Passion Sauvage

Une saga de Terremer - 1 épisode(s)

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Épisode 1 : Passion Sauvage - Introduction

Dix heures du soir, je rentre tard, encore une fois. Une semaine chargée côté boulot, nous nous sommes à peine croisé, nous avons à peine échangé. Levé tôt, couché tard, tête dans le guidon toute le journée, semaine de merde. Mais c'est fini, terminé. Je rentre enfin en laissant derrière moi toute cette semaine, tout ce qui m'a éloigné de toi. La clé qui tourne dans la serrure, la porte qui s'ouvre. Tout est plongé dans le noir, dans le silence. Je bute dans quelque chose. A mes pieds je devine un sac de voyage, je plonge la main à l'intérieur et en tire des affaires. Des vêtements qui m'appartiennent. Je relève la tête, scrute la pénombre. Pas un bruit, rien. Je m'avance, laisser derrière moi l'entrée et le sac, entre dans le séjour sans allumer. Je pensais te trouver à m'attendre mais je ne trouve que le vide, l'obscurité et le silence. Et tes mots qui me reviennent à l'esprit, ces mots lancés ce matin comme des couteaux et qui ont fait mouche.

"Un jour tu rentreras et je ne serais plus là !"

Et si ce jour était arrivé ? Et si tu n'étais effectivement plus là ? Et si j'avais trop attendu avant de...

Un léger bruit arrête mes pensées. Je ferme les yeux, me concentre, tente de localiser, d'analyser, je n'entends plus rien. Puis un bruissement, je me tourne... trop tard.

Une main me saisit fermement par l'épaule, me tire, me force à me retourner puis une autre main pousse violemment sur ma poitrine pour me plaquer contre le mur. Le choc me coupe le souffle. Tout s'est passé en moins de dix secondes, je n'ai pas eu le temps de réagir. Tu m'as eu par surprise.

Je viens de reconnaître ton parfum. C'est toi. Je tente de résister, de te repousser mais d’une clé de bras tu me forces à rester en place. Je lâche un grognement de rage mais me laisse faire. Nous restons ainsi quelques secondes, je te distingue à peine dans la pénombre, ne percevant que ton souffle court. Puis tu fonds sur moi à nouveau et prend possession de ma bouche. Ta langue transperce mes lèvres et s’immisce en moi, tu maintiens ta prise sur mon bras, m’empêchant de faire un mouvement vers toi, ton autre main passe dans mes cheveux, les agrippe et m’attire vers toi. Je suis partagé entre la douleur dans mon bras et l’excitation que tu fais naître dans mon corps. En désespoir de cause je me décide à contre-attaquer. Ma langue réponds à la tienne avec la même fureur pendant que de mon bras encore valide j’enserre ta taille. Tu marques une hésitation, étonnée par ma réaction, j’en profite pour passer une jambe entre les tiennes et la positionne derrière ton mollet et, au risque de me déboîter l’épaule, me laisse tomber sur toi. Inconsciemment, par réflexe, tu lâches mon bras et cherche à te rattraper. Libre de mes mouvements, je te rattrape, exerçant une pression sur ta taille je te fais pivoter sur toi-même et te serre contre ma poitrine.

Les rôles sont maintenant inversés. Je te tiens contre moi, bras immobilisés, ton corps tout en déséquilibre ne peut se dégager sans risquer le pire. Je me frotte contre tes fesses, te faisant sentir mon érection, conséquence de ton petit jeu. Je me penche sur toi, sur ton cou que je viens mordiller, faisant attention à ne pas prendre un coup de tête au passage. Tu tentes de te libérer, en vain, mais être prisonnière te t’arrête pas pour autant, tu te débats, grogne, enrage, faisant croître la tension sexuelle qui règne maintenant dans la pièce. C’est ainsi que je te préfère, que je t’aime. Tigresse, panthère, féline, sauvage… indomptée et indomptable. Mes dents finissent leur course derrière ton oreille, ton point si sensible sur lequel je m’attarde et tu te tords alors sous moi, perdant le contrôle de ton corps, lui-même ne réagissant qu’instinctivement aux sensations que je lui fais subir. Je sais par expérience que, si je glissais ma main dans ta culotte, je la trouverais trempée à souhait. Comme je l’aime. Je me hasarde à libérer une de mes mains que je positionne sur ta hanche et je la fait remonter jusqu’à ton aisselle, griffant allègrement ta peau, laissant sur elle des sillons que je sais être rougeâtres. Puis, sans prévenir je te libère, tu tombes en avant, fais un pas pour retrouver ton équilibre et te retourne pour revenir à l’attaque. Je bloque ton bras et t’esquive aisément, maintenant que l’effet de surprise est passé. Tout ce que tu sais, c’est moi qui te l’ai appris.

Je devine ton regard sombre alors que tu hésites à repartir vers moi, j’esquisse un sourire avant de te parler.

-         Bonsoir Chérie. Toi aussi tu m’as manqué. On finit dans à l'endroit habituel ou tu as une préférence ?

-         Prouve-moi que tu me mérites. Vient me chercher si tu l’oses !

Et de partir en courant vers notre chambre. Je prends le temps de me déshabiller, ne gardant que mon boxer. Je soupire, tentant d’imaginer ce qui m’attend. Et je m’avance.

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