Plaisirs d'été

Une saga de OndineJoue - 8 épisode(s)

< Épisode précédent
Épisode suivant >

3 minutes de lecture

Épisode 2 : Le goût de la nuit

J'ai pensé à la scène d'hier soir toute la journée. Me demandant constamment qui pouvait être mon mystérieux voyeur et quel effet mes jeux avaient produit sur lui. Ou elle...

En tout cas impossible de deviner quoi que ce soit. De toute la journée, personne n'a semblé différent de la veille ou ne m'a regardé avec un air de sous entendu qui relèverait d'une connivence subie.

La journée est passée comme celle d'hier, nos corps écrasés par la chaleur, lacifs sous le soleil brûlant au bord de la piscine.

En fin de soirée, comme la veille, je m'éclipse parmi les premières prétextant une journée éreintante à ne rien faire et un besoin de sommeil.

Dans la chambre, je repense à ma séquence masturbatoire et je me demande si j'aurais droit à une seconde visite. Je prends le parti que oui et décide de m'en amuser. Si je veux que la personne aille plus loin et franchisse le seuil de ma porte, il faut lui garantir l'anonymat.

Je me déshabille, enfile ma nuisette et me bande les yeux à l'aide d'un foulard. Non sans avoir bien vérifié auparavant que la porte était bien restée légèrement entrouverte, je m'étend sur le lit. Je me met sur le ventre, mes fesses légèrement rélevées. Je fais glisser un bras sous mon corps jusqu'à ce que ma main atteigne ma vulve, je peux alors commencer à jouer avec mon clitoris. Mes doigts stimulent ce gros bouton gorgé de sang par l'excitation, par moment j'introduis un ou deux doigts dans ma chatte, profondément, et fais des mouvements de va et vient. Puis, de mes doigts mouillés, je recommence les mouvements circulaires autour de mon clitoris. Mon esprit vagabonde et se brouille d'images salaces quand j'entends un léger bruit, un glissement venant du couloir.

J'en avais presque oublié l'éventualité d'une visite.

Mon rythme cardiaque s'accélère, il y a quelqu'un. Et je ne vois rien. Je sens maintenant une présence dans la pièce. Un corps se déplace avec la plus grande discrétion mais ses mouvements sont malgré tout perceptibles.

Je ne bouge plus, attentive aux moindres sons, cherchant à localiser la présence de l'inconnu...

Je sens alors deux grandes mains se poser de part et d'autre de mes cuisses. Je suis scotchée, surprise par une situation que je désirais mais ne m'attendais pas à vivre.

Les mains remontent vers mes hanches, puis repoussent la nuisette en une caresse douce et lente. J'imagine la personne face à mon cul, l'observant dans le moindre détail. Les mains ne cessent de caresser mes fesses, mes hanches, mes cuisses... puis agrippent mon postérieur, le relève un peu plus haut, pour le placer face à son visage j'imagine. Je sens le souffle d'une respiration et une langue dur et raide vient me pénétrer... Elle rentre et sort, elle me baise et m'explore intérieurement. Je suis tellement surprise que j'en ai le souffle coupé. Je suis en train de me faire baiser par une langue inconnue.

Les doigts m'écartent encore plus et la langue va de plus en plus profondément, je sens son nez cogner mon petit trou. Au bout d'un moment la langue trouve mes doigts toujours positionnés sur mon clitoris mais immobiles, elle les lèche et lèche mon clito. Je suis au bord du supplice, à moitié tétanisée, je sens une vague chaude monter au fond de moi, et je laisse mon corps aller et venir en de petits mouvements circulaires qui renforcent l'action de la langue. La bouche m'aspire alors en une suscion douce et chaude. Je me sens happée, aspirée, gobée, je jouis instantanément et lâche un petit râle.

Il - car il s'agit bien d'un homme je le sais maintenant - se recule et retire ses mains.

Pendant un instant, rien ne se passe. Et je me demande même s'il est bien toujours là dans la pièce. Mais, en tendant un peu mieux l'oreille, je perçois un bruit presque imperceptible. Comme un frottement régulier et puissant.

D'un coup, alors que je ne m'y attendais pas du tout, un liquide chaud recouvre mes fesses et une partie de mon dos. Il a lâché un petit cri de plaisir bref et rauque. Sa main se repose brièvement sur ma cuisse, comme une dernière caresse, puis se retire.

Des bruits de pas légers qui s'éloignent. Une porte que l'on tire. Un escalier qui grince. Puis plus rien.

Je suis à nouveau seule.

Toujours dans la même position je retire mon bandeau et dans la pénombre de la chambre je jette un œil à mon corps couvert de semence. J'en prends du bout des doigts et la goûte. Elle est âpre et visqueuse. Je lèche mon doigt jusqu'à ce qu'il n'en reste plus, et me demande qui peut bien être son heureux propriétaire. 

Écrire à OndineJoue

Appuyez sur "Entrée" pour effectuer votre recherche