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Épisode 6 : Comme une valse (en 3 temps) : Eux

« Viens contre moi… »

Ils étaient face à face.

Ils en avaient parlé longuement.

Oui, il y avait des choses qu’elle pratiquait. Et puis d’autres, non, qui la dérangeaient profondément, qui la mettaient mal à l’aise. Elle lui avait expliqué. Elle savait qu’il serait parfait. C’est pour cette raison qu’elle lui accordait toute sa confiance. Et puis, il avait fait preuve de tant de douceur…

« Retourne- toi… je voudrais que tu la sentes contre tes fesses… »

De fait, il était très dur. Il plaqua son bassin à son postérieur. Lentement, il bougeait. Elle sentait son sexe remuer, un peu en haut, un peu en bas, et puis, au milieu, aussi.

Tendrement, il cajolait son clitoris de son index et de son majeur droits en lui chuchotant qu’il avait envie qu’elle ait du plaisir, qu’après l’avoir excitée de cette manière, ce serait avec sa langue qu’il le ferait, qu’il avait envie de la goûter… Elle bougeait à peine, profitant des doigts de son ami contre son bouton, de son sexe de plus en plus insistant, près de son cul et de sa bouche dans le creux de son oreille.

« Relève un peu ta jambe droite, tu veux ? »

Docilement, c’est ce qu’elle fit. Elle écarta même franchement les cuisses, présentant à l’homme ses fesses et son sexe trempé.

Avec d’infinies précautions, du bout des doigts, il fit glisser son membre dans le vagin de son amie. Elle eut un petit sursaut : elle ne s’attendait pas à cela. Plutôt… l’autre… orifice. C’était cependant très agréable. Il butait contre son point G. Cela provoquait toujours une onde de plaisir tendre, des larmes qui montent aux yeux tant la sensation est agréable. Il était très doux et… nonchalant. Il reprit les caresses sur son clitoris.

« Je peux…. Changer ?

- Derrière, tu veux dire ?

- Exactement….

- ….

- Si à un moment il y a quelque chose que tu n’aimes pas, n’hésite pas, je m’arrêterai et je m’occuperai de toi autrement. C’est ok, hein ? »

Il était clair que même si elle était très excitée, il n’était pas certain qu’elle serait assez humide pour qu’il la pénètre de cette manière…

« Détends- toi… Tu verras, ça se passera bien. »

Et c’est presque « miraculeusement » qu’elle se sentit s’ouvrir. Il entrait en elle demi- centimètre par demi- centimètre. Quel contrôle il devait avoir sur lui- même. Il commença de grogner.

« rhoooo, ce cul…. »

Elle se concentrait : ce n’est pas si facile d’être détendue dans cette situation. Elle savait que si elle se crispait, ce ne serait bon ni pour lui ni pour elle. C’était un peu douloureux mais le mal était vite remplacé par le plaisir. Le sexe de son ami était à peu près entièrement enfoncé dans son anus. Elle ronronnait. Ses fesses avaient pris le mouvement balançant de son partenaire. Ils bougeaient de concert. C’était à présent la main droite entière de l’homme qui dansait contre son clitoris.

« Je vais bouger plus vite et plus loin. S’il y a un souci…. »

Elle sourit, toujours concentrée. Elle savait que ce n’était pas des paroles en l’air. Elle aimait leur complicité, le fait qu’ils se sentent si bien ensemble.

Lentement puis plus vite, presque au bord puis profond. Elle sentait son cœur se soulever (chut) de désir et de plaisir.

Il devint frénétique. Elle hoquetait, se laissant complètement submerger par son excitation. Il s’y prenait drôlement bien.

Cela faisait plus d’une demie- heure que leurs ébats avaient commencé et il ne pourrait bientôt plus tenir.

« Je vais…. Orgh…. Qu’est- ce que j’aime ton cul…. »

Elle se sentit se serrer d’un coup. Sa jambe droite relevée de manière plutôt inconfortable retomba pratiquement contre la gauche. Pour y pallier, elle poussa les fesses en arrière. Il en profita pour s’écarter à peine d’elle, le sexe toujours enfoui dans son anus, la fit se mettre à quatre pattes et tout en soutenant ses seins du bras et de la main gauche, il continua de jouer avec son clitoris et ses lèvres des doigts droits.

Elle allait venir.

Et lui aussi.

Fulgurance.

Un grand frisson les réunit. Davantage même…

Parfois, on dit ce genre de chose pour donner l’impression qu’on est très… raffiné.

Ce n’était pas leur cas. Ils n’avaient pas envie d’être polis.

Il était moins dans les mots qu’elle, préférant faire usage de sa langue pour autre chose que les discours. Il était d’ailleurs très adroit à ces jeux.

Elle, par contre, aimait les mots : les tendres mais aussi les crus. Ceux prononcés un peu fort mais surtout ceux qui étaient susurrés d’une voix un peu sourde. Ceux qui sont pratiquement inaudibles mais dont on devine le sens en regardant les yeux de son partenaire.

C’était donc un orgasme pur et dur qui les secouait.

Il éjacula en plusieurs jets. A chacun d’eux, un « Ohhh… » retentissant s’échappait de ses lèvres.

Elle se laissa emporter par le plaisir et la fougue de son partenaire. Son corps était lui aussi secoué par des spasmes… Elle gémit et puis éclata en sanglots.

Elle avait beau l’avoir prévenu, il fut étonné de la réaction de sa partenaire.

Elle hoquetait, sa tête roulait de gauche à droite…

Il la prit dans ses bras, très tendrement, après avoir épongé le sperme qui coulait sur le haut des cuisses de son amie.

Il lui disait combien il aimait être contre elle, la « queue dressée ». Cela se sentait d’ailleurs, car il rebandait.

Elle se blottissait au creux de lui.

Elle se sentait fragile telle une petite fille…

Il la rassura. Ses doigts, très tendrement, caressaient son menton, passaient et repassaient dans son cou. Il soufflait « C’est l’émotion, ça va passer ». Elle aimait se sentir un peu dépendante de lui.

Et puis, quand elle eut repris ses esprits, elle plongea ses yeux dans ceux de l’homme en souriant.

« Prêt pour un autre… ? »

Sa phrase resta en suspens. Ils n’avaient besoin ni l’un ni l’autre de discours bien longs. La faim était à nouveau au creux des ventres. La faim de sexe, de plaisir.

Elle commença de jouer avec le membre de l’homme. Doucement, du bout de doigts, sans serrer ce « bijou ». Il soupirait bruyamment. Il se laissait faire, ne bougeant pratiquement pas. Juste son souffle.

L’un et l’autre connaissaient les désirs intimes de l’autre : il aimait se masturber devant elle, pour elle. Elle adorait le regarder, perdait pied, pleurait de bonheur. Et là…

C’est très tendrement qu’elle s’occupait du sexe de son amant. Avec ses doigts, d’abord, lentement, de manière très contrôlée. Et puis, tout son corps se fondit contre celui de son partenaire et sa bouche rejoignit sa hampe pour la chérir. Une goutte perlait au bout.

L’homme la regarda avec adoration… Ses yeux, ses lèvres, sa main gauche. Celle- ci disparut et il sentit un doigt entre ses fesses. C’était à son tour de relâcher sa rosette et de profiter des caresses et des incursions qu’elle lui prodiguerait…


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