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Épisode 9 : La faim justifie les moyens


Il est vrai que le « coup monté » d’Eulalie avait très bien convenu à celle- ci et à son Franck flamboyant. C’était au tour de Noël, à présent, d’en jouir, c’est le cas de le dire.

La jeune femme savait pertinemment ce qui plaisait à l’homme. Il adorait mater, il adorait ces pratiques un peu régressives d’ondinisme et le fait qu’elle ait ce physique androgyne ne gâchait rien.

Elle fit donc signe à Noël, dont le sexe pendait lamentablement entre les cuisses, de l’accompagner à la salle de bain. Elle voulait prendre une douche et était consciente du fait qu’elle pourrait l’exciter à nouveau en se tortillant et plus.

Il la suivit, un peu penaud, se disant que s’il avait eu l’âge de Franck, sa vigueur aurait certainement eu raison du postérieur de la jeune fille mais que là, le temps ayant œuvré, il était juste bon à se donner un peu de plaisir mais rien de plus.

Elle se mit dans la douche et lui fit signe de s’asseoir sur le petit tabouret blanc qui se trouvait proche de celle- ci.

« C’est vrai que nous vous avons chauffé tout à l’heure, Franck et moi, mais j’ai encore des idées pour… »

Sans terminer sa phrase, elle commença de se masturber très lentement. L’homme admirait la façon dont elle écartait ses lèvres. Elle trouva rapidement son clitoris et le titilla tout en fermant les yeux.

« Pipi, oui ? »

L’homme eut un soupir de contentement.

« Surtout, ne te gêne pas pour moi…. »

Il l’avait bien éduquée, sa petite vicieuse.

Elle continua de se tripoter en faisant des efforts pour ne pas uriner tout de suite. Laisser monter l’envie de faire pipi et continuer de se masturber alors que le liquide chaud descend le long de cuisses, lentement. Elle gémissait à présent, complètement offerte, impudique, aux yeux de Noël qui ne perdait pas une miette du spectacle. Les jambes d’Eulalie étaient serrées et son majeur gauche toujours contre son bouton. Ses yeux étaient clos et elle respirait profondément. Un mini- orgasme n’allait pas tarder à arriver.

« Dis- moi ce que tu ressens, ma petite vicieuse. »

La voix de l’homme était tout proche d’elle. Comme elle ne le voyait pas, elle ne s’était pas rendu compte qu’il était là, la bouche à quelques centimètres de son pubis. La bouche mais aussi le nez et les yeux. Il scrutait chaque détail de l’anatomie de la jeune fille. D’abord, son doigt, qui malaxait son petit pois frénétiquement. Ensuite, ses jolies cuisses, serrées dans l’attente de l’émission. Ses petits seins, dardés et invitant au pincement. Sa gorge parfaitement offerte d’où sortaient à présent des petits bruits un peu rauques. Qu’elle était belle, son Eulalie, dans l’attente du plaisir.

« Je viens, je viens… Voilà, ça y est… Qu’est- ce que c’est bon. C’est bon, c’est b…..on…. »

L’homme, tout en ayant gardé son poste d’observation assis sur le tabouret, la regardait les yeux brillants. Eulalie avait écarté les cuisses et l’urine coulait entre ses jambes. Il lui demanda dans un souffle.

« Je te lèche ? Je veux te goûter, ma salope. »

Elle lui fit un signe de la tête. Noël approcha les lèvres de son pubis. Comme l’odeur de cyprine et d’urine lui mettait l’eau à la bouche. Sans aucune précaution, il commença par écarter sa fente de ses doigts gourmands. Il observa son clitoris, toujours un peu turgescent et après l’avoir attrapé entre l’index et le majeur, entreprit de lécher le haut des cuisses d’Eulalie. Il remonta ensuite jusqu’au puits d’amour. Mais non, il ne s’agissait pas d’amour, c’était sûr : juste de la baise, rien d’autre. En attendant, l’homme se régalait. Il lui demanda d’ouvrir les jambes encore un peu plus. Quand elle s’était laissé aller à se soulager, elle avait plié celles- ci, et à présent, elle était un peu tremblante. Eulalie avait toujours les yeux fermés. L’homme lui avait pratiquement tout lapé : mouille et pipi. Il s’était baffré de l’odeur un peu âcre de l’urine de la jeune femme. Il était temps à présent qu’elle prenne une douche parce que même si le nettoyage avait été minutieux, il lui restait tout de même des effluves sur le corps et cela la dérangeait.

« Rejoignez- moi sous la douche, vous voulez ? »

Noël lui obéit.

« Je peux compter sur toi pour me sucer, j’espère ? »

Eulalie ouvrit les yeux et les planta dans ceux de l’homme.

« Avec l’aide du tabouret »

Celui-ci la regarda. C’était quoi, cette histoire de… tabouret ? Elle lui expliqua, en quelques mots, que c’était quelque chose qu’elle pratiquait avec ses partenaires et que personne ne s’était jamais plaint de la chose, que ce soit des hommes ou des femmes. Et de fait, cela avait l’air d’être vraiment excitant.

On se rappelle que le couple se trouvait dans une douche, pas dans une baignoire. Comment Noël n’y avait- il jamais songé, à ce truc- là ? Eulalie était donc dans la cabine de douche. Deux pieds du tabouret aussi, les deux autres étant posés sur le carrelage de la salle de bain. Elle demanda à l’homme de poser un de ses pieds sur le fameux siège. Cela permettait à la jeune femme de s’occuper du sexe mais aussi de l’anus de son partenaire en ayant une vue très engageante sur son entrejambe. Elle pouvait lécher, titiller, doigter ce qu’elle souhaitait et… Oui, ce serait vraiment très bon.

Elle commença par passer son majeur le long de la raie de l’homme. Elle avait le nez et la bouche à la hauteur de son gland. Son sexe avait repris une belle dureté. Elle n’allait pas jusqu’à l’anus, juste « juste avant ». Elle voyait le bassin de Noël commencer de bouger et son ventre se serrer et puis se relâcher. Elle continua en effectuant des va et vient sur son membre avec sa bouche, en enserrant la base avec la main qui n’était pas encore occupée. L’homme grognait.

« encore ma vicieuse… Tu es vraiment douée. Tu sais ce qui me plait, surtout, ne t’arrête pas »

Elle engloutissait à présent le sexe de son partenaire sur toute sa longueur. C’est ce qu’il préférait : qu’elle colle son nez contre sa toison. Sa main ayant quitté le sexe de l’homme, elle saisit ses bourses, les englobant et les faisant jouer.

« orgh… oui….tu es bonne, ma petite putain… Continue. »

Cela excitait autant la jeune femme que l’homme. Elle n’aimait pas à proprement parler cette manière crue qu’avait Noël de s’exprimer. Ce qu’elle appréciait, au contraire, c’était de le sentir aussi excité. Elle entendait sa respiration sifflante, l’étranglement de sa voix. Elle sentait le haut de ses cuisses frémir, trembler. Elle était certaine que l’orgasme n’allait pas tarder.

Noël, pour s’exciter davantage, avait fermé les yeux : il faisait défiler de jolies images dans son esprit. Eulalie et son amie Virginie. Il aimait leur perversité. Il aimait la manière dont elles s’étaient exhibées pour lui sur ces photos puis dans la petite vidéo. Il aimait la bouche d’Eulalie contre l’intimité de Virginie, les mouvements de sa langue contre le clitoris de la jeune fille, les doigts de l’une pinçant les tétons de l’autre. Il aimait les jeux saphiques, surtout quand ils avaient lieu devant lui. Son membre grossit encore un peu plus. Il commença d’haleter. Eulalie, à présent, avait repris celui- ci en main et s’activait en de larges va et vient. Il sentait qu’il allait exploser.

« plus vite, ma salope. Ouiiiiii, c’est bon… c’est booooonnnnnnnnnn. Ouiiiii. »

Eulalie le… contempla. Le monsieur fringuant qu’était Noël quelques heures auparavant, quand il était venu les chercher elle et Franck à l’aéroport, n’était plus à présent qu’un vieil homme, fatigué, dont le corps usé était tout replié sur lui- même. Quand on le voyait tout habillé, il ne donnait pas cette impression. Mais maintenant, vidé de son énergie, de ses désirs, il lui apparaissait pratiquement comme un vieillard. Elle en était presque choquée, dégoûtée. C’est tout juste si elle n’eut pas envie, dans un geste généreux, de lui faire une tisane de camomille pour l’aider à s’endormir…

Leur histoire était bel et bien finie. Le jeu avait assez duré. Parce que oui, dans le fond, tout ceci n’était qu’un jeu. Il était temps que la jeune femme prenne ses distances et qu’elle vive une relation plus saine qu’avec ce pervers. Il y avait Franck. Il y avait Virginie, aussi. Même si ces partenaires n’étaient pas des amoureux, au vrai sens du terme, ce qu’elle cherchait réellement, c’était une relation empreinte de confiance, d’estime, pas quelque chose où elle se sentait un jouet. Elle n’avait jamais été véritablement éprise. C’était un sentiment qu’elle ne connaissait pas et qui, s’il lui tombait sur la tête, méritait d’être apprivoisé….


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