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Mon savoureux,

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    Durée : 04:30 min

    Bleue, artiste vocale, vous fait des confidences. Fantasmes ? Réalité ? Une lettre pleine d'envie(s) à ce savoureux... qui a déjà fait couler beaucoup d'encre !

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Comme j’attendais ce moment. Etre privée de vous, m’abstenir de vous écrire pendant si longtemps, c’était difficile. Mais à présent…

Je pénètre dans cet endroit un peu sombre et m’assieds : vous vous approchez de moi, nonchalamment. Vos yeux clairs brillent dans le noir.

Depuis des semaines, mes doigts inquisiteurs se faufilent entre mes cuisses à la recherche d’un plaisir que vous me donneriez. Vous voyez, ce trouble éphémère, cette douce chaleur qui m’envahit quand vous êtes en face de moi et que vous faites semblant de m’ignorer. Vos yeux fuient les miens. Cela n’a qu’un effet, celui de me rendre plus vulnérable, plus perméable encore à ce désir qui m’inonde. Il y a tellement de questions dans ces moments, des soupirs, des silences, des envies d’étreintes… Vous pensez calmer mes ardeurs ? Mais… c’est tout le contraire.

Quelques pas, vous êtes à ma hauteur : vous vous penchez vers moi. Le contact de ma bouche sur le satin de votre joue… Je tremble.

J’ai imaginé ce moment, où nos visages auraient été proches l’un de l’autre. Vous auriez joué avec une petite boucle de mes cheveux, vous savez, juste à côté de mon oreille gauche. Puis, lentement, votre main serait descendue dans mon cou, effleurant ma nuque, la massant légèrement. J’aurais fermé les yeux en profitant de ce moment suspendu durant lequel ma peau aurait frissonné à chaque petit frôlement. Vous auriez serré ma gorge, un peu, comme pour empêcher mes sanglots de le faire.

Vous vous attardez, un verre en main : nous laissons nos regards se mêler. Mes yeux émerveillés, les vôtres surpris de la retenue que je vous manifeste.

J’ai rêvé que je vous déshabillais, d’abord le buste, ensuite… le reste. Votre désir pour moi était discret. Votre membre à peine gonflé ne demandait qu’une intromission entre mes lèvres. Etiez- vous d’accord pour que je vous prenne en bouche ? J’étais prête à vous gâter, mon savoureux, de tout mon art et de toute mon imagination.

Comme étonné de ma froideur et de mon silence, vous m’avez quittée : mon cœur battait à tout rompre, j’aurais tellement voulu vous prendre la main, y déposer de chastes baisers. Simplement.

Vous auriez étouffé un gémissement d’impatience, peut- être même un petit râle : « suce- moi, ma délicieuse ». C’est moi qui ai bon goût ? Mais oui, forcément, puisque je vous ai choisi entre tous. J’aurais pris tout mon temps. J’aurais mis toute mon attention à une fellation … parfaite… Votre souffle aurait accéléré, votre poitrine se serait soulevée de plus en plus vite. Et puis, noyé dans le plaisir, vous auriez déchargé d’un coup, me remplissant de vous, de votre liqueur un peu amère.

Vous me quittez et enjambez les quelques marches qu’il reste pour rejoindre l’endroit d’où vous allez œuvrer. « Tout est prêt ». Les moments qui suivront seront magiques.

Et même si les débordements ne sont pas dans vos habitudes, je n’ai que faire de votre raison : Aimez- moi comme je le mérite et faites- moi hurler de plaisir ….

Avec toute ma passion tendre,

Votre délicieuse.


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