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Épisode 8 : Jeux de mains, jeux de vilain

L’écran était à présent… noir. Comme quand on est au cinéma et que la bobine du film se termine. L’effet était pareil. Noël se retrouvait ballot, le sexe entre les doigts, avec, comme une furieuse envie de jouir mais… non. Ce désir auquel les deux jeunes filles l’avaient soumis avait à présent chuté d’un coup… Il fallait absolument qu’il remédie à la situation.

C’était un hasard, aussi, qu’il ouvre les fichiers dans cet ordre mais le hasard avait bien fait les choses, en somme. D’abord, ces quelques mots écrits avec ces questions qui se bousculaient dans son esprit. Ensuite, les photos : même s’il ne les avait pas toutes regardées, ces corps jeunes et dénudés avaient encouragé l’homme à ouvrir l’audio. Et puis, oui, parlons de ce qu’il avait entendu : des bruits mouillés très excitants. Pour terminer, le petit film : sa petite vicieuse d’Eulalie qui avait sucé la non moins perverse Virginie…

La fin promettait d’autres dépravations, d’autres plaisirs. D’abord, celui que les demoiselles se donneraient entre elles. Ensuite, la manière dont lui, Noël, serait excité.

Il y réfléchissait à présent. Comment les choses auraient- elles pu se dérouler ? Par cam ? En vrai ? Comme il avait le numéro de portable d’Eulalie, il décida de lui envoyer un sms. Il verrait comment elle réagirait. Au besoin, ils se téléphoneraient pour régler les détails.

« A 3… Comment ? Je vous appelle ? Noël. »

Eulalie regardait l’écran de son smartphone. Le poisson avait mordu à l’hameçon. Il fallait qu’elle se décide, à présent. Plusieurs possibilités s’offraient à elle. D’un côté, elle avait envie de marquer le coup en jouant vraiment avec les nerfs de l’homme et cela, c’était assez facile. De l’autre, elle avait envie de prendre son pied. En sachant que sentir Noël à sa merci, ce serait déjà très jouissif, il fallait qu’elle choisisse ce qui serait le plus …. Pour lui. La voir avec Virginie, ou une autre. Ou avec un partenaire masculin qu’elle se choisirait elle- même. Elle ne voulait lui laisser aucune possibilité de décider quoi que ce soit. C’était à elle à le dominer.

Elle composa donc le numéro de Noël.

« Allo, Noël ?

—Bonjour Eulalie. Tu m’as devancé. Alors, explique- moi pour ce fameux jeu en trio…

—Je suppose que la vidéo vous a plu…

— Bien sûr, comme tu peux t’en douter.

—Je me demandais si nous pouvions … jouer à trois et comment nous le ferions.

—tu veux parler de… m’exciter… comme vous l’avez fait Virginie et toi ?

—oui… et même… euhhh

—…

—par cam ? En vrai ? Quand ? Où ? Vous voyez, il y a pas mal de choses à convenir….

—il est vrai que pouvoir vous mater toutes les deux a eu un effet certain sur… Enfin, je ne dois pas te faire de dessin. Dis- moi ce que tu serais d’accord de me proposer.

—j’en parle à Virginie et vous tiens au courant dès que possible. Ça marche ?

—Ok. J’attends de tes nouvelles. Tu n’hésites pas à m’appeler, hein…

—Non non. »

Voilà, le jeu avait commencé. Elle sentait que même s’il avait joué le distant, il était mûr à point. Comme elle voulait vraiment tirer avantage de la situation, elle en parlerait à Franck, un homme avec qui elle avait passé des moments torrides… il n’y a pas si longtemps. Lui, avec son goût pour le sexe et l’exhibition, il serait d’accord de se prêter à ce genre de chose. Et Noël n’avait qu’à bien se tenir , c’était le cas de le dire.

…..

« Piégée, la voilà piégée, ma petite Eulalie. Je vais pouvoir m’en donner à cœur joie. Les mater, elle et son amie Virginie…. Hmmmmm. »

Il imaginait déjà les jeunes filles, nues, offertes à lui, se livrant à de petits jeux sensuels rien que pour ses yeux. Il ne savait pas si elles se donnaient en spectacle uniquement pour l’exciter ou si elles avaient bien une relation intime.

Il attendit donc des nouvelles d’Eulalie.

Cela arriva deux jours plus tard, sous la forme d’un sms. « Notre partenaire de jeu me demande si vous préférez nous regarder via webcam ou si nous faisons un saut à Paris prochainement. Baisers. Eulalie. »

Cette fois, ce fut lui qui appela la jeune fille.

« Bonjour ma chère.

—Bonjour Noël. Alors ? Vous préférez quoi ?

—Un WE à Paris. Vous logerez chez moi, bien sûr, comme la dernière fois et je vous invite au resto. Ensuite…

—Le dernier WE de juin, les 23 et 24 ?

—Ok. C’est parfait. Vous me direz pour votre heure d’arrivée. »

L’échange téléphonique se conclut par un à bientôt de part et d’autre. Noël sourit, les yeux dans le vague. Il imaginait les doigts d’Eulalie pinçant les tétons rose pâle de Virginie. Il imaginait la tête d’Eulalie juste contre le pubis de Virginie, parfaitement épilé. Il imaginait la bouche d’Eulalie jouant avec l’abricot de Virginie. … Il ferma les yeux en soupirant. Sa main droite descendit jusqu’à son entrejambe. Il était déjà raide…

Eulalie avait réservé deux places dans le vol qui les conduiraient à Paris, Franck et elle. Elle lui avait bien expliqué de quoi il retournait, que leur WE serait essentiellement sexuel, qu’ils devraient « juste aguicher un vieux pervers » mais que ce serait en prenant leur pied lui et elle. Aucun contact n’était requis entre les deux hommes… Elle ne savait d’ailleurs pas s’il était friand de ce genre de relations... Franck avait l’âge d’Eulalie et était vraiment très appétissant pour les femmes. Viril mais avec une touche de douceur. Les yeux gris, comme ceux de Noël, assez grand, comme Noël, athlétique mais pas body- buildé, comme Noël… Bref, il ressemblait pas mal à l’homme que Noël avait dû être vers 25 ans…

Ils débarquèrent donc à l’heure prévue, 17h08, comme la fois précédente, à Orly. Ils avaient l’air d’un couple d’amoureux. Ils portaient tous deux des lunettes de soleil et une petite valise…

En les voyant, Noël eut un petit pincement au cœur… Ce n’était pas ce qui était prévu. Il s’imaginait un couple de filles et là, Eulalie se pointait avec un …homme…. Il allait lui faire payer cela. Dans un premier temps, il ne dit rien. Il les laissa approcher et quand ils furent à sa hauteur, il prit un air le plus dégagé du monde pour les saluer. Un baiser à la limite des lèvres pour Eulalie, une franche poignée de main pour le jeune homme « Franck » dit Eulalie.

Inutile de compter sur une petite escapade le long des quais de la Seine comme la fois précédente. Inutile aussi d’imaginer que durant le souper Eulalie le provoquerait lui… Il fallait absolument qu’il réfléchisse à la manière dont il pourrait tirer profit de la nouvelle situation qui s’annonçait. Il était hors de question qu’il prenne part à des jeux en trio 2 hommes une femme. La seule chose qui lui restait, c’était… regarder les jeunes gens s’envoyer en l’air, sans les toucher (quoi que) mais en se masturbant.

Après le dîner, ils rentrèrent à 3. Noël avait prévu de partager son lit avec deux jeunes filles. Il était impossible qu’il le fasse avec un couple. Comme ils étaient ses invités, il n’eut pas d’autre choix que de leur proposer son lit à lui… Déjà, ça, ça ne l’enchantait pas : retrouver ses couettes et draps maculés du sperme d’un autre homme, pouah… Rhaaa, Eulalie avait vraiment joué très finement…

Bon, on allait voir comment les choses se passeraient à présent.

Eulalie partit prendre une douche pendant que les hommes continuaient une discussion entamée durant le repas. C’était quelque chose concernant les derniers spectacles visibles en région parisienne. La jeune fille, enveloppée d’une grande serviette éponge, les rejoignit et ce fut au tour de Franck d’occuper la salle de bain pendant une dizaine de minutes… Pour arriver tout de même à ses fins, Noël en profita, tant qu’Eulalie et lui étaient seuls, pour lui demander de se remettre debout, d’écarter un peu la serviette et de lui montrer le haut de ses cuisses et… le bas de son ventre. Elle avait épilé tout à fait son pubis. Les yeux de l’homme brillaient. Elle avait dû déjà un peu se caresser parce qu’une goutte de cyprine perlait entre ses lèvres. Ou alors était- ce ?… Le spectacle était charmant…

« Tu me montres davantage ? »

La jeune fille écarta alors les jambes vraiment et commença de se caresser de manière totalement impudique. Elle introduisait ses doigts dans sa fente, les ressortait et les léchait puis recommençait la manœuvre. C’est à ce moment que Franck sortit de la salle d’eau, enveloppé d’une serviette de bain, lui aussi, mais à partir de la taille. Il était visible qu’il avait fait pareil : une bosse signalait son érection au travers de l’éponge. Il avait les cheveux encore humides. Eulalie le regardait avec un grand sourire. Il vint s’asseoir à côté de Noël et fit signe à la jeune fille de le rejoindre. Il aurait aimé qu’elle se frotte à lui… Ils allaient garder les serviettes éponge, leur hôte irait s’asseoir là, dans ce fauteuil, ils feraient l’amour selon ses consignes et Franck espérait que….

Noël comme à regret, quitta donc sa place. Aujourd’hui, il serait juste spectateur, pas acteur… Mais bon, il pourrait tout de même guider les jeunes gens et leur faire faire ce qui l’exciterait le plus.

Et finalement, ce n’était pas si mal… L’homme était à présent face à eux. Eulalie et Franck étaient nus comme des vers. La jeune fille tournait le dos à son partenaire mais était face à Noël Pour le moment, Franck promenait ses doigts du sexe aux seins de son amie. Il insistait sur les mamelons déjà très durs. De temps en temps, il baissait la tête et sa bouche se perdait dans les cheveux d’Eulalie, contre sa nuque et derrière ses oreilles. Celle- ci avait les yeux fermés. Quand le jeune homme lui caressait les seins, elle s’occupait de son bouton. Elle l’avait dégagé de ses lèvres et l’agaçait en soupirant.

Noël était concentré sur la main d’Eulalie. C’était cela qui l’intéressait : l’excitation qu’elle se donnait à elle- même. Peu lui importait l’état de Franck. Il soupçonnait bien qu’il bandait et que sentir le sexe dressé de l’homme contre ses fesses devaient exciter la jeune fille mais bon, il ne voyait rien. Ce dont il aurait eu envie, c’était de leur demander de se parler, de se dire des choses obscènes l’un à l’autre, mais il n’osait pas. Il y avait tout de même de la retenue dans son attitude. Etre le pervers de l’histoire avec deux nymphettes comme « victimes », cela n’était pas du tout pareil à être le témoin d’ébats d’un couple qui, manifestement, s’entendait très bien sexuellement.

Franck fit se retourner Eulalie. Noël voyait ses fesses, à présent. Elles étaient toujours aussi jolies. Presque plates et fermes. La main puissante mais fine de l’homme serrait le corps de la jeune fille contre le sien. Ses soupirs à elle s’intensifiaient. Il y avait même parmi eux des « baise- moi, Franck »… Les doigts de sa main droite suivaient la cambrure du dos d’Eulalie. Ils partaient de sa nuque et descendaient lentement jusqu’à son postérieur. Puis, le jeune homme empoigna ses fesses et les écarta d’un coup… Un petit hoquet de son amie.

Noël ne perdait rien du spectacle. La rosette de la jeune fille lui semblait offerte, prête à être pénétrée de la langue, du doigt, d’un sexe, même…

Franck la fit s’agenouiller, se prosterner devant lui et lui fit relever le postérieur. Elle avait à présent la croupe en l’air offrant aux deux hommes le même spectacle, celui d’une demoiselle très chaude ayant envie de se faire sodomiser… D’un geste souple, Eulalie empoigna le sexe de son partenaire et le guida vers sa bouche.

Noël avait une furieuse envie de les rejoindre, de prendre la taille fine d’Eulalie entre ses mains et de la pénétrer d’un coup. Mais il était sûr que le couple n’accepterait pas ce genre de chose. Regarder le mouvement de va et vient de la tête d’Eulalie et son anus qui se dilatait d’excitation parce qu’elle adorait sucer Franck, c’était déjà très bandant. Depuis le début, il se retenait. Il aurait voulu se caresser lui aussi mais ne voulait perdre aucune miette de l’étreinte qui lui était proposée. Il savait que s’il commençait de se masturber, il fermerait les yeux et alors, la magie serait rompue… Il y avait pourtant un moyen pour que les choses se passent autrement. Il allait leur demander d’être moins discret, avec leur voix.

« Soyez plus bruyants, vous voulez bien ? J’ai droit tout de même à ça, puisque visiblement, je ne pourrai pas prendre part à vos jeux… »

Les amants s’arrêtèrent un moment, se regardèrent dans les yeux, se sourirent et…

Il y eut alors des bruits de succion et des grognements très éloquents. Noël empoigna son sexe et s’abandonnant à ce qu’il entendait, rejeta la tête en arrière. Les bruits allèrent crescendo au fur et à mesure des quelques instants qui suivirent.

Les jeunes gens et lui étaient si excités que Noël, dans un grand râle, déchargea… pas mal et longtemps. Pendant ce temps, les amoureux continuaient de se « donner en spectacle ». Franck avait saisi les cheveux d’Eulalie et lui baisait la bouche pendant que celle- ci se frottait le clitoris frénétiquement. Ils étaient au bord de l’orgasme tous les deux. Aucune douceur ni d’une part, ni de l’autre. Juste un moment intense, fulgurant… A leur tour, ils jouirent. Eulalie gémissait et la voix de Franck résonnaient en de puissants « oh, putain, encore ma salope, fais- moi cracher…. » et des jets qui l’étaient tout autant.

Les jeunes gens se regardèrent échevelés et souriants. Noël reprit lui aussi ses esprits. Il avait vraiment besoin du corps d’Eulalie contre le sien.

« Dis, Franck, je pense que tu as vraiment bien profité d’elle. Chacun son tour, non ? »

Franck regarda la jeune fille. Était- elle d’accord de… Elle lui jeta un petit regard approbateur. Oui, le jeu avait tout de même pas mal duré. Il était temps que le jeune homme prenne un peu de distances et que Noël en profite ENFIN.


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