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Muette

Je n’étais pas pudique, à ce moment précis. Mais j’avais peur. Peur d’une chute de moi à toi.

Je n’ai pas pu te dire,

Je n’ai pas pu t’écrire,

que je me touchais pour toi,

pour chacun de tes mots en moi.

Je n’ai pas pu te dire,

(et comment l’aurais-je pu?)

que je tremblais de tous mes membres en t’attendant,

en attendant ta réponse qui n’arrivait jamais assez vite.

Tu m’as fait peur et frissonner.

Sur la sellette, je me suis sentie,

vulnérable comme jamais,

muette comme je ne l’ai jamais été,

par le passé,

où j’ai osé lui avouer,

à lui,

mon amour.

Il m’avait, alors, plus tard, et sans le vouloir, brisée.

Aujourd’hui encore, je m’élève trop haut lorsqu’on me fait pousser des ailes,

Ah ! ce pouvoir que tu possèdes sans le voir ni le savoir,

t’en doutant peut-être,

un tout petit peu.

Patiemment (c’est-à-dire douloureusement), j’apprends à te connaître.

C’est une belle extase,

qui suit la surprise de ton premier pas,

qui me fait souffrir quand tu t’en vas, sans même me dire au revoir…

Je me sens rayon dans ta vie alors que tu es toute la mienne depuis que je te connais.

Continue, tu le peux:

Questionne-moi,

Cherche en moi ce que tu ne sais pas,

Découvre-moi, pour toi, si jamais j’attise quelque chose en toi.

Et surtout,

surtout,

(ton prénom sur mes lèvres fébriles) :

« … aie confiance en moi. Si tu savais ce qu’il y a en moi pour toi, j’en souffrirais peut-être moins, à l’heure où tu viens juste de t’en aller manger. Moi, ta présence m’a nourrie et j’en suis rassasiée. A ce soir, peut-être, mon… chéri. »