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Épisode 7 : Philippe Partie 1

Une erreur s'est produite dans mes épisodes lors de la dernière publication, en effet, l'épisode en question avait déjà été publié dans "Franck". Veuillez m'excuser pour cette erreur, et voilà donc un tout nouvel épisode, la suite ne tardera pas.


Le weekend arriva plus vite que ce à quoi je m’attendais, sans doute la faute à une pointe d’anxiété. Philippe et Audrey avaient convenu qu’il nous attendrait dans la chambre de l’hôtel qu’il avait réservé.

Pour la première fois depuis le début de nos jeux, je n’étais pas seulement impatient. Il y avait l’excitation, certes, mais la jalousie semblait s’en être allée, il n’en restait que des loques, dissimulées sous un sentiment étrange.

Pour la première fois, nous n’allions pas vers une rencontre, vers un plan à trois ou une possibilité d’échangisme.

Pour la première fois, j’accompagnais ma femme dans les bras d’un autre homme. Il y avait quelque chose d’extrêmement déstabilisant dans cette démarche, et de beau. Oui, beau. Je l’aimais suffisamment pour ça, et c’était beau, car nous partagions quelque chose de plus fort que le simple sexe.

Philippe nous transmit par message le numéro de la suite alors que nous arrivions sur le parking. Audrey ne tenait pas en place. Elle portait une robe moulante, sexy, mais sage. Ses mots exacts lorsqu’elle était sortie du dressing avaient été « à quoi bon se faire trop belle, de toutes façons, je vais finir à poil ». Le manque de romantisme de la femme de ma vie n’avait pas son pareil.

Enfin, nous étions devant la porte. Philippe nous ouvrit, un large sourire sur le visage.

- Bonjour, bienvenue, dit-il en embrassant ma femme sur les lèvres.

- Bonjour.

- Enchanté Julien. Ça va ? Vous avez fait bonne route ?

- Très bien, merci.

- Tu attends depuis longtemps ?

- Je suis arrivé hier, j’avais une convention pas très loin d’ici, j’en ai profité pour visiter. C’est un très joli coin.

- C’est vrai, dis-je la gorge serrée.

- Vous voulez boire quelque chose ?

- Oui, pourquoi pas.

Philippe proposa de fumer une cigarette sur la terrasse en buvant la bière qu’il nous offrait. Il faisait chaud pour la période, mais j’avais plus chaud encore. Et je n’étais pas le seul. Audrey, avait posé sa main sur celle de notre hôte et la caressait tendrement. Philippe quand à lui ne pouvait masquer la bosse qui déformait déjà son jean.

- Alors, dîtes-moi. Toi, Audrey, et Franck m’ont raconté votre histoire dans les grandes lignes, mais je veux en savoir plus. Qui a eu l’idée de vous inscrire sur le site ?

- Nous deux, je pense. Nous avons vécu une première expérience à la fois sympathique et déstabilisante, mais terriblement excitante, donc nous avons décidé d’essayer à nouveau.

- Et alors, ce que vous avez vécu jusqu’ici vous a plu ?

- Jusqu’ici oui, presque tout. Le premier couple avec qui nous avons partagé un moment nous a quelque peu décontenancé dirons-nous, mais la première rencontre sur le site, avec Franck, s’est très bien passée. Et toi, il y a longtemps que tu y es inscrit ?

- Presque depuis le début en fait. Disons que je n’ai pas eu beaucoup de chance dans ma vie sentimentale. J’ai été marié deux fois, la première fois avec une fille un peu coincée, avec laquelle je n’étais pas heureux. La deuxième avec quelqu’un qui me correspondait mieux, mais qui s’est avérée bien trop compliquée. Du coup, comme nous nous étions tournés vers l’échangisme ensemble, j’ai gardé quelques contacts, et ça s’est fait naturellement. en plus des rencontres que j’ai faite sur le site bien sûr.

- Et tu as rencontré beaucoup de personnes sur le site ?

- J’ai arrêté de compter, dit-il en souriant.

- Voilà qui est intimidant, dit Audrey.

- Tu n’as pas de soucis à te faire d’après ce que j’ai pu voir l’autre jour. Et puis, tu sais toutes les rencontres ne sont pas fantastiques. J’ai aussi eu quelques surprises.

- C’est à dire ?

- Des gens qui mentent sur leur physique, bien sûr, des hommes qui se font passer pour des femmes ou des couples parce qu’ils n’assument pas leur homosexualité. Mais le pire, ce sont les gens sales. C’est pourquoi la douche, c’est une obligation pour moi, une sorte de rituel.

- Tu veux que j’y aille ?

- Julien ne vient pas avec toi ?

- Disons que nous avons décidé tous les deux que j’attendrais pour voir si je participe.

- Très bien. Tu peux y aller si tu veux Audrey. Appelle moi quand tu as fini, tu me dois un gage…

- Mais j’y comptais bien.

- À tout de suite alors, dit-elle avant de nous embrasser tous les deux.

- Ta femme est très belle Julien.

- Merci pour elle.

- Ça va, tu n’es pas trop stressé ?

- Stressé ? Non, je ne suis pas sûr que ce soit le mot. Disons nerveux. Ce n’est pas la première fois que je vais voir ma femme avec un autre… par contre, c’est la première fois que je reconnais préférer la voir prendre du plaisir seule plutôt que de participer. Alors, oui, je dirai nerveux.

- Et Audrey, comment le vit-elle ?

- Elle a été un peu surprise quand je lui ai parlé de ne pas participer. Le défi que tu lui as proposé a bien fait les choses, c’est un peu compliqué de m’immiscer dans le massage que tu lui dois. J’espère que ça ne change rien pour toi… enfin…

- Non, ça ne me pose pas de problème. Nous avons passé un bon moment par webcam interposé, du moment que tu es à l’aise, que vous êtes à l’aise tous les deux, pas de soucis pour moi.

Nous entendions la douche couler, sans doute Audrey avait elle laissé la porte ouverte à cette intention. Nous parlions de tout et de rien, jusqu’à ce que l’eau cesse de couler et qu’Audrey enjoigne Philippe à la rejoindre. « Excuse-moi, on m’appelle. Tu peux venir si tu veux. »

Un instant, mes sentiments s’embrouillèrent tels plusieurs fils qui faisaient des nœuds. J’avais le sentiment d’être un enfant qui découvre le sexe à travers le trou d’une serrure. Est-ce que j’avais réellement envie de ça ? D’être assis dans un coin de la pièce tandis que ma femme prenait du plaisir avec un autre homme tout à côté, si proche que je pourrais les toucher en tendant la main ? Audrey choisi pour moi. Enroulée dans sa serviette, elle vint me chercher.

- Qu’est-ce que tu fais ?

- Et bien… je ne sais pas. Je ne savais pas si je devais…

- Pourquoi ?

- Je ne sais pas à vrai dire.

- Écoute, on est venu ensemble, ensemble. Si tu ne te sens pas bien, si tu ne veux pas, on s’en va.

- Non, ce n’est pas ça. C’est juste que je me demandais si j’étais le bienvenu, si ça n’était pas trop bizarre.

- Pour moi, non. Si ça pose un problème à Philippe, et bien on arrête. C’est ton regard qui m’a libéré. C’est ta présence qui me fait me sentir en sécurité. Te savoir à côté de moi, ça ne fait pas qu’amplifier mon désir, ça me fait me sentir belle. Sans toi, il me manque quelque chose. C’est plus pareil.

- Tu veux que je vienne ?

- Si toi tu veux venir, oui. Sinon, on rentre à la maison. Tous les deux.

- D’accord.

Elle m’entraina à sa suite dans la salle de bain. Philippe était nu sous la douche. Audrey ôta sa serviette et me prit dans ses bras, nous nous étreignions, et je la serrais contre moi. Nos lèvres se rejoignirent. Dieu que j’aimais cette femme. Dieu qu’elle était belle. Elle me sourit et entra à son tour dans la cabine de douche, en laissant la porte ouverte.

Audrey se mit à genoux, le visage face au sexe déjà relevé de Philippe. Soit dit en passant, si la nature avait gâté le dernier amant de ma femme, celui-ci n’était pas en reste. Pour ne pas tomber en avant, elle posa sa main sur l’entrejambe de Philippe, tout près de son sexe. Celui-ci était courbé, long et large et se terminait par un gland charnu tel une prune généreuse. Elle positionna sa main à sa base, sans le toucher, et se saisi du carré de savon à ses pieds. Elle se releva, effleurant le sexe tendu de sa joue, le laissant glisser sur ses seins et son ventre puis s’y reposer. Elle commença alors à savonner le cou puis les épaules de Philippe qui lui souriait, elle lui fit lever les bras pour les savonner un à un. Puis se furent son torse et son ventre qu’elle couvrit de mousse. Elle fit le tour de son sexe, sans jamais y toucher puis lui tourna le dos. Se penchant en avant et laissant la hampe qui n’attendait qu’elle se poser sur ses fesses, elle nettoya les jambes de son compagnon de douche à travers les siennes. Elle se releva lorsqu’il fut couvert de mousse jusqu’à la taille et lui fit faire volte-face. Là, elle savonna son dos, ses fesses et vint se plaquer contre lui pour masser à nouveau son torse et laisser couler ses mains jusqu’à son sexe qu’elle agrippa pour le faire se retourner à nouveau face à elle. Elle s’agenouilla face à l’objet de son désir et le couvrit de mousse avec application, lentement, et tout du long. Elle cajola ses bourses en relevant sa queue contre son ventre tel un objet qui l’aurait gêné, se leva enfin sans pour autant le libérer de son étreinte, et vint l’embrasser.

Lorsque leurs corps se rejoignirent, elle se mit à le masturber frénétiquement. Philippe la pressait contre lui, une main sur ses fesses, l’autre caressant ses seins. Elle appuya son gland sur son ventre et le masturba plus fort à mesure que la respiration de notre hôte s’accélérait et enveloppa ses testicules de sa main, caressant, pressant, jusqu’à ce qu’il se répande sur elle. Elle lâcha alors son sexe pour poser ses mains sur son torse et brisa leur étreinte. Elle nettoya sa poitrine et son nombril de la semence qu’il y avait projeté. Pour finir, elle se coula à genoux une fois encore et entreprit d’extirper les dernières gouttes de sperme de son gland épais avant de le savonner pour de bon cette fois. Philippe la releva lorsqu’elle eut terminé et les rinça tous deux non sans planter un baiser passionné sur ses lèvres, visiblement affecté par le moment qu’ils venaient de vivre.

- Et voilà, tu es tout propre.

- Prête pour la suite ?

- Je veux !

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