7 minutes de lecture

Monsieur j’ai rêvé de vous…

J'ouvre les yeux et mon regard se fixe sur le rideau de voile qu'un léger vent fait voler dans la pièce. Cet air me fait du bien, j'ai l'impression d'avoir eu très chaud. Des filets de lumière passent entre les volets entrouverts, je devine et je sens derrière cette grande baie vitrée un ciel bleu et une mer scintillante. Quelle heure peut-il être ? Peu importe, j'aime cette sensation d'être transportée hors du temps et de perdre mes repères. J'aime aussi sentir ce filet d'air qui vient réveiller mon corps nu étendu sur cet immense lit.

Je commence à me souvenir... Je referme les yeux pour mieux revoir ces images douces : la plage, la baignade, ma robe rouge corail, le coucher du soleil, le Chablis bien frais, la petite musique dans ma tête, le silence de la nuit. Mais surtout, il y avait toi, l'attirance de ton corps, le sexe, l'étourdissement du désir...et cette chambre d'hôtel. Toi, je repense à ton corps, ton odeur, ton rire confiant et sensible, et ton charme. Toi qui hantes mes rêves et mes fantasmes.

Et puis le doute.

Ai-je rêvé que tu étais là ? Où serait-ce à nouveau un de ces nombreux rêves qui me font jouir et transporter mes nuits?

Je n'ai pas envie de me réveiller, j'aime penser à toi. D'autres images me reviennent. Je ne sais pas qui de nous deux s'est effondré en premier sur ce lit. C'est peut être moi, ou alors, je t'y es poussé quand mes sens ont supplanté ma raison. Pourtant j'avais envie de retarder les choses malgré le fait que mon désir de te sentir contre moi me pressait. J'avais envie de prendre mon temps, on ne se languit jamais autant que lorsqu'on attend quelqu'un. Tu es venu te poser au-dessus de moi et je revois ma bouche avide s'ouvrir et mes mains aller se glisser sous ta chemise. Le torse large, tendre et musclé, tu retenais ton corps au-dessus du mien, ce qui ne m'empêchait pas de sentir ta queue gonfler entre mes cuisses. En y repensant, je ne peux m'empêcher de me mordre les lèvres. J'ai déboutonné ta chemise bleue, sillonné ta toison du bout de mes doigts, elle est si douce. J'ai pincé tes mamelons et j'ai senti tes mains relever ma robe légère et, aussitôt, l'une d'entre elles est venue saisir mon sexe trempé de désir.

Ces souvenirs me font lâcher un profond soupir. Je n'ai pas bougé, étendue à plat ventre sur le drap de ce lit king size. Ma main est juste descendue le long de mes cuisses. Excitée, je sens mon cul dressé, relevé, comme prête à accueillir un sexe...ton sexe.

J'ai peur de me réveiller et de m'apercevoir que tu es à nouveau loin de moi.

L'air doux vient à nouveau caresser mon corps...ou alors...non...ce n'est plus l'air que je sens, je reconnais cette sensation, ce sont tes doigts qui parcourent ma colonne vertébrale. Depuis combien de temps me regardes-tu ainsi ? Un grand frisson me secoue. Je reconnais ta manière de caresser mon corps nu, le tracé de tes doigts effleure et parcoure toutes mes zones sensibles et excitées. Tes doigts sont suivis par ta bouche et je te sens venir te mettre à genoux derrière moi, prenant mon cul à pleines mains. Je mouille tellement que je ruisselle, tu as dû le sentir que je suis en proie à un désir à la limite du supportable. Tu me saisis la taille de tes deux mains pour me relever le bassin et t'offrir ainsi pleinement mon cul et ma chatte excitée. La tête enfouie dans l'oreiller, je jouis de tes doigts fouineurs entre les lèvres ; et ta langue contre mon sexe me propulse en apesanteur. Je sens ton visage plongé entre mes cuisses écartées, et je suis absorbée par tes ardents mouvements de succions. Je me déhanche pour accompagner ton visage à mesure qu'il me pousse du clito à l'anus. Quant ta langue me pénètre, je me redresse sur mes bras pour mieux respirer et te crier mon plaisir, cambrant tout mon dos, mon corps cherche à s’arquer de désir. Je pourrais jouir, mais c'est trop bon.

En tendant mon bras vers toi, ma main saisit tes cheveux pour enfoncer davantage ta tête et que je puisse t'inonder de ma jouissance, de mon affolement.

Étourdie par ce plaisir, je te regarde avec un sourire défiant. Je n'en n'ai pas fini avec toi. À mon regard fixé sur ton sexe si beau, tendu, tu devines à quel point j’ai envie de toi.

Mais, au moment de me retourner pour me rapprocher de toi, mon corps se fige quelques secondes. Un homme est installé dans un des fauteuils disposé dans un coin de la chambre. Un filet de lumière lui découpe les jambes, je n'arrive pas bien à distinguer son visage dans l'obscurité.

Je te regarde, un air interrogateur...en réponse, tu me prends la main pour que je m'approche de toi.

Il n'y a personne d'autre et pourtant j'ai l'impression qu'une multitude de regards autour de moi m'épient, et scrutent mon corps dans l'obscurité. Et j'ai subitement une onde de chaleur qui vient m'envahir, j'ai l'impression que le regard de cet homme me dévore, mais c'est toi qui me consume peu à peu.

Tu t'aperçois de mon trouble. Mais il y a quelque chose que tu sais très bien faire, me posséder en 3 secondes. Je te sens caresser mes lèvres entrouvertes avec les tiennes. Tu agis avec délicatesse, tu cherches au fond de mes yeux mon consentement. Tu me souris - j'aime tant ton sourire qui me donne confiance - avant de frotter à nouveau ta bouche contre la mienne de façon plus franche et appuyée cette fois.

Nos langues attirées finissent par s'entremêler, et il n'y a rien de plus agréable et de plus excitant que tes baisers. Ma main est allée chercher ton sexe et mes doigts le caressent doucement, frôlant les nerfs les plus sensibles et les plus secrets. Puis ils se referment fortement sur ta queue pour mieux l'exciter et sentir l'afflux de sang qui la gonfle, sentir battre les veines, la fermeté des muscles. Je sens à la raideur de ton membre, le désir monter de te sentir me pénétrer.

Mais pas encore.

Une certaine confiance me vient. L'homme est toujours assis. À côté de lui, une petite table ronde avec un verre à moitié rempli d'eau, qui laisse deviner ce qui se passe derrière, comme à travers un prisme déformant. Je rencontre son regard le temps de quelques secondes, profond, mais au cœur de la pénombre, je devine l'éclat qui l'anime et je comprends qu'il ressent une grande excitation au plus profond de lui-même.

Alors je veux lui montrer combien je te désire, et je m'attarde aussi dans tes yeux pour te l'exprimer. Mon corps et mes gestes exposés à vos regards deviennent brusquement aussi ardents que si quelqu'un m'avait aspergée d'eau bouillante. Tu bandes encore plus fort. Je saisis ta queue fermement et fais des va- et-vient de ma main, sur toute la longueur de ton sexe, que je fais suivre de ma bouche. J'accélère les mouvements, et m'amuse à l'enfoncer aussi loin que je le peux dans ma gorge. Je l'inonde de salive et dans le silence de cette chambre, on entend les bruits moites de ma bouche, de ta queue qui s'enfonce encore plus.

Ton silence, ta détermination planent au-dessus de moi. Tu m'observes, poses une main sur la base de ma tête pour me pénétrer avec plus de force. Ma langue s'enroule avec volupté autour de ta queue à mesure que je te pompe. Et puis, avec une infinie lenteur, j'ouvre la bouche et desserre l'étreinte de ma main, jusqu'à ce qu'il n'y ait plus contre ton membre que le frémissement de ma langue, à la fois torture et promesse. Comme une salope, je penche la tête en arrière pour que tu me voies bien glisser une dernière fois la langue le long de ta queue.

" Maintenant, s'il te plaît, baise-moi !"

Mes yeux brillent.

Ce sont les derniers instants où j'ai réussi à conserver un peu de lucidité et de sérénité.

C'est la première fois que je fais l'amour sous le regard de quelqu'un, mais une certaine fougue prend bientôt le dessus et je m'y abandonne tout à fait.

Je tends les bras pour les passer autour de ton cou et me hisser contre toi. Accrochée à toi, tu me déposes sur le lit. Peu importe où et comment je m'agrippe à toi, mon corps se donne souple et tendre.

Je saisis ton dos et t'enlace avec force. En 2 coups de hanches tu es en moi, mes jambes verrouillées autour de ta taille et tes mains sous mon cul. Ton bassin vient écraser le mien, avec le regard que tu viens de me lancer, je sais de quoi tu es capable. Un coup d'une lenteur crucifiante, deux, puis trois... Je n'en peux plus, je me redresse cherchant à te mordre le torse, je veux que tu me défonces. Je comprends que tu attendais cela, que je te le demande, que mes regards te supplient de me baiser comme un forcené. Alors, après m'avoir lâché ton petit sourire satisfait, tu me pilonnes si fort que j'ai l'impression que mon bassin va exploser. Encore et encore, tu ne t'arrêtes plus jusqu'à ce que je sente monter mon orgasme. J'ai le temps de te glisser, hors d'haleine : " maintenant !", avant de recevoir encore quelques coups de boutoir pour me faire bien jouir. La pointe de ton pénis plongée en moi au plus profond concentre une chaleur au fond de mon vagin qui me fait exploser. Je sens que tu enfonces ton sexe aussi profondément que possible, et je perçois les sensations de ton érection enfler jusqu'à ce que tu jouisses toi aussi. Je sens le jet de ton sperme, le bout de ta queue dans mon sexe trempé. Je gémis de joie et d'excitation de me savoir empalée sur toute la longueur de ton sexe, et de sentir tes mains étreindre mes hanches contre toi avec force, jusqu'à la fin de ton éjaculation. Dans ces moments-là j'ai l'impression d'être totalement à toi.

Nos corps relâchés, en sueur, l'un contre l'autre, je lèche quelques gouttes qui ruissellent entre tes pectoraux.

Discrètement, je me retourne pour regarder l'angle de la chambre... Le fauteuil est vide, seul le verre d'eau, toujours à moitié plein...

Je te regarde et la transparence de tes yeux me rappelle la mer dans laquelle nous nous sommes baignés. Je plonge dans ton regard comme je me perds dans l'intensité de la mer. Il n'y a pas beaucoup d'hommes qui savent vraiment regarder une femme au point de la bouleverser. 

Tu es le seul que je connaisse...

Appuyez sur "Entrée" pour effectuer votre recherche