6 minutes de lecture

Photo-candaulisme

C'était la première fois pour eux deux.

Malgré un premier rendez-vous de présentation durant lequel leur futur partenaire s'était montré conforme à leurs attentes, l'anxiété tordait l'estomac de Sandrine.

Et si elle se figeait devant cet inconnu ? Ou devant l'objectif de son mari ? Et si Philippe, son mari, disait de tout arrêter au moment ou le désir la submerge? Et si rien ne se passait comme ils en avaient discutés et convenus ? Photos érotiques, candaulisme et trio avec 2 hommes, n'était-ce pas trop d'expériences pour une seule rencontre ?

Il leur avait donné rendez vous dans un hôtel de Houdemont, à coté de Nancy. Une ville à mi-chemin entre chez eux, à Metz, et chez lui, à Colmar. Nancy, suffisamment proche pour s'y rendre en à peine une heure, et suffisamment éloignée pour préserver la confidentialité de chacun.

Il était 14h30. Ils avaient RV à 15h00 mais Fabien était déjà arrivé et leur avait envoyé un message pour leur indiquer son numéro de chambre : 127. L'hôtel était en bordure de la zone d'activité commerciale, et en ce samedi, les parkings étaient remplis des voitures des clients ; la leur serait une parmi des centaines d'autres. En prenant à droite d'un rond point, ils s'engagèrent sur le parking de l'hôtel, Sandrine prit une longue inspiration avant de soupirer, elle était tendue mais excitée.

Mais Philippe, souriant, et l'oeil rieur lui souffla : "aujourd'hui nous allons nous faire doublement plaisir".

Seulement 5 voitures, dont une immatriculée en Alsace, étaient garées devant l'hotel : "ce doit être la sienne" dit-elle.

Philippe pris sa grande sacoche. Elle contenait son matériel de photographie : appareils, trepied, flashes et déflecteurs. Sandrine avait pris sa trousse de maquillage et quelques affaires. En entrant dans l'hôtel ils saluèrent brièvement les réceptionnistes à leur gauche puis gravirent l'escalier qui menait aux chambres. Au milieu du couloir ils virent le chiffre 127 sur une porte : "je toque" dit Philippe.

Fabien leur ouvrit, il portait une chemise blanche et une cravate noire sous un costume de la même couleur. Son regard souriait plus encore que sa bouche : "bienvenue à Nancy, entrez", il referma la porte derrière eux et Sandrine embrassa la pièce du regard.

C'était une grand chambre avec un grand lit, un bureau pivotant et un sofa. "Nous aurons de la place ici" dit Philippe. "Oui", répondit Fabien, "...c'est préférable pour faire de belles photos.".

Pendant que Sandrine allait se préparer et se maquiller dans la salle de bain, Philippe sortait son matériel photo en répondant aux questions de Fabien.

"oui j'espère que nous pourrons nous contenter de la lumière naturelle"

"Non je n'utilise presque pas le flash, je préfère un spot + déflecteur"

Sandrine sortit de la salle de bain. Philippe et Fabien se turent et tournèrent leurs têtes vers elle en souriant.

"Arrêtez de me regarder comme cela, je suis en train de rougir" dit-elle en baissant les yeux.

"Allons, tu es sublime" dit Philippe, "...n'est-ce pas?" lança-t-il à Fabien.

"Je n'ai rien à ajouter" répondit ce dernier.

Sandrine était une très belle femme, elle avait une belle chevelure rousse qui entourait son visage, réhaussé d'un rouge à lèvre intense. Elle portait une robe noire à fines bretelles qui soulignait une silhouette élancée, surplombant des bas noirs dans des escarpins vernis.

Une main posée sur le bureau, Fabien lui dit : "approche", elle fit 3 pas vers lui.

Devant l'objectif de l'appareil de Philippe, Fabien posa une main sur sa joue tandis que l'autre remontait le long de sa nuque -Sandrine frissonnait de tout son corps- puis il l'embrassa.

Ses lèvres effleuraient les siennes, et s'attardaient sur son menton et sa joue, avant de se plonger dans son cou. Sandrine n'entendait plus le déclencheur de l'appareil-photo. Elle posait ses mains sur le torse de Fabien, et les ramenant vers son cou, entreprit de défaire sa cravate en le regardant droit dans les yeux. Enfin elle déboutonna un à un les boutons de sa chemise et y glissa ses mains pour caresser son dos.

Pendant que Fabien faisait glisser sa veste, elle tira hors de son pantalon les pans de sa chemise, il était presque torse nu. Philippe lui demanda de se tourner vers elle pendant qu'elle embrassait les tétons de son amant. Elle le fit, les yeux mi-clos.

Fabien fit glisser les fines bretelles de sa robe sur les épaules et les bras de Sandrine. La robe à ses pieds, elle ne portait plus que sa lingerie préférée : bas et porte-jaretelles noirs sous un string rouge ; et un soutien-gorge, rouge aussi, que Fabien lui ôta tout en effleurant ses lèvres.

"Tu es extrêmement désirable" dit Fabien. Ces mots l'enflammaient, elle sentait une bouffée de chaleur lui monter des épaules au cerveau pendant que les mains de son amant allaient et venaient sur ses seins gonflés de désir.

Fabien prenait ses seins à pleine bouche, et ses mains commençaient à masser ses fesses posées sur le bureau. Tout en lui caressant la nuque, Sandrine pivota légèrement vers Philippe en se cambrant pour lui offrir sa plus belle pose. Elle regardait l'objectif, les lèvres entrouvertes, Philippe lui souriait en retour "C'est bien ma chérie. Tu es vraiment une très belle femme".

En s'agenouillant, Fabien descendit le dernier triangle qui masquait son "orchidée" -il comparait le sexe d'une femme à une fleur- et posa sa main de part et d'autre de ses cuisses avant de les embrasser.

Les paumes sur ses bas, les mains de Fabien faisaient glisser ses pouces à l'intérieur de ses cuisses, Sandrine les écarta davantage pour accueillir la langue de son partenaire. En les retenant par les chevilles, elle recroquevilla ses jambes sur le bureau pour offrir cette orchidée, parfaitement lisse, qui exhalait le parfum de son désir à un Fabien avide d'y goûter. Sandrine était trempée.

Alors que son amant promenait sa bouche sur ses grandes lèvres et stimulait son clitoris du bout de la langue, le gémissement de Sandrine se confondait avec un "Oooh" d'exaltation que chuchotait Philippe derrière son objectif. "Tu es délicieuse" dit Fabien. Sa langue descendait toujours plus bas dans son entrejambe, se promenant tout autour de sa zone la plus intime, petite étoile luisante et frémissante. Sandrine savoura cet instant rare.

En se levant, Sandrine repoussa Fabien à reculons jusqu'au sofa, et une fois qu'il fut assis lui retira chaussures et pantalon. Agenouillée devant lui, ne portant plus que ses bas qui mettaient si bien en valeur ses fesses et son sexe, Sandrine jouait avec l'élastique du boxer de Fabien. Elle s'amusait de voir ce bout de tissu rester accroché sur un pénis dans une belle érection. Finalement, elle lui enleva ce qui lui restait de vêtement. Fabien était surexcité, ses bourses contractées soutenaient un pénis droit comme un "I", "au garde à vous" aurait-on dit. Prêt à éxecuter tous ses ordres. Ah! le joli petit soldat !

Pour soutenir le moral du corps de troupe, Sandrine glissa sa main gauche sous le scrotum de Fabien, empoignant son pénis de la main droite. Ses lèvres entrouvertes sur le bout de sa langue se promenaient le long de cette verge.

A son comble de l'excitation, le gland laissait perler une goutte de liquide séminal translucide. "Mais toi aussi tu mouilles!" dit-elle en riant et en s'amusant à la faire rouler sous son pouce pour exciter son partenaire.

Les mains posées sur le torse de son amant elle posa délicatement ses lèvres sur ce sexe qui n'attendait plus qu'elle. En les entrouvrant davantage, sa langue sortit pour enlevopper suavement le gland de Fabien qui poussa un long gémissement. Fabien appréciait plus que tout la fellation, son sexe fit une secousse instinctive d'excitation tandis que Sandrine, la tête entre ses mains, descendait toujours plus bas dans ses va-et-viens, ses lèvres enserrant sa masculinité.

"Sais-tu que je peux être encore plus entreprenante ?" dit elle à Fabien.

Après lui avoir posé un préservatif avec sa bouche, Sandrine s'assit sur Fabien et commença à l'introduire en elle, la bouche de Fabien posée sur ses seins.

Pendant qu'elle chevauchait Fabien, Philippe posa son appareil pour se déshabiller. C'est quand elle senti le sexe de Philippe effleurer sa joue que Sandrine tourna la tête pour le prendre dans sa bouche. Le désir la submergea pour la 2e fois, elle lui dit : "viens, faisons comme nous avons dit".

"Attend" dit-elle à Fabien qui s'immobilisa. Philippe commençait à la pénétrer à son tour, tout doucement, pour finalement aller et venir en elle tandis que Sandrine lui soufflait "Oui, c'est bien".

Les 2 hommes allaient et venaient en cette rousse magnifique, dont les gémissements d'abord inaudibles devinrent des cris d'extases "Oh oui! Oui! C'est genial !"

Stimulé par cette double sensation, Fabien venait de jouir. Il restait en Sandrine prolongeant leur plaisir tandis que Philippe sentait lui aussi venir un orgasme incomparable.

Dans un dernier cri, Sandrine laissa jaillir une fontaine de jouissance alors qu'elle sentait la chaleur du sperme de Philippe qui l'inondait simultanément.

Engourdie, tremblant de tous ses membres, elle embrassa ses 2 partenaires sous leurs 4 mains qui continuaient de lui prodiguer des caresses.

En quittant le parking de l'hôtel Sandrine et Philippe souriaient.

Philippe dit à Sandrine : "Tu vois, je te l'avais bien dit."