ouvres le.''

 

Je suis tout fou, je manque de m'entailler la main avec le cutter. J'ouvre la boîte, je sors un sachet en tissus. C'est lourd. À l'intérieur, une cage à pénis ouvragée et un cadenas...

 

-– ''Bon pour commencer, tu te poses des glaçons sur la verge sinon on va pas y arriver...''

 

Je cours au frigo, sors un bol et y mets la glace.

 

--''Bien maintenant tu trempes ta bite dans le bol, faut qu'elle ramollisse.''

Deux minutes et mon sexe est complètement flasque.

 

– ''Tu peux y aller, tu passe tes couilles et ta bite dans l'anneau et elle tu me la glisse dans la cage.''

 

Je rentre mes couilles l'une après l'autre dans l'anneau et y passe ma bite. Je force un peu mais tout mon petit matériel finit par trouver sa place.

 

– '' Bien, maintenant je veux entendre le doux clic qui va faire de toi ma chose ''

 

Je mets le cadenas en place et m'approche du micro pour qu'elle entende bien le ''CLIC''.

 

– '' Quel doux son. Si tu savais comme je mouille. Dommage que tu ne sois pas près de moi, je t'aurai collé la figure sur ma fontaine à cyprine pour éponger tout ça. Regardes mon doigt. Tu le vois briller. Je suis en train de marquer le coussin d'une belle auréole...''

 

Effectivement elle me tend son index trempé devant la caméra. Je recommence à bander mais la cage contient mon érection. Ça fait un peu mal...

 

– '' Montres moi tout ça. Elle est jolie ta cage, ça te fait un bel écrin. Et puis j'ai pas lésiné sur le prix. C'est du costaud et le cadenas est inviolable. Si une nana veut te violer il faudra qu'elle manie habilement la meuleuse.T'es à moi pour très longtemps. Je t'envoie une petite vidéo sur ton mail, tu me diras ce que tu en pense. Là je te laisse j'ai des trucs à faire. Regardes une dernière fois ta Maîtresse comme tu dis...''

 

Elle se léve, elle est splendide, cuissardes, bas et escarpins la rendent féline. Elle me fait au revoir de la main. Et elle coupe Skype. Je suis hébété, je m'attendais à un peu plus d'échange. Je suis devant un écran noir, un peu ahuri. Meuleuse, pourquoi ?

J'ouvre ma boîte mail. Juste un mot d'elle : ''rigolo''avec en pièce jointe la vidéo.

 

La vidéo : Catherine se promène le long d'un canal. Elle porte une petite robe noire courte et moulante, des bas et ses superbes cuissardes. Elle est majestueuse. Elle me regarde avec un sourire carnassier. J’entends le clic-clac de ses talons sur les pavés. Elle remonte sa robe, elle ne porte pas de culotte. Zoom avant sur sa chatte dans laquelle elle glisse un doigt. Zoom sur sa main. Elle me fait un doigt d'honneur avec ce doigt luisant de cyprine. Puis elle sort deux petites clés d'entre ses seins, les décroche de la chaînette qu'elle porte au cou et les jette à l'eau. Sa voix vrille mon cerveau. ''T'es à moi pour toujours...''

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