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Mon doux fruit

C'est toi qui gonfles

Et que j'embrasse.

C'est ta saveur qui me revient

Et tes effluves qui m'effleurent...


Pendue au bout du fil,

C'est ce surnom qui m'est venu.

Le tien, certes,

Mais surtout celui de ton intimité.

Le fruit d'un chêne, par trop généreux.


Ton fruit que je gobe et que j'enrobe,

Que je suce et que j'aspire, 

Sans la marque de mes dents.


Mes lèvres, 

Plus qu'entrouvertes,

Voudraient à elles seules

Retrouver ta chaleur.


Mes lèvres passerelles

De notre plaisir à deux.


Le doute n'est plus permis

Depuis le premier jour.

Son premier lever

Ensemble sur l'oreiller.


Un sourire hors de la chambre,

Et une soudaine envie,

De te voir haleter,

Te pencher,

Te cambrer debout,

Bien au-dessus de moi.


Ta main glissée

Qui me fait dialoguer avec ton membre,

Avec ton fruit,

Salé et plein de vie.


Je le sens pulser,

Prêt à rugir,

Jusqu'à mes commissures les plus intimes.


J'aime attiser ma gourmandise

Avec l'envie,

Doublement pécheresse,

D'arrimer à ta branche tendue.

Branche robuste s'il en est

Et qui ne cesse de me remplir,

De m'emplir encore, à chaque passage mouillé.


Je sais instinctivement

Que ta plus belle saveur reste encore à décortiquer,

A décalotter, sous ton écorce profonde.


Yeux dans les yeux,

Tu n'y résistes pas,

Et je ne te laisserai jouir qu'en moi.

Le plancher, sous nous, n'y goûtera pas,

Et ce sera au mieux sur moi.


Tes gémissements poussifs,

Leur mûrissement en cris,

Sont signes de l'éclosion.


Chacune est délicieuse,

Mais celle-ci,

Encore jeune et toute neuve,

Te mènera jusqu'à moi.


L'unique et la première,

Seule à même de nous satisfaire,

Suite à tes gouttes sur mon ventre.


Ta première rosée,

Éclaboussée.

Ma tentation secouée,

Entre tes doigts et pour mon torse

Entier.


Ta perle suppliante

Qui n'en finit plus de couler.

Elle m'a appelée et j'ai cédé,

Non sans t'avoir fait patienter.


Ton fruit est un jus

Qui n'en finit plus de m'abreuver.

Ce n'étaient, alors,

Que les premiers bouquets de l'assaut final,

Celui de ton orgasme, voulu et obtenu.


Rien ne fut légué au hasard,

Pour ta peau et sous mes doigts.

Elle qui rosit, avant de bleuir,

Violette, par toutes les veines 

Gorgées de ton suc.

Un fruit à mériter,

A apprécier à pleine bouche

Pour en extraire l'essence même

De l'amour.

 



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