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Épisode 3 : Entre Arles et Paris

Après ce court séjour à Paris, Eulalie et Noël avaient décidé de ne pas en rester là… La jeune femme avait donc invité le monsieur à passer un WE au soleil du sud.

Elle avait été très désarçonnée par Noël : elle imaginait quelqu’un de plus âgé qu’elle, certes, respectueux de certaines convenances, mais n’aurait jamais pensé que sous ces airs de grand seigneur, il était aussi dépravé. Bien sûr, elle aurait pu faire demi- tour illico presto et ne pas donner suite aux messages vocaux, textos ou quoi que ce soit qu’il lui envoya après ces deux jours mais comme un parfum de soufre lui faisait frétiller le bas du ventre…

Pour lui, Eulalie était… parfaite : une perle. D’abord un physique presque androgyne, de ceux que l’homme aimait particulièrement. Elle ressemblait à ces statues d’éphèbes. Mais contrairement à eux, elle avait le sang chaud et elle était une femme… La manière dont elle était entrée dans ses jeux lui avait plu infiniment. Il n’espérait qu’une chose : c’est que leur histoire aille plus loin.

Mais, fallait- il parler d’une histoire ?

Jusqu’à présent, c’était juste une question de « bons procédés » : je te fais le show et tu me donnes… ce que tu veux. Elle n’y était pas allée par 4 chemins quand elle s’était caressée et déculottée devant lui, sur ce banc, sur le quai de la Seine. Et lui, il avait embrayé : dieu, ce qu’elle était audacieuse et vicieuse. Il avait adoré cela. Ensuite, ils s’étaient donné du plaisir chez lui : elle, en continuant de s’exhiber et lui, en se masturbant. Le « grand orgasme », ça n’avait jamais été que l’aboutissement à toutes ces excitations et dans une moindre mesure, reconnaissons- le, ces pénétrations très vigoureuses de son amant.

Une bonne partie de jambes en l’air, de… fesses à l’air, de… N’entrons pas dans des détails plus scabreux. Ils allaient passer deux jours au soleil arlésien et sans doute qu’après, les choses seraient plus claires.

D’abord, pour honorer un serment qu’elle avait fait à Noël quand celui- ci l’avait reconduite à l’aéroport d’Orly ce dimanche en fin de journée, Eulalie avait pris son courage à deux mains. Elle était allée s’acheter un portable avec un plus grand écran que celui qu’elle avait et s’était assurée que celui- ci pouvait prendre des photos ... détaillées. Noël lui avait parlé de son goût pour les clichés de « minettes très humides ». Elle aurait à faire des essais pour que ce qu’elle lui enverrait soit précis, assez éclairé, et surtout joli. Elle ne voulait en aucun cas paraître vulgaire. C’était déjà bien assez qu’elle se prête au jeu mais s’il fallait en plus qu’elle passe pour une vraie salope…

C’est pourquoi, depuis quelques jours, elle se prenait en photo. En général, c’était au sortir de la douche, le matin. Elle photographiait surtout sa fente, ses lèvres, sa toison, ses doigts qui la fouillaient. Elle le faisait dans toutes les positions : assise sur un tabouret, debout de face les jambes à peine écartées, debout mais entre les jambes à la hauteur des genoux. Elle devint rapidement experte. Elle savait comment se mettre pour capter la lumière du jour, celle, plus blanche, de l’éclairage de la salle de bain, celle un peu ocre de sa chambre. Un jour, elle fut même inspirée et, les clichés n’étant pas à son goût, elle se filma en train de s’introduire un de ses jouets dans la chatte. Elle avait le bas du corps nu et elle se l’enfonçait lentement mais sûrement. Ensuite, elle lui faisait effectuer des petits mouvements de va et vient avec des bruits mouillés et des soupirs. Elle était certaine que cela plairait à Noël.

Pour ne pas déroger à leurs habitudes, elle mit le résultat de ses séances sur une minuscule clé USB et l’envoya par la poste au monsieur.

25 mai – Paris : Noël à Eulalie

« Ma très chère petite vicieuse,

Ces clichés sont délicieux. Et cette petite vidéo, un chef- d’œuvre. Je les regarde et les regarde encore scrutant sur chacun d’eux les traces de cyprine sur tes cuisses ou encore entre tes lèvres… tes doigts sont charmants, tes nymphes également. J’aime particulièrement ce fin duvet si clair et que je sais très doux. Y perdre ma langue, la remuer très agile et te faire frissonner… Hmmmm. Combien j’attends ce moment…

Arles, arrivée par le train à 15h39 ?

Ton N. »


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