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Épisode 5 : Comme une valse (en 3 temps) : Elle

Elle avait changé les draps de son grand lit, comme pour provoquer les choses : oui, elle avait envie de le retrouver, elle brûlait de se serrer à nouveau contre lui.

C’est ce qu’elle lui confia, ce matin- là : elle l’attendait.

Enfin, ils allaient se retrouver « vraiment ».

Il y avait quelques heures, elle s’était préparée. Un masque facial, un gommage corporel, une épilation aux endroits précis qu’elle espérait qu’il goûte, une douche. Elle se sentait fraîche, propre, lisse juste pour lui. Elle irait reprendre une douche rapide et se ferait un shampoing quand elle aurait terminé de ranger et nettoyé la maison, apprêté la chambre.

Elle voulait choisir de la musique tendre et douce pour que leurs ébats soient pénétrés de sérénité et de calme… Elle fermerait le petit store gris pour que la pièce soit plongée dans une semi- obscurité. Il y avait ce miroir dans lequel elle verrait les mains de l’homme se poser sur le bas de son ventre à elle. Elle sentirait son érection. Elle goûterait son souffle dans son cou, ses murmures « Tu m’as manqué, j’ai envie de toi…. J’ai tellement envie de toi, tu sens ? ».

Il y aurait ses baisers à lui. Ses morsures à elle. Leurs langues qui se goûteraient, qui se caresseraient, qui se mêleraient, qui…. Et puis, il y aurait leurs bouches qui, tendrement, s’occuperaient de l’intimité de l’autre.

Elle se souvenait de ses premiers moments avec cet homme. Il avait commencé par toucher ses cuisses, un peu au- dessus de ses genoux. Les avait fait s’éloigner l’une de l’autre. S’était agenouillé face à elle. Avait relevé sa jupe. L’avait fait se coucher dans le canapé. Ses mains étaient montées lentement. Elles s’étaient arrêtées à l’endroit où le haut de ses jambes se touchait. Après avoir écarté le string légèrement, ses doigts avaient trouvé l’entrée de son sexe. Deux doigts, juste deux doigts, qui jouaient à présent au sommet de sa fente. Elle s’était sentie mollir. Ils titillaient délicatement l’intérieur de ses lèvres. Puis, ce fut sa langue qui les rejoignit. Elle était douce mais très agile. Pas de ces léchages effrénés, non, juste des petits lapages qui n’en finissaient pas… C’était divin. Il était divin.

Ils étaient montés, ensuite. Il la suivait dans l’escalier et ses yeux ne quittaient pas ses fesses. Il devait se demander si elle serait d’accord pour qu’il… s’y insinue… Il regardait ses jambes. Elles étaient un peu hâlées. Il n’avait qu’une envie : y passer les mains, en apprécier le galbe, la douceur, la fermeté. Et puis, les écarter.

Tout s’était précipité ensuite.

Pas de vrais déshabillages. Il avait juste déboutonné sa chemise et son pantalon et fait descendre la tirette de ce dernier. Quant à elle, elle avait abandonné ses sous-vêtements : son string gisait à côté du lit et son soutien- gorge, retiré subrepticement et jeté négligemment, avait rejoint le string… Ils n’étaient donc pas nus mais les endroits cruciaux pouvaient être atteints bien plus facilement.

La langue de l’homme retrouva sans peine son clitoris. Elle était parfaite : elle câlinait son bouton avec patience, tendresse. Elle se sentait devenir folle de désir. Elle savait qu’il aimerait qu’elle prenne soin de son membre. Celui- ci était déjà très dur d’envie. A la limite de l’explosion.

« Je m’occupe de toi…» dit- elle dans un souffle.

Il se coucha à sa droite, complètement offert et ferma les yeux. Elle fit descendre sa bouche contre les flancs de son partenaire. Leurs respirations s’accélérèrent. L’air était empli de désir. Il n’y avait pas beaucoup de mots, juste des souffles. Sans plus attendre, elle l’emboucha, jouant avec son gland, le méat de celui- ci, le frein... Elle retenait ses élans. Elle avait tant envie de se déchaîner. Il s’en rendait sans doute très bien compte mais il ne bougeait pas. Elle voyait juste sa poitrine se soulever de plus en plus vite. Un léger grognement. Et puis

« Hmmmm : qu’est- ce que t’es belle quand tu suces…. »

Elle eut un petit sourire. Elle n’avait pas imaginé qu’il soit aussi cash mais son compliment lui alla droit au cœur. Elle aimait cela, s’occuper de cette manière d’un sexe masculin.

Et puis, ce furent des échanges : lui la léchant, puis elle faisant de même. Lui, chuchotant des mots crus tendrement, elle, lui murmurant qu’elle adorait être prise de cette manière. Lui, lui embrassant le cou, la tempe, elle, lui suçotant les lèvres. Ils se sentaient bien… heureux…

Son orgasme à elle le surprit. Il y avait eu des pénétrations, oui, mais ce n’était pas cela qui la fit jouir. Elle était si excitée et tellement ouverte que malgré la taille généreuse du membre de l’homme, elle ne le sentait pas énormément. Elle soupirait et lui aussi. Elle était tellement mouillée que la jouissance ne viendrait sans doute pas de ce côté.

« Je peux me mettre sur toi ?

- Tu veux t’empaler ?

- Non, juste sentir combien tu es dur… »

Elle le chevaucha, ne tenta pas de le faire glisser en elle. Juste sentir son sexe très raide. Elle se coucha de tout son long sur le grand corps de cet homme dont elle savait qu’il allait la faire jouir et commença de se frotter à lui. Il lui attrapa les fesses, l’aidant de son mieux à onduler. Les frictions aiguisèrent davantage leur appétit. Elle sentait qu’elle allait se perdre dans le plaisir.

Et puis, il y eut ses mains… Et surtout ce doigt qui, adroit, se faufila entre ses fesses, atteignit sa rosette et il y entra d’un coup. Ce fut fulgurant. Electrique.

Elle s’affaissa dans un long sanglot. Puis, ayant repris ses esprits, elle lui dit que c’était à son tour de jouir. Vas- et- vients manuels et puis, l’explosion pour lui. Il y eut du sperme… partout, vraiment partout…

Et là, elle l’attendait. Tout son corps n’était que désir. Il fallait qu’elle retourne se doucher…. Juste histoire de se rafraîchir les idées… ou pas !


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