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Épisode 6 : Arles - un dimanche matin ensoleillé

« Vous êtes … chatouilleux ?

—Que veux- tu dire ?

—J’ai un jouet dont je ne vous ai pas parlé. C’est parce que seule, il n’a pas beaucoup d’intérêt. Mais comme vous êtes là, je me disais qu’on pourrait peut- être tenter ?

—Dis- moi…

—Je vais le passer et vous me dites ce que vous en pensez ? »

Elle partit vers la salle de bain. On était le matin, le soleil était déjà levé depuis un bon moment. Il inondait la chambre parce que les rideaux étaient ouverts et que celle- ci était dirigée plein est. Elle le laissait… un peu dépité mais heureux. Elle s’y entendait vraiment en fellation. C’était de cette façon qu’elle l’avait tiré du sommeil. Il s’était réveillé parce qu’il se sentait chatouillé à l’aine. C’était elle qui, la bouche pratiquement contre son sexe, soufflait de toutes ses forces sur sa toison. Non contente de l’effet produit, des frissons et des ondulations involontaires du bassin de l’homme, elle l’avait pris entre ses lèvres. Puis, elle avait joué avec son prépuce. Elle le suçotait, le titillait, juste avec le bout de sa langue. Elle ne l’avait pas encore décalotté. L’homme se demandait quand ça arriverait parce qu’évidemment, une pareille « prise en bouche » ne l’avait pas laissé indifférent. Il se sentait très échauffé et se demandait ce qu’elle avait en tête, là, maintenant, tout de suite.

Il referma les yeux. Il avait une envie désastreuse de se branler, de découvrir son gland et de se laisser aller à le caresser très lentement. Il commença de… mais fut interrompu par le bruit de la porte de la chambre et celui de pas étouffés.

Il ouvrit les yeux. Elle se tenait là, devant lui, à contre- jour. Ce qu’il vit tout d’abord, ce sont ses épaules frêles, ses hanches presque inexistantes, ses longues cuisses, ses yeux qui, même s’il n’était pas possible d’en distinguer la couleur puisqu’elle était juste « une ombre » brillaient d’un éclat gourmand. Puis, elle se tourna légèrement, comme pour se présenter à lui de profil. Et c’est là qu’il distingua ses petits seins, dont les tétons dardaient et surtout, surtout, quelque chose dont il n’aurait jamais imaginé la jeune femme se munir…

Lui qui aimait les sous- vêtements blancs, il fut presque choqué de ce qu’Eulalie portait. Une culotte noire. Pas un string, non. Une vraie culotte. Mais « améliorée ». Un anneau d’environ 5 cm était intégré sur le devant de la culotte et dans celui- ci, un petit jouet noir, également, d’une dizaine de centimètres, ne laissait aucune hésitation sur l’usage qui pourrait en être fait. Cela réveilla vraiment l’homme… Qu’avait donc prévu cette petite vicieuse ?

« C’est bon ? Vous avez fini de me regarder ? ça vous excite un peu ?

—Je pense que c’est exactement la taille qui conviendrait à mon anus… Tu as déjà pratiqué ?

—D’habitude, avec les filles, mais votre joli petit cul m’excite tellement… J’ai du lubrifiant. Cerise, ça vous va ? »

Noël la regarda. Quelle perverse, tout de même. Rien qu’à s’imaginer être pénétré par cet erzatz de pénis alors qu’elle s’occuperait certainement de lui d’un autre côté avec ses mains, il en rebandait. Elle lui sourit et il fit pareil. Elle n’eut pas besoin de lui demander de se retourner et de se mettre en position. Il lui présenta spontanément son postérieur. C’est d’un doigt très sûr qu’elle lui enduisit le petit trou de gel et commença de titiller son anus avec son majeur. Elle était très douce mais insistante. Elle n’allait pas trop loin dans l’orifice de l’homme mais c’était assez pour qu’il dilate de manière tout à fait convaincante ! L’intromission s’annonçait idéalement.

Elle allait commencer par le pénétrer en levrette, pour qu’il se sente vraiment défoncé, et puis, elle changerait de position…

Ses premiers mouvements à elle furent légers. Elle avait fait entrer ce sexe dans la rosette de l’homme. Elle effectuait de lents va- et- vient pas très profonds, juste de quoi agacer l’entrée et n’avait qu’une envie, celle d’entendre son partenaire lui demander de « l’enculer plus profond ». Bien sûr, Noël avait déjà pratiqué la sodomie mais pas de cette manière. Ses autres conquêtes se montraient en général moins hardies et plus conventionnelles. Juste un doigt, pas très loin, pas très rapide, pas une véritable insertion et surtout pas ce genre de jouet… Là, il ondulait : ses jolies fesses se contractaient au rythme des aller- retour du « sexe » d’Eulalie. La sensation était tout de même dérangeante, intrusive mais très très excitante.

Il commença de ronronner. Ce n’était pas ça que la jeune femme attendait… Elle voulait qu’il soit si excité qu’il soit incapable de parler ou de ronronner, justement : rien que des grognements et des mots crus. Elle voulait le faire sortir de son beau langage, lui infliger quelque chose qu’il ne connaitrait sans doute plus d’ici longtemps… être « l’unique dispensatrice de ce plaisir à la limite de la douleur ». Le moment où celle- ci (la douleur) s’atténuerait, et c’était déjà le cas, et serait remplacée par le plaisir…

Elle lui demanda de se redresser. Elle n’allait pas continuer de s’occuper de lui de cette manière. Elle n’aimait pas cette position. Elle voulait se coller à lui, comme quand elle s’occupait d’une demoiselle. Il se releva donc. Elle plaqua sa poitrine et son ventre inexistants contre le dos de l’homme en lui attrapant les tétons. Elle les pinça. Et puis, les lâchant quelques instants, elle réintroduisit l’appendice dans l’anus de l’homme d’un coup. Il sursauta. Cette « surprise » lui arracha un petit cri de douleur et puis, les mouvements reprirent. Il se sentait bien, taraudé de manière de plus en plus violente. Il était dans un parfait sentiment de plaisir, une chaleur douce, pas agressive, une sensation de bien- être. A nouveau, il soupira. Eulalie, de sa main gauche, lui empoigna le sexe et commença de le branler… Argh, ce que c’était bon. L’homme vibrait, haletait. Elle savait vraiment s’y prendre. Son ventre à elle, collé au bas du dos de Noël, ses doigts droits titillant le téton droit de l’homme et sa main gauche le masturbant. Il y avait tellement de sollicitations de part et d’autre de son corps qu’il sentit l’orgasme se précipiter. Et elle aussi. Il ahanait. Comme elle l’avait tant désiré, il perdait toute contenance.

« Non, pas encore…. »

C’était sorti tout seul de la gorge d’Eulalie. Ce serait trop facile pour lui. Il ne fallait pas que les choses se passent ainsi.

Elle se détacha de lui. Il était complètement perdu. Elle n’allait tout de même pas le laisser dans cet état d’excitation ? Elle n’allait pas le laisser débander sans rien faire ? Ah non…

« Retournez- vous… ce que je veux, c’est que vous me pénétriez… que vous me baisiez la chatte… fort… »

Tout en gardant sa fameuse culotte noire, elle se coucha sur le dos. Comment allait- il s’y prendre pour… Elle ôta l'appendice de l'anneau, écarta le tissu, lui dévoilant son intimité. Elle était mouillée, trempée, même. Ses lèvres étaient gonflées et très rouges. Et l’homme n’eut aucun mal à faire entrer son sexe dans celui de la jeune femme. Il la pilonna, encore et encore, lui arrachant des cris de sioux. Heureusement, on était dimanche, et visiblement, ses voisins étaient partis à la messe. Il était sûr, sinon, qu’il y aurait eu des vociférations et des commentaires peu relevés au sujet du bruit occasionné par leur partie de baise engagée.

Et puis, d’un coup, elle se sentit venir… C’est vrai qu’il mettait du cœur et de l’énergie à l’ouvrage mais il fut étonné de l’intensité du plaisir qu’elle manifestait à présent. Sa tête roulait de gauche à droite, ses doigts s’activaient sur son clitoris, dur comme un petit caillou. Pour que Noël se sente bien enserré, elle contractait au maximum son vagin. Le fait d’être aussi enveloppé exacerba l’excitation et la dureté de son membre. Sauvagement, il lui empoigna les cheveux en soufflant.

« Je te défonce, ma petite vicieuse. Ce que c’est bon, putain.

—….

—Je viens… Tu sens comme je grossis encore…

—….

—Je vais décharger. Putain, que c’est bon… »

Suivirent des borborygmes, des cris encore plus aigus, une agitation des corps… Et puis, l’orgasme… Les orgasmes.

Repus. Mais jusque quand ?


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