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Midi au Soleil


On mesure parfois mal la force de la gravité, pourtant au moment même où je reprends mes esprits, je peux affirmer que mon corps ressent parfaitement cette loi naturelle que la Terre nous impose.

Là, allongé sur ma serviette chaude, je sors de la petite sieste qu’il vaut mieux éviter, celle qui vous emporte quand on arrive à se détendre, en se vidant l’esprit.

Remarque, comment ne pas se laisser aller ? ………..Je suis là, dans ce petit coin d’éden que j’affectionne, loin du monde, des touristes, allongé sur cette plaque de roches qui fait office de plage sauvage, la Méditerranée me lèche les pieds , je ne peux que succomber au concert qu’elle m’offre pour rejoindre Morphée. Lentement je m’étire comme un paresseux qui se réveille de son coma.

Mon dieu que c’est bon de ne rien faire ! Les moments comme ça sont bien trop rares dans nos vies. En me tournant, je comprends que le dieu du jour m’a marqué de sa visite sous ses rayons ; le picotement du coup de soleil me glace le dos, si je puis dire.

Une fois assis et mes esprits enfin de retour, je prends conscience qu’une nouvelle fois je suis seul à savourer cette oasis.

L’envie de me rafraîchir me vient et avant de plonger dans la seule plage transparente du coin, je prends contact avec mon portable. Tiens, un message, c’est toi.

« Où es-tu ? »

« Là où tu n'oseras pas venir ! lol »

« Alors restes-y …mdr »

Toi alors, tu as ce répondant par moments qui me fait toujours sourire.

Mon portable m’affiche 11h00, je sens que la journée va être longue et surtout bonne. Une fois celui-ci rangé, je rassemble toutes mes forces pour me dresser sur mes pieds et m’abandonner dans la Méditerranée.

Je reconnais qu’après s’être endormi au soleil le premier contact avec l’eau est toujours saisissant et c’est avec un pas de velours que je pénètre lentement dans l’eau. Mon immersion lente me permet une nouvelle fois de jouir du plaisir de se baigner nu, sincèrement je crois qu’il n’y a rien de plus libérateur, de plus agréable que de braver cet interdit que la société nous a imposé. Ici, place à la liberté, aux ressentis, aux plaisirs, aux sensations, ici pas de regard, pas de timidité et tellement de respect que chaque petit coin de naturisme se décrit souvent comme un petit paradis.

La sensation de l’eau sur mon corps me donne un sentiment de légèreté, de liberté. Sur le coup, tout est formidable, je ne sens presque plus ma brûlure dans le dos. Je prends le temps d’explorer les fonds et de me laisser flotter, sans avoir à regarder qui serait à côté de moi ou me soucier de qui pourrait regarder ce que je fais. Ne pas avoir peur du regard des autres est tellement facile ici, les gens viennent pour eux, pour se retrouver quelque part, le plus seul possible, alors ils n’imposent rien aux autres, pas comme sur les plages publiques. Pas de proximité, ni leurs jugements et encore moins leur brouhaha.

Le truc magique ici, c’est qu’il n’y a pas de place aux complexes, donc toutes nos barrières personnelles tombent avec nos vêtements.

Me voilà de retour sur ma serviette, le corps revigoré, prêt à m’abandonner à un autre des meilleurs moments, celui où le vent vient s’infiltrer sur mon corps pour en sécher la plus petite partie sous le soleil, dès midi qui pointe son nez. BING !!! Ah! message, encore une rébellion de ta part.

« Que fais-tu ? »

« Je bronze au paradis, poulette »

« AHHH ! C’est top ça ! Et tu ne m’appelles pas ? »

« LOL, euh !!!!! Non car je sais que, malgré ton courage, ta timidité ne te conduira pas ici. »

« Ne parle pas pour moi et qu’en sais-tu, si je ne suis pas déjà en chemin ? »

« Effectivement, je n’en sais rien, mais j’en suis sûr. Te connaissant, tu n’abandonneras pas ton mini maillot, ta plage de sable, ton coin rempli de vies, de rires, de monde, de jeux, pour un morceau de rocher râpeux, ennuyeux, calme, loin de tout, car ici il n’y a rien. Ni service, ni confort, ni aménagement, ni monde, ni bruit, seulement la mer, le soleil, la roche et moi. »

À cet instant, je suis sûr que la conversation est finie, j’ai donc l’audace de reposer mon portable et de sortir mon huile solaire, BING !!! Oh !

« Pour qui me prends-tu ? Je vois que tu ne me connais pas encore assez, j’arrive avec le pique-nique, ça te dit ? »

Sûr que tu bluffes, je te réponds spontanément « volontiers poulette »

« Arrête de m’appeler comme ça ! »

« Ok chérie ! »

« Pas comme ça non plus ! »

« Ok Bella »

Le silence de mon appareil me fait comprendre que l’on en a fini. Sur le coup je me demande si je vais te voir débarquer ici.

Non …... impossible, ce n’est pas ton style et tu sais en plus que je ne me rhabillerai pas, qu’il peut y avoir du monde et que si et que là, non non c'est impensable.

J’applique donc sur ma peau l’huile solaire, l’odeur de vanille me transporte directement en vacances. Le simple fait de sentir cette odeur sucrée et fleurie sur moi me rend heureux.

En lissant mon corps, je prends conscience que mes efforts sur ces dernières années ont bien modifié celui-ci. Plus fin, plus ferme, en gardant des rondeurs massives, celui qui m’a tant fait souffrir me rend fier aujourd’hui, bien loin du temps passé ou des magazines, je me sens libre, léger et heureux comme je suis.

Non pas que le bruit des vagues me déplaise mais je m’équipe, pour ma deuxième exposition, de mes écouteurs et lance ce titre phare de l’été dernier « FADE » de ma playlist.

Comme il est bon de sentir le soleil réchauffer sa peau après le doux baiser de la mer, immergé dans le rythme de ma sélection, cloué au sol par le soleil, me revoilà parti dans mon imagination. Être ici et si loin à la fois, c’est comme ça que l’on arrive à se sentir en vacances à dix minutes de chez soi.

Je reconnais que l’enchaînement musical pourrait en maintenir plus d’un éveillé, mais je ne sais si c’est le stress de la vie ou tout simplement le relâchement de ma matinée, en tout cas mon inconscient a pris le large.

C’est alors que la sensibilité de ma peau m’indique rapidement une présence, dès que celle-ci fut privée des rayons du soleil. J’entrouvre les yeux et je te vois, assise à côté de moi, comme suspendue, les cheveux lâchés, tu caches une nouvelle fois ton regard derrière des Ray-Ban, tu portes une robe d’été. D’une main, tu me retires un écouteur et souris dès que tu entends un titre que tu apprécies.

Délicatement, tu t’approches de moi et déposes tes lèvres sur les miennes, le goût du sel sonne en toi l’heure de l’apéritif, tu prends appui sur ton coude posé près de mon épaule. Tu savoures le moment, sans rien dire, tu me souris, m’embrasses, me contemples, puis d’un geste surpris tu constates une nouvelle trace sur moi.

« Depuis quand ? »

« Depuis que je ne t’ai pas vue »

« Tu te crois malin ? »

« Pas depuis ce matin »

« Tu as de la chance de bien le porter, mais je trouve quand même que tu commences à manquer de place vierge, tu ne trouves pas ? »

« Ce qui n’est pas vierge, ce sont mes pensées, ça c’est certain. En ce qui concerne mes tatouages, ils ne reflètent qu’une partie de moi que j’aime exprimer, je les pose ici et là pour recouvrir et cacher des traces de mon passé sans rien oublier ».

De ton autre main, tu entreprends de me caresser un mamelon. Cela t’amuse toujours beaucoup, de voir combien tu arrives à m’exciter, tu me regardes droit dans les yeux en m’embrassant tendrement tout en ressentant sous la pulpe de tes doigts ma chair se durcir, devenir sensible et presque douloureuse. D’un geste plus rapide, tu fais glisser ta main le long de mon corps huilé pour voir si une autre partie de moi vient à se contracter. Sans me quitter du regard tu fais une moue, en constatant que mon sexe, si détendu jusque-là a suivi l’érection de mon mamelon sous les tortures que tu viens de lui infliger.

« Tu veux te baigner ? me lances-tu »

« Carrément ! »

Je prends le temps de te regarder faire glisser timidement le tissu sur ta peau. Gênée de pouvoir être vue par le premier venu, c’est d’un pas déterminé que tu plonges dans l’eau. Il me faut le temps de trois brasses pour te retrouver dans cette impesanteur. Je nage autour de toi, comme un requin chasse sa proie, et cela te fait rire aux éclats.

Tu souris tellement que je te confonds avec l’éclat de l’eau, tu plonges, nages, bouges, tel un poisson. Je suis admiratif, je te trouve superbe avec les cheveux mouillés et lissés en arrière.

« Arrête de me regarder comme ça s’il te plaît. »

« Pourquoi ? »

« Parce que j’aime ça et cela me déstabilise. »

Je décide de ne pas répondre et lentement je prends le chemin du retour pour te laisser profiter de ta baignade.

Revenu au bord, je m’allonge sur le ventre, je regarde l’heure, 12h00 au soleil, le salaud au-dessus de nous cogne fort, il est l’heure de manger. Quand tu arrives à mes côtés en t’allongeant pudiquement contre moi.

« Tu veux bien me mettre de l’huile ? »

« Si tu veux, mais tu sais que je ne pourrai m’empêcher de te masser… ?»

« Oui je le sais, mais j’en ai envie. »

Je prends une seconde pour te regarder, car je veux être sur des risques que tu prends. J’enduis alors ton corps de cette huile de monoï si parfumée. Ton corps fin est si vite huilé, je m’installe à genoux pour le laisser glisser entre mes doigts.

Là, c’est comme une vague de chaleur écrasante qui envie ton dos, mes mains épaisses et larges viennent imposer leurs pressions, elles glissent lentement de haut en bas, parfois synchronisées et parfois pas, par moments écrasantes et d’autres juste effleurantes, j’entreprends alors de malaxer ta peau entre mes doigts, d’étirer, de serrer, de presser, de faire rouler chaque muscle de ton corps. L’huile facilite la pénétration de mes caresses sur toi, en quelques minutes tu te détends et fermes les yeux, plus un mot, plus un son, tu es complètement subjuguée par le son des vagues et par l’oscillation de mes mains.

Quand mon regard se pose sur tes fesses, mes mains ne peuvent s’empêcher de les toucher. Rondes comme le monde, mon excitation est de retour à la simple idée de venir en toi, je prends alors le temps de les masser. Je les pétris à la force de mes poignets, et tu adores ça. Le balancement de ton corps de gauche à droite te fait entrouvrir les cuisses. Je décide donc de laisser courir mes mains le long de tes jambes, car je ne me pardonnerais pas que tu puisses prendre un coup de soleil sur celles-ci.

La descente se transforme alors en un véritable supplice pour moi. Te voir, te toucher, presque à la limite de te sentir, je fais circuler en toi ton sang de manière fluide. Du bout de mes doigts j’effleure ta peau de l’extérieur à l’intérieur et lentement tu vas ouvrir les portes de ce paradis.

D’un sentiment déterminé, je laisse remonter ma main en me rapprochant de ton intimité, me voilà à quelques centimètres de toi, je ralentis comme pour te prévenir et te respecter. Du bout des doigts je prends contact avec tes lèvres, fines et pourtant déjà bien gonflées, je comprends que l’humidité entre elles n’émane pas de ta dernière baignade. Dans une fusion, je joins l’index à mon majeur, pour m’infiltrer en toi, …….chaude, humide, mon ascension, me fait découvrir l’endroit de tous les plaisirs.

J’explore alors cette partie de toi qui suscite en moi tant de désirs. Sans porter vraiment attention, je prends conscience qu’au bout de mes doigts je suis sur cette petite zone un peu plus épaisse et légèrement râpeuse, qui, après stimulation, peut déclencher en toi la pire des jouissances.

A genoux entre tes cuisses huilées, me voilà lancé dans un massage pour atteindre ton point G, d’abord lent et écrasant il prend vite le rythme recommandé. Le point de mire sous mes doigts, ton corps se cambre ouvertement devant moi, tes mains saisissent tes fesses comme pour les écarter, ton bassin se bascule dans un mouvement extrême pour venir chercher la butée de tes possibilités.

Je sens rapidement en toi la montée des eaux, l’oscillation de mes mains diffuse en toi la vague de chaleur. En appui sur tes genoux, tes cuisses fermement contractées, je vois ton corps se crisper à la montée de ce plaisir. Décidé de ne pas te lâcher, j’agrandis mon infiltration avec un troisième doigt. Là, comme succombant, tu laisses sortir de toi des soupirs de soulagement, tremblante comme une feuille, ton corps se met à convulser jusqu’à atteindre l’orgasme souhaité. Lentement j’extrais de toi mes doigts trempés par ton plaisir.

Excité comme jamais, je fais appel à toute mon énergie pour me calmer afin de ne pas te sauter dessus, pour que tu puisses savourer ce moment. Tout près de toi, je m’assois un mètre plus bas dans l’eau ; et, en portant mon regard sur l’horizon, je prends conscience du plaisir que je viens de te donner. Assis face à la mer, les jambes ouvertes, les vagues viennent apaiser mon sexe bandé qui pense encore à toi. Tu déposes alors ta main sur mon épaule et je te vois t’installer, là, tout contre moi.

Tu t’affales comme jamais sur mon buste, tes bras posés sur mes cuisses et mon sexe plaqué dans ton dos. Au bout de quelques minutes, tu enlaces tes mains derrière ma nuque. De ma main fraîchement mouillée, je rafraîchis ton visage et les quelques gouttes qui coulent de mes doigts perlent sur tes seins comme de la soie. Vicieux jusqu’au bout, je plonge ma main une nouvelle fois sur toi. Timidement mouillé, je viens réveiller le bout de tes seins, puis poursuis mon chemin.

Au bord de l’eau, mes doigts découvrent une douce contraction proéminente, j’entreprends de te masturber. Le reste d’huile sur mes doigts ajoutée à l’eau, me permet de faire délicatement rouler ton clitoris fraîchement contracté. Le simple fait de faire glisser mon doigt sur ta vulve éveille en toi une nouvelle forme de plaisir. Tu te blottis cette fois-ci tout contre moi, la tête posée sur mon épaule, les bras pendant à l’apogée de mon dos, le plexus solaire complètement ouvert au dieu-soleil, les cuisses repliées face à la mer, tu m’accordes ta confiance pour jouir une nouvelle fois. Chose facile, car je ne sais te cacher combien j’aime te tenir au bout de mes doigts. Que cela soit de manière envoûtante, tourbillonnante ou percutante, j’aime sentir ton clitoris grossir, pour le faire vibrer entre mes doigts.

C’est au moment même où je sens tes ongles se planter dans ma nuque et que tes jambes se mettent à faire pression sur les miennes, que j’entends dans le creux de mon oreille jaillir tes timides jouissances poussées par cette contraction orgasmique.

Ton corps brûlant de l’intérieur, ta soif sans fin….. Ce dernier te pousse à te mettre à genoux devant moi, tes talons calés sous mes cuisses, tu saisis d’une main ferme mon sexe, pour venir te poser dessus. Mon gland te pénètre, comme tu plonges dans la mer, une entrée franche et directe. Malgré l’excitation, je sens sur moi ta chair glisser tout le long de ma queue. Tu prends alors le contrôle des choses en m’imposant ton rythme percutant sur mon bassin, tu t’empales littéralement sur moi, cherchant à chaque mouvement à tomber le plus fort possible. En appui sur une main tu te sers de l’autre pour venir saisir mes bourses que tu presses tel un système de secours. L’objectif est clair, me faire mal par plaisir pour me faire tenir et que rien ne vienne contredire ton désir.

Cette position m’offre la vue la plus jouissive du monde, j’observe chaque muscle de ton corps se contracter. La vue de tes fesses rebondir sur moi m’excite comme jamais. Je saisis donc tes hanches pour entrer plus fort, plus vite, plus loin que ce que tu ne le fais déjà, tes timides soupirs laissent place à la symphonie du plaisir.

Raide comme jamais, tu prends un malin plaisir à me torturer, quand une fois empalée tu te mets à faire rouler ton bassin en huit. Je ne peux plus me retenir et il sort de moi un son rauque et plein de puissance face à mon impatience qui te fait sourire.

Tu te retires alors, pour venir engloutir ma verge entre tes lèvres. Là, telle une amazone qui chasse sa proie tu me nargues du pouvoir que tu as pris sur moi. Fermement maintenu, je vois maintenant ta bouche glisser sur mon sexe. Tu prends un plaisir immense à augmenter la pression de ta langue et de tes lèvres sur mon gland, comme si tu voulais le rendre insensible à mon désir. Mon dieu comme c’est bon, bien des femmes imaginent savoir faire une fellation, mais aucune ne sait exercer ce pouvoir comme toi.

Tu es horrible avec moi…. tu ne me quittes pas du regard, tu me masturbes, me suces, me lèches, me mords, tu me montres ta domination face à ma force, tu me tiens littéralement à ton pouvoir. Alors j’ose te le dire :

« Viens, je te veux là, maintenant, sur moi…. »


« Viens je te dis….. »

Tu bondis de ta position pour venir à califourchon, tes mains en appui sur mon torse, tu te retrouves accroupie au-dessus de moi. Là, je prends une seconde pour te voir,…. tes seins à la portée de ma bouche,….. Mes mains saisissent tes fesses, tu m’embrasses sauvagement.

Pendant que nos langues s’entremêlent et que nos lèvres se mordent, je lance ton bassin en impesanteur pour entrer dans un mouvement de balancier. Ta petite chatte saute sur moi avec excitation…... nos regards liés ne peuvent plus se quitter, je sens ton souffle entrer et sortir de ma bouche. Tout se passe si vite que je n’ai pas senti que tes doigts avaient saisi mon visage, comme agrippée, prête à me manger.

Seulement voilà, l’orgasme simultané existe bien et la preuve en est, car de nos soupirs nous voilà en train de jouir.

Nos corps trempés s’exécutent dans cette fusion. Je n’en peux plus tellement c’est bon. Mes mains parcourent ton corps affolé par tant de désir, je te serre, te pousse, te force, te claque. Seuls nos visages ne s’éloignent. Je te veux, là, maintenant, encore, plus fort, plus longtemps. D’un mouvement sec je te saisis dans ton balancier, pour te basculer et t’allonger à ma place.

Là, allongée face à moi, je me jette sur ton vagin rouge de plaisir, ma langue vient s’infiltrer en toi comme la mer s’échoue sur le sable, tes pieds posés sur mes épaules, j’entreprends un repas de roi, je te lèche, te mange, te mords, je te pénètre de mes doigts, je redessine le contour de ton sexe avec mes lèvres gourmandes. De ton bouton d’or à ton anus, rien n’y échappe, chaque centimètre carré de ta peau est devenu encore plus rouge de mes baisers.

Tiré par les cheveux, je remonte sur tes seins, ils sont là, pour moi, à moi, gorgés comme des fruits prêts à exploser. Je me colle à eux, les embrasse, les lèche et c’est en mordant leur sommet, qu’une nouvelle fois j’entre en toi. Plus chaud, plus serré, ton anus se laisse pénétrer sans opposer la moindre résistance. Plus doux, plus calme, mon bassin entre fort et ressort lentement pour te faire sentir mon immersion spontanée. Cet orifice si souvent contracté se dilate comme jamais. A ton tour, tu n’en peux plus, tu n’en veux plus, tu me veux en toi et sur toi. Je recule donc une dernière fois, place tes jambes sur moi et, en te lançant un regard froid et déterminé, je reprends mes quartiers.

Tes lèvres gonflées et sensibles coulent plus que jamais leur désir mal exprimé. J’entre et ressors de ma totalité, tu m’enlaces contre toi, je suis là, sur toi, tes jambes enroulées autour de moi, nous y sommes, nous y voilà, nos corps dansent, bougent, ondulent, se frottent. Tes mains sur mes fesses guident mon avancée, j’ai peur de t’écraser par mon poids, j’entends et ressens taper ton bassin contre le mien. A l’apogée, nos mains se lient, se serrent, je ne te vois plus, je ferme les yeux tellement je n’en peux plus.

Je ne sais pas si les femmes mesurent l’effet libérateur de l’éjaculation de l'homme, mais à cet instant le temps est comme suspendu. Alors que tu es là devant moi, en train de me rendre fou, je sens partir du plus profond de moi, comme une forme d’énergie, de lumière, de contraction et de décontraction à la fois, exploser de mon corps. Comme, si par magie, mon éjaculation déclenchait en toi la plus jouissive des contractions. Cette sensation enivrante ne peut être produite que par l’orgasme sexuel, il n’y a rien de si puissant.

Pour le moment, je ne sens plus rien et la seconde d’après mon corps devient si sensible, si fragile, si douloureux, alors que nous sommes sous le zénith, nos corps ruissellent de plaisir, j’ai comme froid en étant tout près de toi. Naturellement, nos corps se referment et s’enlacent. Après cet éclair de plaisir, je retrouve la sensation de mes doigts, de mon sang qui circule, de ton corps sous moi, de ta chair qui m’enrobe. Je me sens comme drogué, frigorifié, je cherche alors cette chaleur qui au creux de nos corps réside encore.

Le temps d’une minute, d’une journée ou d’une année, je ne sais plus vraiment, j’étais blotti sur toi, tes bras enroulés autour de moi et d’une voix douce, j’entends :

« Tu vois que j’ai bien fait de te textoter ? ».

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