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Plaisirs raffinés d'orgasmes primitifs


Cela commença par ce message sur Gleeden.

«  Vacances infidèles : rendez-vous en terre inconnue »

Jade et moi étions en quête d'expériences coquines. Même si Gleeden était censé cibler les amours infidèles nous n’avions pas caché que nous étions en couple. Au fond, quelle différence ? Nous étions infidèles au grand jour! Interpellé par cette accroche je répondis:

« Bonjour, quelle terre proposez-vous de nous faire découvrir ? »

Une réponse laconique arriva un jour plus tard :

« Barcelone »

Ce n'est pas avec ce genre de littérature qu'il gagnerait le ConcoursGleeden ! Barcelone ? Une terre inconnue ? Par politesse je répondis :

« Barcelone ! Super! Nous connaissons ! Vous allez vous éclater ! Ciao Ciao! »

Autant dire que je n'attendais pas de retour. Il arriva cependant:

« Accompagnez-nous et vous verrez qu'aux frontières de votre désir les rues ne sont pas les mêmes ».

Un frisson me parcourut. Là ça devenait intéressant ! Nous décidâmes donc de tenter l'aventure. Quelques messages plus tard nous nous étions donnés rendez-vous à l'aéroport de Roissy le trois Septembre. Nos futurs amis s'appelaient Lexo et Guillaume, ils avaient comme nous passé la trentaine. D'après leurs photos, Lexo était très mignonne, aussi blonde que Jade était brune. Elle portait les cheveux courts alors que ceux de ma compagne lui arrivaient au milieu du dos. Lui, sportif, avait fait forte impression sur Jade. Bref, tout s'annonçait pour le mieux, mais le programme du week-end était resté un secret.

Le jour J nous nous retrouvâmes tôt le matin à l'aéroport pour un atterrissage prévu en début d'après-midi. Lui portait une tenue décontractée, jean polo mocassins, elle une jupe qui lui arrivait à mi-cuisse, des sandales à talons et un chemisier léger qui ne pouvait cacher qu'elle s'était passée de soutien-gorge. Je me surpris à me demander si elle avait aussi fait l'impasse sur la culotte. Jade n’aurait pas osé l’un et surtout pas l’autre!

« -Bonjour, Franck » dis-je en me présentant,

«- Jade

- Guillaume

- Et Lexo. » conclut la jolie blonde.

« -Des talons aiguilles ? Tu es toujours aussi élégante pour prendre l'avion? » lui dis-je,

- « Oh non, parfois je n'en mets pas «  me répondit-elle avec un sourire équivoque.

« Et d'habitude je suis moins habillée » poursuivit-elle.

Elle avait parlé avec un accent Italien qui lui allait à ravir. Je compris qu'habituellement elle était moins apprêtée car je ne voyais pas comment, au sens propre, elle aurait pu décemment être "moins habillée". Je mis sa maladresse sur le compte de la maitrise imparfaite de notre langue. L'avenir devait me démontrer que Lexo parlait parfaitement Français et en maitrisait toutes les nuances.

Le voyage fut agréable et à l'arrivée nous prîmes un taxi pour nous rendre à l'hôtel. Il était prévu que nous nous rejoindrions à leur chambre avant de partir balader. A l'heure dite Jade et moi toquâmes donc à leur porte. Guillaume vint nous ouvrir et nous invita à entrer.

« Lexo est dans la salle de bain, elle finit de se préparer » nous précisa-il alors que dans le même temps retentissait derrière la porte :

« J’arrive, j’arrive! Je mets la dernière touche... »

Une pochette et ce qui ressemblait à une chemise étaient posés sur le lit. Guillaume s'affairait avec un appareil photo. Quelques instants plus tard la pièce s'ouvrit laissant apparaitre une Lexo... entièrement nue!

J'ai bien dû rester bouche bée plusieurs secondes avant de reprendre mes esprits et de constater que l'irruption avait provoqué le même effet chez Jade. La stupeur passée la nature reprit ses droits et je me mis à bander comme un âne. Il faut dire qu'il y avait de quoi! Lexo était vraiment belle. Son corps était fin et musclé avec une poitrine admirablement galbée. Ses longues jambes n'en finissaient plus. Elle était bronzée intégralement, sans aucune marque de maillot mais le plus captivant c’était que sur ce fond hâlé qui les rendaient blancs, ressortaient des piercings : un anneau à travers chacun des tétons et plusieurs sur son sexe entièrement épilée dont les petites lèvres dépassaient légèrement, ajoutant une touche d'indécence. Comme si elle suivait mes pensées, de deux doigts Lexo les écarta pour que l'on puisse mieux voir.

«  Il y en a cinq. Une fourchette dans le capuchon du clito et deux sur chacune des lèvres. C'est joli, non? »

Puis sans attendre la réponse elle attrapa la tunique sur le lit, l'enfila et ferma un seul bouton au niveau du nombril. Elle fit quelques pas simulant un défilé de mode. Le vêtement lui arrivait à la limite des fesses. Tant qu'elle restait immobile ce voile pouvait être qualifié de pudique, mais il suffisait qu'elle bouge pour que son efficacité soit nettement diminué, offrant de multiples occasions d'apercevoir ses bijoux. Lexo prit la pochette et lança espiègle :

« Je me suis toujours demandé si ça pourrait passer pour une robe. Bon, vous m'avez assez attendu, allons-y »

Et elle sortit de la chambre. J'étais complètement perdu! Aller où ? Comme ça? Guillaume apparemment très amusé par nos têtes lui emboita le pas et s'adressant à nous:

« Allez, venez »

Incrédule je cherchais une explication logique. J'ai cru un instant que c'était un jeu dans l'hôtel, que nous allions rejoindre une autre chambre, mais quand Lexo dépassa la réception et se dirigea vers les portes coulissantes j'ai dû me rendre à l'évidence, elle allait sortir. Je ne sais pas comment j'ai pu écouter ce que Guillaume nous disait tant j'étais obnubilé par sa femme devant nous.

« Laisser libre court à ses pulsions animales » commença-t-il

« Réinventer la parade amoureuse, la sublimer. Voir la femelle exposer ses atours alors même qu’elle s'enivre du désir de l'inexorable fin où elle va s’accoupler et s’abandonner à un orgasme primitif. Quoi de plus érotique ? Venez, nous allons la suivre tout en restant quelques mètres derrière elle pour laisser penser qu'elle est seule et pour mieux observer la réaction des passants. »

Pour l'instant la rue était déserte et cela me permit de me détendre un peu. Enfin, pas partout, parce je n'avais pas débandé! Elle était vraiment sublime, ses pieds nus, sa façon de balancer ses hanches en marchand ! Elle était craquante! Et puis il y avait autre chose, cette classe, ce chic qui se dégageait d'elle.

Tout à coup, vingt mètres devant Lexo une porte s'ouvrit sur la droite, un couple en sortit en grande discussion et se dirigea vers nous. Mon cœur fit un bond! Coincé entre les voitures en stationnement et les maisons, le trottoir n'était pas large! iIs arrivaient droit sur Lexo! Ils ne l'avaient pas vu tous occupés à leur conversation mais quand ils levèrent les yeux la surprise les interrompit. Lexo ralentit en attendant qu'ils s'écartent pour la laisser passer. Elle leur sourit et se faufila entre eux non sans que l'homme jette un regard appuyé dans son décolleté. Éberlué il ne pu s'empêcher de se retourner pour la suivre d'un regard incrédule sous les yeux de sa compagne indignée. Alors qu’ils arrivaient vers nous sans même nous remarquer, j'entendis cette dernière lui dire en espagnol ce que je traduisis par :

«  Arrête de la reluquer ! Tu vois pas que c'est une grosse salope! Tu voudrais que moi aussi je m'habille comme ça? Que j'allume tous les mecs ? »

L'absence de réponse laissait présager que ça ne lui aurait pas déplu.

Mon cœur se serra. Lexo ne pouvait pas ne pas avoir entendu, la phrase avait été prononcée intentionnellement assez fort pour qu’elle la perçoive. Cet incident me donnait soudain l'impression qu’elle était une condamnée volontaire qui s'était jetée dans l’arène. Comme pour confirmer mon sentiment, de loin je m'aperçus que notre rue allait déboucher sur Las Ramblas qui à leur habitude étaient noires de monde. Quand bien même cette fille aurait été folle à lier, il était impensable qu'elle s'y aventure. Quasiment nue elle aurait déclenché une émeute ! Je ralentis l'allure attendant qu'elle fasse demi-tour. Jade à mon côté faisait de même. Guillaume qui s'en aperçut se retourna et pressant le pas nous harangua :

« Allez, il faut que l'on se reproche sinon nous allons la perdre ! »

Et Lexo se fondit dans la foule...

Tout l'après-midi nous avons parcouru les rues bondées, nous arrêtant parfois à la terrasse d'un bar quand nous arrivions à trouver une place. Lexo en profitait pour caresser son sexe les yeux mi-clos comme pour soulager un désir trop intense. Son regard se faisait de plus en plus lointain, à la recherche d'un absolu qui nous échappait. Le temps passait et elle prenait d'avantage de risques comme si elle en avait moins conscience. Elle avait défait l'unique bouton de sa chemise en libérant les pans. Des regards plus nombreux se tournaient vers elles et les remarques fusaient. Elle s'offrait littéralement à la ville dans une transe à la sensualité torride.

Je n'en pouvais plus de la désirer.

Guillaume accéléra tout à coup en nous disant :

«  Elle est à la limite, il est temps de rentrer »

Nous rejoignîmes donc Lexo et mîmes le cap sur l'hôtel qui n'était pas très loin. Je sentais que Jade avait été bouleversée par notre aventure tout autant que moi, du moins c'est ce que j'en déduisais à sa manière de se coller à moi et à me caresser. Son excitation était palpable.

Arrivés à l'hôtel Guillaume nous invita à les accompagner dans leur chambre.

Une fois franchi le seuil, Lexo se retourna vers moi, enfonça deux doigts dans son sexe où brillaient les créoles puis les ressortit liquides en murmurant:

« Sono tutta bagnata »

Comme pour vérifier je me suis avancé et je touchai. Le contact du métal dans la chair me fit perdre le contrôle. Ma bouche s'empara d'un téton, ma langue joua avec le piercing, mes lèvres le happèrent, mes dents le mordillèrent. Puis je descendis entre les jambes pour goûter au nectar qui s'était écoulé tout un après-midi. Les anneaux sur ma langue finirent de me faire perdre la raison.

Lexo haletait et m'encourageait :

« Sì, sì, encora…! »

Alors je défis mon pantalon et je la pénétrais, profondément, intensément, comme jamais je n'avais possédé une femme. Elle criait, je criais et nous jouîmes ensemble dans une explosion de plaisir animal.

Quand je repris mes esprits, je remarquai Jade et Guillaume debout à côté de nous. Ils étaient toujours habillés. Il faut dire que notre étreinte avait été si soudaine et rapide qu'ils n'avaient pas eu le temps de faire grand-chose. Ce n'est qu'après que je notai le visage décomposé de Jade. D'un coup je réalisai ce que je venais de faire. Sous ses yeux, sans même la regarder, sans même me soucier du désir qui bouillait en elle, je m'étais jeté sur cette fille comme une bête, délaissant la femme que j’aimais pour assouvir avec une autre des pulsions que je ne maîtrisais plus. C'était le plus cruel des adultères que l'on puisse imaginer.

Alors que les larmes commençaient à poindre dans les yeux de Jade, de derrière moi me parvînt la voix de Lexo :

« Cara, domani tu vieni con me »

D'abord je vis de l'incompréhension sur le visage de ma femme, puis alors que le sens de la phrase lui apparaissait, un sourire radieux illumina ses traits non sans être accompagné d'un rictus cynique.

« Oh oui, avec grand plaisir ! »

Mais l’ambiance avait été cassée et nous rentrâmes à notre chambre.

Nous nous retrouvâmes pour le repas. La discussion porta sur les expériences exhibitionnistes de Lexo et Guillaume. Nous apprîmes qu'ils avaient même un site internet : lexoweb.com. Jade était excitée comme une puce, à la fois impatiente et anxieuse du lendemain.

De retour dans notre chambre quand je fis mine de l'enlacer elle me dit avec un sourire carnassier d'un ton ne souffrant d'aucune répartie :

«  La prochaine fois que tu me toucheras je me serai donnée à Barcelone ! »

Le lendemain matin il était prévu que les filles se retrouvent dans la chambre de Lexo pour choisir leur tenue. Guillaume et moi prenions un café au bar du rez-de-chaussée en attendant. Je fus averti de leur arrivée par les autres clients dont les regards se braquèrent en même temps sur un point derrière moi. Quand je me retournai je n'en cru pas mes yeux.

Cette fois-ci, en plus de son chemisier, Lexo avait des chaussures et une jupe mais ce n'est pas pour autant que sa tenue était plus sage ! Les boutons étaient quasiment tous ouverts, l'ourlet ne descendait pas plus bas que la veille et ses sandales à talons haut auraient fait se damner tous les fétichistes du monde. Jade n'était pas en reste. D'ailleurs les deux filles portaient pratiquement la même tenue sauf qu'elles avaient alterné les couleurs : haut noir et bas blanc pour Lexo, l'inverse pour Jade. Habillée de la sorte elles n'auraient pas dépareillé au milieu des prostituées du bois de Boulogne si ce n'était que la facture des vêtements, les petits accessoires, bracelets, colliers, et surtout leur port altier leurs donnaient l'élégance de mannequins dans un grand défilé de couture.

La question de savoir si elles portaient quelque chose dessous ne se posait pas mais comme par défi et pour bien m'en convaincre, Jade s'accroupit en faisant mine d'ajuster la sangle de sa chaussure. Dans cette position, ni le chemisier ni la jupe n'étaient plus capables d'assurer leur office. Ses jolis petits seins dans le décolleté plongeant et sa chatte toute lisse entre ses cuisses écartées s'exposèrent à ma vue ainsi qu'à celle des quelques clients bien placés.

Malgré sa bravade Jade ne semblait pas complètement à l'aise, et je notais une légère hésitation au moment de franchir la porte coulissante.

Nous passâmes la journée à déambuler dans les rues de Barcelone. 


Parfois les filles marchaient seules devant et nous les observions de loin pour mieux appréhender la réaction des passants, parfois nous nous regroupions. Elles eurent leur content d'œillades, de sifflets d'admiration, d'encouragement ou de compliments. Il y eu aussi des remarques acerbes et même une insulte, mais peu leur importaient.

Il y eût ces chaussures qui séduisirent Jade dans une vitrine mais elle n'osait pas les essayer dans sa tenue. Lexo l'entraîna par la main à l’intérieur.

« Viens, j'ai la même pointure, je vais les passer »

La vendeuse s'assit devant Lexo en lui tendant un escarpin. Quelque chose dans son attitude, peut-être ses yeux rieurs devant les longues jambes nues, convainquit Lexo de ne pas garder les cuisses serrées, permettant à la jeune femme d'admirer ses piercings. Cette dernière leva les yeux avec cette fois-ci un franc sourire.

«  Es muy bonito »

« Mon amie n'osait pas venir essayer car elle n'a pas de culotte ", enchaîna Lexo en désignant Jade.

La vendeuse éclata de rire et alors qu'elle indiquait un siège, invita Jade à s’asseoir:

« Por favor »

Quand nous repartîmes les filles avaient son numéro de téléphone, deux paires de chaussure chacune et la moitié des clients du magasin garderaient à jamais gravée dans leur mémoire la chatte de ma femme.

Il y eu ces pièces que Jade laissa échapper au marché surpeuplé de La Boqueria un achetant un jus de fruit. Je vis la panique dans ses yeux avant que finalement elle se décide à les ramasser, se dévoilant de fait aux badauds médusés.

Il y eu également le bus où ces femmes au regard hostile s'indignaient à voix basse de la vulgarité des deux filles. Je n’oublierai jamais leur expression stupéfaite quand à notre arrêt, Jade et Lexo décroisèrent les jambes et dans un manifeste commun exposèrent toute la liberté de leur sexe avant de se lever pour sortir.

Je me souviens du besoin pressant de Jade et de la proposition de Lexo de simplement s'accroupir au milieu de la rue où toutes deux nous offrirent le spectacle des grandes eaux.

Quand nous rentrâmes à l'hôtel Jade avait le même regard fiévreux que Lexo la veille, en plus intense.

Arrivés à la chambre, Guillaume n'eut qu'à tendre la main pour la cueillir comme un fruit mûr dans lequel on se délecte de mordre à pleines dents. Sans même parler, il lui fit prendre appui sur la commode en la penchant légèrement. Jade lui tendit sa croupe avec avidité. Alors ouvrant son pantalon il la pénétra d'un coup, s'enfonçant jusqu'à la garde dans son sexe trempé. Un long râle de délivrance s'échappa de la gorge de ma femme. Il alla en s'amplifiant quand Guillaume se mit à aller et venir et finit dans un cri de jouissance animale.

J'étais fasciné par la pureté de cette saillie qui avait été préparée durant une journée entière. Jade n’avait été que plaisir, totalement offerte, sans pudeur parasite ! L’orgasmes avait été primitif et tellement intense! Je me rappelais alors mon étreinte similaire avec Lexo.

Cette dernière s'était déshabillée. Après avoir fait de même avec Jade elle l'avait poussée sur le lit et lui léchait la vulve, avidement, goulûment, ne s'interrompant que pour murmurer :

« Oh Amore ! Amore tu as été meravigliosa !

Lexo levait son cul vers moi dans une invitation ostentatoire et se caressait, faisant trembler frénétiquement les anneaux qui pendaient aux draperies de son sexe.

Ivre du désir de la posséder, je forçai sans qu’il offre de résistance le dernier orifice laissé libre et entamai de profonds aller retour. Quand je me vidai en de longs jets dans ses entrailles, Lexo explosa avec une violence inouïe.

Contrairement à la veille nos étreintes durèrent toute la nuit, différentes, sans qu’elles puissent égaler ce que nous venions de vivre, mais c’était normal. Quand Guillaume et moi nous ne pûmes plus assurer, les filles continuèrent sans nous.

Nôtre séjour à Barcelone dura encore quelques jours mais ce sont d'autres histoires.

Le jour du retour je ne fus qu'à moitié étonné de voir Lexo partir pour l’aéroport dans une de ses tenues minimaliste, pieds nus, impatiente de se livrer à tous les contrôles de sécurité.

Jade avait une tenue plus conventionnelle, même si le mince chemisier qui lui moulait les seins faisait ressortir ses tétons et la forme de deux de ses tous nouveaux piercings. Le troisième, bien qu'à l'air libre, resterait caché sous la jupe pour l'instant.

                                                                                                                                                 Carotusilgato                                                                                                                                                            

                                                                                                                                                 A Lexo et son mari

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