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Mariage pluvieux.... 1ère partie

Je te sens qui te contracte autour de moi… de plus en plus vite, de plus en plus fort… tu es sur le point jouir et moi aussi… un dernier coup de reins et je m’enfonce au plus profond de toi, y lâchant toute ma semence pendant que tes dents s’enfoncent dans mon épaule pour étouffer ton cri et que tes ongles me griffent les fessent rageusement. Je ne suis pas en reste non plus, plongeant dans tes cheveux, un râle de plaisir franchissant ma gorge.

Finalement je consens à me séparer de toi et tu retombes sur tes pieds, te décollant du mur contre lequel je t’avais plaqué deux minutes plus tôt. Ta robe légère se remets en place autour de tes jambes, quelque chose au sol attire mon regard, je me baisse et ramasse ta culotte qui gît là, témoignage des préliminaires. Pantalon et boxer toujours baissé, je te ramène contre moi pour t’embrasser fougueusement, encore sous le coup de l’orgasme qui vient de me traverser. Tu réponds avec la même intensité et le ballet de nos langues clôturent la danse de nos corps entamée précédemment. C’est toi qui me rhabille, non sans un sourire malicieux et j’apprécie de sentir de nouveau tes mains sur moi, affairées à me rendre présentable, alors que quelques minutes auparavant elles faisaient tout le contraire. Finalement tu t’écartes de moi, me jauge du regard et m’adresse un petit clin d’œil.

- Voilà, je crois que c’est bon pour toi. Comment je suis moi ?

Tu accompagnes cette dernière question d’un tour sur toi-même et ta robe, trop courte, virevoltant autour de toi, laisse apparaître fugitivement tes fesses, ravivant mon désir envers toi. Souriant moi aussi je te tends alors le petit bout de coton ramassé au sol.

- Je crois que tu serais mieux avec, non ?

Tu pouffes en saisissant ta culotte.

- Sois un gentleman, retournes toi s’il te plait pendant que..

Toujours souriant, j’accepte tout en me demandant d’où vous vient ce sursaut de pudeur après coup, après que l’on ait exploré votre corps et ses moindres méandres sans exception. Qu’importe. Le ciel est bleu, la pluie mouille, le feu brûle et les femmes sont un mystère.

Un bruissement derrière moi, un léger souffle dans mon cou et tu es là.

- Ca y est, je suis prête, on peut y retourner.

- Tu es sûre ?

- Je ne voudrais pas louper l’ouverture du bal. Voir la tête des mariés en nous voyant danser ensemble. Je veux voir la tête de ce con lorsque tu me caresseras les fesses pendant la valse traditionnelle.

- Si tel est ton désir…

- Et toi, tu ne veux pas voir sa tête à elle ?

- Pas possible.

- Pourquoi ?

- Je serais occupé à te mordiller dans le cou.

- Pas facile avec une valse…

- Tu verras.

Je te prends la main et t’entraîne hors de notre abri. La pluie s’est transformée en brume dans la chaleur estivale, l’orage est passé.

Deux heures plus tôt…

Soupirant, j’entre dans la salle où sera censé se dérouler la fin de la journée. J’essuie négligemment les gouttes de pluie constellant la veste de mon costume. Dehors un orage gronde, entre la sortie de l’église et l’arrivée au château pour la suite de la cérémonie, il ne s’est pas écoulé plus de dix minutes, mais la pluie avait commencé à tomber. Des gens que je ne connais pas me bousculent, normal je suis arrêté dans l’entrée. Une grande salle, des tables rondes disposées ça et là, mais en gardant au milieu un espace que je suppose être la piste de danse. Avisant le plan de table affiché au mur, je trouve rapidement mon nom. Une table près de la piste, cinq personnes, cinq noms. Deux hommes, trois femmes. Bon, donc au moins une ou deux célibataires, peut être que la soirée ne sera pas trop ennuyante. Avec ma chance et connaissant Emilie, la mariée, et son envie de me faire chier, c’est avec un peu d’appréhension que je me dirige vers ma table. Partout les invités se pressent à la leur, souriant et se saluant. En arrivant à la mienne, mes craintes se confirment. Un couple un peu trop BCBG et une personne d’âge mûr sont déjà assis, je sens que la soirée va être passionnante. Je reste là, hésitant entre m’asseoir ou partir en courant lorsqu’une voix me fait presque sursauter.

- Vous préférez la chaise de gauche ou de droite ?

Je me retourne et reste figé devant ce que je découvre. Une femme, la quarantaine, se tient devant moi. Brune, les cheveux attachés dans une queue de cheval, taille moyenne et le tout enrobé dans une robe bleu marine à petits pois blancs, peut-être un peu trop courte pour ce genre d’évènement. Tout simplement superbe. Tu me tends la main et là, il me prend une envie de te surprendre à mon tour. Je tire une des chaises vacantes et, prenant délicatement sa main dans la mienne, t’invite à t’y asseoir.

- Je vous en prie, après vous.

Un sourire discret prend naissance au coin de ta bouche, tu esquisses un semblant de révérence.

- Valérie.

- Richard.

- Enchantée.

- De même.

Je te laisse prendre place et te rejoins, rapprochant subrepticement ma chaise, m’éloignant par la même occasion de la charmante mamie qui commençait à me faire de l’œil. Et voilà. Quatre échanges et il me semble tout à coup que cette soirée ne s’annonce pas si mal que ça.

Reste à savoir comment bien la continuer.


A suivre...

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