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Épisode 7 : Correspondances 2 - Entre Arles et Paris

Noël

Bon dieu, ce que c’était bon avec ma petite vicieuse… Continuer d’échanger. Le « plus si affinités » n’est plus de mise. On s’est trouvés, c’est clair.

Ce qu’elle m’a infligé lors de mon WE à Arles était tout simplement parfait. Bien sûr, elle aurait pu, et j’aurais, je pense, apprécié tout autant, se déshabiller devant moi, se toucher et faire monter le désir, mon désir, entre mes doigts. Je me serais masturbé à nouveau devant elle. Mais l’effet de surprise lui a fait gagner des points assurément…

Ce que je voudrais, maintenant, c’est qu’on s’écrive des choses qui nous exciteraient l’un l’autre. Ne plus se perdre avec nos défis littéraires, non. Qu’elle privilégie les histoires qui me font bander, et moi, je lui rendrai la pareille, je lui parlerai de ces élans et étreintes pseudo- romantiques mais très… dépravés. Parce que c’est ce qu’elle aime, sans me l’avouer, sans SE l’avouer…

Eulalie

Attendre de ses nouvelles… J’ai le sentiment que mes petits jeux du WE lui ont vraiment plu. Le truc, c’est qu’il ne se rende pas compte que des deux, la plus forte, c’est moi. J’ai beau avoir 25 ans et lui 60, je le domine de ma jeunesse, du fait qu’il s’imagine que je ne suis qu’une petite perronelle sans envergure, sans volonté, sans aucune imagination au lit… Enfin, là, je pense qu’il est en passe de comprendre…

Avant qu’il me largue, jouer encore un peu.

….

11 juin – Eulalie à Noël

« Noël,

Ci- jointes quelques images… pour continuer dans le ton.

Eulalie. »

Dans l’enveloppe un peu matelassée, ces quelques mots sur un feuillet origami. Celui- ci était comme roulé sur lui- même. A l’intérieur, à nouveau une clé USB, fleurie, elle aussi.

Avec empressement, l’homme introduisit le minuscule périphérique dans l’emplacement de son ordi portable prévu à cet effet. Juste un dossier : 2. Étrange, tout de même : pas de 1, juste un 2. Apparemment, les fichiers étaient assez lourds. Il y avait un .docx, des jpeg, un .wav et un .mov. L’eau vint à la bouche de Noël. Qu’avait donc encore inventé sa petite vicieuse ?

Il commença d’ouvrir le seul fichier .docx. Il se nommait : Nous.

« Elle est douce, ingénue, blonde mais avec des cheveux plus longs que les miens… Question courbes, nous nous ressemblons beaucoup. Autrement dit, elle est assez androgyne aussi. Elle a juste des seins un peu plus gros que les miens… Elle s’appelle Virginie. Vous voulez nous regarder ? »

Il continua donc d’inspecter les fichiers. Son choix se porta d’abord sur les images en JPEG . Visiblement, c’était des choses prises avec un téléphone portable, sans doute celui qu’elle avait acquis juste après le WE à Paris… Les noms ne donnaient aucune indication quant à ce qu’elles représentaient. C’était juste les dates auxquelles cela avait été fait.

Il en ouvrit une, dans les premières, au hasard. Un corps nu qui n’était pas celui d’Eulalie, avec un pubis épilé parfaitement. Un joli petit lot. Dans une pose tout à fait correcte : juste les bras au- dessus de la tête, comme en couronne. Cela avait pour effet de remonter un rien les seins, joliment galbés, de la demoiselle. Virginie, apparemment.

Un petit sourire se dessina sur les lèvres de l’homme. Il en ouvrit une autre : Virginie, à nouveau, assise sur un tabouret, toujours aussi nue, les jambes écartées de manière indécente. Il était aisé de distinguer ses lèvres et celles- ci donnaient l’impression d’être gonflées et déjà pas mal mouillées… Une autre, sur laquelle on voyait juste le sexe de Virginie, lisse. Celui d’Eulalie n’était pas épilé de cette manière. Un cliché, à présent, de… fesses. De qui était- ce le postérieur ? Cela devait être celui de sa partenaire de jeux. Elle avait la peau un peu plus foncée que celle de son amie. Il y avait ce bijou, aussi, saphir, comme ses yeux. C’était l’indice… Son anus, de par le bijou, semblait briller de mille feux. L’excitation commençait de gagner les doigts et l’entrejambe de l’homme. Il en ouvrit une dernière pour ne pas se donner une indigestion : là, ce fut vraiment sa préférée… Les deux jeunes filles portaient des strings. Celui d’Eulalie était blanc avec des petites broderies bleues (il reconnaissait celui qu’elle portait quand elle était venue le rejoindre à Paris il y avait à peine 2 mois) et celui de Virginie était ivoire, avec un petit liseré noir et complètement transparent. Au travers, on pouvait voir ses nymphes. C’était troublant et bien plus excitant encore que la photo sur laquelle Virginie avait les cuisses largement ouvertes…

Imperceptiblement, la respiration de l’homme s’accéléra. Oui, les jeunes filles étaient pratiquement nues, mais ce qui était très excitant, c’était de les voir l’une de profil et l’autre pratiquement de dos. Leurs corps juvéniles, les fesses de l’une, le bras de celle- ci passant autour de la taille de l’autre, sa main soupesant le sein dardé de l’autre. Quand ces photos avaient- elles été prises ? Était- ce un jeu auquel Eulalie se livrait pour savoir jusqu’à quel point il serait excité en matant ces deux beautés ingénues ? La jeune fille savait combien Noël aimait les images de demoiselles à peine formées. Il lui en avait assez parlé lorsqu’ils étaient attablés dans ce petit restaurant arlésien. Cela devait donc être une provocation de sa partenaire de jeux.

Puis, pour se réserver le « meilleur pour la fin », il cliqua sur le fichier audio. Il voulait attendre encore un peu avant de regarder le film… Il tendit l’oreille. On n’entendait rien… Mais peut- être le son n’était- il pas bien réglé… Un coup d’œil au volume de l’ordi. De fait, les hauts- parleurs étaient coupés. Il brancha ses écouteurs, ne sachant pas à quoi il devait s’attendre, et décochant l’option « silence », il remit la lecture au début… Cela commençait par des mots : « Bonjour Noël. Vous avez vu combien nous aimons jouer avec nos corps, Virginie et moi ? Nos bouches et nos langues sont agiles pour d’autres choses aussi… RV au fichier « nousdeux.mov » ». Suivaient le bruit de baisers qu’on envoie, du bout des lèvres et puis, de ceux bien mouillés, qui ne laissent aucun doute sur leur nature…

Qu’avaient- elles inventé, ces petites vicieuses ? Alors, il ouvrit la vidéo. Et ce qu’il vit fut loin de le laisser de bois. D’abord, Eulalie, très sérieuse, regardant la caméra… parce que oui, tout cela puait la mise en scène. Elle était debout, un peu de trois quart : elle jetait des coups d’œil à la personne qui filmait. Elle était pratiquement nue, à nouveau, juste un string, blanc avec des fleurs roses, celui que Noël appréciait tellement. Ses jolies mains touchaient ses seins pratiquement inexistants. Elle rayonnait. Puis, une autre jeune fille, tout aussi attirante, la rejoignit : Virginie. L’homme ne s’était pas aperçu que celle- ci avait un piercing dans le nombril. Cela le frappa au moment où cette dernière, le ventre pratiquement contre l’objectif, ondulait du bassin en une petite danse lascive et très suggestive. Son sexe glabre s’approchait puis s’éloignait. Et puis, une main vint se poser sur son pubis. Le truc, c’est que ce n’était pas SA main à elle. Même si on ne voyait que des doigts, il était clair qu’ils appartenaient à Eulalie. Celle- ci avait la peau un peu plus foncée que son amie. Noël se demandait où allait les mener ce petit jeu saphique. Le majeur d’Eulalie était entré, à présent, dans la fente de Virginie. On ne voyait toujours pas les visages : impossible de savoir si elles étaient excitées et pourtant… L’une comme l’autre donnait l’impression d’y prendre pas mal de plaisir. Cela se voyait aux souffles soulevant la poitrine de Virginie et son ventre. Cela se voyait aussi à la manière dont Eulalie caressait à présent le clitoris de son amie. Elle avait écarté le string noir, transparent et collant de cyprine, avait dégagé la fente et s’appliquait très consciencieusement à faire durcir ce petit pois… La main de Virginie rejoignit celle de son amie et c’est ensemble qu’elles branlèrent l’endroit intime et mouillé de la jeune fille. C’était à présent avec leurs seins qu’elles allaient jouer. On se souvient que les demoiselles n’étaient pas semblables de ce côté- là. L’une des deux étant presque plate, tandis que l’autre, un peu moins… La plus plate des deux saisit un des tétons de l’autre. A nouveau, gros plan sur la partie de l’anatomie féminine concernée. Elle tira dessus sans beaucoup de précautions puis sa bouche le rejoignit. Elle le lécha, agilement, encore et encore et puis, finit par le mordiller. De temps en temps, elle s’arrêtait pour reprendre son souffle. Des gémissements étaient audibles. Ceux de Virginie, certainement. On voyait le bras de celle- ci qui bougeait, montant et descendant, sans doute était- elle en train de se donner du plaisir.

L’homme dégagea son sexe raide de son boxer. C’était vraiment excitant, cette vidéo. Ça l’était encore davantage parce qu’il savait, il était sûr, qu’Eulalie s’y était mise en scène avec Virginie exprès pour l’émoustiller. Elle connaissait son goût pour ce genre de spectacle. Jusqu’où pousserait- elle le vice ? Jusqu’où jouerait- elle à « cela » ? Elle devait bien imaginer que cela le ferait bander, qu’il aurait envie de se masturber en les regardant se frôler, se toucher vraiment et au final, se branler l’une l’autre… Mais on n’en était pas encore à la fin…

Les cuisses écartées, le membre dans la main, Noël était en pleine action. Sur l’écran, on voyait à présent la bouche d’Eulalie contre les lèvres parfaitement épilées de Virginie. Celle- ci guidait la tête de son amie qui lui suçotait les nymphes, jouait avec elles, les mordillant puis relâchant ces petits morceaux de chair trempés par le plaisir… Virginie soupirait. « Encore, bouffe- moi la chatte… Hmmmm, c’est bon…. ». L’homme ferma les yeux : il en avait assez vu. Il continuerait d’écouter mais n’avait plus besoin de regarder. Il imaginait parfaitement comment les jeunes filles s’amusaient, le pied qu’elles allaient prendre et les cris qui s’échapperaient de leurs gorges. Il y avait à présent des bruits liquides, des « flaps flaps » éloquents. Il n’y avait aucune douceur, aucune précaution dans les frictions qu’Eulalie prodiguait au sexe de son amie. C’était même sauvage, à en entendre celle- ci. Un léger silence, et puis, cela reprit : Noël jeta un œil à l’écran de l’ordi… Hmmmm : Virginie était couchée, à présent, sur le dos. On voyait les cheveux mi- longs d’Eulalie entre les cuisses de sa partenaire. Et celle- ci était agitée par des soubresauts. Son bassin se relevait, puis redescendait, de plus en plus vite. Impossible de distinguer ce qui se passait vraiment mais, d’après les mouvements des amies, il était clair qu’Eulalie pratiquait un cunni… au grand plaisir de Virginie. L’homme referma les yeux. « Vas- y, je vais jouir…. ». Hoquets et autres bruits très encourageants. Elle savait y faire, sa petite vicieuse. Tout le prouvait à présent. Elle était capable de s’occuper aussi bien de lui que de son amie Virginie…

Et puis, le silence…. Noël ouvrit les yeux… La vidéo était terminée. Enfin, il n’y avait plus ni Eulalie, ni Virginie sur l’écran de son ordinateur. Juste une phrase : « Un jeu à trois ? Oui ? »


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